Kadou

Paroles d’un Roi :

Voici présenté ci-dessous le manifeste du 9 octobre 1870 du comte de Chambord. Des paroles qui sont d’une incroyable actualité, on imaginerait presque un discours équivalent pour de la situation actuelle de la France, de la part de nos chers Princes d’aujourd’hui…. En espérant que ces quelques lignes puissent les inspirer :

Français !

Comte-de-Chambord-chevalVous êtes de nouveau maîtres de vos destinées.
Pour la quatrième fois depuis moins d’un demi-siècle, vos institutions politiques se sont écroulées, et nous sommes livrés aux plus douloureuses épreuves.

La France doit-elle voir le terme de ces agitations stériles, source de tant de malheurs ? C’est à vous de répondre.
Durant les longues années d’un exil immérité, je n’ai pas permis un seul jour mon nom fût une cause de division et de trouble, mais aujourd’hui qu’il peut être un gage de conciliation et de sécurité, je n’hésite pas à dire à mon pays que je suis prêt à me dévouer tout à son bonheur.

Oui, la France se relèvera si, éclairée par les leçons de l’expérience, lasse de tant d’essais infructueux, elle consent à rentrer dans les voies que la Providence lui a tracées.
Chef de cette Maison de Bourbon qui, avec l’aide de Dieu et de vos pères, a constitué la France dans sa puissante unité, je devais ressentir plus profondément que tout autre l’étendue de nos désastres, et mieux qu’à tout autre il m’appartient de les réparer.

Que le deuil de Paris soit le signal du réveil et des nobles élans. L’étranger sera repoussé, l’intégrité de notre territoire assurée, si nous savons mettre en commun tous nos efforts, tous nos dévouements et tous nos sacrifices.

Ne l’oubliez pas ; c’est par le retour à ses traditions de foi et d’honneur, que la grande nation, un moment affaiblie, recouvrera sa puissance et sa gloire. Je vous le disais naguère : gouverner ne consiste pas à flatter les passions du peuple, mais à s’appuyer sur leurs vertus.

Ne vous laissez plus entraîner par de fatales illusions. Les institutions républicaines, qui peuvent correspondre aux aspirations de sociétés nouvelles, ne prendront jamais racine sur notre vieux sol monarchique.

Pénétré des besoins de mon temps, toute mon ambition est de fonder avec vous un gouvernement national, ayant le droit pour base, l’honnêteté pour moyen, la grandeur morale pour but.

Effaçons jusqu’au souvenir de nos dissensions passées, si funestes au développement du véritable progrès et de la vraie liberté.

Français, qu’un seul cri s’échappe de notre coeur : Tout pour la France, par la France et avec la France !

Henri d’Artois, duc de Bordeaux, comte de Chambord (1820-1883)

Le déclin de la France en citations :

gaypride

‘De nos jours, où porter ses regards sans rencontrer des ruines? La face de la terre en est couverte: ruines morales, ruines intellectuelles, ruines matérielles, ruines sociales, ruines domestiques. […] Or, pour nous, la ruine de la société, ce n’est pas seulement le paganisme, c’est la barbarie. » ( Mgr Gaume, La profanation du dimanche considérée au point de vue de la religion, de la société, de la famille, de la liberté, du bien-être, de la dignité humaine et de la santé.)

Outre le théologien, de plus en plus d’historiens sérieux admettent eux aussi l’idée soit du déclin soit de la décadence de la France » (La Nouvelle Revue d’Histoire, Déclins et réveils de la France, N°10, janvier-Février 2004).

Philippe Alméras: Début XXe, fin XXe siècle: « un déclin »

« Si l’on examine l’état de la France au début du XXè siècle et ce qu’elle est à la fin, il y a un déclin » (Philippe Alméras, professeur de littérature et historien. Docteur de l’Université de Californie, son Retour sur le siècle, est un bilan du XXème siècle… La Nouvelle Revue d’Histoire, N°10, ibid., page 30).

(suite…)

15 août : Assomption et fête nationale française

L’Assomption désigne l’élévation aux Cieux de la Sainte Vierge, corps et âme.

Celle-ci – qui selon la doctrine catholique tient dans l’humanité une place si particulière – quitta ce monde d’une façon extra-ordinaire : son corps étant préservé de la corruption que connaissent les cadavres, tout comme son âme avait été préservée de toute corruption du péché.

C’est la principale fête mariale.

En France, s’ajoute au 15 août le caractère de fête nationale, depuis Louis XIII.

Voyez ci-dessous, en comparant les 2 origines, comme on est loin du 14 juillet qui commémore la naissance mythologique de la République dans la haine et dans un bain de sang bien réels.

En 1637, après 22 ans de mariage, le roi n’a toujours pas d’héritier et la France est dans une guerre difficile.

Le souverain prépare un vœu qui consacrerait la France à Notre-Dame de l’Assomption, plaçant la nation sous la protection de la Sainte Vierge ; on dit qu’il y pense depuis longtemps.

En novembre 1637, un texte est enfin soumit au Parlement. Puis soudain, la bonne nouvelle tombe : la Reine est enceinte !

Le vœu sera finalement signé par le Roi le 10 février 1638, comme un remerciement, et instaurera les processions du 15 août en hommage à Notre-Dame de l’Assomption.

Le 5 septembre 1638, naît le dauphin de France, futur Louis XIV. De par sa naissance vue comme quasi-miraculeuse, il reçoit le nom significatif de Louis-Dieudonné (« donné par Dieu »).

(suite…)

Lutter, politiquement d’abord, contre le chômage

ChômageLe chômage intéresse-t-il encore les économistes ? J’en doute de plus en plus, et j’ai constaté que, dans les classes préparatoires et en particulier dans les filières qui mènent à HEC, la question du chômage est traitée en quelques lignes sibyllines dans les manuels disponibles, au point que poser des sujets d’oraux sur ce thème déstabilise facilement les étudiants : la croissance semble être, ou presque, le seul but à atteindre, et qu’importent les moyens et les dommages collatéraux ! Rien d’étonnant alors que la période de forte croissance économique des années 50 aux années 70 ait été baptisée « les trente glorieuses » quand on sait désormais (mais on le savait aussi avant !) qu’elles furent aussi les années les plus destructrices de l’environnement en France, des espaces comme des espèces (et particulièrement celles qui peuplaient les fermes et les champs), et qu’elles ont provoqué cette « seconde Révolution française » qui a bouleversé, et pas forcément pour le meilleur, notre société, ses équilibres et une grande part de ses beautés, tout comme la sociabilité, aujourd’hui bien mal en point…
Néanmoins, avec la fin des « trente glorieuses » si mal nommées, le chômage, qui n’avait pas disparu mais s’était fait plus rare, est devenu, en quelques années, un chômage structurel, durable et désormais pérenne, comme un pilier majeur de ce système économique, pilier qui permettrait, étrangement, de maintenir celui-ci en étouffant, par la crainte de l’exclusion sociale que provoque le chômage dans notre société de plus en plus anomique et anonyme, toute velléité de révolte et de révolution : la société de consommation, et Jack London l’avait tôt compris (et si amèrement qu’il se suicida) à la suite de Ford, est le meilleur moyen d’asservir les individus, et la peur de « ne plus y être » désarme toute alternative politique, au moins jusqu’à un certain point…

Aujourd’hui, le chômage touche officiellement près de 6 millions de personnes dans notre pays, sans que la République n’en soit ébranlée : la société de consommation « amortit » les chocs, ainsi que les différentes et utiles aides financières pour les chômeurs, même si celles-ci se font plus restreintes avec le temps. Doit-on se contenter de ce constat ? Personnellement, je refuse ce fatalisme qui, depuis la petite formule de M. Mitterrand qui affirmait que tout avait été tenté contre ce fléau, n’a cessé de s’enraciner jusqu’à se banaliser. Mais ce refus ne sert à rien s’il n’est étayé par des propositions : mon intuition est que la solution n’est pas « une » mais plurielle, et qu’elle nécessite une impulsion plus politique que simplement économique.

Car s’appuyer sur le seul calcul économique est, en fin de compte, vain, ne serait-ce que parce que l’économie n’a pas pour rôle, aujourd’hui, de réduire le chômage ou de donner du travail à tout le monde, mais de faire fonctionner la mondialisation et d’assurer la croissance, terme polysémique que l’on confond trop souvent avec la prospérité alors qu’elle ne l’est pas exactement pour tous…
Si l’État ne peut pas tout et n’a pas pour fonction de tout faire en économie, car l’étatisme est une maladie d’hypertrophie de l’État et non la preuve de son efficacité (bien au contraire!), il peut susciter, motiver et lancer, ou soutenir, de grandes initiatives économiques, productrices et distributrices, et une grande politique d’aménagement du territoire (parler « des » territoires serait d’ailleurs plus juste) qui me semble la clef de l’emploi et du travail au sens le plus large du mot : c’est vrai pour l’agriculture qui pourrait, si l’on veut bien rompre avec un modèle productiviste antisocial par principe, redevenir source majeure d’emplois pérennes et permettre un « redéploiement rural » qui redonnerait vie à des campagnes et des villages aujourd’hui en danger de mort par dévitalisation et désertification ; c’est vrai aussi pour des activités artisanales et industrielles qui, combinées avec un système de commercialisation « de proximité », peuvent se déployer au plus près des grands centres de consommation des Français ; etc.
Encore faudrait-il que l’État soit assez fort et volontaire pour jouer efficacement son rôle, et qu’il dispose d’une autorité politique suffisante pour s’imposer à des puissances économiques et financières qui ont tendance, de plus en plus, à s’émanciper des territoires et, au-delà, de leurs devoirs sociaux. La République n’est plus aujourd’hui crédible en ce domaine, ayant renoncé depuis longtemps à infléchir le cours de la mondialisation et préférant n’être que le gouvernorat d’une Union européenne trop « libéraliste » pour être vraiment sociale… Or, la lutte contre le chômage nécessite de rompre avec les logiques de la seule croissance et d’un libéralisme qui, en pratiquant le « laisser faire, laisser passer », oublie trop souvent les personnes, leur mode de vie et leur enracinement, en somme leur humanité propre…

Jean-Philippe Chauvin

Hiroshima et Nagasaki ou l’éthique chevaleresque à la sauce démocratique :

Interview du professeur Pierre Piérart :

Pierre Piérart est professeur honoraire de l’Université de Mons, vice-président de l’Association médicale pour la prévention de la guerre nucléaire (AMPGN), auteur de D’Hiroshima à Sarajevo. La bombe, la guerre froide et l’armée européenne, EPO, 1995.

Hiroshima: les manuels d’histoire mentent

Visuhiroshima3Il y a juste soixante dix ans, l’arme atomique était larguée sur Hiroshima et Nagasaki. Pierre Piérart, infatigable pourfendeur des armes nucléaires, explique les véritables raisons ayant poussé les États-unis à lâcher la bombe.

Marco Van Hees

Pierre Piérart : «Attaquer des civils avec une telle arme, c’est clairement du terrorisme.»

Les 6 et 9 août 1945, la bombe atomique est utilisée pour la seule fois dans l’histoire contre les villes japonaises Hiroshima et Nagasaki. Quelles en ont été les conséquences humaines?

Pierre Piérart. Terribles. La bombe n’explose pas au sol mais dans l’atmosphère. Une gigantesque boule de feu qui tue par brûlure. C’est son effet le plus mortel. A l’épicentre, la température atteint un million de degrés. Elle se réduit rapidement à mesure qu’on s’en éloigne, mais dans les 500 premiers mètres, il s’agit d’une véritable incinération. Il y a aussi l’effet de souffle: un déplacement d’air de 600 kilomètres/heure. Aucun bâtiment n’y résiste. Enfin, il y a la radioactivité.

Pour indiquer le nombre de morts d’Hiroshima, je retiens le chiffre à la fin de décembre 1945: 145.000 morts. Car quelque 70.000 personnes sont mortes dans les mois qui ont suivi, d’août à décembre 1945. Des brûlés qui auraient dû survivre à leurs brûlures mouraient de façon inexpliquée: à cause de la radioactivité. Elle a tué 30 à 50% de ces 70.000 victimes.

A Nagasaki, où la bombe au plutonium (celle d’Hiroshima était à l’uranium) n’a pas «parfaitement fonctionné», 70.000 personnes sont mortes également.

La radioactivité a continué à faire des dégâts par la suite

Pierre Piérart. Oui, il y a les cancers, mais également d’autres maladies. La radioactivité s’attaque à la moëlle des os, ce qui cause des problèmes très graves sur les composantes du sang: globules rouges, globules blancs, plaquettes. Il y a aussi la paroi de l’intestin, qui encaisse beaucoup de radioactivité et se détruit, avec une éventuelle septicémie [infection généralisée du sang]. Une étude a évalué que dans la période de 1970 à 1990, le nombre de décès dus à Hiroshima représente 1% des victimes de 1945. Il est difficile d’évaluer le nombre de décès entre 1945 et 1970.

Au départ, la bombe atomique conçue par les États-unis a un tout autre but

Pierre Piérart. L’histoire de la bombe débute vers 1938-39, lorsqu’on imagine une réaction en chaîne sur base de la célèbre formule d’Einstein, E=mc2. Le physicien Szilard, ancien étudiant d’Einstein, va trouver celui-ci pour qu’il adresse une lettre au président américain Roosevelt: elle lui demande de préparer une bombe atomique à des fins défensives, car l’Allemagne nazie a le projet d’en fabriquer une.

Le programme américain, dénommé projet Manhattan, débute en 1942. Il va durer deux ans, coûter deux milliards de dollars de l’époque, mettre au travail 130.000 personnes dans trois grandes usines.

Le projet est tenu secret. Le Premier ministre britannique Churchill en est informé, mais pas les Soviétiques. Dès septembre 1944, Roosevelt et Churchill sont conscients que l’Allemagne ne possède pas l’arme nucléaire et ils envisagent de l’utiliser contre le Japon. Churchill voudra faire emprisonner le professeur Bohr, qui suggère d’informer les Soviétiques sur la nature du projet Manhattan.

Comment les États-unis vont-ils justifier l’utilisation offensive de l’arme atomique?

Pierre Piérart. Sur base d’un énorme mensonge repris par tous les manuels d’histoire: en obligeant le Japon à capituler, l’usage de la bombe aurait évité le sacrifice de 200.000 à un million de soldats américains, qui seraient morts lors d’une invasion de l’archipel.

Or, en juillet 1945, l’empereur du Japon envoie son fils pour négocier une paix, avec capitulation totale, mais respect de l’empereur. Seulement, on va faire traîner les choses. De plus, les chiffres avancés quant au nombre de victimes épargnées sont totalement fantaisistes. Surtout si on se rappelle que sur toute la guerre, les États-unis ont perdu 300.000 hommes. Des stratèges américains sérieux avaient analysé la question. Ils savaient que les Japonais étaient au bout du rouleau. 90% de leur aviation et de leur flotte étaient détruits, il ne restait rien de leur machine industrielle. Selon ces stratèges, le nombre de victimes aurait pu se situer entre 20.000 et 30.000.

Quelle est, dès lors, la motivation de Washington?

Pierre Piérart. Lors de la conférence de Yalta [qui réunit les dirigeants américains, britanniques et soviétiques en février 1945], l’URSS indique quand elle mettra fin au traité de non-agression qui la lie au Japon: trois mois après l’effondrement de l’Allemagne. Et effectivement, l’Armée rouge va traverser la Sibérie pour, le 8 août, envahir la Mandchourie, occupée par le Japon. Les États-unis se disent: ces salopards vont nous couper l’herbe sous le pied.

L’attitude du président américain Truman lors de la conférence de Potsdam est révélatrice. La conférence commence le 17 juillet. La veille, le premier essai nucléaire de l’histoire est mené à Alamogordo (Nouveau-Mexique). Durant la conférence, Truman est informé de la réussite de l’essai. A partir de ce moment, son attitude change du tout au tout. Au début, il est assez conciliant. Ensuite, il veut rentrer dare-dare pour terminer cette simagrée de Potsdam. Hiroshima sera un élément important marquant le déclenchement de la «guerre froide» qui va opposer États-unis et URSS dans les décennies suivantes.

Peut-on parler d’Hiroshima comme d’un acte terroriste?

Pierre Piérart. Attaquer des civils avec une telle arme, c’est clairement du terrorisme d’Etat. Mais la destruction de la ville allemande de Dresde par des bombardements conventionnels, en février 1945, a aussi été du terrorisme. Il n’y avait aucun objectif militaire. Le but était le même qu’à Hiroshima et Nagasaki: Churchill voulait intimider l’armée soviétique qui avançait à pas de loup.

Pas de vacances militantes pour la Bretagne :

Le mois de juillet est propice aux travaux pratiques du royalisme, parce que le temps libéré pour certains par les vacances scolaires peut être mis utilement à profit pour faire connaître les idées monarchistes à un plus vaste public, parfois moins stressé quand il est, lui aussi, en vacances, mais aussi quand il est, en pleine activité, confronté à l’absurdité d’une République qui fait primer les intérêts seulement financiers au détriment du travail et des travailleurs.

A Rennes, le Groupe d’Action Royaliste, dont les militants animent l’Action Royaliste Rennaise, n’a cessé, en ce mois de juillet si agité dans nos campagnes, d’afficher, d’écouter, de discuter et de proposer l’alternative royale : ainsi, ce sont des centaines d’affiches de tous les formats qui ont recouverts les panneaux de la ville et des alentours, malgré la concurrence des festivals de musique…

Au moment où les éleveurs manifestaient leur colère, les royalistes placardaient « L’agriculture est faite pour nourrir les hommes, pas les banques ! » ; quand M. Macron expliquait dans la presse qu’il manque un roi à la France, c’est « Je suis royaliste, pourquoi pas vous ? » qui connaissait un bon succès près des passants ; quand Nicolas Hulot évoquait l’encyclique pontificale dans « La Croix », ce sont les affiches royalistes prônant « l’écologisme intégral » (formule née dans les milieux monarchistes il y a plus de trente ans!) qui attiraient l’attention !

De plus, un tract reprenant un texte du Groupe d’Action Royaliste sur la crise agricole était distribué aux commerçants de Rennes et à un certain nombre d’agriculteurs des environs de la métropole bretonne, mais aussi à Nantes, entre autres.

A Rennes, à Dinan, à Saint-Briac et sur la Côte d’émeraude, les militants ont poursuivi le travail d’affichage par la discussion, et de nouveaux sympathisants monarchistes se manifestent, preuve que le royalisme n’est pas une vaine nostalgie mais une espérance positive qui peut ouvrir de nouvelles voies pour nos concitoyens et notre pays.

Maintenant, c’est partout, sur vos lieux de travail comme de vacances, qu’il faut promouvoir les solutions royalistes : le site du Groupe d’Action Royaliste, ses textes, ses vidéos, son matériel militant, sont vos outils pour aider à la nécessaire royalisation du pays ! Tout est possible, il faut juste le vouloir, et agir, même simplement : c’est ainsi que progressera, lentement peut-être mais sûrement, la cause royale.

Jean-Philippe Chauvin

collagerennes2

collagerennes3

collagerennes4

11802128_10207685637119167_1534558597_n

collagerennes6

collagerennes7

Les votes à la pluralité des voix dans les assemblées de villages sous l’Ancien Régime

Rassemblement

« Tout s’y décide à la pluralité des voix, dans les assemblées qui se tiennent sur la place publique, les dimanches et fêtes au sortir de la messe, et qui sont indiquées par le son de la grosse cloche.

Chaque particulier a droit de proposer les choses utiles qu’il a imaginées :

« C’est à ces assemblées qu’elle (la petite paroisse) nomme les syndics, les collecteurs pour la taille, les garde-finages pour la sûreté des terres ensemencées et des vignes, enfin les maîtres publics. […] Les syndics étaient les agents des communautés rurales qui n’avaient point d’administration municipale. […] chaque particulier a droit de dénoncer les abus qui sont à sa connaissance, ou de proposer les choses utiles qu’il a imaginées.

« On trait de ces objets sur-le-champ, et s’ils sont de quelque conséquence on envoie les syndics aux subdélégués de l’intendance pour se faire autoriser » (Frantz Funck-Brentano, L’Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 396).

C’était le ‘self-government’ rural dans son intégrité :

« C’est encore dans ces assemblées qu’on désigne chaque année le canton que chacun doit couper dans les bois communs; on ne tire au sort, à l’exception du pasteur (curé), du chef (seigneur), quand ce dernier est habitant, et des deux syndics auxquels on assigne nommément les cantons les plus fournis.

« C’était comme on le voit, le self-government rural dans son intégrité. Notons avec soin que ce tableau de l’assemblée du village, donné par Retif pour la Bourgogne, concorde et jusque dans ses détails, avec celui que le cardinal Mathieu présentera pour la Lorraine d’après ses recherches dans les archives locales » (Frantz Funck-Brentano, L’Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 397).

(suite…)

La république contre les libertés :

Affiche GAR mieux que la république3

La république qui s’est donné la liberté comme devise entre autre, nous montre chaque jour son allergie à défendre justement cette liberté. Ou disons plutôt qu’au nom de LA liberté, elle détruit chaque jour LES libertés concrètes !

Voici présentée une évolution des libertés en France : Cent restrictions en quarante ans :

Véritable documentation de référence, cet opus comporte deux grandes catégories de mesures restrictives et contraignantes ; elles sont au nombre de 100 : 77 pour les restrictions « d’ordre moral » et 23 pour les restrictions sécuritaires :

a/ les restrictions « d’ordre moral », qui concernent, par référence aux idéologies contemporaines, la sacro-sainte liberté de pensée, d’expression, de recherche et de la presse et qui, relevant de l’intellectualité ou même de la subjectivité, peuvent donner matière à contestation ;

b/ les restrictions sécuritaires, parfois physiquement difficiles à supporter, qui, répondant à des exigences provoquées par l’évolution galopante des technologies ou plus simplement de la vie en société, se conçoivent et s’acceptent mieux. Encore que le risque est grand de voir comment la volonté très jacobine et antilibérale de prendre en charge la sécurité physique des citoyens, avec par exemple l’application forcenée du principe de précaution, les dépossède de tout sens de la responsabilité personnelle et individuelle, garante vitale d’une société en bonne santé.
Polémia
27/11/07

1/ 1er janvier 1970 : la France est le premier pays européen à rendre obligatoires les ceintures de sécurité aux places avant des véhicules neufs. L’obligation de port est intervenue en 1973, et seulement hors agglomération. L’obligation généralisée aux places avant fut décrétée six ans plus tard. Pour les places arrière, l’obligation d’installer des ceintures à enrouleur date de 1977 et cette obligation du port a été généralisée en 1990.

2/ 27 août 1971 : ratification par la France de la « Convention de New York du 7 mars 1966 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale ».

3/ Loi du 1er juillet 1972, dite loi Pleven : érige en infraction la diffamation, l’injure et un certain nombre d’actes comme le refus, de fournir un bien ou le refus d’embauche, ou le licenciement motivé pour des raisons liées « à l’origine, à l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » .
Cette loi introduit donc l’appartenance ou la non-appartenance à une nation parmi les critères de « discrimination » (d’où le caractère désormais délictueux de la préférence nationale). Elle reconnaît aussi à toute association déclarée depuis au moins 5 ans et se proposant par ses statuts de « combattre le racisme » le droit de se porter partie civile en ce qui concerne ces infractions ; la loi ajoute donc aux droits traditionnellement reconnus aux parties civiles des droits propres à ces associations qui vont devenir ainsi des professionnelles de l’incrimination. La loi de 1972 ouvre la voie à l’abandon de « l’interprétation stricte » en matière pénale : le juge doit s’assurer, en effet, de la bonne intention des faits incriminés. La peine sera renforcée si l’intention est jugée « perverse » (par ex. raciste). A noter que c’est le décret loi Marchandeau du 21 avril 1939 qui avait introduit le délit d’opinion ou de sentiment, constitué ou non selon que son auteur « a pour but d’exciter à la haine entre les citoyens ».

(suite…)

Chroniques de la monarchie populaire – 1

Nous ne sommes pas la afin d’idéaliser une époque qui comportait ses scandales et notre ami Marion Sigaut à travers ses dénonciations de l’hopital général et des jansénistes a sortis des archives les vérités lumineuses éteignant celles des « lumières »… On peut toujours donner une interprétation tendancieuse aux évènements historiques mais il reste les faits, les documents d’archive, les édits, les actes notariés, les dossiers des jurandes et droits coutumiers, les guildes et libertés régionales à découvrir dans les greniers, mairies ou églises, comme dormant quelquefois chez des particuliers… Ces faits représentent l’honneur de la mémoire du passé comme du respect de nos anciens, qui de la haut n’apprécient pas que l’on dénature leur histoire…
Nous allons tenter d’apporter quelques lumières sur la vie de nos ancêtres qui, et vous le comprendrez aisément en écoutant, n’est pas enseigné dans nos écoles, la ripoublique n’y survivrait pas !

La révolution communale, l’humanisme et le caractère populaire des rois de France

La conquête des libertés est le fruit des combats, mais cela ne saurait suffire. Pour le comprendre, relisons notre histoire. Au Moyen-âge, nos ancêtres obtinrent avec l’appui du roi, l’affranchissement de leur commune. Ainsi l’on vit, l’élévation du peuple et l’abaissement des mauvais seigneurs. La féodalité fut une nécessité, après la dissolution de l’empire de Charlemagne et l’arrivée des invasions. Elle permit la protection des faibles en échange de services. Elle eut ses heures de gloire, à la fois bienfaitrice et populaire mais vint le temps où l’unité du royaume assura une plus grande sureté. Un sentiment d’oppression naquit lorsque les services donnés aux seigneurs continuaient, alors qu’en retour leurs protections devenaient inutiles. C’est ainsi que naquit le mouvement des communes. Ces communes eurent des libertés très étendues et constituaient de véritables petits états. Celles-ci bénéficiaient de droits et privilèges qui feraient pâlir nos maires d’aujourd’hui…

(suite…)