Histoire et empirisme

Radio Courtoisie – Les massacres en Vendée :

Le 4 juillet 2017, Olivier Tournafond, assisté de Caroline, recevait Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, président d’honneur du Mémorial de France à Saint-Denys ; Frédéric Winkler, président du Groupe d’Action Royaliste ; Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire-géographie, ainsi que l’historien spécialiste des Guerres de Vendée, Reynald Secher, afin de traiter du thème des massacres lors des Guerres de Vendée…

Au nom des démocraties et des droits de l’homme…

Attention: les images peuvent heurter la sensibilité.

70 ans après que les États-Unis ont largué les bombes atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, les historiens sont toujours divisés quant aux motivations réelles de cette décision. Des dossiers récemment déclassifiés mettent en lumière une hypothèse selon laquelle les frappes atomiques ne répondaient pas à une nécessité militaire, mais à la volonté d’intimider l’URSS. Le reporter de RTD, Peter Scott va visiter les deux villes japonaises anéanties à l’époque par les bombes atomiques. Là, il se rendra au Mémorial des victimes et rencontrera des survivants du bombardement, encore hantés par leurs souvenirs. Il parlera également avec Clifton Truman Daniel, le petit-fils du président Truman, de l’héritage controversé de son grand-père.

27 juillet 1214 la gloire de la France :

Nous sommes au début du XIIIème siècle, dans le royaume de France, le Roi Philippe Auguste a passé la majeure partie de son règne à combattre la dynastie anglaise des Plantagenêts. Il reste l’un des monarques les plus admirés et étudiés de la France médiévale, en raison non seulement de la longueur de son règne, mais aussi de ses importantes victoires militaires. La France féodale se transforme grâce aux progrès essentiels qu’il accomplit pour affermir le pouvoir royal. De toutes les batailles qu’il mena au cours de sa vie, il en est une qui va marquer le destin de la France, elle se nomme Bouvines…

Autour du film « Dunkerque »…

Acclamé par la presse anglo-saxonne, le nouveau film du réalisateur de «Interstellar» fait face à une petite polémique en France. Car bien que salué pour son esthétisme et l’expérience immersive qu’il fait vivre aux spectateurs, «Dunkerque» divise quant à l’importance qu’il donne aux soldats français au cours de l’opération Dynamo, sous-représentés par rapport à la réalité historique.

Christopher Nolan nous avait habitués à des scénarios alambiqués, entre variations de mémoire et dimensions parallèles, si bien que l’on se demandait à chacun de ses films si l’on avait bien tout compris en sortant de la salle. Avec Dunkerque, le réalisateur anglo-américain change de registre pour nous surprendre sur un terrain où on ne l’attendait pas: l’Histoire et la guerre.

Car au lieu de plonger Leonardo DiCaprio dans un rêve ou d’envoyer Matthew McConaughey dans l’espace, le nouveau film du réalisateur américain relate le déroulement de l’opération Dynamo, un moment clé de la Seconde Guerre mondiale souvent tenu à l’écart des manuels d’histoire français.

En mai 1940, les troupes alliées sont en pleine déroute face à l’armée allemande et se retrouvent bloquées entre les soldats du Reich et la mer du Nord dans la poche de Dunkerque. Le seul espoir pour ces 400.000 soldats, pris au piège et à la merci des tirs ennemis, est de rejoindre l’Angleterre, dont les côtes ne se trouvent «qu’à» quarante kilomètre de la plage et du port de Dunkerque. Du 26 mai au 4 juin 1940, l’opération Dynamo se met en place dans le but d’évacuer par bateau un maximum de soldats et ainsi éviter leur capture par l’armée allemande. Alors que Winston Churchill espérait récupérer au mieux 40.000 hommes, l’opération miraculeuse de Dunkerque permet d’en évacuer plus de 330.000. Un pitch royal pour Nolan et son joli budget de 200 millions de dollars.

Comment en est-on arrivé là?

Christopher Nolan le dit lui-même: il a moins voulu faire un film de guerre qu’un film de survie. Mais comment ces soldats alliés, Britanniques en majorité, mais aussi Français, Belges et Néerlandais se sont-ils retrouvés pris dans cette nasse?

Le 10 mai 1940, après neuf mois d’attente, les Allemands passent à l’offensive à l’Ouest et attaquent en Hollande, en Belgique et en France. Pensant assister à une redite du plan Schlieffen de 1914, Français et Britanniques se précipitent en Belgique. Mais pendant qu’ils effectuent cette manœuvre classique, les Allemands font passer plusieurs divisions blindées par un massif jugé infranchissable par les Alliés: les Ardennes, au sud-est de la Belgique. La suite est bien connue: c’est la sortie victorieuse des Allemands, la déroute à Sedan (encore!) puis le Sichelschnitt, le «coup de faucille», la course à la mer des divisions blindées allemandes qui prend tout le monde de cours. Il faudra toute la ruse d’un Guderian, le commandant des troupes allemandes, pour continuer sa poussée en contrevenant aux ordres qui lui demandent de rester sur place. Car devant lui, c’est le désert et la panique. Tant et si bien que le 20 mai, les troupes allemandes ont atteint la mer: le corps expéditionnaire britannique (le BEF, commandé par Lord Gort) est littéralement pris au piège avec plusieurs corps d’armées français.

Ce même jour, les autorités britanniques ont déjà décidé d’évacuer le BEF: les discussions de Churchill avec le général français Gamelin et de Lord Gort avec le général Billotte ont stupéfait les Anglais. Ils ont appris que les Français ne disposent plus de la moindre réserve stratégique et que l’encerclement des troupes en Belgique ne peut être rompu. Le général Weygand –très anglophobe– qui a remplacé Gamelin comme commandant en chef des armées françaises, a décidé d’ajourner une contre-offensive de trois jours pour réorganiser ses forces, ou ce qu’il en reste. Le Royaume-Uni risque d’être tout bonnement privé d’armée!

C’est alors que s’organise, avec les moyens du bord, l’opération au cœur du film de Christopher Nolan: l’évacuation des troupes britanniques de la poche de Dunkerque, qui se réduit comme peau de chagrin à partir du 24 mai 1940, tandis qu’à la frontière belge, autour de Lille, les combats font rage.

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Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le rôle des français lors de la bataille de France de 1940 voici une petite synthèse intéressante :

L’été en chansons…

Chansons choisies par : Frédéric Winkler
Mise en page : P-P Blancher

Nous espérons que ce recueil servira à
rassembler dans un temps où la division règne.
Au diable guerres, rancunes et partis !
Comme nos pères, chantons en vrais amis
Au choc des verres, les roses et les lys (Vive Henri IV).

 

1ère partie : Chansons des origines aux temps médiévaux :

Disponible sur la Boutique Royaliste ICI

 

2ème partie : De la révolution à la commune :

Disponible sur la Boutique Royaliste ICI

3ème partie : Chants militaires, d’Irlande et Royalistes :

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Carnet de chants entier (500 pages) :

Disponible sur la Boutique Royaliste ICI :

 

Sans repentance – La bataille de France (1940)

Suite à la sortie prochaine ( 19 juillet 2017) du film « Dunkerque » de Christopher Nolan, présentant une vision purement anglo-saxonne de ce douloureux épisode de la bataille de France, nous souhaitions rappeler l’héroïsme et le sacrifice de nos combattants français durant ce conflit mondial. Cette vidéo met en lumière ce que furent nos soldats sur les théâtres des opérations, montrant par là même que nous n’avons pas à avoir honte de la combattivité de nos soldats, et ce bien avant que n’apparaisse ce qui sera la « résistance »…

En souvenir de Guy Steinbach (28/10/1918 – 7/11/2013), ancien du 7ème Bataillon des Chars Légers Modernes (BCLM), doyen des Camelots du Roi, président d’honneur de Marius Plateau (Anciens Combattants d’Action française et Souvenir des Camelots du roi) et président d’honneur du groupe d’Action Royaliste…

Il fit face du 10 mai au 20 juin 1940, aux panzers allemands, en perdant de nombreux camarades. Il continua le combat dans l’ORA (Organisation Résistance Armée). A la Libération, il fut nommé à l’état-major des FFI (Forces Françaises Intérieur) de Toulouse et officier de liaison auprès de Patton

 Sans repentance : La Bataille de France (1940) – Héroïsme et sacrifice des combattants français

Le 28 juin 1919 le soi-disant traité de paix de Versailles est signé dans la galerie des glaces au château de Versailles, entre l’Allemagne et les Alliés. Ce traité faisait suite à quatre années d’une guerre infernale qui aura coûté la vie à 1,5 millions de français. Ces derniers surent tenir pendant ces quatre années : dans l’enfer de la boue des tranchées, au chaos du feu ennemi parmi les corps déchiquetés des copains dans une atmosphère de mort, de mécanique comme de sang, cela au son d’agonisants gazés et des lance-flammes. L’expression « la Der des Ders » fit son apparition alors que le Maréchal Foch qualifiait ce traité en ces termes : « ce n’est pas une paix, c’est un armistice de 20 ans ». Malheureusement, tout comme l’historien Jacques Bainville l’avait dénoncé en 1919 dans « les conséquences politiques de la paix », ce traité de Versailles amènerait bien les conditions d’un nouveau conflit avec l’Allemagne…

De trahisons en lâchetés, comme lors de la signature des accords de Munich le 30 septembre 1938, les dirigeants de la république en France, ainsi que leurs alliés, permirent la monté en puissance du nazisme en Allemagne ainsi que l’avènement du IIIème Reich.

Affiche officielle annonçant la mobilisation et le début de la seconde guerre mondiale.

Le 3 septembre 1939, soit 20 ans après la signature du traité comme l’avait prédit Foch et Bainville, faisant suite à l’agression de la Pologne par la Wehrmacht, la Grande-Bretagne puis la France socialiste, dans un élan d’irresponsabilité, déclarent la guerre à l’Allemagne.

Après l’interminable « drôle de guerre » qui suit le début du conflit, la situation évolue soudainement à l’Ouest, lorsque l’Allemagne, le 10 mai 1940, déclenche une offensive sur la Hollande, la Belgique et le Luxembourg. En quelques jours, les troupes allemandes bousculent les forces alliées qui évacuent les Pays-Bas, se replient sur la rive française de la Meuse et dans le nord de la France. Après avoir percé le front français à Sedan, les panzers se précipitent vers les côtes de la Manche, qu’ils atteignent le 20 mai 1940, puis remontent en direction de Boulogne et de Calais.

Comment nos chers soldats se sont-ils comportés lors de cette terrible bataille de France ?

L’historiographie abonde en clichés sur la prétendue « déroute » de l’armée française en 1940. Surtout de la part des auteurs anglo-américains, toujours promptes à dénigrer le rôle des soldats français lors de ce conflit mondial.

Même si l’enthousiasme fut bien moindre que lors de la première guerre mondiale et on peut le comprendre, les français mobilisés se montreront pourtant parfaitement à la hauteur de leur devoir malgré la défaite.

(suite…)

21 juin 1429 la Triple Donation :

Saint-Benoît-sur-Loire, le 21 juin 1429:

Jehanne dit à Charles :

« Sire, me promettez-vous de me donner ce que je vous demanderai ? »
Le Roi hésite, puis consent.

« Sire, donnez-moi votre royaume ».
Le Roi, stupéfait, hésite de nouveau ; mais, tenu par sa promesse et subjugué par l’ascendant surnaturel de la jeune fille :

« Jehanne, je vous donne mon royaume ». (1ère Donation)
Cela ne suffit pas : la Pucelle exige qu’un acte notarié en soit solennellement dressé et signé par les quatre secrétaires du Roi ; après quoi, voyant celui-ci tout interdit et embarrassé de ce qu’il avait fait :

« Voici le plus pauvre chevalier de France : il n’a plus rien ».
Puis aussitôt après, s’adressant aux secrétaires :

« Écrivez : Jehanne donne le royaume à Jésus-Christ ». (2ème Donation)
Et bientôt après :

« Jésus rend le royaume à Charles ». (3ème Donation)

Père Jean Dupuy, O.P. en 1429, Bibliothèque de l’Ecole des Chartes, 1885, p. 652, d’après le Breviarium historiale, texte rédigé au cours de l’été 1429.

Déposition du Duc d’Alençon au procès de réhabilitation, le 3 mai 1456 :

« […] Alors Jeanne adressa plusieurs requêtes au roi, et entre autres pour qu’il donnât son royaume au Roi des cieux : après cette donation le Roi des cieux agirait comme il l’avait fait pour ses prédécesseurs, et le remettrait en son état antérieur […] »

Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc, dite La Pucelle, publiés pour la première fois d’après les manuscrits de la Bibliothèque Royale, par Jules Quicherat, Tome IV, 1847 :

« D’abord, quand la Pucelle arriva auprès dudit roi, elle lui fit promettre de faire trois choses : la première, de se démettre de son royaume, d’y renoncer et de le rendre à Dieu de qui il le tenait. »  

 

Le message de la légende du Roi Arthur :

Une réalité derrière la légende du Roi Arthur ?
Le film de Guy Ritchie se voit couronné en première tête du box-office de cette fin du mois de mai. Ne faisons pas de conclusion hâtive, mais rassurons-nous de l’intérêt porté par les français à nos traditions légendaires. Le film n’en demeure pas moins un merveilleux voyage en terres celtiques, il retrace le parcours mythologique nécessaire à la mise en relief des personnages et à l’immersion totale du spectateur.
Mais au-delà du spectacle que reste-t-il ? Quel message porte cette légende ?
Ne sommes-nous pas aussi en des temps troublés et n’assistons-nous pas aussi aux convoitises pathétiques du pouvoir ?
Ces rentiers de la politique asservis au grand patronat, à la finance et aux lobbies habiles amènent les français de tous bords désormais au désespoir de voir renaitre un jour une incarnation du pouvoir qui soit sincère, responsable, indépendante et juste. La république en serait-elle capable ? Gageons que c’est la dernière chance que les Français ont accordé à cette dernière en soutenant un candidat « sans » casseroles politiciennes et « sans » attaches aux partis politiques. Ne soyons tout de même pas dupe que la république a fabriqué de toutes pièces M. Macron comme un phœnix séduisant pour renaitre des cendres de l’UMPS… Et dans cinq ans, nul doute que le système sera à nouveau à bout de souffle, et nous saurons rappeler aux oreilles attentives notre intransigeance avec cette république.


Mais cette incarnation que les français attendent, n’est pas le mirage macron, car la France a connu Henry IV, François Ier, Louis XIV, et d’autres grands Rois qui ont fait notre nation, quand leurs avatars républicains, bien moins vertueux, la défont chaque jour un peu plus…


Alors il faut savoir s’animer de mythologie et de foi comme d’un soutien sur le chemin difficile de la vérité pour enfin rendre justice à notre histoire. Nos ancêtres n’ont-ils pas bâtit des cathédrales pour s’élever vers le ciel même en sachant que jamais ils n’en verraient l’achèvement ? Nous pouvons nous interroger sur ce qu’il nous resterait à contempler aujourd’hui si nos ancêtres s’étaient crû si intelligent que nous-même à refuser la part d’irréel et d’invisible qui nous entoure… Le mystique et la croyance sont des conditions indispensables au dépassement de l’homme, et à sa capacité à ne pas s’arrêter à une réalité souvent trop contraignante, pour envisager et se projeter sur des projets qui le dépassent.


Le film illustre très bien le destin du Roi qui, seul légitime à gouverner doit assumer le pouvoir comme un fardeau, comme un quête à accomplir, une mission divine, plutôt qu’une expérience éphémère et intéressée de la politique. Diriger un pays ne peut-être qu’une vocation, et une vocation est un appel à réaliser une mission, donc cela ne peut être un choix délibéré, c’est le cas de l’héritier qui est appelé à exercer une fonction du mieux qu’il le pourra et le plus humblement possible avant d’appeler à son tour son fils à honorer l’héritage laissé. On dit souvent que les meilleurs chefs sont ceux qui n’ont pas voulu du pouvoir, et cela est probablement vrai dans la mesure où la quête du pouvoir à travers les campagnes présidentielles évoquent chez les meilleurs candidats les pires réflexes et bassesses. Au-delà d’un spectacle pathétique, les qualités nécessaires à la course au pouvoir (ambition, alliances courtisanes, financements occultes, etc.) ne sont pas celles requises par un véritable chef d’Etat. Alors le système du suffrage universel est tronqué dans son fondement, et l’on voit bien que malgré la volonté du général De Gaulle d’épargner la cinquième république du joug des partis, ces derniers n’ont jamais été aussi nuisibles et corrompus. Ce n’est donc pas une nième république qui changera la donne.


Il faudra enfin que nous nous réconcilions avec l’idée monarchique, car elle semble bien être la seule chance qu’il restera à la France, une fois que l’oligarchie au pouvoir sera à bout de souffle et commencera à manquer de ressources pour maintenir l’illusion de la démocratie.


Il faudra enfin accepter qu’un pays comme la France ne se gère pas sur cinq ans, que les poulains des partis politiques manquent terriblement d’engagement et de conviction.
Et que notre pays se gouverne sur un temps long, que la gestion économique, sociale, l’éducation, la santé, doivent se rapprocher du peuple par une décentralisation véritable des institutions. Le Roi est le garant des institutions, le peuple en est l’acteur ; il faut enfin une véritable démocratie locale et participative au niveau communale et régionale.
Il faut pour finir un Roi pour son peuple et un peuple pour son Roi.


Fanfan