Kadou

Nos raisons contre la république #1 :

On nous enseigne que ce qui s’oppose
aux dictatures et à l’oppression, c’est
forcément les républiques, les démocraties
et les Droits de l’Homme.
Pourtant lorsque l’on fait le bilan de
ce qui a été fait au nom de cette
sacro-sainte trinité, on ne peut
s’empêcher de constater qu’elle
s’apparente cruellement, à une forme de
dictature qui ne veut pas dire son nom…

Ce que vous allez lire dans ce document n’a rien de conformiste. Le but étant d’apporter à toute intelligence curieuse et critique, ce que les médias et l’éducation nationale vous cachent dans un but idéologique afin de mieux vous déraciner et vous manipuler.

Tous les articles présentés dans ce document ont été rédigés indépendamment les uns des autres. Ce document n’est qu’une accumulation, sans aucune logique chronologique, de ces articles rédigés dans le cadre de création de vidéos. En conséquence, ne soyez pas étonné de la répétitivité de certains paragraphes ou citations !

Pour ceux qui seront sceptiques à la lecture de certains textes contenus dans ce document, nous vous invitons à faire vos propres recherches avant de formuler toute critique inutile !

La république, entre malédictions et invasions :

La Première République, c’est essentiellement la Convention et le Directoire. C’est la mise en place du régime des partis. Ce sont surtout les massacres de la Terreur, le Génocide de la Vendée, la persécution de la noblesse et du clergé, l’assassinat du Roi et de la Reine à la suite de parodies de procès qui préfigurent les grands procès de Staline. C’est la guerre civile, le chaos et la guerre contre l’Europe toute entière.

La Première République finit lamentablement dans la corruption et l’incompétence. Elle est soldée par le coup d’État du 18 brumaire ouvrant la voie à l’aventure napoléonienne.

La Seconde République, c’est encore une aventure, toujours sanglante mais totalement anarchique et ridicule celle-là. Elle se termine une fois de plus en guerre civile avec le coup d’État du Prince- Président, Louis-Napoléon Bonaparte. Elle ne dure que quatre ans.

La Troisième République naît de la défaite de la guerre de 1871, et meurt dans la défaite de la bataille de France en 1940. Par son impéritie, et toujours le régime des partis, elle expose la France à deux guerres mondiales horriblement meurtrières. Elle se lance dans l’aventure inconsidérée de la Colonisation, dont on nous demande aujourd’hui de faire repentance ! En 1940, peuplée d’hommes politiques dont la lâcheté le dispute à l’incompétence, elle disparaît dans le plus grand désastre militaire que la France ait jamais connu. Son rejeton, « l’État français », n’hésite pas à collaborer servilement avec l’occupant et à lui livrer les juifs.

La Quatrième République est un avatar de la Troisième. Connue pour son instabilité ministérielle chronique, son immobilisme et son impuissance avec 24 gouvernements accumulés de 1947 à 1958, et d’une durée très inégale (1 jour à 16 mois), et son impuissance politique (toujours le régime des partis…). Elle s’enlise dans des guerres coloniales interminables. Elle prend fin par un nouveau coup d’État, celui du Général de Gaulle.

(suite…)

L’imposture républicaine :

Bonjour Steve Brastel, pouvez-vous brièvement vous présenter ?

Bonjour, je suis Steve Brastel, j’ai 25 ans. Originaire de Montpellier, je milite en faveur d’un rétablissement de la monarchie catholique de droit divin en France.

Il y a quelques mois, vous avez publié votre premier livre intitulé L’imposture républicaine. Pour quelle raison l’avez-vous écrit ?

J’ai écrit ce livre après une relecture de l’histoire de France, pendant cinq années, en prenant comme point de départ la révolution française car elle cristallise dans son déroulement, une fracture nette dans la société. Trois points ont particulièrement attiré mon attention : la légitimité des nouveaux « représentants du peuple », le traitement infligé à Louis XVI et à Marie-Antoinette  et la haine des républicains à l’encontre de la monarchie.

Ces points sont traités dans notre roman national actuel comme étant une avancée ; on retrouve le fameux « progrès » des encyclopédistes. L’Ancien Régime devra être synonyme d’obscurantisme et de régression. Étrangement, la première victime de la Révolution est le peuple si cher aux démocrates. M’apercevant des nombreux mensonges sur ces questions, je décidai de livrer le résultat de mes recherches dans son entièreté.

Votre livre L’imposture républicaine est-il plutôt un pamphlet antirépublicain ou un manifeste royaliste comme précisé dans le sous-titre ?

Les deux car c’est une charge contre un système illégitime dès son avènement et de ses idées trompeuses qui en découlent mais combattues par le prisme de la tradition monarchique française.

La révolution de 1789 occupe-t-elle, selon vous, une place importante dans la chute de la nation française ?

Oui, la révolution de 1789 fut un véritable bouleversement dans la société française. Elle participa grandement au déclin national du fait de son idéologie. Du jour au lendemain, les révolutionnaires, nourris par l’idée de faire « table rase du passé » ont détruit l’édifice patiemment construit par les différents souverains. La mise hors la loi de Notre Seigneur Jésus-Christ, la suppression des corporations de métiers, le changement de calendrier, la déchéance de la royauté, la mort du roi et enfin le début des longues et coûteuses guerres en vies humaines qui ne prendra fin qu’en 1814 lors du retour de Louis XVIII et des princes de sang en France. Un bilan très lourd pour des personnes dont le but principal était d’apporter la liberté au peuple.

Quelles sont les cibles républicaines visées dans votre ouvrage ?

Je vise, dans le livre, principalement l’idéologie républicaine. Cette idéologie est intrinsèquement néfaste car elle se revendique humaniste, démocrate ou encore laïque pour rassurer le quidam. En s’y penchant de plus près, elle n’est rien de cela. Ni humaniste par les guerres incessantes : pillage de l’Italie, massacre des vendéens, guerres napoléoniennes. Ni démocrate car le peuple n’eut pas son mot à dire sur la suppression de la royauté, l’adoption de la république comme régime d’État et le vol des biens de l’Église. Ni laïque car la majorité des révolutionnaires étaient des francs-maçons, donc déiste. C’est-à dire, une idée de Dieu complètement passive, une énergie primordiale, cosmique, totalement absente dans la vie des hommes. Elle permet surtout de nier la révélation du Christ.

À la page 118, vous citez le comte de Chambord : « Ma personne n’est rien ; mon principe est tout. » Cette maxime traduit-elle l’esprit catholique de votre livre ?

En effet, je me place très modestement dans l’héritage catholique de la France. Nos ancêtres ont, pendant presque 2000 ans, célébré Notre Seigneur Jésus-Christ et la sainte Vierge Marie. Le trône et l’autel ont travaillé de concert, avec des hauts et des bas, j’en conviens, pour donner une culture si spécifique à la France. Les exemples témoignant de cette association sont nombreux : Racine, Molière, Lully, Vigée Le Brun, cardinal de Richelieu… Nier cela et dire que l’Église, les rois et reines et le peuple français étaient dans l’erreur depuis deux mille ans serait très orgueilleux.

Un retour à la monarchie chrétienne est-il possible et envisageable en France dans les années à venir ?

C’est une question très difficile. Aujourd’hui, dans l’état actuel, il est évident que non. L’athéisme ambiant mêlé à l’abrutissement des masses par les médias ne rend pas possible une restauration monarchique en France. La méconnaissance des français à l’égard du prétendant légitime à la couronne de France, Son Altesse Royale, Louis de Bourbon, duc d’Anjou est bien trop grande pour susciter un élan collectif. Cependant, il y a des motifs d’espoir. L’intérêt pour la monarchie ne faiblit pas en France et l’idée d’une restauration ne semble plus aussi étrange qu’avant. C’est un des aspects positifs dans une période de décadence : l’acceptation des idées a priori contraire. Maintenant, quant à savoir la date, je ne peux aller plus loin. Notre Seigneur lui-même nous dit au sujet de la fin du monde dans Mathieu 24:36 : « Mais ce jour et cette heure, nul ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne sinon le Père, et lui seul. » Nous devons rester humbles et ne pas s’amuser à des prédictions hasardeuses. Et puis garder l’espoir car c’est cette étincelle qui nous permettra un jour, je l’espère, d’être prêt au moment où il faudra répondre présent. Surtout ne pas se décourager !

Propos recueillis par la rédaction de La contre-révolution

COMMENT L’ÉDUCATION NATIONALE DÉTRUIT LES CERVEAUX DES ENFANTS ? :

Nous constatons l’inquiétante baisse du niveau des écoliers, les incohérences des programmes scolaires, la catastrophe de la réforme des Collèges qui a introduit le langage SMS dans des manuels (Nathan), l’échec des nouvelles méthodes de lecture dites semi-globales, et la simplification constante des matières qui sont vidées de leur substance. Les élèves sont en échec scolaire, certains entrent en sixième sans savoir lire correctement, les fautes d’orthographe deviennent légion. Dans cette vidéo, pour nous appuyer sur un élément factuel et objectif, je vous montre un exemple concret, un point de comparaison pour voir réellement la différence entre le niveau du programme actuel et celui du siècle dernier. Il s’agit d’un manuel scolaire datant de 1911, d’une matière inconnue pour nous, « Le Vocabulaire des écoles » pour Cours Moyen et Supérieur.

Référence de l’ouvrage : /Le Vocabulaire des Ecoles, Etude méthodique des mots de la langue usuelle d’après l’analogie, et considérés : 1° quant à leur orthographe ; 2° Quant à leur signification ; 3° Quant à leur formation ; 4° Quant à leur groupement par familles/, Cours Moyen et supérieur, par M. FOURNIER (Directeur d’école), GEDALGE ET Cie, Libraires-Editeurs, Paris, 1911.

Avant propos aux élèves : : « Il vous apprendra à penser, à grouper spontanément autour d’une idée simple les idées accessoires qu’elles suggère, à comparer deux termes voisins et à choisir le terme propre. Il vous fournira les matériaux nécessaires pour exprimer vos idées. Peut-être vous aidera-t-il à révéler ce que souvent vous avez éprouvé, sans pouvoir le traduire : un langage à votre âme. […] Vous étendrez votre cercle d’idée, vous acquerrez l’orthographe et vous donnerez à votre esprit cette rare qualité : la précision ». […] Les maximes et les pensées serviront de citations dans vos devoirs. En même temps qu’elles élèveront votre esprit, elles laisseront dans vos cœurs un doux parfum de poésie ».

Quand l’Etat décide l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes :

Ainsi, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne verra pas le jour, et c’est tant mieux ! Ce projet qui ne correspondait plus aux enjeux économiques ni aux problématiques environnementales de l’Ouest de la France a, enfin, été abandonné, même si, en définitive, les précédents gouvernements n’avaient jamais vraiment pris les moyens de l’imposer, comme si eux-mêmes n’y croyaient pas… La décision de l’État est raisonnable et elle signale, au contraire de ce que disent MM. Alain Duhamel et Bruno Retailleau, une reprise en main par l’État de la « décision politique » quand les prédécesseurs de M. Macron à l’Élysée avaient renoncé à faire preuve d’autorité tout en se plaignant désormais de la décision prise, non par une assemblée parlementaire ni par quelques bureaucrates ministériels, mais par la magistrature suprême de l’État et par son chef de gouvernement. Un vieil ami royaliste me soufflait tout à l’heure que ce retour de la décision d’État s’apparentait à la prise du pouvoir du jeune Louis XIV après que son « parrain » Mazarin ait rendu son âme à Dieu : désormais, le maître, c’était lui, et aujourd’hui, l’État c’est Macron, rajoutait-il, avec un air amusé. Et de soupirer, tout d’un coup mélancolique d’un temps ancien qu’il avait bien connu, entre La Nation Française et la Nouvelle Action Française : « Ah, mais qui sera le Maurice Clavel des zadistes, et le Pierre Boutang du président de la République ? Ils manquent au royalisme, ces deux-là ! ». Cette formule, qui peut sembler bien sibylline à tous ceux qui ne connaissent pas l’histoire du royalisme de la seconde moitié du XXe siècle, méritera, un jour prochain, une plus large explication… Mais je sais qu’elle parlera déjà à quelques vieux monarchistes qui ne désespèrent pas, mais s’impatientent…

La colère des partisans de la construction de l’aéroport dans le bocage nantais se comprend, et je ne m’en moquerai pas, mais elle révèle bien le manque de hauteur de quelques élites politiques qui oublient le réel et s’en remettent à l’utopie de quelques grands travaux qui devraient régler les mille problèmes d’emplois, d’aménagement du territoire et d’attractivité qu’elles sont bien incapables de résoudre par une politique à la fois plus locale et plus ambitieuse, plus imaginative : l’opposition que celles-ci font entre économie et écologie démontre une absence de pensée stratégique sur le long terme qui reste celui à privilégier, pour transmettre aux générations qui viennent et sont encore à venir un pays habitable, agréable et tout simplement vivant, dans tous ses coins et recoins, et pas seulement dans de grandes métropoles « connectées » et mondialisées.

Là où le président de la République a montré qu’il concevait sa fonction de manière verticale et dans la tradition régalienne de l’arbitrage qui tranche quand les opinions et les passions s’affrontent depuis tant d’années, c’est qu’il n’a pas hésité à revenir sur une promesse électorale et à prendre, même, le contre-pied, rappelant ainsi que le Chef de l’État n’est plus le candidat, comme le Roi n’est plus le prétendant ou le simple dauphin, ce que le roi français Louis XI a su démontrer, roi sérieux et responsable quand il avait été jadis un dauphin agité et conspirateur…

Certains ont vu dans la décision de l’État, décision officiellement prise et assumée par le Premier ministre quand c’est bien le Président qui a tranché dès lundi soir, un « déni de démocratie », comme M. Ayrault, l’ancien maire de Nantes, et Mme Rolland, qui y siège désormais, et l’argument mérite examen, tout compte fait, car il y a bien eu une consultation démocratique sur le projet d’aéroport, en juin 2016, et une majorité d’électeurs du seul département convié à s’exprimer (quand l’aéroport était censé concerner deux régions…) l’avait approuvé, même si la géographie du vote montrait les forts clivages liés au lieu de résidence des votants, et que les tout premiers concernés, les habitants de Notre-Dame-des-Landes, avaient très largement marqué leur forte opposition au goudronnage de leur bocage…

En fait, plusieurs remarques me viennent à l’esprit : d’abord, il est tout de même ironique de constater que ceux-là mêmes qui, après le référendum national sur le projet de constitution européenne, n’ont eu de cesse de contourner le vote des électeurs français avant que de faire approuver ce même texte par le seul Parlement, évidemment moins rétif que le corps électoral, se drapent aujourd’hui dans les plis d’une démocratie qu’ils méprisaient et trahissaient alors, comme le confirment les propos du M. Ayrault de l’époque… Ensuite, cette bronca contre la décision étatique s’inscrit dans la remise en cause de la légitimité de l’État à décider, au-delà des opinions du moment et en dehors des seuls jugements de la foule, fût-elle électorale : c’est la même qui se lève contre le droit de grâce du président, condamné par nombre de démocrates contemporains comme un reste de l’Ancien régime, un vieux droit régalien obsolète, mais que je défends aussi avec vigueur comme l’expression d’une « plus haute justice » qui n’est plus celle des « vengeurs » mais bien celle du « pardon », qui est chose royale comme elle est, aussi, de nature religieuse, divine, pour ceux qui croient en Dieu.

Dernière chose (mais il y aurait encore beaucoup à dire sur ce sujet) : s’il y a le « déni », ce n’est pas de la démocratie en soi, ne serait-ce que parce que, qu’on l’ait souhaité ou non, c’est bien M. Macron qui est sorti vainqueur des joutes électorales, démocratiques donc, du printemps 2017, soit après juin 2016 et le vote de Loire-Atlantique, et que la démocratie représentative, depuis la Révolution de 1789 et le moment où les états-généraux se sont transformés en Assemblée nationale constituante, ne reconnaît pas le mandat impératif, ce que, pour ce qui concerne les élections législatives, je regrette personnellement, mais que je ne souhaite pas, en revanche, pour l’élection présidentielle (en attendant la succession royale…). De plus, en démocratie, et on peut parfois le regretter, une élection « efface » souvent la précédente, ce qui, d’ailleurs, est la cause d’une instabilité de la magistrature suprême de l’État que la Monarchie résout par son mode de succession tranquille et assurée.

Ainsi, l’État, dans cette affaire, a repris l’avantage et, comme tout arbitrage, il s’agit d’un choix qui n’a pas vocation à plaire à tous mais à servir l’ensemble, au-delà des oppositions de la veille. Cela suffit-il à faire une politique ? Sans doute pas, et la République, en ce domaine comme en d’autres, montrera vite ses limites et ses incapacités, mais, pour l’heure, le vieux royaliste que je suis s’avoue satisfait de la décision gouvernementale : il n’est pas certain que j’éprouve la même satisfaction pour les autres et prochaines décisions du pouvoir en place…

Alors, le temps de quelques heures, savourons, et promenons-nous dans les bois, à Notre-Dame-des-Landes comme à Versailles !

Jean-Philippe Chauvin

L’illégitimité de la république en France :

L’historien Hippolyte Taine dans son « Ancien régime » écrivait :

« La forme sociale et politique dans laquelle un peuple peut entrer et rester n’est pas livrée à son arbitraire, mais déterminée par son caractère et son passé. »

Hippolyte Taine – L’ancien régime (1875)

Durand des siècles les français ont vécu au sein d’un royaume chrétien et brutalement la république s’imposa de façon aussi illégitime que sanguinaire. Mais ce régime imposé est-il parfaitement adapté au caractère et au passé du peuple français ? Rien n’est moins sûr quant on songe au bilan des cinq républiques accumulées depuis la révolution de 1789.

Le Royaume des Lys a perduré tant que ses fils étaient restés traditionnels comme fidèles envers Dieu, il a chuté dès qu’ils ont sombré dans l’anthropocentrisme et le matérialisme. Les systèmes de gouvernement qui régissent chaque pays sont en général en accord avec la psychologie des peuples gouvernés par ces systèmes. Par exemple, il est difficile d’imaginer la Suisse devenir un royaume à ce jour. Leur système fédéral basé sur la pratique de la démocratie directe, est en parfait accord avec l’éthique historique et la psychologie du peuple Suisse. Faire de la Suisse une monarchie absolue serait absurde et susciterait bien des révoltes à juste titre. Cette logique s’applique également pour tous les peuples dans le monde. D’où l’absurdité de vouloir imposer de façon universelle un système comme la république où une démocratie, sans se soucier des conséquences que cela peut engendrer au sein des populations, dont la psychologie comme la tradition historique, voire même la religion, ne sont absolument pas adaptées.

(suite…)

Un Roi immédiatement ! :

Critique littéraire à la célèbre « Revue des Deux Mondes », chargé d’enseignement à Sciences-Pô, Marin de Viry est l’auteur de plusieurs essais parmi lesquels « le Matin des abrutis » et « Mémoires d’un snobé » . Il vient de publier un ouvrage intitulé « Un Roi, immédiatement » . Considérant que la République a atteint son stade terminal, l’auteur-narrateur veut nous faire prendre conscience de la nécessité impérieuse d’un monarchie catholique pour la France : « J’associe la monarchie à l’idée d’une alliance entre la loyauté et l’indépendance ou la liberté . Le Roi est garant d’une harmonie transcendante ». Marin de Viry, ami de Houellebecq et de Frederic Beigbeder manie un style vif et mordant et pratique l’auto-dérision sans concession. Celui qui fut le conseiller en communication de Dominique de Villepin pour l’élection présidentielle de 2012 s’attaque dorénavant au monde politique et fait une peinture acerbe des communicants et de leur agitation frénétique. Cependant, la charge la plus vigoureuse est réservée à François Hollande « obscène de normalité » et à la tête d’un quinquennat pathétique. Il ne fait aucun doute que, pour l’écrivain, seul l’idéal chevaleresque est le moyen de nous sauver du narcissisme contemporain.

COMMANDEZ SON LIVRE :

 

Les citoyens majeurs et les institutions politiques. Partie 3 : Monarchie et synthèse démocratique :

Pour poursuivre le débat sur la question de la démocratie et de sa supposée inadéquation avec la Monarchie politique évoquée par mon jeune interlocuteur, il me faut compléter la définition de la démocratie même par son application « représentative », c’est-à-dire la pratique courante (et quasiment exclusive, hormis le recours -rare- au référendum) dans notre pays depuis la Révolution française et la transformation de l’assemblée des états-généraux en assemblée nationale constituante en 1789, véritable révolution politique et fin de toute possibilité de démocratie communale et directe, en fait comme en Droit, par l’interdiction du mandat impératif décidée par les nouveaux constituants qui cherchaient à prendre le Pouvoir, pas à le partager avec les peuples de France…

En fait, à bien y regarder, c’est bien sous le règne de Louis XVI que naît cette démocratie représentative, dans une imitation quasiment avouée du modèle anglo-saxon malgré le monocaméralisme de la Constitution de 1791. C’est aussi à la Restauration, sous les règnes des frères de Louis XVI, les rois Louis XVIII et Charles X, que s’implante vraiment le régime parlementaire, avec deux assemblées, la Chambre des députés et celle des Pairs, préfiguration de notre Assemblée nationale et du Sénat. Dès les années 1815-1820, une véritable vie parlementaire s’installe, et il suffit de suivre les débats qui, des travées des assemblées se poursuivent dans les revues et journaux de l’époque, pour le comprendre aisément. Mais il y a une lourde erreur politique que la Monarchie de la Restauration va commettre et que celle de Juillet qui lui succédera perpétuera, c’est la restriction du suffrage à quelques dizaines ou centaines de milliers d’électeurs alors qu’il aurait fallu établir le suffrage universel pour renforcer la Monarchie et sa légitimité « démocratique » aux yeux des Français qui y avaient goûté depuis les années révolutionnaires et impériales…

Les Républiques qui succédèrent à la Monarchie reprirent le bicaméralisme de la Restauration et accentuèrent, jusqu’au coup d’arrêt de 1958, le parlementarisme qui, en fait, donna une fort mauvaise réputation à la démocratie représentative par une corruption permanente et une impuissance bavarde qui entraîna souvent le pays vers le pire, y compris la défaite et l’occupation : de Gaulle ne pardonna jamais à la IIIe République d’avoir mené au désastre de 1940, et son discours de 1946 à Bayeux souligne bien son peu d’estime pour un régime qui laisse les partis et les carriéristes maîtres d’un État rabaissé. Aujourd’hui, la Cinquième République est certes une démocratie représentative mais son fondateur a cherché à libérer l’État des jeux parlementaires politiciens en établissant une autorité présidentielle qui, à défaut d’être royale, se veut au-dessus des partis sans les nier ou les interdire…

Qu’en ferait une nouvelle Monarchie instaurée ? Plusieurs pistes institutionnelles sont possibles et ouvertes, mais ce qui reste certain c’est que la Monarchie, si elle cherchera sans doute à limiter le rôle des partis et des politiciens sur les moyens de la décision de l’État, ne remettra pas fondamentalement en cause l’existence d’une forme de Représentation nationale, en maintenant, dans la droite ligne de la tradition constitutionnelle depuis 1815, un bicaméralisme parlementaire dont il sera néanmoins nécessaire de redéfinir les contours et les aspects, que cela soit en termes de désignation des parlementaires eux-mêmes ou en termes de pouvoirs et de leur exercice. On peut très bien imaginer que le Sénat devienne une sorte de « Chambre des Régions et des Métiers, des métropoles et des campagnes, des Compétences et des Idées » par exemple, quand l’Assemblée nationale garderait à peu près les mêmes pouvoirs mais s’ouvrirait à une plus grande diversité politique par l’établissement d’une certaine dose de proportionnelle atténuée par le maintien large d’une règle de désignation majoritaire pour éviter les blocages ou les manœuvres qui caractérisèrent tant les IIIe et IVe Républiques. De plus, la Monarchie « à la française », par les possibilités décentralisatrices qu’elle permet, accorderait plus de place et de poids à des assemblées provinciales et une autonomie démocratique et législative locale que la République, aujourd’hui, a tant de mal à reconnaître à la Corse et aux provinces historiques malmenées par les découpages de 1941, 1955 et 2015 et intégrées à des régions administratives « légales » mais bien peu « réelles » en fait… En somme, c’est bien plutôt la nouvelle Monarchie ainsi conçue qui permettrait une véritable représentation démocratique et l’exercice de libertés parlementaires qui ne s’arrêteraient pas à celles de partis ou de féodalités politiciennes comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui.

De plus, les différentes assemblées, qu’elles soient nationales, régionales ou communales, joueraient leur véritable rôle de représentation et d’avis sans, pour autant, décider à la place de la magistrature suprême de l’État dans le cadre de la Grande politique ou de la diplomatie, domaines réservés du gouvernement royal, du Conseil du Roi constitués des ministères et secrétariats d’État.

En somme, la Monarchie appliquerait une véritable subsidiarité politique qui laisse une grande part de décisions locales aux localités, communales aux communes, régionales aux régions, professionnelles aux Métiers, etc. Autogestion, diraient certains, même si le terme le plus approprié serait plutôt, comme l’avaient évoqué les royalistes des années 60-70, Sociogestion, qui peut se définir comme l’exercice des pouvoirs concrets des communautés organisées, des corps constitués, des identités reconnues et vécues, par eux-mêmes…

Qu’y a-t-il de plus « démocratique », en définitive, que cette Monarchie qui peut synthétiser (et arbitrer) les deux grandes formes de démocratie, aujourd’hui considérées (à tort) comme forcément antagoniques, sans se laisser déborder par celles-ci et en assurant l’existence et l’exercice des libertés civiques par l’affirmation d’une Autorité politique indépendante (et donc arbitrale sans être arbitraire) des jeux de partis par sa propre nature « héréditaire et successible » ?

(à suivre)

Jean-Philippe Chauvin

 

L’argent Dette documentaire :

La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportion astronomiques. D’où vient tout cet argent ? Comment peut-il y avoir tant d’argent à prêter ? La réponse est simple : Il n’y en a pas !
Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.
Ce long métrage d’animation, dynamique, pédagogique et divertissant va vous expliquer, de manière compréhensible par tous, les effets magiques et pervers du système actuel d’argent-dette.
Un film indispensable pour comprendre les sources de la crise mondiale !