Europe et NOM

Le Nouvel Ordre Mondial n’existe pas ? :

 

Faisons un petit exercice en analysant une version officielle d’un sujet précis suscitant quelques interrogations. Prenons le cas d’un thème récurrent souvent associé au conspirationnisme : le Nouvel Ordre Mondial. Le site « conspiracywatch » qui se dit être un observatoire du conspirationnisme, a fait une vidéo traitant du sujet. Cette vidéo, soutenue par la DILCRAH, présente le sujet de la façon suivante : « Ce mythe est né dans les années cinquante, aux Etats-Unis, au sein de l’extrême droite anticommuniste. Dans les années qui suivent, il fusionne avec d’autres croyances conspirationnistes et commence à essaimer bien au-delà de l’extrême droite traditionnelle, séduisant aussi bien dans la gauche radicale que dans les sphères religieuses intégristes. Thème de prédilection de la mythologie conspirationniste contemporaine, le « Nouvel Ordre Mondial » renvoie à un très grand nombre de significations différentes. Pour nourrir leurs obsessions, de nombreux conspirationnistes n’hésitent pas à sortir de leur contexte ces trois mots lorsqu’ils sont prononcés par des personnalités politiques de premier plan. » Donc officiellement le NOM n’existe pas, ce n’est qu’un mythe issu de l’extrême droite ou des milieux religieux intégristes. La vidéo se termine même en disant que le NOM n’est qu’un banal phénomène de croyance… Très bien, voilà en gros pour la version officielle telle que nous devons la croire. Alors sans remettre en cause cette version, nous allons simplement poser une série de questions qu’elle suscite. Il ne s’agit que de simples questions conséquemment à notre esprit critique, rien de plus. Alors allons-y :

Pourquoi cette version officielle ne mentionne-t-elle pas le fait que l’expression « Nouvel Ordre Mondial » a été utilisée pour la première fois par l’écrivain britannique H. G. Wells dans son roman « The New World Order » en 1940 ? Pourquoi ne parle-t-elle pas non plus de Jean-Baptiste Cloots, dit Anacharsis Cloots (1755-1794) révolutionnaire allemand, qui fut le premier à défendre l’idée de citoyenneté mondiale et d’une constitution qui vaudrait pour tous les hommes ? Sans oublier ses trois œuvres exprimant ouvertement l’élaboration d’un gouvernement mondial appelé « République universelle » qui sont : La république universelle ou adresse aux tyrannicides, 1792. Bases constitutionnelles de la république du genre humain, 1793 et Appel au genre humain, 1793.

Pourquoi cette vidéo de la version officielle de ce qu’est le NOM n’a-t-elle pas mentionné Pierre Hillard et tous ses travaux sur le sujet ? Ce dernier étant un spécialiste reconnu sur ce sujet, le minimum aurait été de parler de lui ! Mais là rien !

Et pourquoi cette vidéo ne mentionne-t-elle pas aussi le discours de Nicolas Sarkozy du 16 janvier 2009, présentant ses vœux aux corps diplomatiques étrangers ? Il disait : « Je puis vous dire une troisième chose : on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. » Mettant en évidence l’aspect totalement antidémocratique de la mise en place de ce NOM, corroborant d’ailleurs ce qu’en disent ceux qui sont qualifiés de complotistes…

Sans oublier l’économiste passe-partout Jacques Attali qui n’a que « Nouvel Ordre Mondial » à la bouche et qui n’hésite pas aussi à préciser que la Capitale de ce NOM serait Jérusalem…

Bref, voilà  en gros quelques petites questions qu’on est en droit de se poser face à la propagande officielle sur ce sujet. Néanmoins cela peut suffire aux inquisiteurs de la bien-pensance pour nous taxer de complotistes à défaut de répondre clairement à ces questions. Un peu comme Manuel Valls avec les Bilderberg ! Ce qui serait de leur part une forme d’aveu de leur manipulation, car comme nous l’avons déjà dit : on ne pratique jamais le terrorisme intellectuel lorsque l’on a la vérité !

P-P Blancher

L’argent Dette documentaire :

La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportion astronomiques. D’où vient tout cet argent ? Comment peut-il y avoir tant d’argent à prêter ? La réponse est simple : Il n’y en a pas !
Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.
Ce long métrage d’animation, dynamique, pédagogique et divertissant va vous expliquer, de manière compréhensible par tous, les effets magiques et pervers du système actuel d’argent-dette.
Un film indispensable pour comprendre les sources de la crise mondiale !

Les Royalistes contre la mondialisation contemporaine :

J’ai jadis écrit que « la mondialisation est un fait, mais pas forcément un bienfait », mais, sur cette question, je suis sans doute moins conciliant désormais, et je n’hésite plus à écrire que la mondialisation est, en définitive mais dès ses origines, un méfait, ce qui ne m’empêche pas de rappeler, et la nuance mérite aussi d’être entendue, que « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Ces quelques semaines d’été passées à Etel, sur la côte morbihannaise et à l’écoute permanente des habitants locaux comme des voyageurs de vacances, ont renforcé cette conviction, en plus de mes lectures estivales, et de quelques informations récentes glanées sur tous les médias.

 

Précisons néanmoins le vocabulaire pour éviter tout malentendu : la mondialisation n’est pas la simple internationalisation des échanges ou le dialogue entre les voyageurs et les sédentaires locaux, mais bien plutôt, et comme son nom semble l’indiquer, la réduction du monde à une seule entité globale. Est-il si surprenant, d’ailleurs, que les Anglo-saxons utilisent principalement le terme de « Globalization » pour désigner cette fameuse mondialisation et non un terme qui pourrait être la traduction de la « planétisation » évoquée par le théologien chrétien Teilhard de Chardin dans les années 1920 ? Le terme de globalisation serait aussi mieux adapté pour saisir le phénomène d’extension de la Société de consommation à la totalité du monde (société de consommation née et surtout développée aux États-Unis dès le début du XXe siècle) mais il était considéré, il y a quelques années, comme plus anxiogène que celui, apparemment plus « neutre » de mondialisation : comme le soulignait quelques linguistes, le terme de mondialisation a une connotation favorable et une résonance plutôt positive dans les sociétés francophones quand le terme de globalisation est plus « alarmant », le globe étant parfois ressenti comme l’enfermement dans un bocal aux parois glissantes, une impression qui avait, chez les royalistes rennais d’Action Française du début des années 1990 (précurseurs du Groupe d’Action Royaliste des années 2010), provoqué en réaction la naissance du terme et de la notion de « globalitarisme ».

 

Ainsi, la mondialisation, dont le discours officiel et dominant nous rebat sans cesse les oreilles et qui nous en fait une obligation au nom d’une modernité et d’un progrès eux aussi valorisés avant même que d’être définis et expliqués ou simplement débattus, paraît bien être ce processus, non de simple communication entre des civilisations ou des sociétés reconnues et se reconnaissant les unes les autres, mais d’imposition d’un modèle né en un lieu « nationalement institué » et d’une société qui se veut, ou se prétend, au nom d’un « Bien » qui est d’abord le sien et ne peut être commun à tous, le modèle « universel et unique » à suivre pour être « sauvé » ou, simplement, « accepté »… Mais ce modèle a une grande propension à être assimilé par nombre de récepteurs et pas forcément sous les mêmes traits et formes que l’émetteur premier, ce qui explique que, désormais, la Chine revendique plus encore que les pays d’Europe « la » mondialisation, comme on a pu le constater lors du dernier forum mondial de Davos en janvier 2017, profitant aussi du fait que les États-Unis, longtemps promoteurs d’une mondialisation qu’ils avaient suscitée et abondée, semblaient, au moins à la tête de l’État politique, plus « réservés » envers leur « créature »… Pourtant, que la mondialisation échappe aux mains de Washington (du moins du Pouvoir de la Maison Blanche), elle n’en reste pas moins fidèle à ses grands principes qui voient surtout le triomphe de l’Économique sur le Politique ; de l’Individu sur la personne et la société ; de la Consommation illimitée sur la « mesure » humaine et les lois de la nature ; du « globish » sur les diversités linguistiques et langagières ; de l’Argent sur tous et tout…

 

Il est, dans les manuels scolaires et universitaires, évoqué des mondialisations plus anciennes, le terme s’appliquant à des processus historiques que l’on nommait autrement jadis, de la romanisation du bassin méditerranéen sous l’Antiquité à l’occidentalisation des Amériques après leur « découverte », jusqu’à la colonisation de l’Asie et de l’Afrique au XIXe siècle par quelques puissances européennes et « l’achèvement » de l’exploration de toutes les terres habitées (ou non) par les géographes et autres scientifiques navigateurs et voyageurs… Toutes ces mondialisations sont des conquêtes et pas seulement des découvertes, et aucune ne fut pacifique en tant que telle. Elles ont même entraîné des exterminations massives, volontaires ou non (le choc microbien n’est pas toujours le résultat d’une intention du conquérant), et la fin de grandes et anciennes civilisations, pour le meilleur parfois comme pour le pire souvent : si la romanisation des Gaules pouvait être considérée comme une « chance » par un Jacques Bainville (en réaction aux discours chauvinistes et « néo-Gaulois » des républicains et des bonapartistes du XIXe siècle), la destruction des peuples indiens par les Conquistadores peut bien être compris comme un ethnocide culturel doublé d’un populicide humain…

 

Aujourd’hui, la mondialisation rencontre de multiples résistances de par le monde mais sa capacité d’attraction paraît la plus forte : elle est l’illusion de la prospérité générale quand elle n’est, en fait, que la justification des injustices sociales et de la démesure, en particulier financière, dont l’épisode Neymar de cet été n’est qu’un exemple parmi d’autres…

 

Pour les royalistes, la mondialisation doit être combattue : non pour se replier sur une forteresse « France » mais, au contraire, pour que notre pays soit capable de jouer son rôle international et éminemment politique de puissance arbitrale et qu’il reste, mieux qu’un hexagone, une civilisation aux racines multiples et aux fleurs diverses et colorées…

 

Jean-Philippe Chauvin

 

 

Quand Varoufakis dévoile les coulisses de l’Europe

Dans son dernier livre, l’ancien ministre des Finances grec lève le voile sur les coulisses européennes. Un témoignage décapant. En voici deux épisodes.

Isabelle COUET

Deux ans après avoir été poussé à la démission, Yanis Varoufakis, ancien ministre grec des Finances, réputé pour son anticonformisme a publié un livre choc révélant les dessous des négociations entre son pays et la Troïka pendant ses six mois au gouvernement. Il décrit notamment sa rencontre avec Michel Sapin et son premier Eurogroupe vécu comme une expérience kafkaïenne.

MICHEL SAPIN, l’HOMME AUX DEUX DISCOURS

En préparation de son premier Eurogroupe, le nouveau ministre des Finances grec Yanis Varoufakis fait la tournée de plusieurs capitales européennes. Il rencontre Michel Sapin à Paris pour lui expliquer son plan pour la Grèce.

Le Grec et sa petite délégation sont accueillis à Bercy par un homme jovial et chaleureux, « typiquement latin dans sa gestuelle et son langage corporel ». Tout le monde s’assoit, y compris les traducteurs appelés en renfort car Michel Sapin est « le seul ministre de l’Eurogroupe ne parlant pas anglais », rapporte Varoufakis. Le ministre d’Alexis Tsipras est invité à exposer ses idées  : il évoque son plan de restructuration de la dette grecque et, espérant sans doute faire mouche, propose de bâtir « une nouvelle relation entre son pays et l’Union européenne inspirée du contrat social de Jean-Jacques Rousseau ».

La réponse de Michel Sapin le comble au-delà de ses attentes : « Le succès de votre gouvernement sera aussi le nôtre. Il est important que nous changions l’Europe ensemble et que nous remplacions cette obsession de l’austérité par un agenda pro-croissance. La Grèce en a besoin, la France en a besoin, l’Europe en a besoin ». Encouragé, Yanis Varoufakis se met à détailler des mécanismes un peu complexes par lesquels la BCE et BEI pourraient efficacement soutenir l’économie européenne, en réduisant la dette et encourageant l’investissement. Son interlocuteur acquiesce et réaffirme avec emphase la promesse de François Hollande « Ensemble, nous devons redémarrer l’Europe.»

Victoire ! Yanis Varoufakis sent un vent de révolution se lever dans l’enceinte de Bercy. « C’est tout juste si Michel ne m’a pas attrapé la main pour qu’on aille prendre la Bastille en chantant la Marseillaise », raconte-t-il avec une pointe d’ironie.

Mais l’atmosphère va rapidement changer et le souffle révolutionnaire retomber….

La suite de l’article d’Isabelle COUET, sur Les Échos.

Quand l’Union européenne trahit les ouvriers français… et les autres ! :

Dimanche soir, toute l’Europe (du moins les gouvernements européens de l’Union et ses institutions) était « macroniste » : l’ancien ministre de l’économie de François Hollande était celui que tous semblaient espérer et tous voyaient en lui le nouveau sauveur de la construction européenne, et le disaient, le clamaient à l’unisson. Mais, une fois les lampions précocement éteints, l’Union européenne, comme dégrisée, dénonce la volonté affirmée dans son programme d’une certaine régulation de la mondialisation, ce qui est tout de même fort de café au regard de la situation actuelle, en particulier de l’usine Whirlpool et de la délocalisation spéculative pratiquée par la multinationale états-unienne, opération qui laisse plus de 280 personnes sur le carreau, sans compter les intérimaires et les sous-traitants.

Dans son édition du mercredi 10 mai et en ses pages économiques, Le Figaro (sous la plume de Jean-Jacques Mével) évoque de quoi il retourne, sans donner tort à M. Macron dans ce qui s’annonce comme l’un des premiers bras de fer du nouveau président avec Bruxelles et, peut-être, Berlin : « Emmanuel Macron jure qu’il ne soutient ni « la mondialisation naïve », ni le libre-échange à tout va. Et c’est un projet littéralement protectionniste du président élu qui commence à semer le trouble à Bruxelles, à Berlin et dans d’autres capitales du nord de l’UE : réserver les marchés publics du Vieux Continent aux entreprises qui localisent la moitié au moins de leur production sur le sol européen. » Fichtre ! Le grand mot est lancé, celui que M. Hollande vouait l’autre jour aux gémonies : protectionnisme.

En fait, ce « protectionnisme » évoqué par Le Figaro n’est pas un protectionnisme national mais bien plutôt un protectionnisme européen, que le journal rebaptise, comme pour enfoncer le clou, « patriotisme économique », formule jadis utilisée par M. de Villepin, aujourd’hui soutien du nouveau président. Mais, européen ou non, c’est toujours un sacrilège économique pour les grands prêtres de la mondialisation, qui voit dans cette proposition de M. Macron « une solution de facilité d’inspiration populiste », selon la formule lâchée, à en croire le quotidien de droite, « au plus haut de la Commission » (Juncker ? Moscovici ?). « C’est surtout le credo libéral que suit rigoureusement la Commission Juncker, en publiant ce mercredi ses « Réflexions sur une reprise en main de la mondialisation » (…).

« Le document (…) reconnaît que « le revenu réel des classes moyennes a stagné dans l’UE durant la dernière décennie », avec un risque réel que « les inégalités s’accroissent encore, en même temps que la polarisation sociale ». La mondialisation et l’accélération technologique ne sont pas des mutations de tout repos. »

Ainsi, la Commission, dans sa grande bonté, « reconnaît » les conséquences sociales ennuyeuses de la mondialisation mais, surtout, pas question de toucher à ce tabou des temps (et des élites, ou supposées telles ?) contemporains : le dogme avant tout, l’idéologie d’abord, et tant pis pour les nouveaux « vaincus de l’intégration mondiale », qui pourront toujours se recycler dans une profession uberisée ou numérisée… Ce cynisme fait froid dans le dos, et il prépare les colères de demain, que cette même Commission qualifiera, avec une moue dégoûtée, de « populismes ».

Les dirigeants des institutions de l’Union européenne affirment ainsi que les évolutions en cours, y compris dans leurs aspects les plus socialement injustes, « ne peuvent être ni stoppées, ni inversées », ce qui me semble faire preuve d’un grand fatalisme et d’une absence de volonté (et de courage) dont, pourtant et a contrario, les mêmes n’hésitent pas à faire montre quand il s’agit d’appeler les États (dont, au premier rang, la France) à mener les fameuses « réformes » qui doivent libéraliser un peu plus la vie économique et sociale, au risque de créer de nouveaux déséquilibres et de nouveaux drames sociaux sur nos territoires.

Le texte de la Commission poursuit : « Si nous fermons nos frontières, les autres feront de même et tout le monde se retrouvera perdant », argument désormais classique des libre-échangistes et qui semble oublier que, hors d’Europe, la plupart des pays protègent leurs industries et leurs marchés des intrusions qui leur semblent menacer leurs propres populations et souveraineté économique. C’est ce dernier point que, d’ailleurs, souligne le journaliste : « L’idée, inscrite noir sur blanc dans le programme du candidat à l’Élysée, n’est pas nouvelle. L’État chinois et d’autres géants pratiquent le patriotisme économique sans arrière-pensée. Les États-Unis appliquent leur Buy American Act depuis 1933, quand l’instauration de barrières commerciales devait accélérer la sortie de la Dépression. Lors d’un autre passage à vide, un demi-siècle plus tard, le président Reagan a élargi la préférence nationale à l’industrie du transport de masse.(…)

« La classe politique française, à défaut de maîtriser la mondialisation, se remémore à chaque élection qu’elle pourrait user de la commande publique comme un bras armé, notamment dans les transports et les chantiers d’infrastructure. » Cette proposition, si elle ne peut assurer à elle toute seule une stratégie économique face à la mondialisation, a au moins le mérite de remettre le politique et l’État au cœur du jeu, permettant la préservation des intérêts de l’économie nationale et des salariés français, ce qui n’est tout de même pas négligeable, me semble-t-il !

En tout cas, ce qui est certain, c’est que le nouveau président va devoir batailler ferme pour tenir ce qui n’était jusqu’alors qu’une promesse de campagne : si le protectionnisme européen n’est pas la solution idéale (et les salariés de Whirlpool en sont bien conscients, puisque le pays, la Pologne, qui va accueillir leurs machines et leurs emplois délocalisés appartient à l’Union européenne…), il peut apparaître comme une première protection utile pour maintenir une part du travail en France et garantir des règles sociales un peu plus favorables aux ouvriers français qu’aujourd’hui.

A l’inverse, si M. Macron cède aux oukases libre-échangistes de Bruxelles (et de Berlin ?), son quinquennat ne sera que la triste continuation du précédent et il n’aura aucune excuse à mes yeux et à mon cœur de royaliste social. Le test est d’importance : au-delà du président fraîchement élu, il concerne l’avenir économique et, en particulier, industriel de la France pour les décennies à venir.

Mais, il faudra sans doute penser plus loin que ce protectionnisme-là, pas totalement satisfaisant, et, dans le même temps, produire et consommer plus local…

Jean-Philippe Chauvin

 

 

 

219 guerres américaines en comparaison de celles de la Russie, de la Chine, de l’Iran et de l’Allemagne :

219 guerres américaines en comparaison de celles de la Russie, de la Chine, de l’Iran et de l’Allemagne

La liste suivante montre les guerres américaines des 230 années passées en comparaison avec les pays redoutés dans le monde entier, la Russie, l’Iran, la Chine et l’Allemagne. Tout observateur de cette comparaison doit décider lui-même laquelle de ces cinq nations a à son actif les attaques les plus dangereuses. Car on voit que les guerres américaines sont la plupart du temps des guerres d’agression. Pendant les 230 ans de leur existence ils ont attaqué des peuples qui ne leur ont jamais fait de tort et ils les ont combattus dans pas moins de 219 guerres ou les ont terrorisés d’une autre manière. Quel que soit le parti au pouvoir, les dirigeants américains orientent leurs actions bellicistes selon le scénario des ploutocrates qui sont au-dessus d’eux et pour lesquels il n’y a que leur propre but de politique d’hégémonie qui compte.

Sources / Liens :

Militär-Historisches Kriegs-Lexikon – G. Bodart – Google Books
Liste von Kriegen und Schlachten im 20. Jahrhundert – Wikipedia

Brexit/UE : L’amorce d’une chute :

sortie UE

La Grande Bretagne est fracturée. Dans les grandes villes comme Londres et Manchester, les anglais sont abasourdis. Dans les zones péri-urbaines et rurales les citoyens britanniques ont largement votés pour la sortie de leur pays de l’UE. Ce clivage alarmant reflète une réalité. C’est la fracture du peuple contre la grande élite bourgeoise. Cette élite méconnaît et méprise le peuple. Les grandes villes ne sont pas représentatives du pays, voilà l’échec de l’Europe, la coupure avec la réalité des nations, du quotidien des citoyens. L’Union Européenne est trop opaque, sa politique n’est pas claire, elle se définit sur de grands principes universels restés beaucoup trop vagues. Mais quel est la particularité de l’Union Européenne dans ce cas ? Pourquoi se joindre à elle ?

La classe dirigeante a une fois de plus échouée. Malgré les efforts de David Cameron pour convaincre les britanniques de ne pas sortir de l’Europe, c’est pourtant le « leave » qui l’emporte à 51,9 %. Ironie de l’histoire, David Cameron qui avait basé sa politique sur ce référendum et qui en avait fait son argument n°1, a annoncé sa démission, suite au « leave » majoritaire. La rencontre des “élites” avec le peuple est souvent brutale, au moins a t-il le mérite d’en tirer les conclusions qui s’imposent dans son cas et qui devraient d’ailleurs s’imposer à la classe politique française, celle-ci aura t-elle le courage d’engager un référendum?

L’UE, cette diaspora oligarchique, ce laboratoire dont les scientifiques en costume-cravate décryptent les politiques nationales, suggèrent ou imposent telle mesure qui a fait ses preuves dans tel pays, ou même qui n’a connu aucune application mais qui devrait tenir ses promesses et c’est sur, profitera à l’UE… Mais enfin à qui profite le crime des nations?

Sans aucun doute aux lobbies qui sont tous représentés et font voter des lois en leur faveur. On peut notamment penser aux industries agro-pétro-chimiques pour qui l’UE n’est rien d’autre qu’un grand laboratoire et terrain de jeux à ciel ouvert.
Sans doute aussi à un projet plus global de suppression des barrières non tarifaires entre les pays afin d’aligner les normes sanitaires mais également les domaines législatifs, sociaux, etc. Bien entendu, l’objectif final est l’alignement transatlantique.

Rappelons que le Royaume Uni n’était pas dans l’espace Schengen (libre-circulation des biens et des personnes). Le pays continuera à profiter du marché Européen et à taux préférentiel, tandis que les autres pays européens n’abandonneront pas pour autant leur marché britannique. Pour ce qui est des débats de l’UE, l’Angleterre faisait souvent barrage aux autres. En revanche, Macron a clairement signifié que le traité du Touquet était de l’histoire ancienne. Les frontières de Calais vont s’ouvrir, laissant passer tous ces migrants vers l’Angleterre …
Le résultat de ce référendum britannique entraînera la volonté d’autres référendum dans d’autres pays d’Europe. Les peuples doivent reprendre le contrôle de leurs nations, mais nous ne sommes pas dupe que les élites feront tout pour éviter la consultation populaire…
Souvenons nous du référendum pour la constitution européenne, le 29 mai 2005, avec 69 % de participation, le traité fut rejeté par 55 % des électeurs. La suite nous la connaissons, quand les peuples votent mal, ils peuvent remercier leurs élites de décider pour eux!

L’Ecosse organisera bientôt un référendum quant à son indépendance afin de devenir le 28ème membre remplaçant la Grande Bretagne. En effet les Écossais ont largement voté le “in” à 62%, cependant ce référendum n’a pas mobilisé autant qu’en Angleterre !

Pendant ce temps dans d’autres pays au sein de l’UE, la victoire de ce référendum donne encore plus envie et de motivations à ceux qui le reclament depuis des années ! On pense notamment à l’Autriche où le parti d’extrême droite le réclame, tout comme au Pays-Bas. En République tchèque le premier ministre a déclaré qu’en cas de Brexit le débat sur leur retrait sera ouvert. En France aussi le FN et Jean-Luc Mélenchon en parle, mais surtout, Ipsos a réalisé un sondage à travers l’Europe, leur étude montre que 55% des Français et 58% des Italiens souhaitent un tel référendum !

Ce sont les “citoyens Européens” qui eux-mêmes ne souhaitent plus de cette Europe supranationale. Ce constat est alarmant, l’EU est un échec, il est l’heure de reprendre les choses en main et de rétablir une réelle souveraineté Nationale ! Les français ainsi que les autres européens font preuve d’un euroscepticisme décomplexé. La République continue pourtant de faire la sourde oreille ! Un Roy souverain pour un pays indépendant sur la scène mondiale. Retrouvons notre Grandeur.

Notre jour viendra !

Aurélie et Fanfan