Être royaliste

Adieu Jean Piat :

« Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances. » (Cyrano)

Adieu Jean Piat, grand comédien qui nous fit rêver durant notre jeunesse avec ton incomparable « Lagardère » (1967). Les exploits du chevalier « J’y suis ! » champion de la « Botte de Nevers », croix fait par l’épée sur le front des félons, entraînaient nos jeunes années dans les rues pour s’escrimer entre nous. Tantôt chevalier et tantôt en bossu, malingre et renard, Jean Piat développait tout ses talents comme dans les « Rois maudits ».
Je m’étais d’ailleurs entretenu avec Maurice Druon, dans les rues par une rencontre fortuite près des quais de Seine, au début des années 80, proche du restaurant Louis-Philippe, chez un bouquiniste de nos amis. Connaissant mes idées royalistes, discussions riches, le long de cette ile St Louis, il m’avait proposé de rencontrer alors Thierry Maulnier. Mes premières lectures furent le prix de longues recherches où alors on pouvait pour quelques francs, se constituer une solide bibliothèque d’historiens oubliés…
Pour parfaire le tableau, Marcel Jullian était producteur d’Antenne 2, je l’ai rencontré lors d’un Banquet d’Action française au début des années 80, nous avions bien parlé… Il présentait son ouvrage : « Courte supplique au roi pour le bon usage des énarques », quel grand homme il était…
C’est encore un temps fort riche où je donnais chaque vendredi soir à la Sorbonne, le journal royaliste que nous y vendions, à Jacques Dufilho, ardent royaliste aussi. Un personnage discret qui me donnait en retour le contact pour venir gratuitement le voir, à ses pièces de théâtre…
Bref après ce petit tour d’horizon, de grands personnages disparus, je rappellerai les circonstances de ma rencontre avec Jean Piat, c’était un 6 novembre 2009, avec Maître Trémolet de Villers, pour la présentation de l’ouvrage « Un Prince Français » du Prince Jean de France.
Nous y étions en tant que groupe d’Action royaliste invités pour une grande soirée. J’avais demandé à Jean Piat d’y rajouté un mot et il avait, pour l’occasion écrit pour Fanfan (mon fils) « Merci François de répandre cette bonne parole, Jean Piat ».

« Oui, monsieur, poète ! et tellement, Qu’en ferraillant je vais – hop ! – à l’improvisade
Vous composer une ballade. » (Cyrano, E. Rostand)

Jean Piat fut un grand acteur et un très grand comédien et comme beaucoup qui nous quittent dans ce sablier du temps qui, imperturbablement ensemence notre terre de tant de talents, ils restent toujours trop tôt disparus…
Alors oui Jean, Cyrano, Robert D’Artois où Lagardère, tu va nous manquer et pas seulement sur les planches mais comme compagnon, comme défenseur de cette France royale, par poésie comme tu le disais dans « Et… Vous jouez encore » (Mémoires en trois actes, Jean Piat, 2015). Dans nos rêves sans fin, comme dans la vie, pour le Roi toujours, nous serons d’ardents bretteurs pour confondre les mauvais, par chevalerie et service mais surtout par justice. C’est toujours difficile de voir partir le talent comme les amis, ils vont continuer là-haut de rayonner. Molière l’y attend, comme Cyrano dont il fut un des meilleurs interprètes après Daniel Sorano…

« Belles personnes, – Rayonnez, fleurissez, soyez des échansonnes – De rêve, d’un sourire enchantez un trépas, – Inspirez-nous des vers… mais ne les jugez pas ! » (Cyrano)

F. Winkler

Déblayons les préjugés sur la Monarchie :

Pour beaucoup, l’histoire de France commence en 1789, comme si avant, c’était l’obscurantisme, l’asservissement, les superstitions. Et l’école républicaine a si bien enfoncé cela dans nos crânes, que ce serait un coup d’État dans notre vision moderne que de penser autrement. Les  » valeurs de la république  » seraient-elles un autre évangile, celui de l’homme sans Dieu ? Il est à présent ringard et rétrograde que d’oser évoquer le sujet, sous peine  » d’excommunication républicaine « , c’est-à-dire le risque d’une carrière brisée, une réputation de fasciste, une odeur nauséabonde de non-liberté ! Cette vidéo dépoussière le sujet pour ceux qui veulent penser par eux-mêmes. Croyants, non croyants, vous êtes invités à soulever le couvercle républicain dans cette vidéo. Venez et faite-vous votre opinion…

La servitude plus facile que la liberté :

« Mais l’Etat rival, tôt ou tard, fera la même chose que vous, et l’exception deviendra la règle, au consentement de tous, car je connais les hommes, moi qui suis une Patrie d’hommes. Ils trouvent la liberté belle, ils l’aiment, mais ils sont toujours prêts à lui préférer la servitude qu’ils méprisent, exactement comme ils trompent leur femme avec des gourgandines. Le vice de la servitude va aussi profond dans l’homme que celui de la luxure, et peut-être que les deux ne font qu’un. Peut-être sont-ils une expression différente et conjointe de ce principe de désespoir qui porte l’homme à se dégrader, à s’avilir, comme pour se venger de lui-même, se venger de son âme immortelle. La mesure que vous me proposez d’approuver ouvrira une brèche énorme au flanc de la Cité Chrétienne. Toutes les libertés, une à une, s’en iront par-là, car elles tiennent toutes les unes aux autres, elles sont liées les unes aux autres comme les grains du chapelet. Un jour viendra où il vous sera devenu impossible d’appeler le peuple à la guerre pour la défense de sa liberté contre l’envahisseur, car il n’aura plus de liberté, votre formule ne signifiera donc plus rien… » (Bernanos – La France contre les robots)


Et puis, que peut comprendre un homme sortit de la matrice sociétale actuelle, conformiste et aseptisée. Cet homme actuel est formaté aux besoins d’une société matérialiste dont il accepte par résignation les menottes dorées. Que comprend-il encore de nos temps classiques, de nos temps médiévaux de grande lumière, où libres nous vivions. Peut-être étions-nous soumis à des disgrâces, des épidémies comme des inégalités multiples, mais quelle vie communautaire c’était alors. Que comprend encore cet homme aux lignes de Molière et de Racine, aux courbes de la Cathédrale de Chartres, comme à la grâce de Versailles. Est-il encore capable de frissonner aux dentelles des remparts de quelques murs transpirant l’histoire. Peut il apprécier l’éclosion d’une fleur comme le passage des nuages moutonnés aux couleurs arc-en-ciel. Peut-il encore apprécier la fraîcheur des sources sous les clairières, où chantent encore quelques elfes, naissant de notre subconscient imaginaire ? Il faudra un jour choisir le chemin de la vie où s’enfoncer dans celui destructeur de la technique. N’oublions jamais, comme le disait Bernanos, que nous avons le choix et c’est nous qui faisons l’histoire !

Frédéric Winkler

A qui s’adresse le GAR ? :

« Il n’est qu’un moyen de rabaisser son orgueil, c’est de s’élever plus haut que lui. Mais on ne se contorsionne pas pour devenir humble, comme un gros chat pour entrer dans la ratière. La véritable humilité est d’abord une décence, un équilibre » (Bernanos, Dialogue des Carmélites )

Comment fait-on pour devenir camelot ou volontaire du roi. Laissons de côté la jalousie de certains, réduisant notre travail où notre influence à la Toile. Nous sommes tournés, comme le furent à leur fondation les Camelots du roi vers la communication. Les camelots du roi vendaient le journal dans la rue et furent en leur temps, les champions de la communication. C’est cela l’héritage, il ne s’agit pas de pratiquer des actions qui peuvent nous discréditer, surtout si celles-ci ennuient les citoyens, bref servent plus le système en définitive ! Il s’agit d’être conscient des moyens modernes de communication et de les utiliser, bref d’être conscient que les temps ont changés. Il s’agit aussi de se souvenir de l’aspect spécifique de l’organisation des Camelots du roi, lors de leur fondation. Les actions devaient toujours emporter l’adhésion de la population et non brusquer et choquer celle-ci. Cela demande une bonne connaissance du temps dans lequel on vit, comme des sensibilités du moment… L’esprit des Camelots du roi, est celui du rire, de la plaisanterie, du ridicule, voire de la dérision de l’adversaire, comme du panache français. Bref un esprit venant du fond des âges, presque sans concession, à la Cyrano !
Lorsque Cyrano dit qu’il aime sur ses pas raréfier les saluts, ce n’est pas vis-à-vis des petits, du peuple qu’il s’adresse mais à l’orgueil des parvenus, des grands qui méprisent les autres.

Les camelots ridiculisaient les hommes de la république, parvenus, coquins, à une époque où la population vivait dans la souffrance, dans la peur du lendemain. Ce système est toujours là, tel un gaufrier étouffant toute forme de liberté, une dictature « douce », que dénonçait Soljenitsyne, plus pervers que celle qu’il avait connu. Ces nouveaux privilégiés sans devoir, se partagent la galette et l’argent, « à nous tous les postes ! ».
Au risque de répéter, rappelons que l’esprit des Camelots du roi, est celui qui déclenche le rire, la bonne humeur de la population au dépend du système. C’est celui qui tourne en dérision l’absurdité du système et qui dans ses actions rallie la population à lui. Parce qu’il est l’émanation du peuple, de son esprit, de son terroir, de ce que chaque province contient de réel en elle, de ses racines. Voilà ce qu’il est, c’est cela son esprit d’aujourd’hui et de demain.

Certaines personnes parlent du Groupe d’Action Royaliste sans nous connaître, où jalouse un travail qu’ils ne peuvent faire, bref n’agissent pas dans le sens des valeurs qui, pourtant devrait être leur ligne ! Bref ils oublient la cause à servir et l’exemple seul est efficace pour avancer dans le quotidien. L’essentiel reste :
_dans la remise en question permanente,
_la diffusions des idées actualisées répondant aux préoccupations quotidiennes des français.
_être présent sur le terrain social et non pas seulement dans la diffusion, la réactualisation des idées, bref dans le réel.
_la diffusion de vidéos, sur l’histoire, l’économie-sociale, la politique, l’urbanisme, l’écologie, la santé, la citoyenneté et les valeurs, bref le quotidien des français.
Alors oui effectivement le GAR est un réseau agissant, connectée au réel, visible dans le monde de la communication et des technologies modernes mais aussi dans la rue. Alors loin d’avoir une quelconque prétention, notre action est toujours orientée sur l’humilité, l’efficacité, l’actualité, le concret et le professionnalisme dans tout notre travail. Voilà ce qu’est le Groupe d’Action Royaliste. Travaillons à l’urgence de notre temps : le retour du Roi, dernière chance de nos libertés…

Alors pour être au Gar ou du Gar, que faut-il faire ? Avoir un esprit libre, il n’y a pas de carte ni adhésion spécifique, seulement des outils à disposition. Nous nous battons pour une cause, non pour une enseigne ou une boutique et nous nous adressons aux êtres responsables, autonomes et libres. Nous avons mis sur la toile et dans le monde virtuel toute une panoplie de brochures, tracts, affiches, autocollants, bandes sons et vidéos. Tout est audible, regardable ou téléchargeable à volonté. C’est un puits d’information à disposition de ceux qui désirent se libérer d’un système fait pour soumettre et détruire les peuples. Les multiples vidéos mis en ligne peuvent représenter à elles seules des semaines de liberté audiovisuelles à regarder. Les bandes sons peuvent occuper des journées entières d’écoutes. Les brochures, des mois de lecture qui peuvent vous enseigner et vous former partout où vous pouvez être.

Que vous soyez un francophone perdu en Indes, en Afrique, au Moyen Orient ou en Amérique, une simple connexion, vous suffit. Je pense à mes frères Acadiens, Sangs mêlées ou Amérindiens, francophones africains ou Nord Africains inquiets pour leur pays comme pour la survie de leur peuple contre un nouvel ordre mondial détruisant toute culture et spécificité, notre éthique est la même, voilà notre message. Donc nous nous adressons aux êtres autonomes qui peuvent télécharger, écouter, voir nos messages et ainsi rayonner autour d’eux. Sans attendre de conseils, chacun peut se servir de nos outils mis à disposition afin de défendre les libertés. Il suffit de faire un effort sur soi-même au-delà de l’écrasement du système par les médias, avec sa culture de supermarché, afin d’être libre. La conclusion de nos travaux politiques désigne la monarchie pour la France, les solutions sont différentes pour d’autres pays, à vous de chercher dans vos traditions, les solutions alternatives qui correspondent à vos traditions et cultures. Voilà a qui le Gar s’adresse, si vous attendez des ordres, si vous attendez une organisation, telle qu’elle existait avant, des mouvements sont là pour cela. Nous, nous agissons en autonomes, partout vous pouvez agir comme nous l’avons fait à plusieurs reprises, dans des opérations efficaces de tractages collages, ou comme par nos présences auprès des pauvres régulièrement dans notre association « La Soupe du Roi » afin de les soulager de la misère… Restons toujours à l’écoute de nos frères sur leurs soucis quotidiens afin d’être greffé sur l’actualité montrant ainsi autour de nous, notre volonté inépuisable d’agir, comme la cohérence de l’alternative royale. Voilà ce que nous appelons agir, être dans la rue comme dans le monde virtuel afin de diffuser nos idées pour que notre peuple soit de nouveau libre, notre jour viendra !

Frédéric Winkler

Les 10 ans du Groupe d’Action Royaliste :

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Le GAR a été créé en officiellement en octobre 2008, soutenu par deux anciens Camelots du Roi : Maître Antoine Murat (1908-2008) et Guy Steinbach (1918-2013) qui en fut le président d’honneur, et considéré à ses yeux comme étant parfaitement dans la ligné des Camelots du Roi.
Le GAR s’est aussi donné comme objectif de moderniser le combat royaliste en ce début du XXIème siècle.

Fonctionnant plus comme un réseau de militants autonomes et déterminés, le GAR élabore sa base de recrutement sur des critères bien précis :

Pas d’esprit consommateur, tous les militants du GAR sont là pour donner de leur personne et si possible aussi doivent être membre du réseau Lescure (Réseau financier)

Les militants doivent agir :

Avec l’intérêt général et non avec leurs caprices de sentiments.
Avec l’intérêt général et non avec leurs goûts ou leurs dégoûts,
leurs penchants ou leurs répugnances.
Avec l’intérêt général et non avec leur paresse d’esprit ou leurs calculs privés ou
leurs intérêts personnels

L’objectif premier du GAR est de former des cadres et de forger un état d’esprit autre que celui que le système nous impose au quotidien avec ses médias, dans le seul but de pouvoir mieux le combattre.

Le GAR soutient toutes les bonnes initiatives et activités royalistes sérieuses.

Une devise : « Nous-mêmes » exprimant le fait que seuls ceux qui sont conscients des maux actuels de notre pays réagiront pour changer la done. Le GAR ne s’adresse qu’à eux ! »

Un principe : « Notre jour viendra » exprimant le fait que nous sommes déterminés quand au résultat de notre combat, que seules les minorités actives prendront le dessus le moment venu.

Le monde traditionnel face au monde moderne :

« Il y a eu l’âge antique, (et biblique). Il y a eu l’âge chrétien. Il y a l’âge moderne. Une ferme en Beauce, encore après la guerre, était infiniment plus près d’une ferme gallo-romaine, ou plutôt de la même ferme gallo-romaine, pour les mœurs, pour le statut, pour le sérieux, pour la gravité, pour la structure même et l’institution, pour la dignité, (et même, au fond, d’une ferme de Xénophon), qu’aujourd’hui elle ne se ressemble à elle-même. Nous essaierons de le dire. Nous avons connu un temps où quand une bonne femme disait un mot, c’était sa race même, son être, son peuple qui parlait. Qui sortait. Et quand un ouvrier allumait sa cigarette, ce qu’il allait vous dire, ce n’était pas ce que le journaliste a dit dans le journal de ce matin. Les libres-penseurs de ce temps-là étaient plus chrétiens que nos dévots d’aujourd’hui. Une paroisse ordinaire de ce temps-là était infiniment plus près d’une paroisse du quinzième siècle, ou du quatrième siècle, mettons du cinquième ou du huitième, que d’une paroisse actuelle.

(…)  Il y a des innocences qui ne se recouvrent pas. II y a des ignorances qui tombent absolument. Il y a des irréversibles dans la vie des peuples comme dans la vie des hommes. Rome n’est jamais redevenue des cabanes de paille. Non seulement, dans l’ensemble, tout est irréversible. Mais il y a des âges, des irréversibles propres.

(suite…)

Le dernier Adieu à Jean-Marie Keller :

Journée du 3 avril 2018
En cette journée de messe pour le repos de l’âme de Jean Marie Keller, le Groupe d’Action Royaliste était présent pour accompagner la famille dans la douleur de sa disparition. Deux gerbes de fleurs étaient déposées parmi les autres autour de son cercueil. On pouvait y lire « Souvenir des Camelots du Roi » et « Groupe d’Action Royaliste ». La famille, entourée des Camelots du GAR, par l’intermédiaire de son petit-fils Fabien, autorisa Frédéric Winkler à dire quelques mots sur le parcours politique de Jean Marie, ces dernières années. Frédéric par ses quelques paroles fort appréciées fut remercié chaleureusement par l’assistance présente. Il termina en disant que Jean Marie devait être désormais entre Jehanne et Du Guesclin, non loin de notre bon roi Baudouin IV, le roi lépreux, puis il déposa un œillet blanc qu’il avait à la boutonnière, sur le cercueil. Cette fleur, comme le rappela Frédéric était le signe de reconnaissance des royalistes durant l’occupation. Une personne glissa cet œillet sous la croix fixé sur le cercueil afin de ne pas la perdre. Les drapeaux du GAR firent la haie d’honneur à la sortie de l’Eglise pour le cercueil et la famille émue. C’est avec grande émotion que la famille remercia les Camelots du Groupe d’Action Royaliste saluant une dernière fois Jean Marie. Frédéric confia au fils de Jean Marie un drapeau que celui-ci déposa sur le cercueil de notre Président d’honneur avant que celui-ci soit déposé dans le caveau…
Adieu Jean Marie

 

Adieu Jean Marie Keller,
Tu avais 16 ans en 1934 et 18 en 1936, puis ce fut la « Drôle de guerre », mal préparée où les Français payèrent une nouvelle fois de leur sang les trahisons de la ripoublique. Ce fut l’emprisonnement pour toi dans les camps de concentration Allemands où nombreux de tes compagnons moururent. Guy Steinbach, ancien du 7e Bataillon des chars légers (BCL) de 1940, disait qu’il était arrivé pour vous délivrer, lorsqu’il vint à l’est avec l’armée de Patton…
Tu entras aux Camelots du Roi et tour à tour dans la 27e équipes du Quartier Latin, à la 37e du 8e Ardt de Pitard au 4e Groupe de Peret Gentil, la période était chaude et tu faisais partie des vaillants défendant les lys dans la rue.
Dès nos débuts du Groupe d’Action Royaliste, tu fus présent à nos nombreux banquets où nous fêtons, cette année les 10 ans. Tu vins chez moi avec Axelle ta fille, à notre « Table ronde camelot » de juin comme à l’enterrement de Guy en 2013 (1917-2013). Tu devins notre président d’honneur et comme Guy, les jeunes vous réclamaient car votre présence était toujours agréable de rires et souvenirs. Tu n’as jamais manqué pour chanter fièrement…

Lorsque nous avions célébré Jehanne avec les cornemuses, tu voulus te tenir fièrement en tête, fanion Camelot rivé entre tes mains sur cette longue marche du Carrousel à la statue de Jehanne, de la statue à l’Opéra puis de l’Opéra où nous avions rallié le cortège royaliste à de nouveau la statue de Jehanne pour déposer les fleurs. Tout cela sans montrer aucune fatigue malgré ton âge avancé, fanion devenu lourd par la longue marche mais déterminé dans le regard. Camelot parmi les Camelots, doyen donnant l’exemple aux jeunes dont l’esprit chevalier se reflétait en toi, suivant ton digne exemple dans les rangs. Tu accompagnas, nombre de nos banquets durant sept années sans faillir, t’amusant et partageant avec nos jeunes tes souvenirs et tes rires. Tu pris la parole quelquefois avec Guy Steinbach, ton vieil ami qui aussi comme toi, nous accompagna comme président d’honneur du GAR et doyen des Camelots du Roi. Tu étais avec Guy, toujours de bon conseil et je suis désormais votre route que vous avez bien voulue nous tracer. Nous savons la tache difficile, en ces temps de superficialité et d’indifférence dans le manque d’engagement. Mais qu’importe, nous continuons « Nous-mêmes », comme toujours humblement cette route dans la rénovation des idées. Du Chevalier d’Orgeix approché aux longues discussions avec Maître Antoine Murat, vieil ami sur le domaine social et économique, Guy Steinbach fut l’animateur dans l’organisation, désignant la succession de l’esprit des Camelots du Roi pour continuer cette tradition en notre sein. François Marie Algoud saluait en nous, larmes aux yeux les successeurs, tu fus Jean Marie le dernier à nous accompagner, doyen comme président, dans cette longue chaîne de tradition.

Le départ d’Arielle en 2015 entraîna par la peine subit, ton absence puis ton effacement, malgré nos conversations téléphoniques et nos gars te réclamant. Notre seul souhait par empirisme nous désigne la monarchie comme salutaire pour la France et nous donne l’espérance nécessaire car notre jour viendra pour ceux à naître demain…

Tu resteras à jamais dans nos cœurs comme dans nos pensées, Camelot tu fus, chevalier de toujours, la foi bien ancrée. Je te sais bien entouré là-haut, autour des plus grands, précédemment désignés avec Jehanne, Du Guesclin et notre bon roi Baudouin IV de Jérusalem, roi lépreux. Nous savons notre place réservée près de vous…

F. Winkler

 

Adieu Jean-Marie Keller fidèle Camelot du Roi :

Adieu Jean Marie….
Jean Marie Keller, doyen des Camelots du Roi vient de nous quitter. c’est avec une profonde tristesse que je viens de l’apprendre. Il fut, après Antoine Murat, Guy Steinbach celui qui accompagna nos pas au sein du Groupe d’Action Royaliste, depuis maintenant 10 ans. Comme Guy toujours alerte et de nombreux jeunes gardent des souvenirs avec lui, devant la statue d’Henri IV où lors de nos présences à la Jeanne, comme lors de nos nombreux Banquets… Nos archives débordent de moments de complicités et d’ententes sur ce dure chemin de la renaissance que nous avons entrepris et que nous continuerons de mener. il avait, depuis le décès de sa fille si présente et appréciée de nos banquets, perdu le goût des sorties et s’était retiré de nos activités… nous garderons de lui cette vivacité et cet entrain comme sa présence parmi nous et savons que de là-haut il nous regarde désormais… Sachons garder le sens de son esprit et montrons, chaque jour notre fidélité par notre détermination. Gardes-nous Jean Marie, une place près de Jehanne et Du Guesclin, lorsque nous te rejoindrons…

Frédéric Winkler

 

Les enseignements des Guerres de Vendée :

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Faisons un survol rapide des évènements : le 14 juillet 1789 éclate une révolution à Paris, pendant la nuit du 4 août 1789 c’est l’abolition des privilèges et des droits féodaux, le 26 août 1789 c’est la signature de la déclaration des Droits de l’Homme, le 12 juillet 1790 la Constitution civile du clergé est adoptée, le 21 septembre 1792 c’est l’abolition de la Monarchie, le 21 janvier 1793, Louis XVI est exécuté par les révolutionnaires.

La convention déclare la guerre à l’Europe afin de propager les idées révolutionnaires et « libérer » soi-disant les peuples du joug des Rois et des aristocrates. De 1792 à 1797, une première coalition militaire est formée par plusieurs États européens contre la France. Le 1er février 1793 la Convention déclare la guerre à l’Angleterre et aux Provinces-Unies.

Pour faire face à cette formidable coalition, la convention décide la levée en masse de trois cent mille hommes, pris parmi les célibataires ou veufs de 18 à 25 ans, le 23 février 1793. C’était la première fois qu’une mobilisation générale était décrétée. Car aux yeux des révolutionnaires, tous les citoyens se devaient d’être égaux devant la guerre. Surtout si cette guerre se fait en faveur de la république et de ses idéaux ! Principe totalitaire issu du rousseauisme : Jean-Jacques Rousseau écrivait : « Tout citoyen doit être soldat par devoir, nul ne doit l’être par métier. »
« Considérations sur le gouvernement de Pologne et sur sa réformation projetée » par J.-J. Rousseau, en avril 1772, Collection complète des œuvres de J.-J. Rousseau, Citoyen de Genève, tome second Contenant les Ouvrages de Politique, À Genève, 1782, p. 380.)


Alors que cette révolution avait été bien accueilli au départ dans les provinces françaises, les persécutions religieuses, ainsi que toutes les fautes, toutes les vexations, l’assassinat du Roi et maintenant la levée en masse imposant d’aller se battre obligatoirement au service de la république, ont été autant d’étincelles pour mettre le feu aux poudres. Et ce sera surtout les campagnes de l’ouest qui s’illustreront formidablement dans la résistance face à ce régime totalitaire incarné par la Convention. C’est le 3 mars 1793 avec les premières émeutes à Cholet que débuteront ce que l’histoire nommera : « Les Guerres de Vendée », associées à la Chouannerie…

(suite…)

Les chevaliers de la Foi :

L’ordre des Chevaliers de la Foi est une société secrète qui a été fondée en 1810 pour défendre le catholicisme et la monarchie légitime. Durant la période du Premier Empire, il avait pour objectif le rétablissement de la monarchie française. Puis durant la Restauration, les Chevaliers se sont organisés dans la tendance parlementaire des ultra-royalistes, avant de se disperser d’eux-mêmes en 1826.

La société des chevaliers de la foi ont pour modèle organisationnel la franc-maçonnerie. Ils utilisent eux aussi des mots d’ordres et des signes de reconnaissance. Les simples chevaliers ont tous un anneau béni, à l’intérieur duquel était gravé le mot caritas, les chevaliers hospitaliers avaient un chapelet avec une croix d’ébène et les chevaliers de la foi en avaient un avec une croix d’argent. Ils pratiquaient donc aussi les cérémonies initiatiques. À genoux devant un crucifix, entourés de luminaires, les chevaliers jurent sur les évangiles le secret, l’obéissance, et la fidélité à Dieu, à l’honneur, au Roi, et à la Patrie. Ils recevaient finalement un coup d’épée sur l’épaule et une accolade des autres chevaliers, pour enfin être de vrais chevaliers…