Histoire et empirisme

Le processus génocidaire de la révolution :

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Voici quelques extraits de l’intervention de l’historien Reynald Sécher, sur Radio courtoisie, lors de l’émission du 4 juillet 2017 ayant pour thème les Guerres de Vendée.

Présents également lors de cette émission :
Olivier Tournafond, assisté de Caroline, recevait Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, Frédéric Winkler, président du Groupe d’Action Royaliste ; et Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire-géographie.

Le Ditié de Jehanne d’Arc :

1

Je, Christine, qui ay plouré

Unze ans en abbaye close

Où j’ay toujours puis demeuré

Que Charles (c’est estrange chose !),

Le filz du roy, se dire l’ose,

S’en fouy de Paris, de tire,

Par la traïson là enclose

Ore à prime me prens à rire.

2

À rire bonement de joie

Me prens pour le temps, por vernage

Qui se départ, où je souloie

Me tenir tristement en cage ;

Mais or changeray mon langage

De pleur en chant, quant recouvré

Ay bon temps. . . . . . . . . . .

Bien me part avoir enduré.

3

L’an mil quatre cens vingt et neuf,

Reprint à luire li soleil

Il ramene le bon temps neuf

Que on [n’] avoit veu du droit œil

Puis longtemps ; dont plusieurs en deuil

Orent vesqui. J’en suis de ceulx ;

Mais plus de rien je ne me deuil,

Quant ores voy [ce] que je veulx.

(suite…)

Une brève histoire des royalistes d’Action Française en Mai 68.

Lorsque Mai 68 éclate, les monarchistes d’AF ont, depuis quelques années, retrouvé quelques couleurs au Quartier latin et ailleurs, même si la défaite de « l’Algérie française » dans laquelle le mouvement maurrassien s’est énormément investi n’a pas encore été totalement digérée. Les étudiants d’AF disposent d’un mensuel, AF-Université (appelé plus communément AFU), qui répercute leurs campagnes tandis qu’ Aspects de la France, l’hebdomadaire d’Action Française, ronronne un peu, malgré les analyses originales et novatrices de Pierre Debray et l’arrivée de nouvelles et jeunes plumes, comme celle de Gérard Leclerc.

A Nanterre, Patrice Sicard, militant bien connu du mouvement monarchiste, suit la montée en puissance de l’agitation et d’un certain Cohn-Bendit qui, d’ailleurs, s’en prend nommément à lui en l’accusant (à tort) d’être complice des bombardements américains au Nord-Vietnam et d’être le responsable des étudiants d’AF…

Lorsque le Quartier latin s’embrase, les royalistes ne restent pas inactifs, même si leurs marges de manœuvre sont plutôt étroites, coincés entre le pouvoir gaulliste et les contestataires, anarchistes ou gauchistes de toutes tendances… A partir du 13 mai, ils organisent des manifestations quotidiennes « contre la subversion » sur les Champs Elysées et dans le quartier de l’Opéra, et ce jusqu’au 20 mai. Durant ces manifestations, préparées dans les locaux d’Aspects de la France (rue Croix-des-petits-champs, à Paris 1er), les jeunes monarchistes, s’ils brandissent des calicots surtout anticommunistes, développent des arguments un peu différents de ceux de leurs aînés, arguments plus « avancés » et très critiques à l’égard de la Société de consommation, déjà dénoncée par leur « maître spirituel » Pierre Debray. Les affrontements avec le groupe d’extrême-droite et européiste « Occident », qui se joint au bout de quelques jours aux manifestations « contre-révolutionnaires » menées par l’AF, sont parfois violents et montrent clairement la dichotomie entre les stratégies et les idées des deux mouvements, même si quelques ententes fort temporaires peuvent se faire dans quelques facultés. Mais les deux mégaphones de ces manifestations parisiennes restent la propriété de l’AF, tenus solidement par Yvan Aumont et un autre jeune militant, parfois Gérard Leclerc qui harangue ses camarades sur le pavé parisien en vantant le « socialisme de Maurras », socialisme pris dans son sens véritable et non pas idéologique. Contre Marx, Maurras !

Après cette semaine de manifestations, passées malheureusement inaperçues au regard des événements du Quartier latin, les jeunes royalistes retournent dans leurs facultés et lycées, et présentent les idées monarchistes et maurrassiennes à leurs camarades de classe ou d’amphi, malgré les pressions et les provocations gauchistes ou maoïstes. Ainsi, au lycée Berlioz où c’est Patrice Bertin (futur directeur de l’information à « France inter »…) qui organise la « riposte d’AF » en plaçant 5 militants royalistes dans un comité de grève qui compte 11 membres ; ainsi, à la fac de Droit d’Assas où Patrice Sicard tient avec ses amis un stand qui, comme à Sciences-Po, présente un grand portrait de Maurras face à ceux de Lénine et Mao, ce qui fait enrager les gaullistes comme le rapporte un de ceux-ci dans un livre publié ce printemps 2018 ; ainsi, à la Sorbonne, où Pierre Debray présente lui aussi dans un amphi surchauffé les analyses d’AF ; etc.

Dans le même temps, la presse monarchiste d’AF poursuit sa parution, dans des conditions parfois épiques, et multiplie sa diffusion qui atteint en quelques jours des dizaines de milliers d’exemplaires, assurant une nouvelle visibilité près de publics nouveaux, mais qui laissent là encore, au regard des violences et des tendances et idées dominantes, peu de traces dans la mémoire collective, comme le prouvent les multiples publications récentes, articles ou livres, consacrées à Mai 68 et à ses acteurs.

Néanmoins et malgré le fait que les royalistes ne soient pas à l’origine des événements, lorsque le mois de Mai s’achèvera, l’AF aura su tirer parti et profit de son expérience et de sa présence en des terrains difficiles, et son université d’été, le Camp Maxime Real del Sarte, annoncera environ 180 participants en juillet 1968, un record jamais égalé depuis. Ce « printemps royaliste », qui fleurit à l’ombre de Mai 68, n’aura pourtant qu’une brève floraison, avant un hiver long qui n’est pas encore totalement passé…

Jean-Philippe Chauvin

 

Les enseignements des Guerres de Vendée :

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Faisons un survol rapide des évènements : le 14 juillet 1789 éclate une révolution à Paris, pendant la nuit du 4 août 1789 c’est l’abolition des privilèges et des droits féodaux, le 26 août 1789 c’est la signature de la déclaration des Droits de l’Homme, le 12 juillet 1790 la Constitution civile du clergé est adoptée, le 21 septembre 1792 c’est l’abolition de la Monarchie, le 21 janvier 1793, Louis XVI est exécuté par les révolutionnaires.

La convention déclare la guerre à l’Europe afin de propager les idées révolutionnaires et « libérer » soi-disant les peuples du joug des Rois et des aristocrates. De 1792 à 1797, une première coalition militaire est formée par plusieurs États européens contre la France. Le 1er février 1793 la Convention déclare la guerre à l’Angleterre et aux Provinces-Unies.

Pour faire face à cette formidable coalition, la convention décide la levée en masse de trois cent mille hommes, pris parmi les célibataires ou veufs de 18 à 25 ans, le 23 février 1793. C’était la première fois qu’une mobilisation générale était décrétée. Car aux yeux des révolutionnaires, tous les citoyens se devaient d’être égaux devant la guerre. Surtout si cette guerre se fait en faveur de la république et de ses idéaux ! Principe totalitaire issu du rousseauisme : Jean-Jacques Rousseau écrivait : « Tout citoyen doit être soldat par devoir, nul ne doit l’être par métier. »
« Considérations sur le gouvernement de Pologne et sur sa réformation projetée » par J.-J. Rousseau, en avril 1772, Collection complète des œuvres de J.-J. Rousseau, Citoyen de Genève, tome second Contenant les Ouvrages de Politique, À Genève, 1782, p. 380.)


Alors que cette révolution avait été bien accueilli au départ dans les provinces françaises, les persécutions religieuses, ainsi que toutes les fautes, toutes les vexations, l’assassinat du Roi et maintenant la levée en masse imposant d’aller se battre obligatoirement au service de la république, ont été autant d’étincelles pour mettre le feu aux poudres. Et ce sera surtout les campagnes de l’ouest qui s’illustreront formidablement dans la résistance face à ce régime totalitaire incarné par la Convention. C’est le 3 mars 1793 avec les premières émeutes à Cholet que débuteront ce que l’histoire nommera : « Les Guerres de Vendée », associées à la Chouannerie…

(suite…)

Les chevaliers de la Foi :

L’ordre des Chevaliers de la Foi est une société secrète qui a été fondée en 1810 pour défendre le catholicisme et la monarchie légitime. Durant la période du Premier Empire, il avait pour objectif le rétablissement de la monarchie française. Puis durant la Restauration, les Chevaliers se sont organisés dans la tendance parlementaire des ultra-royalistes, avant de se disperser d’eux-mêmes en 1826.

La société des chevaliers de la foi ont pour modèle organisationnel la franc-maçonnerie. Ils utilisent eux aussi des mots d’ordres et des signes de reconnaissance. Les simples chevaliers ont tous un anneau béni, à l’intérieur duquel était gravé le mot caritas, les chevaliers hospitaliers avaient un chapelet avec une croix d’ébène et les chevaliers de la foi en avaient un avec une croix d’argent. Ils pratiquaient donc aussi les cérémonies initiatiques. À genoux devant un crucifix, entourés de luminaires, les chevaliers jurent sur les évangiles le secret, l’obéissance, et la fidélité à Dieu, à l’honneur, au Roi, et à la Patrie. Ils recevaient finalement un coup d’épée sur l’épaule et une accolade des autres chevaliers, pour enfin être de vrais chevaliers…

Nos raisons contre la république #1 :

On nous enseigne que ce qui s’oppose
aux dictatures et à l’oppression, c’est
forcément les républiques, les démocraties
et les Droits de l’Homme.
Pourtant lorsque l’on fait le bilan de
ce qui a été fait au nom de cette
sacro-sainte trinité, on ne peut
s’empêcher de constater qu’elle
s’apparente cruellement, à une forme de
dictature qui ne veut pas dire son nom…

Ce que vous allez lire dans ce document n’a rien de conformiste. Le but étant d’apporter à toute intelligence curieuse et critique, ce que les médias et l’éducation nationale vous cachent dans un but idéologique afin de mieux vous déraciner et vous manipuler.

Tous les articles présentés dans ce document ont été rédigés indépendamment les uns des autres. Ce document n’est qu’une accumulation, sans aucune logique chronologique, de ces articles rédigés dans le cadre de création de vidéos. En conséquence, ne soyez pas étonné de la répétitivité de certains paragraphes ou citations !

Pour ceux qui seront sceptiques à la lecture de certains textes contenus dans ce document, nous vous invitons à faire vos propres recherches avant de formuler toute critique inutile !

L’illégitimité de la république en France :

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L’historien Hippolyte Taine dans son « Ancien régime » écrivait :

« La forme sociale et politique dans laquelle un peuple peut entrer et rester n’est pas livrée à son arbitraire, mais déterminée par son caractère et son passé. »

Hippolyte Taine – L’ancien régime (1875)

Durand des siècles les français ont vécu au sein d’un royaume chrétien et brutalement la république s’imposa de façon aussi illégitime que sanguinaire. Mais ce régime imposé est-il parfaitement adapté au caractère et au passé du peuple français ? Rien n’est moins sûr quant on songe au bilan des cinq républiques accumulées depuis la révolution de 1789.

Le Royaume des Lys a perduré tant que ses fils étaient restés traditionnels comme fidèles envers Dieu, il a chuté dès qu’ils ont sombré dans l’anthropocentrisme et le matérialisme. Les systèmes de gouvernement qui régissent chaque pays sont en général en accord avec la psychologie des peuples gouvernés par ces systèmes. Par exemple, il est difficile d’imaginer la Suisse devenir un royaume à ce jour. Leur système fédéral basé sur la pratique de la démocratie directe, est en parfait accord avec l’éthique historique et la psychologie du peuple Suisse. Faire de la Suisse une monarchie absolue serait absurde et susciterait bien des révoltes à juste titre. Cette logique s’applique également pour tous les peuples dans le monde. D’où l’absurdité de vouloir imposer de façon universelle un système comme la république où une démocratie, sans se soucier des conséquences que cela peut engendrer au sein des populations, dont la psychologie comme la tradition historique, voire même la religion, ne sont absolument pas adaptées.

(suite…)

Souvenez vous de MONTGISARD !

On ignore parfois que faire de sa journée le samedi. Alors plutôt que d’allumer la télé pour regarder les anges de la téléréalité ou BFM, je vous propose de faire votre devoir de mémoire et de vous rappeler de Montgisard. Vous n’en avez jamais entendu parler ? Alors asseyez vous, et laissez-moi vous raconter Montgisard : Cette histoire se déroule il y a 840ans jour pour jour, le 25 novembre 1177, a l’époque ou Jérusalem était un royaume gouverné par les Francs. Depuis deux ans, le royaume du paradis est gouverné par le jeune roi Baudoin IV âgé seulement de 17ans (oui… Vous révisiez votre bac de français lui il gérait un royaume) .

Baudouin est atteint de la lèpre, une maladie qui transforme les gens en meubles IKEA de manière particulièrement lente et douloureuse. Et comme les antibiotiques, a l’époque, c’est très loin d’être automatique, il est clair qu’il ne fera pas de vieux os. Qu’à cela ne tienne, le jeune roi prend sa fonction a bras le corps et gère son royaume du mieux qu’il peut et avec Brio. C’est alors que le Sultan d’Égypte, un certain Saladin, se dit que comme le royaume de Jérusalem est plutôt riche et plutôt bien placé sur la route de la soie….

Il a urgemment besoin qu’on y instaure la démocratie (et l’islam a tant qu’à faire) a grand coup de sabre . Il avance donc ses troupes en terre sainte en évitant soigneusement de s’approcher de la forteresse de Gaza, un peu trop pleine de templier énervés a son goût. Baudouin apprend l’arrivée des armées Ayoubides et se dit qu’on pourrait faire une bonne petite blague a Saladin en attaquant ses terres pendant son absence, et fait route vers la cité d’Ascalon….. Sauf que Saladin assiège Ascalon et prend Baudouin au piège avec toute son armée … Se rendant compte que tout le royaume est alors Open bar pour lui, il part vers le nord ou il va prendre la ville de Ramla. Baudouin se dit alors qu’il est temps de faire quelque chose de stupide …. Il fait envoyer un message aux Templiers de gaza pour leur demander de le rejoindre, et sors d’Ascalon avec ses quelques chevaliers. Il fait alors route vers le nord et redescend vers le camp de Saladin, tout près de la colline de Montgisard .

-Et concrètement ? Tu compte la jouer comment là ?
-c’est simple … On fonce dans le tas !
-‎euh ? T’es sûr ? On est 1200 ils sont 26000 en face ….. C’est pas parce que ta lèpre t’empêche de sentir la douleur que nous on la sens pas !

L’état de baudouin, ostensiblement affaibli par sa maladie n’aide pas beaucoup au moral des troupes. Sauf que l’évêque de Jérusalem, en tête de cortège a fait emporter la vraie croix du Christ ce jour là.. Baudouin descend de cheval et se met a prier devant celle-ci, bientôt imité par tous ses chevaliers, jurant de mourir plutôt que de fuir ! De son côté, notre cher Saladin est en train de séparer ses troupes de manière a les envoyer vers toutes les forteresses de la région . Soudain on voit poindre sur la colline les chevaliers Francs qui s’élancent, et derrière eux la croix du Christ, trônant au sommet. Saladin tente de faire rassembler ses troupes mais les croisés sont déjà au triple galop. Les hommes de Baudouin rentrent dans les lignes Ayoubides comme dans du beur (désolé pour cette blague, j’ai pas pu résister) et sèment la panique dans celles-ci. Voyant que ses troupes ne parviennent pas a prendre l’avantage malgré leur surnombre, Saladin envoie les 1000 soldats de sa garde personnelle dans la mêlée. Même cela ne suffira pas ….

En quelques heures, les Ayoubides sont en déroute et Saladin s’enfuit et rentre en Égypte avec le dixième de son armée de départ. Baudouin IV, un roi lépreux de 17 ans, vient de défaire la plus grande force armée déployée en terre sainte, et d’assurer a son royaume quatres ans de paix. Alors pourquoi cette histoire ? Eh bien déjà, comme dit plus haut, parce c’est aujourd’hui le jour anniversaire de cette bataille. Mais aussi, parce que c’est un symbole. Un symbole de courage dans la figure des chevaliers Francs et Templiers, courant sans rechigner au devant d’une mort certaine. Un symbole de sacrifice, dans la figure de ce roi, rongé par la maladie, préférant souffrir le martyr au service des autres qu’attendre au repos conseillé par ses médecins sa dernière heure.

Un symbole d’espoir, cette bataille perdue d’avance face a une marée humaine, mais remportée pour avoir refusé de faire le moindre pas en arrière. Cette histoire est maintenant terminée, et vous allez retourner a vos occupations, mais gardez dans un coin de votre tête cette histoire, et, chaque fois que vous vous sentirez dépassés, chaque fois que la maladie vous frappera, chaque fois que vous aurez peur, chaque fois que vous vous direz que c’est impossible et chaque fois que vous oublierez ce qu’est être chrétien et être français ….

Souvenez vous de MONTGISARD !

Remy Graillon

Français n’oublie jamais ce que tu es :

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Le chevalier Charette s’exclamait en 1793 :

« NOTRE PATRIE à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont semé devant nous. Notre Patrie, c’est notre Foi, notre Terre, notre Roi. Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ?… Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ?… Pour eux, la patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous, elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous, nous l’avons sous les pieds, c’est plus solide !… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions… Faut rire ! En face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu, la jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver, pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur. »

Interrogeons l’Histoire :

Français, souviens-toi que vers l’an 496, tu étais un Franc et tu te fis baptiser auprès de celui qui était ton Roi : Clovis 1er. Ce jour-là tu adoras ce que tu avais brûlé, et brûlas ce que tu avais adoré, tu étais un de ces fiers Sicambres qui allaient engendrer ce qui deviendra la France.

De gaulois, comme des celtes, gallo-romain, ou arrosé du soleil de Grèce dans les colonies du sud, Burgonde ou Wisigoth, ton sang est déjà le creuset de plusieurs peuples…

Tu ramassas la Corne de Roland, mort près d’Olivier, dans la passe de Roncevaux, à l’endroit où sa forte épée Durandal brisa le rocher, les vers de sa chanson raisonnent encore au creux de nos oreilles, sous les mailles de nos casques d’acier…

Avec Charles Martel, tu avais la francisque à la main lorsque tu mis un terme à l’expansion musulmane en Europe en 732 à la bataille de Poitiers face à l’armée d’Abd al-Rahman.

Tu sortais de St Denis ta bannière rouge immaculée à chaque péril rencontré et jamais celle-ci ne sera tachée du sang de tes semblables comme le sera celle des trois couleurs de la révolution…

Tu étais la détermination lorsque de 885 à 886 tu défendis la ville de Paris des assauts répétés Vikings, qui deviendront bientôt tes alliés avec Rolon.

(suite…)