Kadou

Les citoyens majeurs et les institutions politiques :

Partie 1 : Quand la République confisque les libertés concrètes :

Un jeune interlocuteur m’interpelle courtoisement sur la double question de l’institution monarchique et de la démocratie, et me signale son désaccord avec mon royalisme : « Je ne suis pas royaliste et je pense que le devenir des peuples est celui de la majorité et non celui de rester un peuple de « mineurs ». (…) Je voudrais seulement arrêter votre réflexion sur le « délice » de pouvoir, en tant que citoyen, prendre les rênes d’une nation pour faire advenir un peuple d’êtres libres. Et pour moi, la démocratie a cette vertu qu’ignore la monarchie. Ou plutôt, j’aimerais préciser ma pensée, plus que de « prendre les rênes d’une nation » qui revient à fétichiser un peu trop le rôle du président de la République, je crois au libre arbitre d’une nation toute entière à « disposer d’elle-même », à accomplir, sans craindre la formule trop pompeuse, destin. » En quelques lignes, mon interlocuteur résume quelques unes des objections fortes que l’opinion fait généralement à la Monarchie, et voici l’occasion d’ébaucher quelques réponses, éminemment royalistes, bien sûr !

La première phrase est intéressante dans ce qu’elle évoque de l’espérance démocratique d’une part importante des jeunes de ce pays : « le devenir des peuples est celui de la majorité et non celui de rester un peuple de mineurs ». Le terme « majorité » peut, à mon sens, être compris ici dans un double sens : la majorité, comme le nombre de suffrages exprimés le plus important au sein d’une communauté civique et au regard des autres, et la majorité, comme l’accès à l’âge adulte et à cette possibilité de pouvoir voter, qui est indéniable à ceux qui ont 18 ans et plus, c’est-à-dire participer à l’élection de ceux qui nous gouvernent, du moins en théorie, car la sélection pré-électorale au sein des partis nuance beaucoup cette prétention. Mais, en fait, la République ne répond guère à cette revendication de la « considération démocratique », et sans doute encore moins que la Monarchie, au regard de l’histoire de notre pays, car c’est de celui-ci dont il est question. Expliquons-nous : la République, au nom d’une « volonté générale » qui se voulait (et se veut toujours, malgré la décentralisation officielle) « une et indivisible », a longtemps confisqué en quelques unes de ses seules institutions toutes les libertés publiques et concrètes des provinces et des villes, des professions et des universités, des hommes et des femmes (1), par le biais de quelques partis reconnus et de quelques fortes individualités, celles-ci hésitant parfois entre attitude impériale ou (im)posture royale, comme nos présidents de la Dernière République depuis 1958. Elle a préféré et appliqué une forte centralisation (avec quelques nuances depuis les années 1950) qui, en définitive, oublie les intérêts des citoyens enracinés et ne veut reconnaître que les suffrages des individus : or une voix électorale est-elle la seule perspective à laquelle doit être condamné le citoyen ? N’est-il qu’un électeur contraint de choisir entre des options partisanes dont les élus décideront, ensuite et seuls, de ce qu’ils appliqueront réellement, c’est-à-dire législativement ? N’est-il donc, en fait, qu’un « majeur mineur » à qui la République ne fait confiance que dans un cadre bien délimité et parfois infantilisant ?

Marcel Jullian avait entendu cette revendication des jeunes électeurs et ne cessait de répéter, avec son expérience d’ancien président d’une grande chaîne de télévision de la Cinquième République et d’écrivain passionné d’histoire : « Pour redevenir citoyens, il faut le Roi ! ». Effectivement, aujourd’hui, l’abstention et les votes qualifiés de protestataires prouvent à l’envi qu’il y a une certaine démotivation citoyenne ou l’idée que les institutions actuelles ne permettent pas aux électeurs d’exercer une véritable citoyenneté. La forte impression de dépossession citoyenne est l’un des grands défis que ce que l’on nomme la société démocratique va devoir relever dans les temps prochains, faute que la République ait pu, ou voulu, le faire jusqu’à présent.

Les royalistes, dans leur histoire politique, ont toujours défendu l’idée du vote, et cela à de multiples niveaux et étages de la pyramide institutionnelle ou, plutôt, des cercles concentriques institutionnels de la nation France : dans les communes et dans les provinces reconnues comme telles ; dans les métiers et les entreprises ; dans les lycées et universités ; etc. D’ailleurs, n’est-ce pas le roi Louis XVI qui convoque les états-généraux et demande la rédaction des cahiers de doléances (il y en aura en tout 60.000 issus du royaume, dans toutes ses composantes sociales et professionnelles) quand les révolutionnaires, eux, n’auront de cesse d’éviter de demander leur avis aux nouveaux citoyens de 1789, allant même jusqu’à interdire le mandat impératif pour devenir totalement indépendants de leurs électeurs, désormais simples votants, sans autre pouvoir que d’élire, à intervalles plus ou moins réguliers, des représentants. Proudhon, ce socialiste français si cher au cœur des anti-jacobins et, même, des monarchistes provinciaux, a bien dénoncé cette escroquerie qui n’est rien d’autre que l’alibi d’une République qui ne sera guère tolérante, au XIXe siècle comme elle l’avait déjà été dans ses débuts révolutionnaires, avec ceux qui osent la critiquer, qu’ils soient monarchistes ou anarchistes, voire communards…

Pour faire des électeurs français des acteurs majeurs de la vie politique de notre pays en ses multiples espaces et lieux de pouvoir, encore faut-il un État qui autorise les « États dans l’État », non pas contre ce dernier mais bien en son sein, comme des membres d’un même corps, laissant à la tête les grandes décisions de direction de l’ensemble mais assumant les responsabilités qui sont les leurs dans le cadre actif d’une subsidiarité bien comprise et non conflictuelle. En somme, « des républiques françaises au sein de la Royauté fédérale des peuples et des provinces-unies de France »…

(à suivre)

Jean-Philippe Chauvin

Notes : (1) : Les femmes ont longtemps été considérées comme « mineures », et pas seulement en politique, et cela depuis une Révolution qui ne les aimait guère et un Code civil qui les dévaluait. Il faudra bien, un jour, se pencher sur le profond sexisme d’une Révolution et d’une République qui dénièrent légalement aux femmes le droit de faire de la politique mais pas celui de se faire guillotiner pour en avoir, aux yeux des républicains, fait beaucoup trop… La reine Marie-Antoinette, la féministe Olympe de Gouges, la femme politique Madame Roland, etc, en sont autant de terribles exemples…

L’histoire pour les enfants :

En mai 2016, la campagne ulule pour financer la sortie de la première boîte DYNASTIE a été un véritable succès. Encouragée par l’enthousiasme de la communauté d’ulule et les excellents retours de mes premiers soutiens, j’ai poursuivi l’aventure en créant le tome 2 du jeu DYNASTIE.

Après un an de travail, j’ai la joie de vous présenter « Le temps des Carolingiens ». Le principe du jeu reste le même, mais les dates évoluent afin de poursuivre chronologiquement l’apprentissage de l’histoire de France.

Pourquoi avoir créé ce jeu ? :

  • Une génération sans repères historiques

Alors que mes enfants me questionnaient sur l’histoire de France, j’ai réalisé que mes connaissances étaient parcellaires et trop incomplètes pour leur transmettre les repères qu’ils souhaitaient. Après un sondage auprès d’amis trentenaires, il s’est avéré que je n’étais pas un cas isolé, et que très peu de jeunes parents pouvaient situer spontanément des événements sur une ligne chronologique et encore moins associer des personnages à des époques précises.

Par exemple, situer les invasions d’Attila et des Huns relève du piège pour de nombreux adultes… et pourtant la plupart visualisent ces cavaliers sanguinaires et les pillages qui leurs sont associés… (Cf. DYNASTIE « Le temps des Mérovingiens »).

  • La nécessité de la chronologie

Comme il m’a semblé impossible de transmettre à mes enfants sans visualiser l’imbrication des événements j’ai commencé un travail chronologique de découpage historique. Dans les grandes tranches d’environ 300 ans que sont les Dynasties royales, j’ai identifié les principaux événements et leurs protagonistes et mis en valeur l’enchaînement des événements pour en faciliter la mémorisation.

  • Le besoin de représenter les acteurs de notre histoire

Il est plus facile de mémoriser une scène que l’on peut visualiser. L’histoire est tout sauf abstraite et nous avons besoin d’images pour l’intégrer. J’ai donc travaillé à représenter dans une même scène les protagonistes de notre histoire en train de participer à un événement majeur.

  • Utiliser le jeu pour stimuler la mémorisation

Je voulais raconter à mes enfants l’histoire de façon précise mais agréable. Comme les enfants aiment jouer, j’ai utilisé ce moyen performant car je suis convaincue que dans les moments de joie la mémoire est plus alerte.

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Français n’oublie jamais ce que tu es :

Le chevalier Charette s’exclamait en 1793 :

« NOTRE PATRIE à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont semé devant nous. Notre Patrie, c’est notre Foi, notre Terre, notre Roi. Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ?… Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ?… Pour eux, la patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous, elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous, nous l’avons sous les pieds, c’est plus solide !… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions… Faut rire ! En face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu, la jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver, pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur. »

Interrogeons l’Histoire :

Français, souviens-toi que vers l’an 496, tu étais un Franc et tu te fis baptiser auprès de celui qui était ton Roi : Clovis 1er. Ce jour-là tu adoras ce que tu avais brûlé, et brûlas ce que tu avais adoré, tu étais un de ces fiers Sicambres qui allaient engendrer ce qui deviendra la France.

De gaulois, comme des celtes, gallo-romain, ou arrosé du soleil de Grèce dans les colonies du sud, Burgonde ou Wisigoth, ton sang est déjà le creuset de plusieurs peuples…

Tu ramassas la Corne de Roland, mort près d’Olivier, dans la passe de Roncevaux, à l’endroit où sa forte épée Durandal brisa le rocher, les vers de sa chanson raisonnent encore au creux de nos oreilles, sous les mailles de nos casques d’acier…

Avec Charles Martel, tu avais la francisque à la main lorsque tu mis un terme à l’expansion musulmane en Europe en 732 à la bataille de Poitiers face à l’armée d’Abd al-Rahman.

Tu sortais de St Denis ta bannière rouge immaculée à chaque péril rencontré et jamais celle-ci ne sera tachée du sang de tes semblables comme le sera celle des trois couleurs de la révolution…

Tu étais la détermination lorsque de 885 à 886 tu défendis la ville de Paris des assauts répétés Vikings, qui deviendront bientôt tes alliés avec Rolon.

(suite…)

Quelles institutions politiques pour une écologie durable et efficace ? :

La position de Nicolas Hulot, ci-devant ministre de la Transition écologique, sur la sortie progressive mais retardée de l’énergie nucléaire en France, provoque un véritable hourvari chez les écologistes, ce qui est assez compréhensible au regard de l’opposition ancienne de ceux-ci au déploiement puis au maintien des centrales nucléaires dans notre pays, opposition qui connut son apogée dans les années 1970, autour de Plogoff en particulier. A cette époque, les royalistes bretons, en particulier ceux de la Nouvelle Action Française et de la Fédération Royaliste de Bretagne, dénoncèrent une politique énergétique qui semblaient oublier le long terme pour ne répondre qu’à l’instant présent, en une période de forte hausse de la demande intérieure d’électricité liée à l’ère finissante des « Trente glorieuses », rebaptisées « Trente hideuses » par le royaliste Pierre Debray, et à l’extension apparemment sans limites de la société de consommation, extrêmement énergivore : les monarchistes locaux, comme les écologistes officiels mais sans être forcément des anti-nucléaires à tout crin, s’inquiétaient (d’autant plus légitimement au regard de la suite) du manque de concertation de l’État avec les populations locales et de la question environnementale « du lendemain », autant pour la production elle-même (le risque d’accident nucléaire, toujours source d’inquiétude alors) que pour le sort des déchets nucléaires d’après-exploitation. Des sujets toujours d’actualité, plus encore même pour la gestion des poubelles nucléaires et du démantèlement des réacteurs quand on sait que la production électrique de quelques années est suivie d’une déconstruction des centrales qui va durer plus longtemps que la période de fonctionnement et qu’elle va coûter plus cher qu’elle n’a donné et rapporté, et sur un temps, là encore, beaucoup plus étendu que prévu ou qu’annoncé…

Aujourd’hui, il est vrai que « le mal est fait » (on peut le regretter mais c’est un fait et un méfait), et que la dépendance de notre pays à l’énergie nucléaire est si importante qu’une sortie trop brutale risquerait d’entraîner la France dans une sorte de trou noir électrique qui serait forcément et fortement préjudiciable, non seulement à l’économie générale française mais aussi à la vie sociale : piège redoutable, et l’on peut regretter que les royalistes bretons des années 1970 n’aient pas été écoutés, et, au-delà, que la République en ses différents experts et institutions économiques n’ait pas réfléchi à « l’après-nucléaire » qui devait évidemment survenir avec la fin annoncée de l’uranium (dans quelques décennies à l’échelle mondiale, mais depuis 2001 pour les mines françaises). Cela signifie-t-il qu’il faille s’abandonner à une sorte de fatalisme, vain par nature, et renoncer à ce qui paraît comme une nécessité, c’est-à-dire la sortie complète du nucléaire actuel dans des délais possiblement les plus courts ? Bien sûr que non, mais cette sortie ne doit pas être vécue comme une sortie de route mais bien comme une politique mûrement réfléchie et complètement maîtrisée.

Dans Le Figaro (pages économie) de ce mercredi 8 novembre, un expert de RTE (filiale d’EDF chargée des lignes à haute tension), explique « qu’il faut à la France un vrai pilotage de la politique énergétique », ce qui est du simple bon sens, mais qu’il est parfois difficile de faire comprendre à une classe politique et à un « pays légal » plus soucieux de leurs intérêts particuliers que du Bien commun. De plus, cette politique énergétique, qui doit désormais être couplée avec la politique environnementale, souffre d’une absence de continuité (et de volonté…) et, plus encore, de stratégie de long terme, faute de ce pilotage d’État intelligent et mesuré souhaité par de nombreux acteurs de l’économie et de l’écologie concrètes.

Longtemps, l’erreur fut de croire que le souci environnemental n’était qu’une variable d’ajustement dans une politique plus générale, l’écologie étant souvent considérée (à tort) comme un obstacle à l’activité économique du pays, cette dernière parfois confondue avec la seule activité de la Construction, elle-même rimant trop largement avec artificialisation des terres plus qu’avec organisation équilibrée de celles-ci. Cette erreur est aussi et surtout la marque ou la conséquence d’une véritable paresse intellectuelle d’experts plus habitués à raisonner en termes statistiques qu’en termes de prospective et d’imagination.

Pour en revenir à la diminution du parc nucléaire français, elle ne peut se faire dans de bonnes conditions que si l’on arrive, dans le même temps, à améliorer l’efficacité énergétique et à engager une pratique de sobriété électrique, entre autres. Encore faut-il que l’État s’engage dans cette ambition sans barguigner et qu’il montre, non seulement l’exemple, mais la direction, car il n’y aura de révolution écologique qui vaille et qui dure que si c’est l’État qui l’initie et la soutient : cette « révolution par le haut » est la condition de l’efficacité véritable des multiples actions locales, communautaires ou individuelles, qui tendent à diminuer la consommation énergétique et à réduire les effets des activités humaines sur l’environnement. Si l’on laissait la liberté individuelle seul maître de l’écologie, celle-ci n’aurait guère de chance d’advenir concrètement au sein du pays, fut-il « réel » : la société de consommation est une tentatrice terrible

Mais, mener une politique écologiste « intégrale » (et non intégriste) ne doit pas signifier qu’il faille tomber dans une dictature « verte », tout aussi déplorable que la dictature « grise » des industriels du béton ou de l’atome : il s’agit bien plutôt de mener le pays dans la direction d’une politique écologique d’ensemble, et, pour cela, que l’État soit, intimement, la traduction institutionnelle de l’écologie intégrale. La République n’a pas cette capacité d’incarnation que possède, par essence, la Monarchie qui, elle, suit le rythme de la vie, y compris (et d’abord) par celle du souverain même, et se perpétue, naturellement, par la transmission du père au fils, le moyen le plus simple de la succession qui, ainsi, ne doit rien aux pressions de l’Économique ni à celles des féodalités (y compris des industriels du nucléaire et du bâtiment).

En attendant une instauration royale qui paraît encore (malheureusement) assez lointaine, il s’agit d’exercer cette « régence de l’écologie » qui consiste à ne pas laisser passer les possibilités d’une écologie du quotidien et à rappeler constamment les nécessités d’une écologie d’État, juste et mesurée. Polémiquer avec M. Hulot sur le calendrier n’aurait pas grand sens : il importe plutôt de militer pour l’accélérer, par tous les moyens utiles, et d’agir « nous-mêmes », en espérant pour demain, ce « demain nécessaire » pour la France comme pour la vie, tout simplement…

Jean-Philippe Chauvin

Un président de la République, combien ça coûte ? :

Le locataire du palais de l’Élysée se retrouve à la tête d’un véritable petit fief, retour sur les privilèges du Président.

Emmanuel Macron a donc pris possession du magnifique palais laissé par la marquise de Pompadour au patrimoine français. Son épouse Brigitte et lui sont très heureux et veulent acheter un chien, bref, tout va bien.

Il faut dire que comparativement aux chefs d’État étrangers, nos Présidents de la république voient bien souvent la vie… en or ! En effet, le palais présidentiel a un train de vie deux fois plus dispendieux que ses comparses : un plafond fixé à 100 millions d’euros pour l’Élysée, contre 55 millions pour la Maison-Blanche, 41 millions pour la Chancellerie allemande ou 31 millions d’euros pour le palais de Buckingham.

Il semblerait que chaque Président ait sa lubie que le contribuable est bien obligé de financer. Pour Jacques Chirac, c’était les fleurs, pour environ 500 000 euros par ans ; pour Nicolas Sarkozy, ce furent les sondages pour 40 000 euros par semaine tout de même, la démocratie n’a pas de prix…

Et pour François Hollande, il y eut les presque 400 000 euros par an de protection policière de Julie Gayet, quoique son coiffeur ait été également bien choyé avec ses 9 895 euros mensuels (cela fait tout de même cher du cheveu).

A la lecture du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des services de la présidence de la République pour l’année 2016, on voit que les cols blancs sont toujours aussi blancs, avec un coût de blanchisserie de 400 000 euros, toujours aussi bien nourris, avec un service de restauration administrative gratuit à 200 000 euros, et toujours aussi bien payés avec des conseillers à 13 000 euros.

Les dettes connaissent une progression du fait de la hausse des dettes envers les administrations (8 millions d’euros en 2016 contre 6,15 millions d’euros en 2015) et les autres créditeurs (4,73 millions d’euros en 2016 contre 0,16 millions d’euros en 2015).

Celles-ci s’expliquent par des demandes de remboursement des personnels mis à disposition ou de factures concernant l’ETEC (l’escadron de transport, d’entraînement et de calibration qui assure le transport du président de la République et des autorités gouvernementales) ne sont pas parvenues à temps pour être mise en paiement en 2016. Peut être qu’il n’y a pas assez de personnel administratif pour s’occuper de cela ?

En 2016, 806 personnes ont travaillé à temps plein pour le chef de l’État

Oh mais si ! 806 personnes travaillent à temps plein pour le Président ! Et pourtant, ce n’est pas assez, puisque la Cour a relevé une augmentation de l’ordre de 23% des postes relatifs au personnel extérieur et les rémunérations d’intermédiaires et honoraires.

Cette évolution s’explique principalement par l’externalisation des prestations de maîtres d’hôtel « extras » dans le cadre d’un accord interministériel conclu depuis avril 2016, marquée principalement par un effet prix (application du taux de TVA et frais du prestataire).

La masse salariale totale des services de la Présidence s’établissait en 2016 à 66,3 millions d’euros et à 65,2 millions d’euros si on ne prend pas en compte les heures supplémentaires (0,9 million d’euros), ni les rémunérations en « extra » payées à des personnels extérieurs (0,2 millions d’euros), imputées sur des crédits de fonctionnement.

Le montant des dépenses exposées au titre de la rémunération des personnels représentait 60,2 % du total des dépenses exécutées, contre 62,4 % en 2015.

142 déplacements présidentiels en 2016

François Hollande a effectué 142 déplacements (dont 97 en France) en 2016, pour un montant de 17,62 millions d’euros, soit 3,8 millions de plus qu’en 2015 avec pourtant un nombre de voyages comparable. ll faut dire qu’une heure dans l’Airbus présidentiel coûte 20 000 euros.

Gageons tout de même qu’il lui soit dur de quitter l’Élysée : les contribuables ont déboursé 40 millions d’euros pour moderniser le palais entre 2010 et 2017.

Quand aux autres résidences présidentielles (hôtel de Marigny, locaux de la rue de l’Élysée, parties du palais de l’Alma, pavillon de la Lanterne, Fort de Brégançon) leur réaménagement est prévu sur les sept années à venir pour un total estimé à 83 millions d’euros en 2015, mais qui pourrait désormais atteindre 100 millions d’euros selon les services de la Présidence, sans que ce montant puisse encore être évalué avec certitude.

Aliénor Barrière

Face aux risques de la prostitution des étudiants, que faire pour améliorer la condition étudiante ? :

Une publicité bien spéciale se promenait encore jeudi matin dans les rues de Paris et plus spécialement devant les universités, et a fini par provoquer moult réactions indignées et la confiscation du camion qui la transportait. La promotion d’un site permettant des rencontres (à l’évidence tarifées) entre des étudiants (surtout des étudiantes, en fait) et des personnes riches plus âgées susceptibles de les aider à financer leurs études, apparaît certes choquante mais elle a un mérite : celui de rappeler l’existence d’une prostitution étudiante qui perdure et, peut-être, s’étend au fil des années dans une indifférence quasi-générale, apparaissant dans quelques films sans susciter de débats.

Si l’on en croit les (trop rares) études consacrées à ce sujet (menées par le mouvement du Nid, spécialisé dans l’accueil des victimes de la prostitution), il ressort qu’entre 2,5 et 4 % des étudiants, là encore plus des jeunes filles que des garçons, ont accepté des relations sexuelles tarifées et qu’entre 8 et 15 % selon la localisation accepteraient celles-ci en cas de grandes difficultés financières : des chiffres qui, rapportés au nombre total d’étudiants, ne sont plus vraiment marginaux…

Selon le Nid, c’est bien la précarité de la condition étudiante qui entraîne le passage à l’acte pour les jeunes et le début d’un engrenage qui peut s’avérer destructeur pour les personnes qui y cèdent. L’apparente facilité de ce procédé « d’assistance sexuelle de personnes aisées » pour ceux qui s’y livrent (certains diraient « s’y abandonnent ») et espèrent en tirer quelques revenus pour pouvoir poursuivre leurs études est un leurre dangereux et, selon le Nid, peut faciliter, au contraire de l’intention première, un décrochage universitaire complet et le basculement total dans une prostitution professionnelle.

 

« De la misère en milieu étudiant », titrait un des plus célèbres textes des situationnistes d’avant-Mai 68, texte qui évoquait la condition étudiante des jeunes défavorisés et qui en tirait une critique virulente de la société capitaliste de consommation et d’abondance : ce titre mériterait d’être repris pour signifier la situation d’une part du monde étudiant, véritable « prolétariat jeune », et, au-delà de la critique, toujours plus facile (mais nécessaire) que la réponse, avancer des propositions mesurées et fondatrices de nouvelles réalités pour l’Université de demain et ses différents publics.

Comment faire pour permettre à chaque étudiant de disposer d’assez de moyens et de temps pour étudier dans de bonnes conditions, dignes et sérieuses ? Une réponse uniquement financière ne sera jamais qu’un sparadrap sur une jambe de bois, même si elle peut soulager quelques misères, ce qui toujours mieux que rien. Mais il faut sans doute travailler sur une meilleure insertion des étudiants dans la communauté de travail universitaire, ce qui passe aussi par la vérification première des motivations du candidat à l’Université, pour éviter le découragement devant les difficultés liées à une mauvaise orientation ou à un mauvais choix. L’intégration à une communauté universitaire, qui peut s’inspirer de celle qui existe dans les Classes préparatoires et les Grandes écoles, doit créer ou renouer des liens de solidarité et de soutien qui, aujourd’hui, ont trop souvent laissés la place à l’individualisme et à un esprit de compétition qui ne ressemble pas, dans ses motivations, à la nécessaire émulation qui permet l’élévation des esprits et des savoirs. Cela n’enlève rien à la liberté et à la spontanéité des étudiants mais leur assure une certaine protection et l’assurance de ne pas être qu’un numéro de dossier interchangeable.

Faut-il en finir, dans le même temps, avec l’idée et la réalité d’une Université de masse pour fonder une Université « des personnes », pratiquée dans des structures de taille moyenne (équivalente à celle de grands lycées) et mieux intégrée dans les villes et, pourquoi pas, les campagnes ? C’est une idée que je défendais déjà dans les années 1980, en proposant la création de structures universitaires dans les villes moyennes de Bretagne, pour « désengorger » les grands ensembles universitaires, trop lourds et socialement déracinés. Cela serait aussi un moyen de faire revivre des villes aujourd’hui désertées par les jeunes générations lettrées au lieu d’entasser des milliers d’étudiants « anonymés » dans de grands ensembles bétonnés, véritables ghettos étudiants le plus souvent éloignés du centre des villes, comme « une mise au ban » des jeunes par la société des adultes… Enfin, ce pourrait être une façon efficace de résoudre le problème récurrent du logement étudiant et de mieux personnaliser les parcours étudiants, de leur permettre un réel équilibre financier et de mobiliser, du coup, une part des sommes aujourd’hui perdues dans la lourde gestion de l’Université pour l’amélioration de la vie universitaire et de la condition étudiante. Pour éviter que la prostitution ne devienne un débouché pour les étudiants nécessiteux, tout simplement…

 

Mais cela nécessite une véritable stratégie de l’Etat, avec consultation et participation des régions et des communes, mais aussi des Chambres professionnelles et des entreprises elles-mêmes, pour mener à bien ce nouvel aménagement du territoire universitaire français. Or, une République qui, depuis si longtemps, s’incline devant les groupes de pression politiciens et syndicaux étudiants, ce « pays légal » parfois si détestable et conservateur de lui-même, en est-elle capable ? Au regard des cinquante ans qui viennent de s’écouler depuis Mai 68, le doute est légitimement permis… Là encore, il me semble que la Monarchie « à la française » aurait plus d’atouts dans son jeu d’Etat pour impulser et réussir cette révolution territoriale de la Formation des jeunes intelligences françaises. Qu’on le veuille ou non, l’imagination et la réflexion nous le laissent pressentir quand l’expérience des siècles passés semble bien nous le démontrer : « L’avenir de l’Intelligence » passe par le moyen du politique et la pratique institutionnelle royale.

Jean-Philippe Chauvin

 

Banquet Camelot le dimanche 26 novembre 2017 :

Outre le fait que l’occasion soit un repas, l’événement dépasse la simple table des gourmets, car au sein du Groupe d’Action royaliste ce rendez-vous est une sorte d’agora pour nous retrouver, n’ayant pas de locaux et n’en désirant pas. Cet événement permet d’entendre des orateurs et partager quelques idées dans une bonne ambiance de rires et de chants. Nous y apprenons à nous connaître, organiser actions diverses et groupes d’études comme à préparer objectifs et stratégies. une table de presse permet d’acquérir livres et revues, objets divers et outils pour répandre nos idées. Les nouveaux venus sont accueillis et intègrent parfois nos rangs et rares sont ceux qui ne reviennent pas…

 

INSCRIVEZ-VOUS : contact@actionroyaliste.com

Pour la Monarchie sociale. Partie 1 : Libéralisme et socialisme, ces frères ennemis… :

La question sociale n’a pas été résolue en France sous l’effet de la société de consommation, loin de là, mais elle a sans doute pris de nouvelles formes depuis le XIXe siècle, sans effacer complètement les anciennes : si le prolétariat, au sens le plus misérable du terme, peut paraître avoir disparu de notre pays, le précariat n’a cessé de prendre de l’ampleur ces dernières années, malgré les amortisseurs sociaux créés tout au long du XXe siècle, au fil d’une histoire chaotique et parfois brutale. Durant cette dernière, le rapport de forces entre classes dominantes et classes ouvrières ou productives, jusque là défavorable aux travailleurs, avait été rééquilibré par la seule puissance évocatrice du communisme symbolisée par une Union Soviétique inquiétante, mais aussi par l’influence encore prégnante d’une Eglise catholique soucieuse d’améliorer la condition ouvrière, plus discrètement que les socialistes revendiqués. La société de consommation elle-même, suivant la logique d’Henry Ford, avait aussi « enrichi » les classes populaires pour entretenir le système capitaliste, transformant l’exploitation ouvrière la plus aveugle en une « aliénation » à la marchandise, « séduisante » grâce à la publicité et au crédit, et grâce aux tentations permanentes diffusées par les médias et par l’école (1)… En ce sens, comme le sociologue royaliste Pierre Debray le signalait dès les années 1960, Ford a été encore plus fort que Marx et Lénine, et la fin du Mur de Berlin n’a fait que confirmer ce sentiment et cette vérité.

 

Aujourd’hui, c’est pourtant le marxisme édulcoré de La France insoumise de MM. Mélenchon et Corbière qui joue le rôle d’opposant officiel au libéralisme du Président actuel et de son gouvernement, impression encore confirmée par le débat courtois de l’autre jour entre le tribun populiste « néochaviste » et le Premier ministre Edouard Philippe. N’y a-t-il pas là un malentendu, voire un malaise ? Le vieux royaliste que je suis n’apprécie guère les « raccourcis » idéologiques qui ne sont, souvent, que des leurres ou des erreurs susceptibles d’éloigner les citoyens et les producteurs d’une réflexion plus complète sur les questions économique, sociale et politique. Dans la ligne de La Tour du Pin, penseur économique royaliste trop méconnu même s’il fut pourtant lu et reconnu par le fondateur de la Cinquième République, je reste persuadé que libéralisme et socialisme sont plus des frères ennemis, les deux faces d’une même pièce forgée du siècle des Lumières et de la Révolution française, d’inspiration anglo-saxonne et franklinienne, que des ennemis irréconciliables : Marx était plus hostile aux traditions (et aux traditionalistes qu’il moquait) qu’à une bourgeoisie dont il vantait les qualités révolutionnaires et qui, selon lui, devait céder la place à plus révolutionnaire qu’elle, dans une sorte de sens unique de l’histoire qui devait mener (ramener ?) à une société sans classes ni Etats, sorte de retour à un paradis originel mais dans lequel se serait invitée la Technique et l’Energie… Mais, paradoxe ou, au contraire, logique terrible et ironique, c’est bien le libéralisme qui accomplit aujourd’hui le rêve de Marx qui n’a jamais cessé d’être le but ultime des libéraux libertaires : un monde sans classes dans lequel seuls les consommateurs en tant que tels seraient reconnus et valorisés (et non plus les classes économiques ou sociales, de producteurs en particulier) et sans entraves nationales, sans frontières ni Etats susceptibles de les reconnaître et de faire respecter les droits de leurs travailleurs dans leurs pays respectifs…

Je ne suis donc ni libéral (au sens économique du terme) ni « socialiste », même si la plasticité de ce dernier terme pourrait autoriser toutes les récupérations et toutes les théories, ce qui risque plus de brouiller les lignes que de résoudre les problèmes sociaux. Bien sûr, je connais l’existence de ce fameux Mouvement Socialiste Monarchiste des années 1944-46 et j’ai lu les articles et les brochures de Jean-Marc Bourquin sur son « Socialisme Monarchique », et je n’en suis, intellectuellement, pas très éloigné ; bien sûr, je suis un lecteur attentif de Jack London et de George Orwell, et je ne suis pas insensible à leurs argumentations ; bien sûr, j’ai lu Proudhon et j’apprécie une belle part de sa réflexion, politique comme sociale. Mais justement : c’est parce que je souhaite que les meilleurs éléments de l’héritage des uns et des autres soient étudiés, valorisés et, pourquoi pas, pratiqués, que je ne peux me dire socialiste, mais que je me revendique, au-delà du socialisme et parfois contre certains de ses aspects les moins glorieux, comme royaliste, d’abord, encore et toujours.

Car c’est bien d’une Monarchie sociale dont la France a besoin, et non d’un régime qui se proclame libéral ou socialiste sans que l’on sache exactement s’il s’agit d’une simple manœuvre sémantique ou d’un engagement philosophique absolu.

 

(à suivre : Aspects et atouts de la Monarchie sociale)

Jean-Philippe Chauvin

 

Note : (1) : Pour éviter toute mauvaise interprétation de mes propos, je rappelle que, si je suis très critique à l’égard du système de la société de consommation, je ne suis pas ennemi de la prospérité, surtout quand, de diverses manières, elle peut être profitable à tous, dans le respect de l’environnement, des traditions et de la juste mesure, trois éléments que n’estime guère, par principe autant que par pratique, la société de consommation elle-même…

 

Compte-rendu Banquet Camelots du samedi 30 septembre 2017 :

Chaque banquet du Groupe d’Action Royaliste est une fête : fête de l’amitié, et les rires et les chants entonnés en cœur, la joie de se revoir et d’accueillir en sont de flagrantes preuves, mais aussi fête politique, car le sérieux des idées n’empêche pas le bonheur de les transmettre, et cela s’est senti à chacune des interventions de ce banquet du samedi 30 septembre, dans ce restaurant qui nous est désormais, comme l’est la France entière, un paysage familier.

Les orateurs du jour s’en donnèrent à cœur joie pour dénoncer les préjugés et les fausses vérités, ces erreurs historiques qui deviennent, la malhonnêteté des médias de la République aidant, des fautes politiques qu’il nous revient de combattre, encore et toujours.

Les historiennes Claire Colombi (auteur d’un remarquable livre sur « La légende noire du Moyen âge ») et Marion Sigaut s’employèrent à « remettre les idées à l’endroit », la première en rappelant les qualités d’un Moyen âge souvent décrié à défaut d’être compris par les tenants de l’histoire républicaine (ceux-ci abandonnant, dans le même temps, notre patrimoine millénaire), tandis que la seconde dénonçait l’expérience libérale de 1763 qui a provoqué des émeutes de la faim et celle de Turgot qui a débouché sur la guerre des farines, mais aussi les conséquences d’une guerre d’Amérique désastreuse pour les caisses du royaume… et pour le roi Louis XVI lui-même, devenu prisonnier d’un libéralisme dont il ne voulait pas…

Quant à Frédéric Winkler, il a rappelé le rôle historique de la Monarchie française et sa politique américaine de long terme face à la thalassocratie anglaise, politique bien éloignée de l’idéologie d’un Voltaire mauvais connaisseur de la géopolitique de son temps.  Auparavant, il avait évoqué le travail et les objectifs de notre Groupe d’Action Royaliste, et les moyens que celui-ci engage pour diffuser les idées monarchistes dans le pays réel, et Jean-Philippe Chauvin, dans une brève intervention, a souligné les devoirs du militant du quotidien qui, tous les soirs, se pose la rituelle question de Bernanos : « Qu’ai-je fait, aujourd’hui, pour le Roi ? ».

Pierre Maire de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc rappela l’importance de la mémoire comme il salua le travail efficace de Frédéric Winkler l’ayant aidé à numériser les collections de la revue sur jeanne…

Dans son désormais rituel discours d’actualité, Jean-Philippe Chauvin traita du thème du banquet, la rentrée sociale, en remarquant combien la République est, « en même temps », oublieuse des réalités sociales et trop libérale, par principe, pour être capable de s’opposer aux féodalités de la mondialisation et aux tentations de l’Argent. Les prochains mois vont aussi permettre aux royalistes de faire entendre une voix différente sur les grands thèmes du moment et de demain, de la défense des droits sociaux des travailleurs aux enjeux environnementaux et régionaux, entre autres.

Durant tout le banquet, les convives présentes n’ont cessé, entre deux discours, de converser à la fois sérieusement et joyeusement, bousculant les idées reçues du « politiquement correct » et évoquant les stratégies royalistes possibles, et d’entonner des chants de tradition, entre souvenir des chouans et combat des camelots du roi. Beaucoup repartirent les bras et les sacs chargés d’affiches, d’autocollants et de brochures, de livres utiles au combat royaliste contemporain : car le royalisme n’est pas nostalgie, il est « vive espérance » pour la France et le Roi…

                                                                                                                                Olivier Sombrorgueil.

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