Kadou

Le sacrifice d’Adam Dollard

DollardHéros de la bataille de Long-Sault, il fait le sacrifice de sa vie pour sauver la colonie de Ville-Marie en 1660.
Nous sommes en 1660, sous Louis XIV. La situation en Nouvelle-France est dramatique : une population d’à peine 1 500 habitants se trouve confrontée à une colonisation britannique beaucoup plus dense, ainsi qu’aux menaces incessantes des raids iroquois. Ceux-ci empêchent tout commerce et les marchands menacent de fuir ; la colonie risque de disparaître. Face aux Iroquois Adam Dollard, sieur des Ormeaux, s’est vu confier une terre à Ville-Marie par M. de Maisonneuve.Cela fait deux ans qu’il est arrivé de France ; il a vingt-cinq ans, il est officier de la petite garnison. Il est du sang dont on fait les héros, et la France d’alors en prodiguait beaucoup… Il emprunte un peu d’argent en signant « Dollard » pour équiper son expédition, puis il part. Il est suivi par seize jeunes compagnons de dixsept à vingt-trois ans, par quarante guerriers hurons, et par le grand chef algonquin Annaotaha avec quatre guerriers. Il veut attaquer les bandes d’Iroquois qui passent à la fin de l’hiver sur la rivière des Outaouais, chargés de fourrures destinées aux Anglais. Et ce à Long-Sault, un lieu stratégique qui, libéré, permettrait aux trappeurs et aux alliés amérindiens de venir vendre leurs fourrures en Nouvelle-France.
Ils surprennent des Iroquois qu’ils mettent en fuite à l’île Saint-Paul, aujourd’hui l’île des Soeurs. Le 1er mai, ils arrangent comme ils peuvent un vieux fortin algonquin à Long-Sault mais aperçoivent déjà les Iroquois. Non pas une bande de chasseurs, mais une masse de trois cents guerriers bien armés, qui arrivent sur le « sentier de la guerre » pour exterminer ce qu’il reste de la colonie française. L’affrontement est terrible. À l’époque, plusi

Eugène Guénin relate les combats dans son magnifique ouvrage La Nouvelle-France : « Des Hurons, franchissant la palissade, allaient au milieu du feu couper la tête d’un chef qu’une balle avait tué et la plantaient sur un des pieux de l’enceinte. » Un instant on se prend à espérer, quand six cents autres Iroquois arrivent. La panique gagne ; quelques Hurons s’enfuient mais sont vite massacrés. Au fil des jours, les denrées diminuent, mais la fuite est impossible. L’ingénieux Dollard tente de lancer un tonneau de poudre sur les assiégeants ; une erreur de manoeuvre le détourne vers le fortin et c’est l’horreur pour les Français, leurs flèches pouvaient être lancées avant le rechargement d’une arquebuse… Les Iroquois en possédaient depuis longtemps, fournies par les Anglo-Hollandais, alors que la France reculait toujours la distribution, consciente des génocides perpétrés entre eux par les Amérindiens. L’enfer du fortin la première, puis la seconde et la troisième vague d’assaut sont repoussées. Français, Algonquins et Hurons sont « au coude à coude » et résistent face aux « diables rouges ».

dont plusieurs meurent. Les Iroquois en profitent ; un terrible corps à corps s’ensuit selon le témoignage d’un survivant huron.Quand les Iroquois pénètrent dans la modeste position, ils rencontrent cinq Français et quatre Hurons qui défendent chèrement leur vie. Un Français gravement blessé est torturé à mort sur place, tandis que les quatre autres sont partagés entre Onneiouts, Agniers et Onontagués, constituant trois des cinq nations Iroquoises d’Amérique ; ils finissent torturés et sans doute dévorés comme le veut la coutume…
Le sacrifice de Dollard des Ormeaux et de ses compagnons aura sauvé la toute jeune ville de Montréal d’une extermination programmée : lourdement étrillés par la petite résistance courageuse, les Iroquois préfèrent rentrer chez eux. Trappeurs et Amérindiens reprennent le commerce des fourrures. Radisson et Des Groseillers, de célèbres explorateurs, se rendent à Québec avec soixante canots remplis de fourrures…
Qu’on ne les oublie pas.

Frédéric WINKLER

Gaz de schiste, l’enfer sous terre

(Article paru dans l’Action Sociale Corporative n°16)

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Gaz et pétrole de schiste : un rapport parlementaire américain révèle les substances toxiques utilisées dans la fracturation hydraulique

Benzène, toluène, plomb, cuivre, diesel… ces substances très nocives ne sont qu’un petit extrait des 2500 produits chimiques utilisés entre 2005 et 2009 par l’industrie des gaz de schiste aux Etats-Unis. Les démocrates de la Chambre des représentants américaine ont publié samedi un rapport dressant « l’inventaire le plus complet » de ces produits nécessaires à l’extraction par fracturation hydraulique des gaz non conventionnels. Générations Futures révèle ce dimanche le contenu de ce rapport parlementaire qui montre que les compagnies américaines utilisent 29 substances suspectées cancérigènes ou polluantes dangereuses de l’air ou de l’eau et aussi …des substances secrètes aux propriétés inconnues !!

La liste des molécules dangereuses mise en évidence par le rapport

Ce rapport, réalisé par les démocrates de la Commission de l’Energie et du Commerce de la Chambre des Représentants américaine est présenté comme « l’inventaire national le plus complet » à ce jour sur la chimie utilisée par l’industrie des gaz de schiste. Il a été réalisé à partir des réponses au questionnaire envoyé par la Commission aux 14 compagnies de production de gaz et de pétrole non conventionnels les plus importantes du pays. Les réponses de ces compagnies montrent l’utilisation entre 2005 et 2009 de plus de 2500 produits chimiques dans les phases de fracturation hydraulique nécessaires à l’extraction de gaz ou de pétrole de schiste. Ces 2500 produits chimiques contenaient environ 750 substances chimiques différentes.

Parmi toutes ces substances chimiques, les parlementaires ont mis en évidence la présence de 29 substances connues aux Etats-Unis pour être des cancérigènes probables ou suspectés ou des polluants dangereux de l’air ou de l’eau règlementés selon le Safe Drinking Water Act. Citons parmi ces substances les dangereux benzene, toluene, xylene, ethylbenzene (les BTEX), formaldehyde…ou même du Gaz oil ! Les quantités sont considérables : plus de 38 millions de litres de produits contentant au moins un cancérigène, plus de 43 millions de litres de BTEX en 5 ans ! Ces substances étaient présentes dans environ 650 produits chimiques différents.
D’autres molécules dangereuses repérées. Comme le 2-butoxyethanol, un surfactant entrant dans la composition de très nombreux produits de fracturation (126) et pouvant provoquer la destruction des globules rouges ou des dommages au foie ou à la moelle osseuse. Les compagnies américaines ont pourtant utilisé plus de 82 millions de litres de produits contenant cette substance entre 2005 et 2009. C’était même l’ingrédient de fracturation le plus utilisé au Texas pendant cette période !
Les compagnies gardent secrètes certaines formulations en plaidant le secret industriel ! Certaines compagnies n’ont pas voulu ou pu communiquer l’intégralité de la composition de certains produits de fracturation car des ingrédients dans ces formulations étaient, selon elles, la propriété de firmes leur ayant fourni la substance et en tant que telles protégées par le secret industriel. A ce sujet le rapport conclu clairement que « dans ces cas il apparaît que les compagnies injectent des fluides qui contiennent des substances chimiques inconnues au sujet desquelles elles ne peuvent avoir qu’une compréhension limitée des risques potentiels qu’elles posent pour la santé humaine et l’environnement » ! Ces produits contentant au moins une substance couverte par le secret industriel ont représenté plus de 354 millions de litres de 279 produits de fracturation entre 2005 et 2009 !

« Ce rapport américain officiel montre clairement que la fracturation hydraulique utilisée dans l’extraction des gaz et pétrole de schiste utilise de nombreux produits chimiques dangereux. C’est la réalité de cette technique et de cette industrie : il n’existe pas de fracturation hydraulique propre, un mythe ! » déclare François Veillerette, Porte Parole de Générations futures, (http://www.generationsfutures.net/) association agréée impliquée dans les questions de santé environnementale.
« Le gouvernement français, à la lumière de ce rapport, doit officiellement et définitivement abroger les projets prévus sur le territoire national et renoncer au recours à ces sources dans le futur » Ajoute t’il.

La liste des molécules dangereuses mise en évidence par le rapport :
29 substances ‘Cancérigènes’ ou polluantes dangereuses de l’eau (PDE) ou de l’air (PDA). Le nombre indique le nombre de produits chimiques dans lesquels la substance a été déclarée aux USA.
Pour mieux connaître la technique utilisée pour extraire le gaz de schiste, nous vous proposons d’aller visiter ce site intéressant :

http://app.owni.fr/gaz/

Sahara 1 – Nucléaire 0

(Article paru dans l’Action Sociale Corporative n°16)

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Le 13 juillet 2009, douze entreprises, en majorité allemandes, ont signé un protocole d’accord lançant un projet de 400 milliards d’euros pour construire des centrales solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient afin d’alimenter l’Europe en énergie “propre”. Ce projet pharaonique, nommé “Desertec”, pourrait couvrir à terme 15% des besoins énergétiques de l’Europe et une grande partie de ceux des pays producteurs, selon ses promoteurs. « Aujourd’hui, nous avons fait un pas en avant vers sa réalisation », s’est réjoui Nikolaus von Bomhard, patron du réassureur allemand Munich Re, au siège duquel fut signé le protocole d’accord à Munich (sud de l’Allemagne).

Selon le site anglais du concept Desertec, (www.desertec.org) la quantité d’énergie solaire que l’on pourrait tirer des déserts est colossale: “Tous les ans, chaque km2 de désert reçoit une énergie solaire équivalent à 1,5 million de barils de pétrole. La surface totale des déserts sur la planète entière fournirait plusieurs centaines de fois l’énergie utilisée actuellement dans le monde”.

En d’autres termes, on peut aussi écrire que “pour fournir l’électricité nécessaire à la Terre entière, il suffirait de couvrir de panneaux solaires moins de 1% de la surface des déserts du monde”. Vous pouvez mieux vous rendre compte de ce que nous écrivons en regardant la carte ci-dessous. Celle-ci montre, du plus petit au plus grand carré :

1. (droite) La portion du Sahara qui serait couverte par les champs solaires du projet Desertec.
2. (milieu) Portion du Sahara à couvrir de champs solaires pour fournir l’électricité nécessaire à l’Europe.
3. (gauche) Portion du Sahara nécessaire pour répondre aux besoins électriques du monde entier.

Comment ça marche ?

Le système concentre l’énergie solaire réceptionnée par des miroirs et la convertit en chaleur. Cette chaleur augmente la vapeur qui fait tourner des turbines et des générateurs qui créent l’électricité. Celle-ci peut ensuite être distribuée en Afrique et vers l’Europe.

“Sincère, juste et d’égal à égal”

Torsten Jeworrek, membre du directoire du réassureur, a promis une collaboration “sincère, juste et d’égal à égal” avec les pays producteurs. Ce protocole d’accord prévoit la création d’un bureau d’études au plus tard fin octobre 2009. Il devra aboutir d’ici trois ans (2012) à “l’élaboration de plans d’investissement réalisables” pour la création de ce réseau de centrales solaires thermiques, selon un communiqué de presse.

Parmi les groupes impliqués se trouvent la banque allemande Deutsche Bank, les groupes énergétiques EON et RWE, le conglomérat Siemens ou encore l’espagnol Abengoa Solar et l’algérien Cevital. Des représentants de la fondation à l’origine du projet ainsi que de la Ligue arabe et du ministère égyptien de l’énergie étaient également présents.

Réseau de scientifiques et d’ingénieurs à l’origine du projet

La fondation Desertec a été érigée sur les bases d’un réseau international de scientifiques et d’ingénieurs appelé TREC. En association avec le Club de Rome*, elle a développé le concept DESERTEC dont l’objectif est d’exploiter les énormes quantités d’énergie solaire et d’énergie éolienne dans les déserts du monde entier. La concrétisation de ce projet permettrait une diminution drastique d’émissions de gaz à effets sans recourir pour autant au nucléaire.

Autres bienfaits :

Outre l’exploitation de l’énergie du soleil, les immenses champs de panneaux solaires pourraient permettre d’autres applications :

– La chaleur résiduelle perdue dans les gigantesques champs solaires pourrait être récupérée et servir à la désalinisation de l’eau de mer.
– Les zones ombragées situées derrière chaque panneaux solaires pourraient servir à des cultures qui seraient épargnées par les écrasants rayons du soleil et alimentées par l’eau désalinisée.
– Création d’emplois.
– Collaboration entre les peuples.

www.rtl.be
*Le club de Rome est un groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 53 pays, préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu’en développement.
Ceux qui ont dit non

Plusieurs pays ont courageusement dit non au nucléaire :

– L’Italie, suite à Tchernobyl, et à un référendum, a fermé ses cinq réacteurs nucléaires, le dernier en 1990.
– La Suède, suite à un référendum a annoncé en 1980 qu’elle fermerait progressivement ses douze réacteurs nucléaires, qui pourtant généraient la moitié de l’énergie du pays. Elle se dirige vers l’énergie éolienne.
– La Belgique a annoncé en 1999 qu’elle arrêterait progressivement ses sept réacteurs nucléaires entre 2015 et 2025, et qui fournissent 60 % de l’énergie du pays.
– Les pays bas ont annoncé qu’ils arrêteraient le nucléaire, mais la centrale de Borselle est toujours en activité.
– L’Allemagne s’est engagée à fermer d’ici 2021 la totalité de ses 18 réacteurs nucléaires qui génèrent 30% de son électricité.

En France, on parle au contraire de construire une série de nouveaux réacteurs de technologie EPR… Et on nous dit que le nucléaire est la seule voie viable qui permette de fabriquer du courant sans émissions de CO2…. Mais c’est un pur mensonge. EDF a systématiquement « saboté » les tentatives de centrales solaires, et la production éolienne en France n’est que très partiellement encouragée par les pouvoirs publics. Le nucléaire n’est pourtant pas une obligation. C’est un choix qui appartient au gouvernement, mais aussi aux citoyens. Faites entendre votre voix ! Vous n’êtes pas seuls : 60% des Français voudraient se passer du nucléaire. Ils sont simplement muselés par les médias, eux même muselés par le lobby de l’électronucléaire.

Enfin, le coût de l’énergie nucléaire est systématiquement manipulé par EDF, ne prenant pas en compte les subventions publiques accordées aux usines de retraitement, ni les coûts de conservation, stockage des déchets et mise hors service des centrales (lesquelles ont une durée de vie de 30 ans). En réalité, selon The Economist, qui s’est livré à une enquête minutieuse, le coût du nucléaire est deux fois supérieur à celui des énergies renouvelables. Comme le dit The Economist :

« Économiquement, aucune centrale nucléaire n’a de raison d’être ».

Pourtant la Chine, le Brésil, l’Argentine, la Corée du Nord, l’Inde, et l’Afrique du Sud ont des projets de nouvelles centrales, ou des centrales déjà en construction (8 en Chine). Souvent afin de fabriquer du plutonium militaire. Le plutonium, en plus d’être radioactif, est hautement toxique : un seul microgramme peut tuer un être humain s’il est inhalé. Sellafield à lui seul en produit 4 tonnes par an…

Un site à visiter :
http://sboisse.free.fr/planete/pol_radioactive.php?page=2

visunucleaire

Le Royalisme et la question nucléaire

(Article paru dans l’Action Sociale Corporative n°16)

Lys contre radioactif
Il y a quelques mois, l’explosion de la centrale nucléaire japonaise Fukushima devait marquer un tournant dans l’évolution de l’énergie nucléaire dans le monde. L’immense majorité des habitants de cette planète se rendait compte, de la manière la plus cruelle qui soit, du potentiel danger inhérent à l’exploitation de l’énergie nucléaire.

Malheureusement, la grande remise en question tant attendue ne se fit pas. En tout cas, pour la plupart des pays. Seule l’Allemagne a, pour l’instant, décidé d’abandonner l’énergie nucléaire avant la fin de l’année 2022, en se laissant 11 ans pour adopter des sources d’énergies complémentaires et moins dangereuses. A contrario, les autorités françaises adoptent pour l’instant une attitude purement défensive, considérant la catastrophe de Fukushima comme un épiphénomène, arguant et répétant tel un leitmotiv que « le risque zéro n’existe pas »…

Pourtant, force est de constater que le nombre exponentiel d’incidents nucléaires aurait dû alerter les consciences et freiner cette « course en avant » frénétique. Rien que dans les années 2000, plus de 10 incidents nucléaires ont été signalés, de la mort de 5 personnes dans la centrale de Mihama (Japon) en 2004 au déclenchement du système européen d’échange d’informations en cas d’urgence radiologique (ECURIE) en 2007, suite à un incident nucléaire slovène… Il suffit de prendre l’échelle internationale des évènements nucléaires (INES) pour se rendre compte de l’instabilité et des dangers du nucléaire : plus de 19 évènements ont été classés de la catégorie 3 à 7 (incident grave à rejet majeur) en moins de 40 ans.

Parce que le nucléaire est le paradigme de cette « science sans conscience » rabelaisienne, il est capital d’abandonner et de substituer cette énergie nucléaire par une énergie plus propre, plus saine et plus respectueuse de l’écologie. Mais cette importante décision ne peut voir le jour sans courage politique, sans véritable engagement personnel de nos gouvernants, et force est de constater que la couardise de la quasi totalité de nos politiciens n’a d’égal que leur exécrable arrivisme !

Parce qu’il est évident que cette substitution du nucléaire serait lourde de conséquences, sur le plan économique notamment. Ne nous voilons pas la face : la France républicaine a fait le choix du nucléaire il y a bien des années, et repose à plus de 70 % sur cette énergie. Substituer le nucléaire, c’est faire le choix de l’écologie contre la chrématistique commerciale, du moral contre le matériel, de la vertu contre l’arrivisme : c’est changer complètement de paradigme économique même.

A cette sempiternelle quête de croissance annihilatrice, à cette « insatiable soif d‘innovations » que dénonçait SS le Pape Léon XIII, il s’agit d’opposer la quête du Bien Commun. Et c’est un truisme que de dire que ce choix est le parfait contre-pied de notre actuelle politique républicaine, celle ci étant uniquement basée sur la catalyse du consumérisme capitaliste et de l’individualisme rampant.

Alors, en poussant à peine plus loin notre réflexion, l’évidence appelle à la sagesse, et surtout, à la Monarchie. Seul un Roi, parce qu’il est au dessus de ces querelles ambitieuses et individualistes, aura cet engagement politique qui fait tant défaut à nos politiciens arrivistes. Seul un Roi pourra s’engager personnellement, avec la force et le courage nécessaires, pour engager ce tournant économique, politique et social tant nécessaire pour la France.

« La soif d’innovations qui depuis longtemps s’est emparée des sociétés et les tient dans une agitation fiévreuse devait, tôt ou tard, passer des régions de la politique dans la sphère voisine de l’économie sociale »

Rerum Novarum de SS le Pape Léon XIII

Augustin DEBACKER
http://franceroyale.e-monsite.com/

L’immigration, une chance pour l’enfer ?

(Article paru dans l’Action Sociale Corporative n°15)

collage maître chez nous

Un fait, certes, mais pas toujours un bienfait…

« Si le racialisme de Gobineau n’a pas fait école en France, c’est notamment du fait de l’incompatibilité du nationalisme français, incarné par l’Action française avec toute forme de matérialisme biologique »
P.A.Taguieff

« Quand il y a un problème, ne cherchez pas d’abord la solution, trouvez la cause. Je crois que cette crise est liée à votre gestion de l’immigration… »
Omar Bongo (entretien avec F. Pons, Valeurs Actuelles)

La première décennie de ce XXIème n’en a pas fini avec les inquiétudes issues de la fin du XXe siècle, et les nuages semblent, sur notre avenir, étendre leur ombre funeste… La crise et l’appauvrissement de notre société et de ses classes moyennes, les risques du terrorisme et des guerres qui se rapprochent, les dégradations environnementales, ou encore les injustices sociales, etc., n’enlèvent rien, bien au contraire, aux risques que font peser sur notre société les conséquences d’une politique de l’immigration, issue majoritairement du Tiers Monde. L’ambiance actuelle de « politiquement correct », véritable dictature d’une pensée dominante qui règne dans notre pays, gêne et empêche toute réflexion critique sur ce sujet et la condamnation morale n’est jamais loin quand on s’aventure sur ce terrain…
« Le phénomène de la banlieue est issu du progrès industriel dans l’Occident chrétien, qui a perdu le sens des solidarités, et aura rejeté les êtres à la périphérie, tout en multipliant les solitudes dans les cités tentaculaires. Bien sûr que dans l’hyper-ghetto que nous préparent les technocrates, ça sentira mauvais, et il sentira mauvais de s’y balader. » (Jean Edern Hallier, L’Idiot International, num.62, 1991).

https://soundcloud.com/user5994089/royalisme-cologisme-et

Pourtant chaque jour qui passe, légitime de nouvelles inquiétudes : n’est-ce pas la conséquence d’une défaillance politique de l’Etat qui refuse d’assumer ce qu’il a produit par ses lois et ses logiques économiques et « morales » ?
Ainsi naît dans la population, un sentiment de défiance, alimenté par un réflexe naturel et légitime que l’on ne peut maîtriser. Quand on devient minoritaire dans certains lieux ou que l’on voit ses repères remis en cause par des populations nouvellement arrivées, au moment où notre société doute d’elle-même et de ses valeurs originelles. Lorsqu’on lit les actualités malheureuses de certaines cités ou quartiers de banlieue, voir lorsque l’on subit directement une agression, un incendie de voiture ou des insultes à caractère ethnique et souvent directement « antifrançaises ». Certains argueront que les incidents dans les banlieues sont le fait de « jeunes », mais alors qui sont donc « ces Français qui n’aiment pas la France», qui font du trafic de drogue, brûlent voitures et les drapeaux français pour les remplacer par des drapeaux étrangers, possèdent un arsenal parfois équivalent à celui de la police, qu’ils planquent dans des cités dites « zones de non droit » ? Pourquoi ne s’intègrent-ils pas ?
« …l’enseignant a cessé d’être respecté…il n’enseigne pas l’histoire de France…les professeurs ne sont pas motivés, ils restent imprégnés des fruits de mai 68 : plus de repères, plus de limites, plus de valeurs…Fondamentalement ni les Français, ni parmi eux, les patrons ne sont racistes, mais les immigrés souffrent d’une image négative : il faut arriver à ce que ce soient les jeunes issus de l’immigration qui dénoncent les agissements déviants de leurs semblables. Je ne crois pas aux structures antiracistes… » (Rachid Kaci)
Qui sont ces Français qui bloquent certaines rues de Paris et d’autres villes de province pour faire la prière, qui, pour certains, imposent le voile intégral ou la burqa à leurs femmes, crient et chantent ouvertement « nique la France  » à tout bout de champs, tout en s’inspirant de la pseudo culture des ghettos américains ?
Qui sont donc enfin ces Français qui déclenchent de violentes émeutes à la moindre intervention policière ou après une défaite ou une victoire footballistique, qui crient vengeance pour la guerre d’Algérie et la période coloniale de la France ?

(suite…)

Être social

(Article paru dans l’Action Sociale Corporative n°15)

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Adjectif ou Substantif, ce terme est mis à toutes les sauces pour désigner une attitude d’égard envers les plus démunis, de bienveillance dans les relations humaines, de simple justice élémentaire ou pour octroyer des avantages par des organismes professionnels ou publics. Parfois on l’assimile au « socialisme », qui met toutes ces charges humanitaires aux mains de l’Etat. Il faut sortir de cette confusion du langage, qui brouille toutes les cartes.

Dans la conception individualiste, commune aux libéraux et aux socialistes, la société est composée d’individus sans aucune attache avec leurs communautés naturelles. Ce fut la philosophie des Lumières, consacrée par la loi Le Chapelier :
« Il n’y a plus de corps intermédiaires dans l’Etat : il n’y a plus que l’intérêt particulier de chaque individu et l’intérêt général. » Elle reprenait les mêmes termes que ceux utilisés par les économistes libéraux :
« La recherche par chaque individu de son intérêt personnel est le meilleur moteur de l’intérêt général »
(J. B. Say, fin 18ème s.).

De ce principe est née la structuration de la société en partis politiques, opposés en deux camps : le libéralisme (l’intérêt individuel) et le socialisme (l’intérêt général). Dans l’un on exalte l’individu isolé, dans l’autre l’Etat les considère collectivement. Certes depuis la Révolution, des amorces d’organisation professionnelle se sont réalisées par nécessité, mais sans véritable pouvoir économique. Elles restent opposées et séparées en organisations patronales et syndicats de salariés. Les conventions collectives, les prud’hommes, les régimes dits sociaux, sont bien des structures paritaires, mais limitées à la défense d’intérêts sectoriels. Quant au Conseil Economique il demeure une instance consultative. Tous ces organismes se comportent davantage comme des organes de défense d’intérêts que selon la conception chrétienne de l’homme et de la société. Celle-ci, totalement différente, est fondée sur la notion de Bien Commun, qui sous tend des valeurs et une volonté de rechercher l’union et d’organiser ensemble l’économie. Elle considère la personne intégrée dans des corps intermédiaires, amortisseurs entre l’individu isolé et l’Etat ; ils encadrent, protègent, organisent leurs membres, passent des accords entre eux :
« Le caractère social de l’homme se réalise dans divers groupes intermédiaires, de la famille aux groupes économiques sociaux, politiques et culturels qui découlent de la nature humaine, ont leur autorité propre… »
Cette citation de Jean Paul II sur ce point dans Centesimus Annus est très claire : le qualificatif de social est surtout organisationnel, avant d’être charitable. Il évoque davantage une démocratie organique.

On entend souvent de bons esprits, conscients des excès engendrés par l’économie libérale, dénoncer l’ultra-libéralisme et préconiser une atténuation du libéralisme par desserrement des contraintes étatiques : moins d’Etat ou moins d’individualisme. Ils restent cependant dans le schéma libéral d’une société divisée en deux entités en perpétuelle opposition : l’individu et son seul contrepoids, l’Etat. Ils ne vont pas jusqu’à chercher à reconstituer ces entités intermédiaires et à leur octroyer de réels pouvoirs pour gérer de façon autonome les problèmes qui les concernent.

La conception chrétienne propose, non pas une voie médiane entre ces deux entités qui s’opposent, mais radicalement une autre voie : celle qui unit. C’est en cela qu’on peut parler d’ « économie sociale », où les corps intermédiaires ont une place prépondérante et des libertés réelles d’auto-organisation. Les partis politiques sont alors des organes très secondaires et l’Etat n’est plus l’organisme administratif tentaculaire qui gère tout, mais, totalement indépendant des partis et des corps intermédiaires, il retrouve son rôle originel, non de gérant du « social », mais de garant du Bien Commun et de la Justice.

Benjamin Guillemaind
www.alliance-sociale.org

La devise de la Monarchie

Royaume de France

« Liberté, Egalité Fraternité, sans blague ? »

Yvan Blot dénonce très justement la tartufferie de cette devise républicaine. Simple slogan idéologique coupé de la réalité politique, elle rappelle la tristement célèbre propagande des Etats totalitaires comme l’ex URSS ou les « Démocraties Populaires » qui glorifiaient l’Homme en général et opprimaient les hommes en particulier.

A ce triptyque factice on ne peut qu’opposer les trois valeurs fondamentales de la Monarchie française que Madame Royale rappelait dans une lettre au Comte de Chambord : « Vérité, Justice, Modération ».

Véritable devise d’un gouvernement légitime, « Vérité, Justice, Modération » pourrait un jour figurer au frontons des édifices publics. Car loin d’être une simple posture idéologique, cette devise contient trois principes politiques majeurs :

1) Vérité : « Primum veritas, deinde caritas » (d’abord la vérité, ensuite la charité) dit Saint Augustin. La vérité est le point de départ de tout ; sans la vérité tout est fragile et précaire, aucune construction solide n’est possible, tant sur le plan personnel que sur le plan social ou même sur le plan économique. La crise des subprime en est l’illustration flagrante : la vente de titres falsifiés a pourri l’ensemble de l’économie mondiale. Plus récemment, la falsification des comptes publics de la Grèce, mais aussi peut-être d’autres pays du sud de l’Europe, nous rappelle de manière menaçante l’importance d’une information véridique…
La vérité est-elle servie par les « Grandes démocraties » et par la République française en particulier ? La réponse est non : tout est faux, le mensonge est partout. Que ce soit les chiffres du chômage, de l’immigration, l’histoire plus ou moins lointaines, la dette publique, les avantages des oligarques, jamais la vérité n’est livrée au citoyens. Ce serait trop dangereux d’ailleurs pour les pseudos princes qui nous gouvernent !
Certains, de gauche comme de droite, ont à juste titre dénoncé cette « culture du mensonge » qu’entretiennent en France les pouvoirs publics.

2) Justice : peu importe l’égalité, ce qui compte est la justice ; la discrimination n’est pas en soi critiquable, il faut seulement savoir si elle est juste ou injuste. La justice est inconnue dans l’état de nature, et on sait que le « bon sauvage » de Rousseau nous aurait attendu au coin du bois avec sa massue. La justice est le produit de la Civilisation et du développement de la conscience humaine, elle est un dépassement de la loi du plus fort.
La Justice est-elle servie par les « Grandes démocratie » et par la République française ? Là encore la réponse est non. On confond en effet la justice avec la satisfaction des appétits de la masse, ce qui n’est rien d’autre en fait que la démagogie.
En fin de compte tout est injuste dans ces Etats : l’attribution des places et des honneurs, le système des prélèvements sociaux et fiscaux, la représentation électorale et politique, la représentation syndicale, etc… Beaucoup de français sont injustement brimés, beaucoup d’autres sont injustement favorisés.

3) Modération : le rôle de l’Etat n’est pas de suivre une politique sectaire et agressive en jetant en pâture à l’opinion publique des boucs émissaires pour faire oublier ses propres turpitudes. Le rôle de l’Etat est d’atténuer les tensions, les luttes et les oppositions pour résoudre les conflits et permettre une harmonie sociale. Il est aussi de prendre en compte l’extrême complexité des problèmes sociaux et dans ce cas la plus grande modération s’impose.
Les « Grandes démocratie » et la République française sont-elles modérées ? Il est permis d’en douter quand tout est fondé sur la compétition effrénée, l’opposition systématique et la lutte des classes. Les sociétés démocratiques que nous connaissons, sous leurs oripeaux angéliques et utopistes, sont en réalité des sociétés violentes qui usent le plus souvent de la contrainte et de la manipulation pour imposer la volonté de quelques uns. L’Etat est-il modéré quand il traite les automobilistes (c’est à dire une grande partie de sa population) de « délinquants routiers » et confisque, sous forme d’impôts, taxes et prétendues « charges sociales », près de 80% des revenus de ceux qui travaillent ? Quand au nom de la « lutte contre la discrimination » il favorise les étrangers, fussent-il en situation irrégulière, et persécute ceux qui cherchent à défendre l’identité nationale ?

On dira que ce sont là des dérives fâcheuses et récentes de la glorieuse République française…
Mais quand en 1962 on a abandonné les français d’Algérie à la confiscation de leurs biens et les harkis à une mort effroyable, était-ce une politique véridique, juste et modérée ? On admettra nos réticences…
Ce sont en réalité les dérives inhérentes à un système qui ne comprend que deux lois primaires : la loi du plus fort d’une part et la loi du groupe le plus fort d’autre part. Et cela parce que ce système politique ne croit en rien d’autres qu’en lui-même et estime que tout n’est que le fruit de forces antagonistes socio-économiques dans un univers ou tout est relatif.

Il faut rompre avec tout cela, c’est une question de vie ou de mort.
L’Etat doit partir de la réalité et ne plus mentir ; quoi qu’il lui en coûte… Il doit développer la justice pour améliorer la cohésion sociale ; c’est un travail de longue haleine, loin de la politique spectacle… Il doit, par une politique modérée, substituer à la lutte des classes la collaboration des classes ; même si elle est moins rentable électoralement…
Savoir si ensuite les hommes seront libres, égaux et fraternels, ne dépend pas de lui, mais des hommes eux-mêmes.

Olivier TOURNAFOND

Action Sociale Corporative N°14

SOMMAIRE :

Nos maîtres : Frédéric le PLAY
L’Europe contre les Nations
L’économie et le royalisme
Cette crise économique sélective
Tell el Geser, il y a 833 ans
Pour une colère positive
Réseau Lescure
Agriculture, développement durable et mondialisation
Libérons-nous du système
Le Cercle Lutétia
Base doctrinale : le travailleur propriétaire de son métier

Action Sociale Corporative N°13

Numéro 13 de l’Action Sociale Corporative

Sommaire.

Nos maîtres : Albert de MUN (suite).
La république antisociale.
La république a menti.
La république c’est le règne des médiocres.
La république couche avec le fric.
Face à la disparition massive de nos abeilles.
Les Minquiers et les Ecréhous pour l’honneur de nos pêcheurs.
Contre le règne de l’argent.
La dégradation des environnements humains.
Base doctrinale : Libéralisme – Etatisme – Communisme.

Face à la disparition massive de nos abeilles

abeille

« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre »
Albert Einstein

Partout sur la planète, les abeilles meurent, disparaissent par milliards. C’est une véritable épidémie qui se propage de ruche en ruche et, bien sûr la France n’est pas épargnée avec des pertes allant de 15% à 95% selon les cheptels. Les scientifiques appellent cela le syndrome d’effondrement. Or, sans les abeilles : ni pollinisation, ni fruits, ni légumes, puisque plus 80% des espèces végétales ont besoin des abeilles. Selon Bernard Vaissière, spécialiste de la pollinisation à l’INRA, la disparition des abeilles de la planète n’est pas une hypothèse futuriste ; notre agriculture, notre nourriture risquent d’être bouleversées. Destruction des sites de nidification, épandage de pesticides, production de biopesticides par les OGM, virus, champignons, parasites, multiplication des émissions électromagnétiques, qu’est ce qui est à l’origine de ce déclin ? Vraisemblablement une combinaison de tous ces agents. Selon le professeur Joe Cummins de l’université d’Ontario il semble que les pesticides agissent en synergie avec d’autres agents dévastateurs. Alors comment aider les abeilles, voici quelques actions à la portée de tous.

1 – Vive les pelouses fleuries !
Non seulement elles sont belles et colorées, mais vous prendrez un très grand plaisir à observer les abeilles butiner de fleurs en fleurs. Pour cela, réduire le nombre de tontes de sa pelouse pour laisser monter et fleurir les graminées et les fleurs qu’elle contient, celles ci seront sources de nectar et de pollen. Les abeilles raffolent des fleurs de trèfle et du pissenlit. Et pourquoi ne pas aller plus loin et semer des graines pour prairies fleuries, vous serez enchanté du résultat. De ravissants mélanges tout prêts sont proposés par les semenciers. Reportez-vous de toute urgence à notre article Adieu le green de papa, vive la pelouse écologique. Voir dans les boutiques Botanic, ou par Internet Plantes et Jardins, Semences Vertes ou www.achatnature.com

2 – Si vous voyez un essaim d’abeilles
Prévenez l’apiculteur le plus près de chez vous il sera ravi de venir le mettre à l’abri avec ses ruches. Et si vous n’êtes pas sûr de savoir faire la différence entre un nid de guêpes, un essaim de frelons ou un essaim d’abeilles, n’hésitez pas pour autant, vous apprendrez quelque chose.

3 – Offrez leur des fleurs
Offrez des fleurs aux abeilles et sélectionnez pour votre jardin ou votre balcon des fleurs mellifères, qui leur seront profitables : mélilot, bourrache, trèfle, angélique, souci, coquelicot, ….. Vous trouverez deux listes sur le site Jachères Apicoles : l’une pour les sols secs et calcaires, l’autre pour les sols humides et frais :

4 – Supprimer les pesticides de synthèse
Il est impératif de supprimer l’usage des pesticides dans votre jardin car les abeilles sont totalement démunies face à ces substances toxiques. Facile à dire, mais que faire lorsqu’on doit faire face à une invasion massive de pucerons ou autre parasite ? Il existe des solutions « douces » à base de savon noir ou de cuivre (bouillie bordelaise) et si rien n’y fait, Botanic enseigne de jardinerie a largement développé son offre de traitements à base de produits d’origine biologique, vous y trouverez nécessairement votre solution. Sachez aussi que le passage à un jardin sans pesticide peut être difficile au début parce précisément les pesticides ont déséquilibré les rapports entre les espèces. Donc ne dites pas, « je ne m’en sortirai jamais » face à une invasion d’insectes. Laissez revenir les prédateurs naturels, dont les oiseaux, et les chauves-souris. Il faudra du temps, mais la nature s’est passée de nous pendant des centaines de millions d’années, c’est elle qui a les recettes. Essayer aussi de convaincre vos voisins.

5 – Proposez un refuge aux abeilles sauvages.
Moins connus que les nichoirs pour oiseaux mais tout aussi utile, sont les nids à abeilles solitaires. En effet plusieurs centaines d’espèces d’abeilles sauvages existent qui ne vivent pas en colonie dans une ruche. Ce sont ces espèces qui profiteront de votre nid. Le site Jachères Apicoles donne tous les conseils pour réaliser un nichoir qui attirera les abeilles.

6 – Fleurissez vos haies.
Les haies sont des refuges de biodiversité à elles toutes seules : sources de nourriture pendant leur floraison, et abri pour la nidification pendant toute l’année, à condition de mélanger les espèces végétales. A proscrire les haies mono-spécifiques de thuya qui ne proposent aucun pollen ou nectar.

7 – Devenez vous même apiculteur.
C’est une activité passionnante ! Vous trouverez les conseils de professionnels ainsi que le matériel nécessaire, sur le portail www.beekeeping.com. Pour vous initier il existe des ruchers écoles qui proposent des cours d’apiculture animés par la Société Centrale d’Apiculture ; par exemple, en région parisienne au jardin du Luxembourg, au Parc Georges Brassens ou au Parc de St Cloud.

8 – Mangez du miel de votre région.
Pourquoi faire venir du miel de Chine ou de Hongrie alors que notre pays regorge d’apiculteurs qui produisent un merveilleux miel, souvent bien plus savoureux que les miels d’importation. Vous trouverez ces miels locaux dans les boutiques bio et diététique (Naturalia, Biocoop, La Vie Claire, …) ou sur les marchés de nos régions. Vérifiez-bien la provenance sur l’étiquette, miel de France ou miel du Gâtinais ne suffisent pas. Doivent figurer le nom de l’apiculteur et son adresse. A l’occasion appelez-le pour discuter, il sera aux anges et vous fera partager sa passion en vous indiquant quels sont ces meilleurs miels pour l’année en cours. Préférez les miels d’arbres comme le miel de châtaigniers ou le miel d’acacias, ou encore les miels de montagnes ou de landes, car les fleurs dont ils proviennent sont moins sujettes à recevoir des pesticides en provenance d’exploitation agricoles voisines.

9 – Dites-le à Monsieur le Maire
Encouragez les autorités locales à préserver les prairies naturelles, à ne faucher les talus qu’une fois par an, à planter des espèces végétales mellifères dans les espaces publics ou sur les ronds-points.

10 – Devenez Bee Friendly
Et comme on aime bien que ce que l’on connaît bien, découvrez le monde fascinant des abeilles au travers de lectures, visites, vidéo. Après avoir vu le dessin animé BeeMovie, drôle d’abeille, réalisé par les studios Dreamworks vous n’aurez plus envie d’écraser une abeille qui se serait introduite dans votre voiture ou dans votre chambre !

11 – Découvrez la cuisine à base de miel.
Outre son goût délicieux, le miel a bien des vertus nutritives et médicales. Il est moins calorique que le sucre en poudre car bien plus sucré à quantité égale, facile à digérer car assimilé très rapidement par l’organisme et il contient des vitamines B6, C, du calcium, des minéraux. Le Monde des abeilles propose plein de recettes à base de miel.

MISTIGREEN
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