République et démocratie

L’hypocrisie de la laïcité républicaine :

Les républiques en France ont toujours été anticléricales par essence. Depuis la Convention jusqu’à la Cinquième, chacune à leur manière, elles ont lutté de façon acharnée contre la religion catholique.

Celle qui a ouvertement fait de l’anticléricalisme son cheval de bataille fut la Troisième république. Faisons d’ailleurs un petit bilan rapide et non exhaustif des lois antireligieuses qui furent votées durant cette période :

  • 1879 : Exclusion du clergé des commissions administratives des hôpitaux et des bureaux de bienfaisance;
  • 1880 : Suppression des aumôniers militaires. Interdiction aux magistrats d’assister en corps aux processions de la Fête-Dieu. Suppression de l’enseignement religieux dans les examens
  • 1881 : Suppression de l’enseignement religieux dans les écoles maternelles. Sécularisation des cimetières ;
  • 1882 : Crucifix enlevé des écoles. Suppression des aumôniers de lycées. Enseignement religieux interdit dans les écoles primaires.
  • 1883 : Interdiction aux troupes de paraître en corps aux cérémonies religieuses ;
  • 1884 : Suppression des prières à la rentrée du Parlement. Suppression des aumôniers dans les hôpitaux et de l’exemption des clercs du service militaire ;
  • 1886 : Exclusion des congréganistes de l’enseignement public. Organisation de l’école laïque
  • De 1901 à 1904 – Dissolution et spoliation des Ordres religieux. Suppression du crucifix dans les tribunaux. Suppression aux Congréganistes de tout droit d’enseigner.
  • Emile Combe alors ministre de l’Instruction publique et des Cultes, met en pratique ses convictions laïques et fait fermer en quelques jours plus de 2.500 écoles religieuses. Le 7 juillet 1904, il fait voter une nouvelle loi qui interdit d’enseignement les prêtres des congrégations.
  • Le 9 décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand fait voter la loi concernant la séparation des Églises et de l’État. La loi s’applique aux quatre confessions alors représentées en France : le catholicisme, les protestants luthériens, les protestants calvinistes et les israélites. Elle clôture 25 ans de tensions entre la République et l’Église catholique, l’une et l’autre se disputant le magistère moral sur la société. La loi de séparation de l’église et de l’état (1905) avait prévu de remettre les bâtiments des églises à des « associations cultuelles », que les fidèles devaient constituer. Avant ce transfert de responsabilité, la loi organisa un inventaire des biens de chaque église.
  • 1907 – Suppression des aumôniers de la marine ainsi que de la formule : « Dieu protège la France », inscrite jusque-là sur les monnaies…
  • Etc…

(suite…)

Honte à la pseudo-justice républicaine ! :

Ces derniers jours, la pseudo-justice républicaine a encore fait parler d’elle. Un peu comme le mauvais élève du fond de la classe se faisant remarquer pour sa turbulence. Et qu’a-t-elle fait encore cette pseudo justice ? A vrai dire elle a fait comme à ses habitudes, elle s’est comportée minablement face à une situation qui nécessitait de sa part plus de partialité et de sang-froid. L’affaire en question c’est celle de Clément Méric. Estéban Morillo et Samuel Dufour, les deux protagonistes qui ont été jugés en cette mi-septembre 2018, sont condamnés à 11 ans de prison ferme pour Morillo, et 7 ans ferme pour Samuel Dufour. La lourdeur des condamnations est incontestable ! Sachant d’autant plus qu’il a été prouvé que c’était bel et bien Clément Méric et ses acolytes antifas, qui ont cherché la bagarre. Estéban et Samuel n’ont fait que se défendre. A en juger la condamnation, on a l’impression qu’Estéban Morillo a tué un fonctionnaire de police. C’est d’ailleurs très certainement la peine qu’il aurait encouru si cela avait été le cas. Mais là, il s’agissait plutôt d’un jeune antifa exalté par les slogans de violence permanente qui caractérise tant ce milieu aux méthodes fascisantes avérées. Et c’est à travers cette lourde condamnation que l’on se rend compte à quel point les antifas sont bel et bien considérés par le pouvoir républicain comme une milice supplétive non officielle, mais totalement surprotégée. D’autant plus que la mort du jeune Méric fut un accident, elle ne fut nullement préméditée par Estéban Morillo et ses compères. Jamais ils ne voulurent la mort de quiconque dans cette histoire. Il s’agissait d’une querelle entre jeunes aux camps différents, qui a malheureusement accidentellement mal tourné pour l’un d’eux.

Il n’est donc pas difficile de comprendre qu’Estéban et Samuel ne furent pas jugés pour leurs actes, mais bel et bien pour leur appartenance à la mouvance « d’extrême droite ». C’est « l’extrême droite » qui fut jugé en cette mi-septembre et non l’affaire Méric en elle-même. Même un candidat de télé-réalité le comprendrait assez facilement. L’allégorie de la Justice est souvent représentée avec les yeux bandés, histoire de bien montrer son impartialité lors de son jugement final. Mais pour ce qui est de cette affaire Méric, non seulement la Justice n’avait pas les yeux bandés, mais elle disposait au contraire, d’une lunette de visée pour fusil sniper en direction des deux militants nationalistes. Sachant qu’en plus ils fréquentaient un certain Serge Ayoub, diablotin virulent bien connu du système, incarnation caricaturale de « l’extrême droite » et de la « haine » !  Autant dire que pour les deux militants nationalistes, c’était Alea Jacta Est bien avant le début du procès.

Bref ! Qu’est ce qui a changé depuis l’assassinat de Marius Plateau en 1923 ? Ce dernier était un ancien combattant de 14-18, secrétaire général de la Ligue d’Action française et Camelot du Roi. Il fut assassiné par une anarchiste du nom de Germaine Berton. Et malgré les preuves et les aveux de cette dernière, la pseudo justice républicaine l’acquitta ni plus ni moins. Forcément comme le disait si bien Saint Just en son temps : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». Le slogan « La liberté ou la mort » est malheureusement toujours d’actualité, et dans cette affaire c’est Clément Méric qui incarnait aux yeux de la pseudo justice républicaine, la liberté en question. Liberté qui pourtant ne rime pas avec « antifa » quand on songe à leurs méthodes fascisantes… D’ailleurs, envoyer sur le terrain un jeune fragile sorti à peine d’une leucémie, il y a de quoi se poser des questions sur les méthodes en question. Car non seulement il ne faut pas s’étonner du résultat final en cas de baston, mais aussi qu’en est-il du responsable antifa de Paris qui avait la responsabilité des activités de Clément ? On les voit tous pleurnicher maintenant, organisant de petites manifs en hommage à Clément avec pour slogan : « Ni oubli, ni pardon ! » Rien que ça ! Encore un slogan qui respire la paix, surtout de la part de gens qui ne savent que pleurnicher sur les conséquences de ce qu’ils prônent… La violence contre ceux qui ne pensent pas comme eux, les antifas, dont faisait partie Clément Méric, l’ont toujours prôné, et ont toujours cherché à la mettre en pratique. Mais depuis quand on envoie au casse-pipe des jeunes gringalets leucémiques à qui on fait croire que la violence au nom de l’antifascisme est une noble cause, sans se soucier des conséquences possibles ?

La partialité des juges et des magistrats devrait susciter plus d’inquiétude. Car force est de reconnaître que l’épuration idéologique des structures de l’état en 1944 et 1945 a été particulièrement efficace, et à ce jour nous en subissons toujours les conséquences.

Nous ne pouvons que souhaiter beaucoup de courage pour Estéban et Samuel, même si nous ne sommes pas pleinement en adéquation avec leurs idées. Nous espérons que leurs avocats, à défaut d’avoir su les défendre efficacement, puissent au moins alléger leur peine et faire que leur détention se passe pour le mieux.

Nous finirons avec une simple petite question pour la pseudo justice républicaine : Et si c’était Clément Méric qui avait tué par inadvertance Estéban Morillo, quelle aurait été la condamnation pour Clément ??

La réponse nous la connaissons déjà, c’est Germaine Berton qui nous la fourni…

P-P Blancher

La république antisociale dans ses oeuvres :

Devant la cadence antisocial d’une ripoublique destructrice de notre économie au profit des banque dont le président fut un des loyales serviteurs, alertons inlassablement nos frères dans la promiscuité des lendemains qui ne seront pas enchanteurs. je republie mon texte de l’an dernier… Ordonnances Macron, qu’en dire pour l’instant
« Les républiques françaises, territoriales et professionnelles, ont besoin d’un fédérateur. On ne sauve une nation qu’en respectant, ou bien en retrouvant, le principe qui a présidé à sa naissance » (A.Murat)
Un monde Orwellien est en marche, depuis quelques temps déjà, il était question de réformer le Code du travail devenu effectivement incompréhensible dans ses inextricables articles. Le nouveau président Macron avait annoncé qu’il gouvernerait par « Ordonnances », voilà qui est fait et tant pis pour les incrédules imaginant une justice dans un système qui depuis bien longtemps est antisocial (
« Code du travail : Ce que contiennent les cinq ordonnances, Alexia Eychenne, 31 août 2017, « Libération », http://www.liberation.fr/…/ce-que-contiennent-les-cinq-ordo…). Il est plutôt question de faciliter les solutions expéditives concernant les salariés comme leurs instances représentatives. D’ailleurs un formulaire type sera fait pour les licenciements, plus pratique pour se débarrasser des salariés en entreprise (« Bientôt un formulaire pour se faire licencier ? », Cécile Crouzel Publié le 30/06/2017, le Figaro économie, http://www.lefigaro.fr/…/09005-20170630ARTFIG00002-bientot-…) : « Cela va rassurer les PME, désormais on va pouvoir maîtriser le risque du licenciement » (François Asselin, président de la CPME, « Confédération des petites et moyennes entreprises »). Concernant l’ancienneté : « Avec deux ans d’ancienneté, le plafond sera de trois mois de salaire, augmenté à raison d’un mois par année d’ancienneté, jusqu’à 10 ans. Puis en hausse d’un demi-mois par an, pour atteindre 20 mois maximum pour 30 années dans la même entreprise. Les salariés avec peu d’ancienneté sont pénalisés, car la loi accorde aujourd’hui au moins six mois de salaire après deux ans de maison dans des entreprises de plus de 10 salariés. Le juge ne gardera sa liberté d’appréciation qu’en cas d’atteinte aux libertés fondamentales (harcèlement, discrimination, dénonciation de crimes et délits…) » (« Code du travail : Ce que contiennent les cinq ordonnances, Alexia Eychenne, 31 août 2017, « Libération », http://www.liberation.fr/…/ce-que-contiennent-les-cinq-ordo…). Voilà en guise de remerciement pour bons et loyaux services !…

(suite…)

Chronique d’une république destructrice :

Concrétisez votre soutien dans nos activités vidéos :
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Suite à la suppression de la première version de cette vidéo sous prétexte de droit d’auteur réclamé par l’INA, nous repostons donc la vidéo : Chronique d’une république destructrice !

Cette vidéo est la présentation d’un discours fait par Frédéric Winkler, président du Groupe d’Action Royaliste, lors du banquet Camelot du 23 janvier 2011.

Panoplie spécial 14 juillet :

« Si, arrachant son masque, vous lui demandez : qui es-tu ? Elle vous dira :

Je ne suis pas ce que l’on croit. Beaucoup parlent de moi et bien peu me connaissent. Je ne suis ni le carbonarisme… ni l’émeute… ni le changement de la monarchie en république, ni la substitution d’une dynastie à une autre, ni le trouble momentané de l’ordre public. Je ne suis ni les hurlements des Jacobins, ni les fureurs de la Montagne, ni le combat des barricades, ni le pillage, ni l’incendie, ni la loi agraire, ni la guillotine, ni les noyades. Je ne suis ni Marat, ni Robespierre, ni Babeuf, ni Mazzini, ni Kossuth. Ces hommes sont mes fils, ils ne sont pas moi. Ces choses sont mes œuvres, elles ne sont pas moi. Ces hommes et ces choses sont des faits passagers et moi je suis un état permanent.

Je suis la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble. Je suis la proclamation des droits de l’homme sans souci des droits de Dieu. Je suis la fondation de l’état religieux et social sur la volonté de l’homme au lieu de la volonté de Dieu. Je suis Dieu détrôné et l’homme à sa place (l’homme devenant à lui-même sa fin). Voilà pourquoi je m’appelle Révolution, c’est-à-dire renversement… »

Mgr Gaume, La Révolution, Recherches historiques, t. I, p. 16 et 17

 

Un autre regard sur les raisons de la guerre en Libye :

1-Premier satellite Africain RASCOM 

C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient  disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.

L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale, le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans.

C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant  des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions  et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi.

Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les  milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.
(suite…)

Le processus génocidaire de la révolution :

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Voici quelques extraits de l’intervention de l’historien Reynald Sécher, sur Radio courtoisie, lors de l’émission du 4 juillet 2017 ayant pour thème les Guerres de Vendée.

Présents également lors de cette émission :
Olivier Tournafond, assisté de Caroline, recevait Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, Frédéric Winkler, président du Groupe d’Action Royaliste ; et Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire-géographie.

Libertés N°35 – L’illusion démocratique :

Certains se diront mais qu’importe et que puis-je faire en ces temps de confusion où l’ordinaire se couche et subit dans un silence approchant la pire des soumissions dans un esclavage librement consenti. Laissons-faire souffle à nos oreilles des médias aux ordres d’un prêt à penser et dépensons notre énergie dans les stades olympiques où là seulement reste encore un peu de jus patriotique. Ce jus galvaudé où des milliers de gens viennent applaudir des produits de pub friqués nageant dans les alcôves médiatiques où baignent tant de superficialité politiques. Ces temps de confusion d’un monde du spectacle permanent, cette fin d’un monde qui, pourtant fut celui de la pensée et de l’élévation ne doit pas nous faire fléchir ! C’est en conscience que nous avons décidé, il y a aujourd’hui presque 10 ans, de reprendre le flambeau de la tradition des pères. Ce flambeau est une permanence intemporel, il est réel et vivant, il traverse l’histoire.

Il est un sang qui irrigue nos veines, tel un feu. Aucun doute ne doit traverser notre esprit car si tel était le cas se serait une emprise matériel telle une maladie qui contaminerait notre être dans son entier. Qu’importe les autres, qu’importe les attirance superficielles et momentanées dont nos frères sont abreuvés et tributaires, nous avançons avec les siècles. Nous sommes cette fidélité, qui chaque jour nourri de la sève des Du Guesclin, Jeanne et Baudouin, comme tant d’autres, nous interdit tout doute et fléchissement mais pas seulement. C’est aussi une question de survie pour nos proches comme pour ceux à naître demain, que nous avançons dans nos certitudes conquérantes. Fier d’un passé, d’une terre qui a vu naître la chevalerie et dont la langue fut et reste celle de la magnificence, nous savons où reste l’essentiel. Alors que jamais, en cette nouvelle année, le doute nous atteigne car si tel était le cas, nous aurions alors failli, c’est un peu comme si, à Montgisard nous avions laissé nos frères pieux, notre Roi lépreux et ses leudes chevaliers devant le danger de la défaite. Oui mes amis, seule la détermination donnera la victoire. Seule la connaissance, les lectures, comme notre implication de chaque jour, rassemblera autour de nous, les indécis. Le temps qui passe voit finir la superficialité marchande de la ripoublique antisociale, qui sème sur notre chemin les derniers esprits libres qui seront les bâtisseurs de demain.

Notre jour viendra !

Frédéric Winkler

La démocratie illégitime ? :

D’après le philosophe Alexandre Kojève (1902-1968), l’idée d’une autorité de la majorité est tout simplement contradictoire :

« En effet, vu que l’on ne peut pas exercer d’Autorité sur soi-même, il n’y a aucun sens [à] parler d’une Autorité de la Majorité sur elle-même (c’est-à-dire sur ses membres, puisque, par définition, la Majorité est une quantité, c’est-à-dire une somme de ses membres).

Quant à la Minorité, son existence même prouve qu’elle ne reconnaît pas l’Autorité de la Majorité puisque former une minorité signifie précisément s’opposer à la majorité, donc « réagir » (d’une façon ou d’une autre) contre ses actes. Or, là où la Majorité se réclame d’une soi-disant « Autorité » sui generis, due au seul surnombre, elle se réclame en fait de la pure et simple *force*. (Un régime purement et uniquement majoritaire est un régime fondé sur la seule force. On peut donc opposer le régime « majoritaire » au régime « autoritaire », ce dernier s’appuyant sur l’Autorité, le premier sur la force.) »¹

Nous devons en conclure qu’un régime démocratique qui prétend tenir sa légitimité de la seule existence d’une majorité, est en réalité un régime qui repose uniquement sur la force brute du plus grand nombre.

Un tel régime n’est pas plus légitime (ni moins légitime d’ailleurs ?) que tout autre type de régime ; par exemple, qu’un régime dont la légitimité serait déterminée par tirage au sort (en réalité, c’est strictement parlant la même chose).

La majorité n’est pas un principe de légitimité mais l’expression codifiée de rapports de force. Nous devons nous libérer de cette idolâtrie du nombre et nous devons rappeler, sans cesse, aux thuriféraires de la « volonté de la majorité » qu’ils sont, en réalité, les partisans d’un régime fondé sur l’affrontement permanent de forces antagoniques irréconciliables. Un tel système de gouvernement n’est que la légitimation du « droit » du plus fort ; un « droit » où le vainqueur a toujours raison et le vaincu toujours tort. Les démocrates ne seraient-ils, au fond, que les défenseurs du principe de la sélection naturelle par la lutte pour la vie ? La démocratie ne serait-elle, finalement, qu’un sous-produit de la « concurrence vitale » ?

1. Alexandre, Kojève, *La Notion de l’autorité* (1942), Gallimard,2004 (http://www.amazon.fr/Notion-dautorit%e9-Alexandre-Koj%e8ve/dp/2070770443/ref=sr_11_1/171-4161115-5241849?ie=UTF8) p.102.

Nos raisons contre la république #1 :

On nous enseigne que ce qui s’oppose
aux dictatures et à l’oppression, c’est
forcément les républiques, les démocraties
et les Droits de l’Homme.
Pourtant lorsque l’on fait le bilan de
ce qui a été fait au nom de cette
sacro-sainte trinité, on ne peut
s’empêcher de constater qu’elle
s’apparente cruellement, à une forme de
dictature qui ne veut pas dire son nom…

Ce que vous allez lire dans ce document n’a rien de conformiste. Le but étant d’apporter à toute intelligence curieuse et critique, ce que les médias et l’éducation nationale vous cachent dans un but idéologique afin de mieux vous déraciner et vous manipuler.

Tous les articles présentés dans ce document ont été rédigés indépendamment les uns des autres. Ce document n’est qu’une accumulation, sans aucune logique chronologique, de ces articles rédigés dans le cadre de création de vidéos. En conséquence, ne soyez pas étonné de la répétitivité de certains paragraphes ou citations !

Pour ceux qui seront sceptiques à la lecture de certains textes contenus dans ce document, nous vous invitons à faire vos propres recherches avant de formuler toute critique inutile !