La Monarchie

L’été en chansons…

Chansons choisies par : Frédéric Winkler
Mise en page : P-P Blancher

Nous espérons que ce recueil servira à
rassembler dans un temps où la division règne.
Au diable guerres, rancunes et partis !
Comme nos pères, chantons en vrais amis
Au choc des verres, les roses et les lys (Vive Henri IV).

 

1ère partie : Chansons des origines aux temps médiévaux :

Disponible sur la Boutique Royaliste ICI

 

2ème partie : De la révolution à la commune :

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3ème partie : Chants militaires, d’Irlande et Royalistes :

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Carnet de chants entier (500 pages) :

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La Monarchie est-elle une solution ?

Mardi 6 juin 2017, dans le cadre de l’émission « Le libre journal du droit et des libertés » sur Radio Courtoisie, Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire-géographie ; Frédéric Winkler, président du Groupe d’Action Royaliste ; Daniel Heck, notaire, ainsi que SAR Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, étaient les invités d’Olivier Tournafond pour une émission intitulée « La Monarchie est-elle une solution ? » diffusée en direct.

1ére PARTIE :

2ème PARTIE :

La Monarchie pour une vraie démocratie :

Tandis que la grande ombre de l’abstention s’étendait sur les urnes et que le soleil inondait la France, le Groupe d’Action Royaliste faisait banquet ce dimanche 18 juin pour la dernière fois de l’année scolaire, au terme d’une longue période électorale épuisante et fort déstabilisante pour les anciens équilibres politiques, désormais obsolètes. En présence d’une cinquantaine de convives, Jean-Philippe Chauvin a déroulé quelques éléments de réflexion sur le thème de « la Monarchie pour une vraie démocratie », dont voici le résumé ci-dessous :

La République s’est donnée un nouveau président, à l’issue d’élections plus animées par les affaires et les juges que par les vrais débats économiques, sociaux ou tout simplement politiques : on peut le regretter, mais c’est ainsi… Il est vrai que nous vivons à l’ère de la communication, et le règne de la transparence ressemble de plus en plus à celui des juges. Sommes-nous désormais les sujets d’une République des juges qui s’imposerait au Politique et ordonnerait ses décisions et l’orientation du Pouvoir d’État ? Peut-être pas encore, mais certains en rêvent, et ce n’est pas sain pour la qualité du discours et de la discussion politiques…

Et c’est ainsi, en définitive, que M. Macron a profité des circonstances autant que du soutien, fort peu discret, des grands médias et de l’Union européenne (en ses institutions et commensaux) qui, désormais, s’invite sans vergogne dans nos élections et débats français, décidant pour nous de ce qui est bien et de ce qui est mal. Ainsi, selon la Commission européenne, il ne pouvait y avoir que deux candidats acceptables, viables et, surtout, « eurocompatibles », MM. Fillon et Macron, ce dernier devenant son favori après les ennuis judiciaires du candidat de la Droite républicaine, et son « chouchou » quand il revendiquait haut et fort son europhilie et sa modernité.

Ainsi fut-il élu, presque sans peine…

(suite…)

Le GAR sur Radio courtoisie :

Mardi 6 juin, dans le cadre de l’émission « Le libre journal du droit et des libertés », Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire-géographie ; Frédéric Winkler, président du Groupe d’Action Royaliste et directeur des Camelots du Roi ; Daniel Heck, notaire ainsi que SAR Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, étaient les invités d’Olivier Tournafond pour une émission intitulée « La monarchie est-elle une solution ? » et diffusée en direct sur Radio Courtoisie.

Pour écouter ou réécouter cette émission, cliquez ICI

Combattre pour la vraie France :

A ce jour, la république est en France le système de gouvernement incarnant la conséquence de la rupture avec Dieu depuis la désastreuse révolution de 1789. Cette révolution ne fut que la phase terminale de la trinité infernale de notre déclin, à savoir les 3 R : la Renaissance, la Réforme et la Révolution.

« Ces fameux « 3 R » sont la marque de la Révolte, du Refus, du Rejet, du Ressentiment, … de l’Homme face à Dieu, de la créature face à son Créateur. Ces trois évènements théologico-politico-historiques forment comme des repères, et sont autant de ruptures, de cassures, et de fractures dans la longue durée de l’Histoire humaine. » écrivait Christophe Lacroix dans « Ripostes au politiquement correct » Tome 3 – p36

Ces fameux « 3 R » ont au final donné naissance à une autre société n’ayant plus rien à voir avec celle qui émergea du Sacre de Clovis. Car ce qu’il faut bien comprendre, c’est que s’il est totalement faux de dire que la France est née en 1789, comme aime à le rappeler certains révolutionnaires, il n’en demeure pas moins qu’UNE certaine France est bel est bien née cette année-là ! Le remplacement de la vie communautaire dans toute l’acceptation du terme avec la société matérialiste et superficielle, ce que nous résumerons dans l’abandon de l’invisible au profit du visible ! Voir pour cela les travaux de Marie Madeleine Martin et Régine Pernoud…

Mais l’erreur des révolutionnaires a été justement de garder le nom de France comme représentatif de leur idéologie, alors que la France n’a pas attendu 1789 pour exister, bien loin de là ! Les révolutionnaires de 1789 ont voulu faire table rase du passé, et dans cette logique, il fallait tout changer. C’est ce qu’ils firent mais pas pleinement. Ils avaient changé les noms des Provinces d’Ancien Régime tout en redécoupant ces dernières en départements. Les noms de ces départements n’avaient plus une connotation historique, mais étaient et sont toujours, ceux de rivières, de fleuves, de reliefs géologiques etc. Pour la première fois également, ces départements étaient, et sont toujours, numérotés. Les premières formes de déshumanisations administratives apparaissaient, avant que ce ne soit les habitants de ces départements qui soient également numérotés administrativement… Ce que Proudhon bien plus tard dénoncera dans sa révolte : « … endoctriné, contrôlé, censuré, exploité, pressuré, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, emprisonné, fusillé, jugé, condamné, trahi… Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! »

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L’enseignement et l’éthique de nos Rois :

« Autre chose est ce qu’était le Roi de France sur son trône et ce qu’il était dans l’imagination du peuple ». E. Renan

 

Le linguiste Michel Bréal dans « Quelques mots sur l’Instruction publique en France », écrivait : « Parmi toutes les nations du monde, la France présente le spectacle d’un peuple qui a pris son propre passé en aversion. On dirait une population d’esclaves qui vient de renvoyer ses maîtres et qui ne veut plus se souvenir du temps de sa servitude. […] Je ne crois pas que les luttes de la fin du XVIIIème siècle et la mauvaise littérature du notre suffisent pour expliquer une aussi étrange répulsion. On ne peut haïr à tel point ce qu’on ignore, et la principale raison d’un état d’esprit si peu naturel, c’est que l’imagination du peuple a gardé le souvenir amplifié de crimes et des misères du temps passé, sans qu’on ait pris soin de lui en rappeler les bienfaits et les grandeurs. »

L’objectif de cette vidéo est de rappeler justement les bienfaits et les grandeurs du temps passé. Plus exactement mettre en évidence l’éducation et l’éthique de nos Rois ainsi que leurs relations quotidiennes avec le peuple français au-delà de toute caricature républicaine. On peut dénaturer l’histoire mais en dehors de toute idéologie, restent imperturbables, les faits et c’est eux que nous allons écouter…Commençons avec l’un de nos plus grands Rois : Louis IX ou Saint Louis. Voici ce qu’il écrivait à son fils, le futur Philippe III Le Hardi, dans son Testament :

« Cher fils, s’il advient que tu deviennes roi, prends soin d’avoir les qualités qui appartiennent aux rois, c’est-à-dire que tu sois si juste que, quoi qu’il arrive, tu ne t’écartes de la justice. Et s’il advient qu’il y ait querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu’à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice. »

En Vème république c’est plutôt l’inverse qui s’observe ! Nous y voyons la continuité du roi des hébreux Salomon, fils de David, dont nos rois, comme Saint Louis, continueront l’enseignement, en Vème république c’est plutôt l’inverse qui s’observe !

(suite…)

La France de Louis XVI un pays pilote :

Une caractéristique des révolutions françaises est de se produire à des moments où le pays se porte plutôt bien. C’est vrai pour 1789, pour1830, pour février 1848. Ce l’eût été pour 1968 si les émeutes de mai avaient débouché sur la révolution. Rien de plus éclairant à cet égard que le remarquable livre de François Bluche : «la vie quotidienne en France au temps de Louis XVI» (Hachette). Sans méconnaître son passif, il a considéré la France de Louis XVI en historien affranchi du poids des idéologies, des écoles et des slogans. Il brosse ici à grands traits le tableau d’un pays qui, relativement au reste du monde,apparaissait comme un modèle d’organisation, de bien-être et même de liberté.

 

Le roi est-il le plus compétent pour diriger le pays ? :

Quand on propose la Monarchie à ceux qui souhaitent un nouveau régime pour la France, beaucoup se rebiffent et avancent nombre d’objections auxquelles il s’agit ici de répondre, dans le cadre de la nouvelle enquête sur la Monarchie, en quelques mots et avec quelques exemples puisés dans l’histoire comme dans l’actualité…

« Le roi est-il le plus compétent pour diriger le pays ? »

Dans le cadre de l’Etat monarchique « à la française », ce qui compte n’est pas la simple compétence du roi, mais d’abord et avant tout sa position d’indépendance liée à sa naissance (physique et politique à la fois) hors des jeux de partis, position qui lui permet d’appeler auprès de lui et d’utiliser pour le gouvernement et les autres Conseils toutes les compétences utiles sans a priori politicien ou médiatique.

Ainsi, par le passé, il y a pu y avoir des rois d’intelligence médiocre, mais leur position et le devoir de transmettre le patrimoine dont ils étaient les simples dépositaires, les forçaient, en somme, à prendre les compétences là où elles se trouvaient et, il faut bien le reconnaître, avec quelque succès au regard de l’histoire longue. D’ailleurs, cela a souvent été reproché aux rois d’Ancien régime, en particulier par les « élites » (ou se prétendant telles) de l’époque, les nobles : il suffit de relire Saint-Simon, à la plume géniale mais injuste et ainsi très représentative de l’état d’esprit de nombre de privilégiés, si sévère à l’égard du roi Louis XIV parce que ce dernier, justement, ne s’en laissait pas conter par la classe nobiliaire (ou, plutôt, ses représentants auto-proclamés).

En Monarchie active (ce que certains confondent, à tort d’une certaine manière, avec « absolue »), le souverain ne doit pas hésiter, s’il le faut, à braver l’opinion et les médias qui la forment pour imposer des personnes qu’il sait compétentes et efficaces au regard des enjeux, des défis du moment et pour la suite. Ainsi, on peut dire qu’il n’y aurait pas eu de Richelieu sans Louis XIII ni de Colbert sans Louis XIV. Ces ministres n’ont pas été choisis pour leur popularité (peu élevée, dans ces cas-ci) mais pour leurs qualités politiques d’Etat et leur loyauté au service de la Couronne et du pays.

Cela ne signifie pas que le monarque, aujourd’hui et demain, n’entend pas les remarques ou les demandes des partis politiques, ainsi que les choix électoraux des citoyens (et ceux-ci peuvent être, aussi, une base importante pour le choix – ou le discrédit – des conseillers royaux au sein des institutions), mais qu’il garde le « dernier mot » pour son domaine, en bon arbitre institutionnel, au nom de l’intérêt général qu’il incarne au-dessus des jeux d’appareil et des « courtisans » modernes… C’est une garantie de sérieux et de justesse pour le gouvernement des hommes et la pérennité de l’Etat, quels qu’en soient les tendances politiques dominantes du moment…

Jean-Philippe Chauvin

 

Qu’est-ce qu’un roi ? La réponse de Ghislaine Ottenheimer, dans « Challenges » :

Dans le cadre de la nouvelle enquête sur la Monarchie, je traque toutes les interventions politiques, économiques ou sociales, qui évoquent la Monarchie, sa définition et ses aspects, et toutes celles qui, d’une manière ou d’une autre, positives ou négatives, répondent à notre interrogation politique, et elles sont, en définitive et malgré (ou à cause) de la République, plus nombreuses qu’on pourrait le penser ou l’imaginer…

Ainsi, dans le numéro de l’hebdomadaire Challenges daté du 5 janvier dernier, c’est l’éditorialiste même du magazine, Ghislaine Ottenheimer, qui répond à la question sur la définition de la Monarchie, en évoquant… François Hollande : en effet, c’est sous le titre simple et efficace, en trois lettres, de « Roi », qu’elle explique le rôle actuel du locataire quinquennal de l’Elysée, désormais en fin de bail ! Oublions M. Hollande lui-même, et citons ce qui, selon Mme Ottenheimer, définit le roi : « (il) s’est placé au-dessus de la mêlée. Il occupe (…) sa fonction de manière régalienne : armée, diplomatie, valeurs… laissant à son Premier ministre les affaires courantes. Selon les enquêtes d’opinion, les Français apprécient. Comme si, dans ces temps incertains, ils attendaient du chef de l’Etat qu’il soit impartial, défende l’intérêt général, bref qu’il se comporte en arbitre, avec une certaine hauteur de vue. » Pas grand chose à rajouter, pourrait-on dire, et Mme Ottenheimer ne s’est pas trompée en titrant son article !

La Monarchie, effectivement par essence et par statut, place le souverain au-dessus du champ (de bataille) politique, position qui permet d’exercer, non l’arbitraire, mais l’arbitrage : cela n’est pas neutre, car l’arbitrage, pour impartial qu’il soit, reste une prise de décision dont le principe, en démocratie royale (qui n’est pas forcément la Démocratie au sens idéologique du terme), n’est contesté par personne, l’indépendance de l’arbitre suprême étant garantie par sa simple naissance qui, elle, ne doit rien aux jeux de partis ou aux querelles de faction, mais juste à la rencontre au fond d’un lit d’un roi-père et d’une mère-reine.

Mais Mme Ottenheimer ne s’arrête pas là, elle donne des conseils pour la prochaine présidence issue des votes de 2017: « Le prochain président serait bien inspiré d’éviter la griserie du chef qui décide de tout, et de s’en tenir à une lecture des institutions plus partageuse avec son PM et sa majorité. » Là encore, elle rappelle, mine de rien, quelques aspects de la Monarchie « à la française » : le roi respecte les lois fondamentales politiques du pays (que l’on peut aussi appeler « constitution ») et se doit de les faire respecter par tous, comme son statut l’y oblige en tant que « premier magistrat de l’Etat » (ou « magistrat suprême ») ; il ne se « grise » pas d’un Pouvoir dont il n’est que le dépositaire et le gardien des institutions, et il n’est pas le chef d’une majorité qui, dans une logique démocratique électorale, a vocation à évoluer, voire à changer plus ou moins régulièrement, sans que le souverain doive prendre parti pour les uns ou pour les autres.

Arbitre suprême et axe majeur des institutions, le roi n’a donc pas de clientèle à satisfaire, il doit juste incarner la nation, son unité et sa pérennité : il est ainsi la « tradition intégrale », c’est-à-dire le symbole de la continuité et de l’histoire de France (avec tous ses bonheurs comme ses malheurs, tous ses aspects comme toutes ses couleurs), mais avec cette possibilité de remise en cause, de critique ou « d’amnésie » pour, parfois, refaire le « tissu français » déchiré par quelques moments ou débats vifs…

Que Mme Ottenheimer compare, de façon élogieuse pour l’actuel président, celui-ci à un roi montre, en définitive, que la Monarchie reste bien une référence importante et, même, positive dans le vocabulaire français : ce n’est pas rien, tout de même, et cela peut motiver un peu plus le combat pour un roi qui règne encore un peu dans l’inconscient des Français et, au moins, dans celui de Mme Ottenheimer…

Jean-Philippe Chauvin