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Non, les salariés ne doivent pas être les sacrifiés de l’économie.

Le mardi 31 mars est un jour de deuil pour l’emploi en France.

Dans cette seule journée, le transporteur routier Ziegler France et l’enseigne d’ameublement Alinea ont été placées en liquidation judiciaire et leurs activités totalement arrêtées dans le même mouvement.

2700 salariés (1500 pour Ziegler, 1200 pour Alinea) ont ainsi été mis sur le carreau, sans recours possible : c’est un véritable gâchis social et humain.
Entend-on les protestations du gouvernement français, ses questions sur les responsabilités et les gestions parfois peu appropriées aux enjeux et sur ce sort terrible qui frappe les 2700 travailleurs aujourd’hui ?

Que fait la République pour, au moins préserver l’avenir des salariés et des outils de travail aujourd’hui destinés à être dispersés sans que les travailleurs ne puissent s’y opposer ou en récupérer une partie ?

Il ne s’agit pas de maintenir des secteurs économiques en activité à tout prix, mais d’accompagner leur mutation si cela est nécessaire, de préserver les écosystèmes locaux et les savoir-faire, et d’initier de nouvelles pistes de travail et de formation : or, c’est ce que la République ne fait pas…

Il est vraiment temps d’établir un État qui agit pour défendre les intérêts de la France et qui soutienne les entreprises et leurs salariés pour affronter les soubresauts des crises ; un État qui renforce le Travail sans le brider à tout prix ; un État qui évite l’étatisme tout en rappelant leurs devoirs sociaux aux grands groupes financiers comme industriels et aux actionnaires, trop souvent négligents à l’égard des salariés.
Cet État porte un nom : la Monarchie royale et sociale.





Les fonctionnaires méritent mieux que la République.

Dans la crise de la dette que connaît actuellement notre pays, il est parfois de bon ton de chercher (et de trouver…) des boucs émissaires : les fonctionnaires en font souvent d’excellents, semble-t-il, et les enseignants particulièrement, ce qui n’est pas forcément juste ! Bien sûr, certains verront dans mon propos une réaction corporatiste, par le simple fait que je suis moi-même professeur de l’éducation nationale, et cela depuis environ trente-cinq ans, ce qui m’a néanmoins laissé le temps d’apprécier les qualités et les défauts de la « classe enseignante ». Je n’ignore rien des légitimes sentiments et ressentiments à son égard. Mais ce n’est pas, pour l’heure, l’objet de mon propos : d’autres notes de ce site les évoqueront dans les mois prochains…

En fait, je voudrai ici rappeler une simple chose : les fonctionnaires sont utiles, leur fonction l’est, presque par définition, puisqu’il s’agit de faire fonctionner les rouages de l’Etat, et cela même s’ils sont parfois pesants, trop nombreux ou complexes, voire kafkaïens. L’Etat a besoin de fonctionnaires, mais sans doute peut-on penser que « tant vaut l’Etat, tant vaut sa Fonction publique », et, par là-même, ses fonctionnaires… J’avais trouvé, il y a déjà quelques années, un texte publié dans le numéro de mars 1933 du Bulletin mensuel des groupes d’Action Française de la Mayenne intitulé « Le Maine », bulletin dont j’ai désormais une belle petite (mais encore bien incomplète) collection. Un texte dont il me paraît intéressant de republier quelques phrases sur les fonctionnaires, au moins pour rappeler les responsabilités premières de l’Etat lui-même, Etat qui se dit « République » et, pourtant, oublie le sens latin du terme, de cette Res Publica qui n’est pas exactement celui de la République contemporaine, système idéologique et institutionnel (« l’absence de roi », disait Anatole France) souvent coupé du pays réel et de ses citoyens concrets : « Ce n’est pas à l’Action Française qu’on crie : « A bas les fonctionnaires » ; il est d’un régime sain d’honorer, de bien traiter ses fonctionnaires ; trop nombreux ? Certes ; trop lourds au budget ? Sans doute ; à qui la faute ? Aux institutions, pas à eux. Il est aussi d’un régime sain de protéger, d’encourager le commerce, l’industrie, la terre : à force d’user les richesses des individus on ruine le pays. Mais il est d’un régime fol de susciter les jalousies, d’attiser les rivalités, d’exciter des intérêts qui semblent opposés ; la République s’y emploie actuellement avec une science remarquable de l’intrigue et de la félonie. Habiletés, manœuvres, ficelles, qui ne remplissent pas les coffres. » En quelques mots, tout (ou presque) est dit : alors, il importe de ne pas se tromper de colère, et il importe encore plus de cibler les vraies responsabilités.

Sous la Restauration, le baron Louis s’écriait : « Faites-moi de bonne politique, je vous ferai de bonnes finances ». La formule vaut pour aujourd’hui comme elle valait pour hier, et elle peut s’appliquer, aussi, aux fonctionnaires eux-mêmes… « Faites-moi de bonne politique, et je vous ferai de bons fonctionnaires » ! Cela s’avère urgent, au regard des défis contemporains, d’autant plus en cette période de disette budgétaire…



Jean-Philippe Chauvin


Bernanos, pèlerin de l’absolu :

Découvrez le dernier livre de Frédéric Poretti (Winkler) sur Bernanos :

Georges Bernanos, toujours et peut être aujourd’hui plus qu’hier, reste d’une redoutable actualité pour qui comprend, voit et analyse notre quotidien qu’une pente semble diriger vers le néant d’un nouvel ordre mondial, celui des numéros et des robots. Bernanos est un « chevalier », de ceux qui ne renoncent jamais et qui égrènent de leur présence, notre histoire, à la fois révolté mais fidèle aux promesses du baptême de notre France. Avec ceux qui arrivent à décrypter les pensées d’Orwell, d’Huxley jusqu’à Tolkien, nous voyons avec Bernanos, une ligne d’avertissements dans la défense de cette dentelle du rempart civilisationnelle qui, comme une peau de chagrin, est menacée par un « prêt à penser » totalitaire. Il nous reste le panache pour reprendre le flambeau de la résistance, comme nos grands Anciens pour l’éternité intemporelle de nos libertés.

Notre jour viendra !

Projet de société !

Découvrez la dernière version du Projet de société par Frédéric Poretti :

Nous sommes des héritiers et comme le disait Bernanos,
ce sont les hommes qui font l’histoire. Les sujets traités
sont divers, comme : l’Économie, le Social, l’Art et la culture,
l’Environnement et les énergies, l’Urbanisme et la Politique.
Ce Projet de société n’est pas une recette mais le fruit de
longues discussions et recherches. Il n’est pas une finalité
mais un outil de travail comme de réflexion.


Certaines idées peuvent évoluer suivant les situations comme
les impératifs politiques du moment, mais la trame principale
reste la profonde tradition française venant du fond des âges.
Nous avons derrière nous une longue histoire et nos libertés,
durement acquises par le sang versé, deviennent une peau de
chagrin devant un système les restreignant un peu plus
chaque jour.


L’analyse de cet ouvrage est empirique, avec pour objectif de
construire un lendemain qui, comme le disait Bobby Sand,
sera dans le rire de nos enfants.


Notre Jour viendra !

Le chaos et l’injustice sociale…

Le Chaos et l’injustice sociale : l’échec de la République…


« Que pèse le profond sentiment d’injustice de cette personne aux revenus modestes qui découvre au petit matin la carcasse calcinée de sa voiture ? Son assurance la remboursera à la valeur du bien, c’est-à-dire souvent pas grand-chose. Qui perçoit sa colère silencieuse ?
« Cette injustice-là, aussi, doit être prise en compte. Combien sont-elles ces personnes anonymes,victimes des dégradations, et qui une fois le calme revenu, les colères apaisées, garderont en elles le sentiment d’être considérées comme quantité négligeable ?
 »

Ouest-France, samedi 8 juillet 2023, en page 1.


Dans ces temps d’incertitude, de haine et de chaos, nous pourrions désespérer mais il importe de toujours penser au bien de la France et au bien commun des Français, d’abord !

Ce que tout le monde peut constater, du Blosne à Rennes aux quartiers de Nanterre, c’est l’impuissance de la République à résoudre les problèmes qu’elle a contribué à créer et à entretenir, d’une présidence à l’autre.

En 2005, déjà, la crise des banlieues avait montré l’aveuglement et l’imprévoyance de la République : après le chaos, les promesses de « plus jamais ça ! » avaient fleuri dans les discours du « pays légal », mais rien n’a changé… La France paye aujourd’hui le prix de la lâcheté et du renoncement, de l’hypocrisie et de l’inconstance de la République.

Dans l’immédiat, il importe de préserver ce qui doit l’être et de soutenir les efforts des pouvoirs publics pour rétablir la sécurité des biens et des personnes.

Mais il importe de ne pas oublier, au-delà du moment le plus violent de la crise, les causes profondes de ce chaos (immigration mal contrôlée ; entassement des populations déracinées en des cités de béton ; francisation abandonnée ; éducation négligée… et autorité toujours désavouée, au nom de l’enfant-roi…)
et d’évoquer les moyens, en particulier institutionnels (renforcement de l’instruction publique ; respect des valeurs civiques ; restauration de l’autorité et valorisation de la justice sociale… et un État digne de ce nom et de ses fonctions régaliennes…), d’y répondre et de refonder cet « ordre français » nécessaire à la pérennité de la nation et à la concorde nationale.







Groupe d’Action Royaliste.