Kadou

Panoplie spécial 14 juillet :

« Si, arrachant son masque, vous lui demandez : qui es-tu ? Elle vous dira :

Je ne suis pas ce que l’on croit. Beaucoup parlent de moi et bien peu me connaissent. Je ne suis ni le carbonarisme… ni l’émeute… ni le changement de la monarchie en république, ni la substitution d’une dynastie à une autre, ni le trouble momentané de l’ordre public. Je ne suis ni les hurlements des Jacobins, ni les fureurs de la Montagne, ni le combat des barricades, ni le pillage, ni l’incendie, ni la loi agraire, ni la guillotine, ni les noyades. Je ne suis ni Marat, ni Robespierre, ni Babeuf, ni Mazzini, ni Kossuth. Ces hommes sont mes fils, ils ne sont pas moi. Ces choses sont mes œuvres, elles ne sont pas moi. Ces hommes et ces choses sont des faits passagers et moi je suis un état permanent.

Je suis la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble. Je suis la proclamation des droits de l’homme sans souci des droits de Dieu. Je suis la fondation de l’état religieux et social sur la volonté de l’homme au lieu de la volonté de Dieu. Je suis Dieu détrôné et l’homme à sa place (l’homme devenant à lui-même sa fin). Voilà pourquoi je m’appelle Révolution, c’est-à-dire renversement… »

Mgr Gaume, La Révolution, Recherches historiques, t. I, p. 16 et 17

 

A qui s’adresse le GAR ? :

« Il n’est qu’un moyen de rabaisser son orgueil, c’est de s’élever plus haut que lui. Mais on ne se contorsionne pas pour devenir humble, comme un gros chat pour entrer dans la ratière. La véritable humilité est d’abord une décence, un équilibre » (Bernanos, Dialogue des Carmélites )

Comment fait-on pour devenir camelot ou volontaire du roi. Laissons de côté la jalousie de certains, réduisant notre travail où notre influence à la Toile. Nous sommes tournés, comme le furent à leur fondation les Camelots du roi vers la communication. Les camelots du roi vendaient le journal dans la rue et furent en leur temps, les champions de la communication. C’est cela l’héritage, il ne s’agit pas de pratiquer des actions qui peuvent nous discréditer, surtout si celles-ci ennuient les citoyens, bref servent plus le système en définitive ! Il s’agit d’être conscient des moyens modernes de communication et de les utiliser, bref d’être conscient que les temps ont changés. Il s’agit aussi de se souvenir de l’aspect spécifique de l’organisation des Camelots du roi, lors de leur fondation. Les actions devaient toujours emporter l’adhésion de la population et non brusquer et choquer celle-ci. Cela demande une bonne connaissance du temps dans lequel on vit, comme des sensibilités du moment… L’esprit des Camelots du roi, est celui du rire, de la plaisanterie, du ridicule, voire de la dérision de l’adversaire, comme du panache français. Bref un esprit venant du fond des âges, presque sans concession, à la Cyrano !
Lorsque Cyrano dit qu’il aime sur ses pas raréfier les saluts, ce n’est pas vis-à-vis des petits, du peuple qu’il s’adresse mais à l’orgueil des parvenus, des grands qui méprisent les autres.

Les camelots ridiculisaient les hommes de la république, parvenus, coquins, à une époque où la population vivait dans la souffrance, dans la peur du lendemain. Ce système est toujours là, tel un gaufrier étouffant toute forme de liberté, une dictature « douce », que dénonçait Soljenitsyne, plus pervers que celle qu’il avait connu. Ces nouveaux privilégiés sans devoir, se partagent la galette et l’argent, « à nous tous les postes ! ».
Au risque de répéter, rappelons que l’esprit des Camelots du roi, est celui qui déclenche le rire, la bonne humeur de la population au dépend du système. C’est celui qui tourne en dérision l’absurdité du système et qui dans ses actions rallie la population à lui. Parce qu’il est l’émanation du peuple, de son esprit, de son terroir, de ce que chaque province contient de réel en elle, de ses racines. Voilà ce qu’il est, c’est cela son esprit d’aujourd’hui et de demain.

Certaines personnes parlent du Groupe d’Action Royaliste sans nous connaître, où jalouse un travail qu’ils ne peuvent faire, bref n’agissent pas dans le sens des valeurs qui, pourtant devrait être leur ligne ! Bref ils oublient la cause à servir et l’exemple seul est efficace pour avancer dans le quotidien. L’essentiel reste :
_dans la remise en question permanente,
_la diffusions des idées actualisées répondant aux préoccupations quotidiennes des français.
_être présent sur le terrain social et non pas seulement dans la diffusion, la réactualisation des idées, bref dans le réel.
_la diffusion de vidéos, sur l’histoire, l’économie-sociale, la politique, l’urbanisme, l’écologie, la santé, la citoyenneté et les valeurs, bref le quotidien des français.
Alors oui effectivement le GAR est un réseau agissant, connectée au réel, visible dans le monde de la communication et des technologies modernes mais aussi dans la rue. Alors loin d’avoir une quelconque prétention, notre action est toujours orientée sur l’humilité, l’efficacité, l’actualité, le concret et le professionnalisme dans tout notre travail. Voilà ce qu’est le Groupe d’Action Royaliste. Travaillons à l’urgence de notre temps : le retour du Roi, dernière chance de nos libertés…

Alors pour être au Gar ou du Gar, que faut-il faire ? Avoir un esprit libre, il n’y a pas de carte ni adhésion spécifique, seulement des outils à disposition. Nous nous battons pour une cause, non pour une enseigne ou une boutique et nous nous adressons aux êtres responsables, autonomes et libres. Nous avons mis sur la toile et dans le monde virtuel toute une panoplie de brochures, tracts, affiches, autocollants, bandes sons et vidéos. Tout est audible, regardable ou téléchargeable à volonté. C’est un puits d’information à disposition de ceux qui désirent se libérer d’un système fait pour soumettre et détruire les peuples. Les multiples vidéos mis en ligne peuvent représenter à elles seules des semaines de liberté audiovisuelles à regarder. Les bandes sons peuvent occuper des journées entières d’écoutes. Les brochures, des mois de lecture qui peuvent vous enseigner et vous former partout où vous pouvez être.

Que vous soyez un francophone perdu en Indes, en Afrique, au Moyen Orient ou en Amérique, une simple connexion, vous suffit. Je pense à mes frères Acadiens, Sangs mêlées ou Amérindiens, francophones africains ou Nord Africains inquiets pour leur pays comme pour la survie de leur peuple contre un nouvel ordre mondial détruisant toute culture et spécificité, notre éthique est la même, voilà notre message. Donc nous nous adressons aux êtres autonomes qui peuvent télécharger, écouter, voir nos messages et ainsi rayonner autour d’eux. Sans attendre de conseils, chacun peut se servir de nos outils mis à disposition afin de défendre les libertés. Il suffit de faire un effort sur soi-même au-delà de l’écrasement du système par les médias, avec sa culture de supermarché, afin d’être libre. La conclusion de nos travaux politiques désigne la monarchie pour la France, les solutions sont différentes pour d’autres pays, à vous de chercher dans vos traditions, les solutions alternatives qui correspondent à vos traditions et cultures. Voilà a qui le Gar s’adresse, si vous attendez des ordres, si vous attendez une organisation, telle qu’elle existait avant, des mouvements sont là pour cela. Nous, nous agissons en autonomes, partout vous pouvez agir comme nous l’avons fait à plusieurs reprises, dans des opérations efficaces de tractages collages, ou comme par nos présences auprès des pauvres régulièrement dans notre association « La Soupe du Roi » afin de les soulager de la misère… Restons toujours à l’écoute de nos frères sur leurs soucis quotidiens afin d’être greffé sur l’actualité montrant ainsi autour de nous, notre volonté inépuisable d’agir, comme la cohérence de l’alternative royale. Voilà ce que nous appelons agir, être dans la rue comme dans le monde virtuel afin de diffuser nos idées pour que notre peuple soit de nouveau libre, notre jour viendra !

Frédéric Winkler

Les 10 ans du Groupe d’Action Royaliste :

Concrétisez votre soutien dans nos activités vidéos :
https://www.tipeee.com/sacr-tv

Le GAR a été créé en officiellement en octobre 2008, soutenu par deux anciens Camelots du Roi : Maître Antoine Murat (1908-2008) et Guy Steinbach (1918-2013) qui en fut le président d’honneur, et considéré à ses yeux comme étant parfaitement dans la ligné des Camelots du Roi.
Le GAR s’est aussi donné comme objectif de moderniser le combat royaliste en ce début du XXIème siècle.

Fonctionnant plus comme un réseau de militants autonomes et déterminés, le GAR élabore sa base de recrutement sur des critères bien précis :

Pas d’esprit consommateur, tous les militants du GAR sont là pour donner de leur personne et si possible aussi doivent être membre du réseau Lescure (Réseau financier)

Les militants doivent agir :

Avec l’intérêt général et non avec leurs caprices de sentiments.
Avec l’intérêt général et non avec leurs goûts ou leurs dégoûts,
leurs penchants ou leurs répugnances.
Avec l’intérêt général et non avec leur paresse d’esprit ou leurs calculs privés ou
leurs intérêts personnels

L’objectif premier du GAR est de former des cadres et de forger un état d’esprit autre que celui que le système nous impose au quotidien avec ses médias, dans le seul but de pouvoir mieux le combattre.

Le GAR soutient toutes les bonnes initiatives et activités royalistes sérieuses.

Une devise : « Nous-mêmes » exprimant le fait que seuls ceux qui sont conscients des maux actuels de notre pays réagiront pour changer la done. Le GAR ne s’adresse qu’à eux ! »

Un principe : « Notre jour viendra » exprimant le fait que nous sommes déterminés quand au résultat de notre combat, que seules les minorités actives prendront le dessus le moment venu.

Compte-rendu du Banquet Camelots du 17 juin 2018 :

Le printemps s’achève en ce dimanche 17 juin 2018 pour laisser la place à l’été quelques jours plus tard. C’est dans cette ambiance de début d’été que s’est déroulé un de nos traditionnels « Banquet Camelot » à Paris. Malgré les grèves de la SNCF, qui nous privera malheureusement de la présence notre amie et habituée des Banquets Marion Sigaut, l’ambiance était présente.
Frédéric Winkler, l’inlassable animateur des banquets rappela que cette année 2018, est peut-être la date anniversaire d’un certain mai 68, mais c’est également la date anniversaire des 10 ans du Groupe d’Action Royaliste. Que d’activités, de vidéos, de brochures, de Banquets, d’hommages et cérémonies accumulées durant cette courte période. Et pourtant la détermination est toujours présente. Ainsi que les futurs projets…

A l’origine de la création du GAR, le premier objectif fixé était de recrédibiliser le royalisme en France après la crise du CRAF en 2007. 10 ans plus tard, c’est chose faite ! Il n’y a qu’à voir le nombre de vues sur la chaîne youtube du GAR, SACR TV ainsi que les commentaires que nous recevons pour s’en convaincre.

En 10 ans, nous en avons vu passer aussi dans nos Banquets de nombreuses personnalités, certains comme Marion Sigaut et Claire Colombi sont même devenues des habituées. Il y eut également entre autre : Pierre Hillard, Adrien Abauzit, Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, Yvan Blot, Maître Trémollet de Villers, le regretté Patrick de Villenoisy qui était lui aussi un habitué, Claire Séverac qui nous a malheureusement quitté aussi, Alexandra Sobczak etc…
Parmi ceux qui nous ont malheureusement quitté, il y a aussi nos doyens Camelots du Roi, Guy Steinbach, et Jean-Marie Keller qui fut rappelé à Dieu cette année. Tous les deux étaient également des habitués de nos Banquets.
Bref, ce banquet fut l’occasion de se remémorer toutes ces personnes, et toutes nos activités accumulées sachant que nous étions partis de rien à l’origine !

Frédéric Winkler dans son premier discours fit un rappel de ce qu’était le GAR avant de laisser la parole à notre invité architecte. Ce dernier nous fit un agréable exposé de ce qu’était l’architecture et des possibilités du retour à la pierre face au tout béton. Nous nous étions inspirés de ses travaux pour réaliser la vidéo sur l’architecture et l’urbanisme.
Jean-Philippe Chauvin, vice-président du GAR, fidèle parmi les fidèles, nous fit comme à l’accoutumé un bilan sur l’actualité mettant en évidence que l’année 2018, fut en matière de révolution un flop en comparaison de celui de mai 68 !
Chansons et bonnes humeurs rythmèrent ce sympathique banquet Camelot.

Mais l’actualité et les évènements futurs qui s’annoncent à l’horizon nous rappellent qu’il ne faut surtout pas baisser les bras. Comme le disait si bien Thierry Maulnier :
« La situation de l’Europe, la misère représente, la guerre possible, nous annoncent que l’abaissement de la France ne serait pas paisible. De telles menaces doivent nous remplir d’espérance et de courage : puisque l’époque de l’inaction et de la douceur de vivre est passée, faisons en sorte que la rudesse de ce temps soit féconde ; les efforts, les risques de la renaissance ne sont pas plus grands, ils sont plus beaux que ceux de l’agonie. »

Notre Jour Viendra !

Clément Champlain

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Mondialisation et monarchie française :

Partie 1 : la France face à la mondialisation contemporaine :

Dans ce débat permanent que j’entretiens avec nombre de lecteurs, d’amis ou de curieux de la chose publique, sur la Monarchie et ses possibilités, ses caractères et ses limites, de nombreuses questions tournent autour du rapport à la mondialisation, comme celle d’un de mes jeunes interlocuteurs, Rony D., qui m’interroge : « Comment la monarchie, et particulièrement aujourd’hui où la mondialisation tend à confondre les cultures, peut-elle être crédible ? ». La question n’est pas inutile, loin de là, car la mondialisation apparaît désormais comme notre cadre de vie, influençant nos comportements économiques et de consommation, et, au-delà, nos manières de sentir, de penser et, donc, d’agir. Il semble difficile de lui échapper ou, du moins, de ne pas être affectée par elle, d’une manière ou d’une autre, surtout en ces temps de communication rapide et de connections électroniques multiples…

 

La mondialisation n’est pas neutre et ne l’a jamais été, et sans doute est-ce encore plus vrai dans le domaine dit culturel (métapolitique, diraient certains) que dans tous les autres : le fait de disposer d’un savoir, non pas universel mais mondialisé, en quelques clics sur un ordinateur ou un téléphone, semble « aplatir » la planète et nous relier à tous ses points, sinon à tous ses coins… La publicité, d’ailleurs, reproduit ce « monde » imposé en niant les frontières culturelles ou en les folklorisant, ce qui est, en fait, une forme de muséification et non de valorisation de celles-ci : la culture mondialisée est le dépassement de toutes les cultures collectives enracinées, au nom d’un multiculturalisme qui, en définitive, est le désarmement des cultures réelles. Culture mondialisée contre cultures enracinées d’un lieu et d’un peuple ou d’une communauté, pourrait-on résumer : les tristes prédictions de Claude Lévi-Strauss, qui annonçait ce processus et cette finalité de ce que l’on pouvait encore qualifier « d’occidentalisation » dans la seconde moitié du vingtième siècle, se réalisent par et dans la mondialisation contemporaine. Est-ce si étonnant quand on se rappelle que l’histoire du monde n’est souvent rien d’autre que le rapport de forces permanent, qui laisse peu de place aux faibles ou aux perdants, et engage leur processus d’évanouissement ou de dissolution (voire d’extermination) dans le « monde gagnant », qu’il soit empire ou « gouvernance » : « Vae victis ! », proclamait Brennos au jour de sa conquête (temporaire) de Rome, et sa formule vengeresse résonnera longtemps aux oreilles des habitants de la cité de Romulus, et, quand lui s’en contentera, les Romains engageront un véritable combat culturel pour accompagner leurs propres conquêtes, et ce sera la romanisation, ancêtre de la mondialisation… Et les Celtes y perdront leurs habitudes, leurs traditions, mais aussi leur indépendance première et leur civilisation s’effacera, sauf en quelques marges et recoins de l’empire.

 

Dans ce processus de mondialisation, ou face à lui, que peut la France, et que pourrait la Monarchie ? S’interroger sur cela ne signifie pas nier ce qui est, mais plutôt chercher à le comprendre, pour s’en défendre ou pour y répondre, c’est-à-dire rester maître de sa propre lecture du monde et de son action intellectuelle ou diplomatique sur ce dernier : « Le monde a besoin de la France », s’exclamait Georges Bernanos. Il ne s’agit pas d’un repli sur soi, d’un isolement qui, pour splendide que certains le verraient, serait, en définitive, mortel pour ce qu’il s’agit de préserver et de transmettre, mais d’une affirmation de soi, de l’exercice de la « liberté d’être » qui est d’abord un pouvoir, la possibilité d’être soi-même et de tracer son propre chemin dans l’histoire, ce qui donne une « raison de vivre » à notre pays, au-delà même de ses conditions économiques d’existence.

 

Pour cela, la France a de nombreux atouts, qu’ils soient économiques, culturels, diplomatiques, politiques, géopolitiques, mais elle semble parfois incapable de les valoriser, y compris aux yeux et aux cœurs de ses natifs ou de ceux qui l’ont rejointe en ces dernières décennies. Et pourtant ! La France est une puissance moyenne, mais une puissance quand même, une puissance qui, par sa taille même, peut jouer un rôle de médiation entre les puissances impériales et les nations de moindre envergure, voire les petits pays ou les communautés sans État. Tenir son rang, c’est ne pas céder à la tentation impériale qui fut celle de Napoléon et de la Troisième République (sous des formes différentes selon le cas évoqué), ni au tropisme de l’empire des autres : de Gaulle, dans la lignée des Capétiens, a rappelé ce que pouvait être une politique française d’indépendance, en écoutant les uns et les autres sans forcément leur céder. Si Kennedy en conçut quelque dépit, son concurrent Nixon (malgré tous ses défauts) comprit alors ce qu’était la France « historiquement libre », et il la respecta beaucoup plus que nombre de ses successeurs…

 

Or, pour tenir sa place dans le concert des nations, la France se doit d’être elle-même et d’avoir la volonté de sa liberté, mais aussi d’enraciner sa politique dans la durée et la mémoire, ce que, mieux qu’une République présidentielle ou parlementaire, peut faire et assumer une Monarchie royale qui ne détient pas son pouvoir ni sa légitimité d’un « vote de fracture » d’une majorité contre une minorité : par essence, la Monarchie royale, « non élue », n’est pas d’un camp contre l’autre, elle est au-dessus de la mêlée politique sans pour autant être indifférente ou insignifiante. En somme, elle est arbitrale, et, comme l’arbitre d’une rencontre de balle-au-pied, elle suit la partie mais ne la joue pas, se contentant de « distinguer » entre des points de vue qui peuvent être, pour de multiples raisons, divergents, et de décider de valider ou non telle ou telle option de grande politique, par sa signature ou son « conseil ».

 

(à suivre : La Monarchie et la nation-famille France ; Monarchie et culture mondialisée ; etc.)

Jean-Philippe Chauvin

 

 

 

L’Histoire à la télévision :

De temps à autre, telle ou telle émission d’histoire retrouve des records d’audience. Il est préférable pour cela que l’image soit en couleurs : Apocalypse, la Deuxième Guerre mondiale en 2009. Ou le récit… » décomplexé »: le Napoléon selon Simonneau et Clavier de 2002

Cependant, en règle générale, les chaînes les plus puissantes ne programment que peu – France 2 – ou plus du tout d’histoire -TF1, M6. Si l’offre augmente, c’est sur des canaux au public moins important. Et si elle a été multipliée, c’est dans de moindres proportions que des programmes plus « fédérateurs »

C’est sûr, l’ogre médiatique préfère souvent d’autres propositions, cependant il faut bien le nourrir aussi d’histoire. Les producteurs indépendants qui sont devenus les véritables opérateurs des programmes proposent dorénavant une carte qui peut sembler inouïe. Qu’il est loin, le menu unique façon « Dossiers de l’écran » – le film puis le débat en plateau. Maintenant, nous avons des émissions dites d’histoire qui se passent des compétences des historiens, des émissions dites de fiction qui se font au plus près d’eux. Nous avons des « docu-fictions » et des « fictions du réel » etc…

L’histoire tourne en boucle sur nos écrans dans la plus joyeuse confusion des genres.

 

La fierté de notre histoire :

Sully sur Loire fut encore, cette année le lieu de rendez-vous des « Reconstitueurs » toutes époques. Une foule importante est encore venue apprécier les divers campements dont les moindres détails semblaient renouveler les périodes les plus reculées de notre histoire. C’est avec une précision quasi « chirurgicale » que les passionnés faisaient revivre les instants de vie de ceux qui nous précédèrent, malheureusement bien oubliées aujourd’hui. C’est différentes boutiques de souvenirs et aliments comme boissons qui s’échelonnaient sur le parcours des visites. Signalons l’extrême attention aussi pour attirer par quelques jeux « d’époque » la curiosité des enfants, alors que des danses rythmaient l’attention des spectateurs, de la Renaissance aux années 30. Des combats furent aussi présentés comme des tirs d’artillerie et fusils à poudres noirs, bref un bon moment chaque fois apprécié et souhaité… Il manque ce qui faisait l’honneur des hommes et comme disait Bernanos : « Pour moi, je souhaiterais m’asseoir tous les jours à la table de vieux moines ou de jeunes officiers amoureux de leur métier. La conversation d’un brave châtelain-paysan ne me déplaît pas non plus, parce que j’aime les chiens, la chasse, l’affût des bécasses au printemps. Quant aux potentats du haut commerce, discutant du dernier Salon de l’automobile ou de la situation économique du monde, ils me font rigoler.»

Frédéric Winkler

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Les dessous du débarquement allié du 6 juin 1944 :

A peine 20 ans après la signature du soi-disant traité de paix de Versailles en 1919, la IIIè république replongeait encore la France dans une seconde guerre mondiale qu’elle n’avait su éviter. La suite nous la connaissons : ça sera la drôle de guerre, ensuite l’invasion allemande avec une bataille de France désastreuse malgré le courage et le sacrifice de nos soldats. Ça sera ensuite l’occupation, le rationnement, le STO et la résistance.

1944, c’est l’année de la reconquête. Les américains avant de débarquer en France occupée, bombardent copieusement un bon nombre de nos villes soi-disant stratégiquement pour favoriser l’avancée de leurs troupes…
De Dunkerque au Havre, en passant par Nantes et Cherbourg, des centaines de villes sont dévastées, certaines seront tout simplement rasées par les raids aériens des libérateurs anglo-américains, dont les bombardements en France, feront près de 60 000 victimes et 74 000 blessés. Peu de régions françaises échapperont à cette pluie de feu et d’acier détruisant quelque 300 000 habitations et tout un patrimoine. Le peuple Français devra vivre de privations et comprendra combien la France avait alors perdu de son prestige…

Le 6 juin 1944, les alliés débarquent en Normandie. Lorsque Churchill avait annoncé à de Gaulle le projet du débarquement, excluant la présence d’unités françaises, hormis les 177 hommes du Commandos Kieffer. Ce commando dont on retrouve l’histoire dans les mémoires de Gwenn-aël Bolloré (Nous étions 177), montre que les premiers libérateurs étaient Français… De Gaulle lui fit le reproche de se mettre aux ordres de Roosevelt au lieu de lui imposer une volonté européenne, Churchill lui répondit : « De Gaulle, dites-vous bien que quand j’aurai à choisir entre vous et Roosevelt, je préférerai toujours Roosevelt ! Quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains ! Quand nous aurons à choisir entre le continent et le grand large, nous choisirons toujours le grand large ! » (Extrait de l’ouvrage « C’était de Gaulle » d’Alain Peyrefitte – Tome 2, Édition de Fallois Fayard 1997 – pages 84 à 87).

Une logique anglaise que les siècles n’ont jamais ternis…

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Un autre regard sur les raisons de la guerre en Libye :

1-Premier satellite Africain RASCOM 

C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient  disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.

L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale, le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans.

C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant  des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions  et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi.

Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les  milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.
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Le monde traditionnel face au monde moderne :

« Il y a eu l’âge antique, (et biblique). Il y a eu l’âge chrétien. Il y a l’âge moderne. Une ferme en Beauce, encore après la guerre, était infiniment plus près d’une ferme gallo-romaine, ou plutôt de la même ferme gallo-romaine, pour les mœurs, pour le statut, pour le sérieux, pour la gravité, pour la structure même et l’institution, pour la dignité, (et même, au fond, d’une ferme de Xénophon), qu’aujourd’hui elle ne se ressemble à elle-même. Nous essaierons de le dire. Nous avons connu un temps où quand une bonne femme disait un mot, c’était sa race même, son être, son peuple qui parlait. Qui sortait. Et quand un ouvrier allumait sa cigarette, ce qu’il allait vous dire, ce n’était pas ce que le journaliste a dit dans le journal de ce matin. Les libres-penseurs de ce temps-là étaient plus chrétiens que nos dévots d’aujourd’hui. Une paroisse ordinaire de ce temps-là était infiniment plus près d’une paroisse du quinzième siècle, ou du quatrième siècle, mettons du cinquième ou du huitième, que d’une paroisse actuelle.

(…)  Il y a des innocences qui ne se recouvrent pas. II y a des ignorances qui tombent absolument. Il y a des irréversibles dans la vie des peuples comme dans la vie des hommes. Rome n’est jamais redevenue des cabanes de paille. Non seulement, dans l’ensemble, tout est irréversible. Mais il y a des âges, des irréversibles propres.

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