Nos raisons pour la Monarchie

Analyse et critique de la Vè république :

La Monarchie que nous proposons :

En quoi un Roi serait-il meilleur qu’un président de la république ? :

Lys 5Avant de rentrer dans les explications sur comment pourrait fonctionner une Monarchie en France et sa comparaison avec la cinquième république actuelle, expliquons d’abord pourquoi notre choix s’est porté sur la Monarchie. Notre conclusion à la Monarchie n’est nullement la conséquence d’une vision purement nostalgique de notre pays, à une époque précise quelque peu romancée. On ne choisit pas un système de gouvernement pour son pays en fonction de ses préférences personnelles ou de ses états d’humeur. La question est trop sérieuse pour l’analyser de façon aussi superficielle.

Ce que nous pouvons affirmer, c’est qu’il n’y a pas de systèmes de gouvernements parfaits, que ce soit la Monarchie, ou la république, ou tout autre système que ce soit. Tout système humain comporte ses défaillances et de ce fait, nous n’adoptons pas la Monarchie dans un esprit d’idéalisation.

Historiquement, force est de constater que dans son imperfection, la Monarchie a su perdurer près de 1500 ans, toutes dynasties confondues, alors que la république, en a peine deux siècles a déjà subi cinq réformes et la dernière que nous subissons actuellement est déjà à bout de souffle ! Tous les historiens le reconnaissent aujourd’hui, la France est le fruit de la lente volonté de nos Rois. Ernest Renan le disait déjà au siècle dernier : « La politique capétienne arrondit le lambeau (le domaine royal à l’origine) et en huit cent ans fit la France comme nous l’entendons, la France qui a créé tout ce dont nous vivons, ce qui nous lie, ce qui est notre raison d’être. La France est de la sorte le résultat de la politique capétienne continuée avec une admirable suite ». Au contraire, la République Française se termine toujours en catastrophe. Les deux premières Républiques se sont terminées par le césarisme et celui-ci, par deux fois, s’est achevé par une sévère défaite militaire : Waterloo pour le premier Empire, Sedan pour le second. La troisième République n’a même pas eu besoin de l’étape intermédiaire du césarisme pour aboutir à la catastrophe. Elle s’est écroulée en juin 1940 après la plus effroyable défaite militaire que la France ait connue. Quant à la quatrième République, elle est morte à Dien-Bien-Phu et à Alger, dans les tristes conditions que l’on sait.

Alors posons-nous la question : la république est-elle le meilleur système de gouvernement qui puisse y avoir en France ou dans le monde comme on essaie de nous le faire croire inlassablement ? Sans d’ailleurs jamais le démontrer ! La république est instable, elle règne sur la division des français, elle n’a aucune continuité et n’a plus à l’heure actuelle une once d’indépendance sur bien des domaines… Alors, nous diriez-vous, il suffit simplement de remédier à ces défauts pour obtenir une bonne république ! Certes, mais sur un aspect purement institutionnelle, une république qui serait stable, unitaire, indépendante et sachant incarner une continuité constante, cela s’appelle une Monarchie !

Un des immenses avantages de la Monarchie, est qu’elle diminue dans des proportions importantes, un des vices majeurs de la démocratie, l’avidité pour le pouvoir et l’ambition personnelle des hommes politiques.  Il ne sera plus utile qu’un de ceux–ci passe des années et des années à s’échiner comme un écureuil dans sa cage en montant un à un les échelons du pouvoir, l’oeil fixé sur le niveau suprême (le chef de l’Etat), ou du moins sur les échelons intermédiaires (les ministres), puisque la route de ces fonctions leur en sera définitivement barrée. Certes, il pourra être député ou sénateur, mais ce sera une fonction de service, non une fonction de pouvoir. Cette transformation radicale sera une véritable révolution ! Il est important de signaler qu’un système assez proche, mais dans un cadre démocratique, existe depuis longtemps dans un pays étranger. C’est le régime en vigueur aux Etats-Unis d’Amérique qui connaissent la stricte séparation de l’Exécutif et du Législatif, et aussi une profonde décentralisation, dont nous parlerons plus loin.

En somme, que ce soit sur l’aspect historique ou institutionnel, la Monarchie, si imparfaite soit-elle, s’avère être le moins mauvais des régimes, et peut même offrir plus de possibilités en matière de libertés, en fonction des institutions qu’on lui accommode. La démocratie dans la commune, l’aristocratie dans la province, et la monarchie dans l’État, comme le préconisaient Aristote et Frédéric le Play.

Cela demeure la saine recette de l’équilibre des pouvoirs, ce sont ces institutions proposées que nous allons vous présenter tout au long de ce document.

L’objet de cette analyse n’est nullement de démontrer ce que sera la monarchie de demain. Il est difficile de prévoir comment sera la future institution monarchique sachant qu’elle dépendra de la situation et des besoins du moment. Il ne s’agit pas non plus d’une proposition institutionnelle officiellement conforme à ce que pourrait souhaiter les Princes à ce jour. Cette institution monarchique proposée n’engage que le G.A.R. et n’est qu’une simple démonstration théorique, afin d’offrir une meilleure compréhension du type de système politique que nous proposons, justifiant ainsi notre rejet du système républicain. C’est en fait ce qui reste dans le domaine du possible suivant ce que l’histoire nous a laissé en héritage et ce que l’esprit institutionnel monarchique est capable d’engendrer par l’alternative qu’il proposerait…

La seule chose que nous pouvons garantir c’est que dans tous les cas, le Roi sera indépendant, il sera au dessus des lobbies et des partis. Qu’il reste un gouvernement humain avec ses qualités et ses défauts. La durée lui exige un sens aigu des responsabilités au risque d’une déstabilisation qui lui serait fatale comme ce fut le cas dans l’histoire. Le règne des partis disparaitra naturellement car son pouvoir, pour durer, devra reposer sur une représentation réelle de la nation, basé sur les familles et associations professionnelles, les villes et les provinces libérée du joug partisan…

La monarchie sera toute à la fois active, « traditionnelle dans ses principes, moderne dans ses institutions ».

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Voici présenté une série de cinq questions sur la monarchie, par Jean-Philippe Chauvin

0:57 Pourquoi vouloir la Monarchie au 21ème siècle ?
2:57 Quel type de Monarchie ?
4:39 Qu’est-ce qu’un Roi apporterait de plus qu’un président ?
6:30 Et le Peuple ? Qu’a-t-il à y gagner ?
8:27 La Monarchie coûtera-t-elle plus chère que la république ?

Voici présenté une série de cinq questions sur la monarchie, par Jean-Philippe Chauvin :

0:57 Et si le Roi devenait fou ?
2:45 Pourquoi ne pas perfectionner la république au lieu d’une Monarchie ?
4:33 Quelle sera la place de la Religion et de la laïcité ?
6:23 Que deviendront les partis politiques ?
8:08 Le Peuple continuera-t-il de voter ? Si oui comment ?

Voici présenté une série de cinq questions sur la monarchie, par Jean-Philippe Chauvin :

0:57 Que deviendra le Parlement ?
2:06 Quelles sont les contre-pouvoirs que la Monarchie nous autorisera d’exercer ?
4:00 Qu’en sera-t-il des libertés en général ?
5:12 Quelle sera la devise de la Monarchie et que deviendra le drapeau tricolore ?
7:15 Comment sera géré le monde du travail dans la Monarchie de demain ?

Voici présenté une série de cinq questions sur la monarchie, par Jean-Philippe Chauvin :

0:57 : Quelle sera la place de la France monarchique au sein de l’U.E. ?
2:28 : La Monarchie n’est-elle pas un régime pour les riches au détriment des pauvres ?
4:15 : Comment ferez-vous pour renverser la république ?
7:03 : Que peut faire la Monarchie face à la mondialisation ?
8:53 : Quelle sera la place de l’écologie dans la France Monarchique ?