Kadou

Le code de chevalerie (1/10). Tu protégeras l’Église :

chevalerie 2À quoi peut bien ressembler le chevalier des temps modernes ? Pour répondre à cette épineuse question, Aleteia a remis au goût du jour un ancien code de chevalerie en vigueur au XIIe siècle. Ces dix commandements, à l’image du décalogue de l’Église catholique, dictaient la conduite des chevaliers désireux de cultiver les saintes vertus et d’éveiller en eux les sentiments les plus nobles. Répondant aux problématiques médiévales, un tel code peut à première vue sembler désuet ou inapproprié à l’époque moderne. Vraiment ? Largement imprégnés par la morale chrétienne, ce seront des prêtres, bien dans leur époque, qui revisiteront et réactualiseront pour vous les préceptes de ce code dont notre société moderne gagnerait beaucoup à s’inspirer. Faisons naître ensemble un nouvel esprit chevaleresque !

Cette semaine, le père Stéphane Mayor, vicaire de la paroisse Sainte-Marie des Batignolles dans le 17e arrondissement de Paris, s’est penché sur le premier précepte du chevalier des temps modernes :

Tu protégeras l’Église

« Sachez une chose : le principal ennemi de l’Église c’est le péché, et son principal protecteur, c’est le Christ. Chaque chrétien ne dispose en réalité que d’une seule arme pour protéger l’Église : la sainteté.

« Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable. Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais. Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. »
(Éphésiens 6, 11-17)

Un chevalier sera d’autant plus capable de défendre l’église des menaces physiques qu’il le fera avec la sainteté de sa propre vie. Lorsque sainte Jeanne d’arc libère la France du joug anglais, elle le fait d’une toute autre manière que les simples militaires, exigeant du roi de France qu’il soit sacré et reçoive de Dieu l’assistance promise aux royaumes chrétiens. De la même mystérieuse manière, saint Jean Paul II a résisté face à l’invasion de la Pologne par les nazis, en créant une troupe de théâtre afin de sauvegarder la culture polonaise dans l’attente de la libération. C’est ni plus ni moins parce qu’il vivait saintement qu’il a réagi de cette façon. En somme, quand les chrétiens sont en danger, les protéger concrètement est un devoir mais qui doit impérativement s’établir sur la sainteté de l’Église.

Mais protéger l’Église c’est aussi se confronter à la pensée non chrétienne, développer un argumentaire et pouvoir exprimer la vérité de la foi en tenant compte des personnes auxquelles on s’adresse. Lorsque les fondations de notre foi sont sapées, lorsque les murailles de nos certitudes sont ébranlées, nous devons nous rappeler que le Christ nous avait prévenu, non pour nous effrayer mais pour nous éveiller. Pour que nous soyons capables d’aborder paisiblement toute opposition. Il a ainsi mis en garde ses disciples :

« Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »
(Mt 10, 16-22)

Il est vrai que nous avons, dans une large mesure, perdu l’art de l’apologétique, l’art de débattre avec le monde pour mettre en valeur la beauté et la vérité de la sagesse chrétienne. L’apologétique est aussi là pour défendre les raisons de croire. Les penseurs chrétiens ont toujours dialogué avec leurs homologues non chrétiens, ils n’ont jamais eu peur de se confronter à leurs idées. Un chevalier des temps modernes doit faire revivre sans crainte cet esprit de joute intellectuelle, ce dialogue où l’Église renouvelle mystiquement ses forces :

« Ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »
(Lc 12, 11-12)

Les chrétiens qui veulent embrasser un idéal chevaleresque doivent s’engager dans un débat d’idées et ne peuvent se contenter d’affirmer la foi en faisant abstraction de la contradiction. »

Aletéia

La Fusion froide :

Diplômé au MIT en Ingénierie Aéronautique-Astronautique, le Dr Eugene Mallove, obtînt en 1975 un Doctorat à Harvard sur les Sciences de la Santé de l’Environnement (Ingénierie de Contrôle de la Pollution de l’Air). Il fut rédacteur en chef du magazine Infinite Energy et directeur du Laboratoire de Recherche sur la Nouvelle Energie au New Hampshire. Il acquit une large expérience en ingénierie de haute-technologie dans des compagnies comme Hughes Research Labs, TASC (The Analytic Science Corporation), et le MIT Lincoln Laboratory. Il fut le Chef écrivain science au MIT lorsque l’histoire de la fusion froide apparut en mars 1989, et il en démissionna en 1991 après que sa demande d’investigation sur les données de la fusion froide au MIT (ce qui a aidé à discréditer le sujet entier) n’ait pas été faite correctement. La marginalisation par l’establishment scientifique du sujet de la fusion froide offre une forte ressemblance avec la marginalisation similaire du sujet extraterrestre/OVNI: les deux ont été ridiculisés parce qu’ils rompaient les paradigmes établis.

Le Dr Mallove pensait que les preuves de la fusion froide existaient et que la production de l’énergie d’une puissance comme celle du soleil sans la radioactivité par l’électrolyse de l’eau lourde était possible. En 1991 une cabale scientifique et journalistique est lancée contre tous ceux qui croient à cette théorie car le gouvernement américain, alors sous le Président Bush, venait d’investir énormément d’argent dans la recherche de fusion nucléaire classique. Ensuite, il créa sa fondation à but non lucratif New Energy Foundation.

Eugene Mallove est abattu le 14 mai 2004 à Norwich (Connecticut). Mais la police conclut vite à un braquage. Après avoir arrêté deux hommes, débuta la théorie du complot mais pourquoi attaquer un scientifique ? Le dossier reste ouvert et non résolu. En 2008, la justice du Connecticut mit définitivement hors de cause les deux suspects et le 11 février 2009 la police de l’État du Connecticut offrit une prime de 50 000 $ pour tout indice sur le meurtre…

Comme le fait état le Dr Mallove dans une interview, « Il n’y a rien de pire… que suggérer aux physiciens académiques en particulier, et aux académiciens en général, qu’ils n’ont pas seulement faux; qu’ils sont totalement dans le faux, qu’ils ont catastrophiquement torts. » Dans son magazine, le Dr Mallove nous invite à nous souvenir des sentiments de Michael Faraday: « Rien n’est plus magnifique que d’avoir raison ».

Le verrouillage des autorités scientifiques américaines concernant la fusion atomique froide et non polluante est scandaleux. Pour illustrer la mainmise abusive et nuisible des autorités dirigeantes mondiales au service des forces conservatrices et d’enfermement, voici une excellente vidéo sur l’histoire de la fusion atomique froide et non polluante:


http://fusion-froide.com/476
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fusion_froide

Pour une écologie chrétienne :

À Noël, le Christ vient « pour redonner à la création, au cosmos, sa beauté et sa dignité » a déclaré Benoît XVI. Au cœur de la nuit et de l’année solaire, cette nuit de Noël renferme une théologie de « l’écologie humaine ». Que faut-il penser de la prédilection avec laquelle le pape évoque l’urgence écologique. Est-il, ce faisant dans sa fonction de pape. Nous avons posé cette question à Alexis Arette.

Jardin d'Adam

Alexis Arette, cela fait des années que le paysan béarnais que vous êtes parle d’écologie à qui veut l’entendre. Quels sont vos titres pour évoquer cette question ?

C’est par l’effet d’une vocation contrarié que je suis devenu écologiste. Dans la famille, on était tous militaire ou paysan. Personnellement, j’aurais préféré l’armée, mais, après une expérience militaire en Indochine, je suis redevenu paysan. Il fallait bien reprendre la terre ! J’habite aujourd’hui, à Momas, ce qui est sans doute la plus vieille maison béarnaise : 1194 est la date inscrite au fronton de la porte. Dans cette maison, j’ai fait longtemps de l’élevage biologique. C’est en tant qu’agrobiologiste que je peux parler d’écologie.

Vous vous revendiquez comme écologiste ?

Je crois que dans l’écologie, il y a deux écoles rivales. Il y a d’abord une école matérialiste dont le fondateur est Ernst von Haeckel, célèbre biologiste allemand, mort en 1919, qui pensait que « la politique c’est de la biologie appliquée ». Darwinien résolu, ses théories ont été récupérées pour justifier le racisme ou l’eugénisme. Et puis il y a une autre école à laquelle je m’honore d’appartenir. Si l’on se réfère à l’étymologie, oikos désigne l’habitat. Et logos, c’est la science bien sûr, mais pour nous chrétiens, c’est aussi le logos. Le Verbe, « par qui tout a été fait » et qui est présent dans la création. Il nous faut raisonner selon ce logos, en sachant que la création nous ramène toujours au Créateur. Je préférerais d’ailleurs parler d’écosophie : il s’agit d’examiner avec sagesse la nature de manière à l’empêcher de déchoir. Lorsque je parle de la nature, j’envisage bien sûr d’abord la nature qui nous entoure, mais j’y inclus notre propre nature. Qu’on le veuille ou non, il y a une dimension morale de l’écologie, qui consiste à aimer ce qui nous fait vivre et à détester ce qui nous fait mourir. Toute la Bible, la Loi et les Prophètes, c’est cela !

Pourquoi faut-il tant tenir à la nature ?

La création telle qu’elle se présente à nous est réglée par une loi homéostatique et on peut dire que la nature, c’est cela. Lorsqu’il y a un coup de chaleur par exemple, on constate que ce sont plutôt des fleurs claires qui poussent et qui repoussent la chaleur. Au contraire, dans le froid, on a plutôt une végétation sombre. C’est lorsque l’homme ne respecte pas cette autorégulation qu’apparaît le désert, que ce soit au Sahara ou au Negueb. C’est le professeur Louis Kervran, qui, à la fin des années 1950, a découvert cette propriété de la matière vivante, que sont les transmutations biologiques à faible dégagement d’énergie, à partir d’éléments naturels stables pour aboutir à d’autres éléments naturels. Il a observé par exemple que dans un sol où manque le calcium, on voit proliférer les ravenelles, qui en contiennent beaucoup et qui, en mourant le lui restituent. Il fait la même remarque à propos des prêles, qui apportent de la silice. Les plantes sont de véritables laboratoires, qui sont capables de transmuter certains éléments du sol en d’autres. Elles peuvent aussi apporter beaucoup à notre organisme. On peut dire qu’on touche du doigt le rêve des alchimistes, qui était de transformer le plomb en or : en ajoutant ou en retirant une particule à un atome, on change un corps. Les travaux du professeur Kervran n’ont pas encore été exploités selon leur véritable portée !

Vous croyez vraiment qu’il est question de cette régulation homéostatique dans la Bible ?

Non bien sûr, ce n’est pas à la Bible de nous parler de cela. Mais la Bible (comme d’ailleurs le livre iranien de l’Avesta) nous présente Adam, au commencement, sous les traits d’un jardinier. Son rôle est d’entretenir la création et Dieu le prévient que dans le jardin, il y a un fruit venimeux. Le Créateur le prévient qu’il ne faut pas le manger, mais lui ne veut pas l’écouter. Il croit que le Jardin, c’est sa chose à lui. Et du coup aujourd’hui, il ne nous reste plus que le souvenir de cet état bienheureux, alors que sur la terre en ce moment la ronce est plus fréquente que l’arbre à pain. Cette image d’Adam comme jardinier de l’univers est corroborée dans le Nouveau Testament. Lorsque le Christ apparaît après sa résurrection à la personne qui nous ressemble le plus, cette pécheresse de Marie-Madeleine, il lui apparaît sous les traits du jardinier. Il est le nouvel Adam, qui est là pour rédimer la création qu’Adam a perdue.

Vous voulez dire que nous devons nous aussi cultiver notre jardin ?

Je crois que c’est à partir de notre service de la nature que nous revenons au Créateur de la nature, pour lui rendre ce qu’il nous a donné. C’est le circuit de l’amour, qui est toujours la restitution du don. Rendre à Dieu ce qui nous a été donné par Dieu. Pour nos ancêtres, qui étaient des agriculteurs itinérants, le circuit de l’amour a pu commencer par la méditation d’une bouse de vache. On constate que la touffe d’herbe qui sort de la bouse de vache est plus vigoureuse que celle qui sort du sol. En rendant ce qu’on lui a donné, la vache contribue à l’amélioration du sol. Eh bien ! Nous aussi, il nous faut rendre tout ce que Dieu nous a donné et c’est lui qui va nous transmuter dans la résurrection. Regardez la résurrection du Christ : n’est-ce pas une transmutation atomique du corps physique du Christ en un corps de gloire ?


 

Alexis Arette en huit dates :

Né en 1927. Part en Indochine en 1949 (blessé, légion d’honneur médaille militaire). 1953 : reprend la ferme de ses parents. 1957 : premier paysan de France, interviewé à ce titre par Jacques Chancel. 1967 : crée le festival de Siros, dédié à la chanson béarnaise. 1970 : vice-président de l’Académie de Béarn. 1984 : président de la Fédération Française de l’Agriculture. 1988 : conseiller régional d’Aquitaine.

Objection

Compte-rendu Banquet Camelots du 20 mars 2016 :

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Nous étions réunis dimanche dernier pour le 45ème banquet. Un banquet réussi ne serait commencé sans un bon rappel sur l’éthique et la ligne directrice du GAR par Frédéric Winkler. Le thème majeur de ce banquet était les colères paysannes. En effet, nous avons pu voir dans les médias ces dernières semaines et depuis le début de cette année que la tension monte au sein du monde agricole ! Cependant ce n’est pas nouveau, ces derniers soulèvements ne sont qu’une suite à une longue série de protestations dont nous sommes les témoins depuis plus d’une dizaine d’années.

C’est ce que Jean-Philippe Chauvin a tenu à nous rappeler, à juste titre. Les médias ont fait de ces évènements de quelque chose d’exceptionnel mais il n’en est rien, chaque jour ces agriculteurs courageux sont un peu plus menacés. L’Europe et les grandes firmes transnationales ne font qu’empirer la situation. Le consommateur a voulu acheter toujours moins cher et cela arrange bien les patrons de ces firmes qui, grâce à l’espace Schengen, entre autres, achètent à celui qui produit le plus et vend le moins cher ! Autant dire que devant les serres chimiques d’Espagne nos agriculteurs français subissent une concurrence déloyale ! Et pourtant les firmes transnationales et le capitalisme qui ont poussés les agriculteurs à s’endetter pour rentrer dans la danse de la mondialisation promettaient une concurrence pure et parfaite …

Je pense que l’on peut conclure avec deux chiffres ; en 1988 nous avions encore 1 million d’agriculteurs en France, aujourd’hui il en reste environs 500 000. Le capitalisme au fil des années s’est finalement retourné contre les pays Occidentaux ou plutôt les dirigeants de nos pays qui en avait tant vanté les soi-disant bienfaits économiques que cela pourrait nous apporter. Mais voilà, aujourd’hui nous connaissons un taux de chômage que l’on n’avait encore jamais atteint en France et, la classe ouvrière a presque complètement disparu puisque nous avons délocaliser toutes nos usines. Finalement nous avons aidé des pays à se développer et à devenir de réelles puissances économiques sur le marché, ce qui a pour conséquence qu’aujourd’hui nous ne contrôlons plus rien, nos politiques sont totalement dépassés. Cette situation me rappelle cette citation de Jacques-Bénigne Bossuet « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des effets dont ils chérissent les causes ».

En effet, avant de rentrer au sein du processus du capitalisme les politiques ne savaient pas où ils emmenaient leur peuple. Olivier Tournafond a tenu à nous rappeler que le capitalisme nous a permis d’atteindre notre niveau de vie actuel, si nos politiques avaient été capable de contrôler ce processus nous aurions pu en éviter les dérives que nous connaissons actuellement. Nous sommes aujourd’hui sacrifiés par nos politiques qui nous ont totalement abandonné aux mains de la finance et d’une économie complètement dérégulée. Remercions enfin Marion Sigaut et Claire Colombi de leur présence. Chers amis, notre jour viendra et, il est proche !

Aurélie.

gerbestatue2

Fred parle

Jp chante 2

JP Parle 2

Jp chante

La salle

Tournafond parle 2

Tournafond parle

Marion parle

JP Parle

devantpantheon

A la gloire de la république :

Dans notre république, nous accomplissons ce que nous promettons.

Seuls les imbéciles peuvent croire que

nous ne lutterons pas contre la corruption.

Parce que, il y a quelque chose de certain chez nous :

l’honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux

Nous démontrerons que c’est une grande stupidité de croire que

les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.

Nous assurons, sans l’ombre d’un doute, que

la justice sociale sera le but principal de notre mandat.

Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s’imaginent que

l’on puisse continuer à gouverner

avec les ruses de la vieille politique

Nous assumons le pouvoir et nous faisons tout pour que

soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d’influences

nous ne permettrons d’aucune façon que

vos enfants meurent de faim

nous accomplirons nos desseins même si

les réserves économiques se vident complètement

nous exercerons le pouvoir jusqu’à ce que

vous voyez que depuis 1789

Nous sommes la république.

(Maintenant lisez de bas en haut, en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu’au début !)

Affiche marianne

Chroniques de la Monarchie populaire – 3

RICHESSE de L’ANCIEN REGIME

Ecoutons la citation de Pierre de Vaissière dans « Gentilshommes campagnards de l’Ancienne France » : « L’exemple des bons vieux pères et prud’hommes romains, comme Cincinnatus, Attilius Collatinus, Scipion l’Africain et autre personnage de tel calibre qui, de leur charrue appelés aux armes, des armes s’en retournoient à la charrue ».

A la veille de la Révolution, la Féodalité ne subsistait plus que par quelques droits. Ces droits étaient considérés comme vexatoires par la paysannerie, dont la réussite sociale était incontestable. Dans la plupart des cas, ces droits n’étaient pas ou peu perçus. Le Duc de Cossé-Brissac disait à ses régisseurs : « Vous ferez beaucoup de bruits, mais vous ne ferez de contrainte que dans les cas urgents et indispensables » Pierre Gaxotte cite dans son livre « La Révolution Française », de nombreux cas de non paiements durant une trentaine d’années…

C’était surtout des sujets de tracasseries pour certains arrivistes nobliaux, hobereaux s’ennuyant et perdant du temps dans des procédures juridiques interminables. L’ancienne France était un enchevêtrement de droits et privilèges. Albert Babeau parlait de « self-government » en étudiant le monde rural : « 40 000 associations naturelles délibéraient sur leurs propres intérêts et choisissaient leurs agents ». Certains paysans achetaient leurs terres et les cas n’étaient pas rares. La situation de beaucoup de nobles, à la veille de la Révolution, faisait plus pitié qu’envie, car leur puissance comme leur richesse s’étaient au fil du temps, considérablement réduite face à la bourgeoisie triomphante. A chaque critique désolante sur la France de jadis, nous trouvons des textes qui contredises ces généralisations hasardeuses de notre passé. On ne peut généraliser aucun jugement dans une France si diversifiée de part ses climats, ses sols, ses coutumes, ses lois et ses habitudes de vie. Nos ancêtres n’avaient pas la tristesse d’aujourd’hui, tout était occasion à rire et à chanter, écoutons Stevens : « On dansait au Carnaval, aux fêtes publiques ; on dansait à la fauchaison, aux semailles, aux vendanges. En Novembre on se groupait pour « émoiser », et on dansait encore ; dames de châteaux, demoiselles, messieurs, paysans, paysannes domestiques, tous dansaient ensemble sans distinction de rang ou de naissance. Quand on ne pouvait plus danser, on chantait ; et il en était ainsi du Nord au Midi, de l’Est à l’Ouest. Heureux peuple ».
(suite…)

Lettre ouverte aux royalistes qui veulent la Monarchie :

Cela fait presque quarante ans que je prône l’établissement d’une Monarchie royale en France, et plus d’un siècle et demi que celle-ci a disparu, institutionnellement parlant, du paysage français. Le royalisme, quant à lui, apparaît aujourd’hui divisé ou plutôt morcelé, presque invisible alors qu’il est l’héritier d’une longue et riche histoire faite de succès et d’échecs, d’espérances et de désillusions, d’expériences et de doctrines, de projets et de propositions, etc. Alors qu’il a été porté, dans le passé, par de grands noms et de fameux exemples, pas toujours heureux néanmoins, peu d’écrivains et encore moins de politiques s’en revendiquent désormais, laissant les monarchistes désœuvrés tandis que « l’absence des princes » en a fait des orphelins livrés à eux-mêmes et, parfois, à des phantasmes qui ont peu de choses à voir avec la politique de la Monarchie et son essence.
Panthéon
Durant plusieurs décennies, les monarchistes ont chanté « Notre force est d’avoir raison », en oubliant, peut-être, que leur faiblesse était de se contenter de cette certitude. Combien de galettes des rois achevées aux cris de « Vive le roi », d’éditoriaux conclus par un martial « Le roi à Paris » ou de slogans qui promettaient la Monarchie d’ici la fin de l’année, alors que, une fois ces choses dites, le royalisme politique semblait s’assoupir jusqu’à la prochaine commémoration ? En 1993, après la journée d’hommage au roi-martyr Louis XVI du 21 janvier, un journaliste nous avait donné rendez-vous, ironiquement, au siècle prochain, au tricentenaire de la guillotinade du roi : avait-il raison ? Y aura-t-il encore quelqu’un pour fleurir la Concorde à l’emplacement supposé de la guillotine meurtrière ?

Et pourtant ! La Monarchie n’est pas moins nécessaire à la France aujourd’hui qu’hier et que demain, et la situation de notre pays appellerait, logiquement, une nouvelle magistrature suprême enracinée dans l’histoire et la suite dynastique, un État perpétuellement renouvelé par le simple jeu des générations et solide d’une légitimité qui puise ses forces et ses raisons au-delà des simples joutes électorales présidentielles… Mais il n’en est rien : lorsque la réforme de l’État est évoquée, l’on parle de Sixième République, de République nouvelle, et de mille autres formules qui, toutes, oublient le nom de « roi » pourtant incarné en plusieurs pays voisins, de l’Espagne à la Norvège, ou du Maroc au Japon… Certaine épopée devenue culte ces dernières années évoque « le retour du roi » et personne ne semble vouloir y voir un appel pour notre propre temps national.

(suite…)

Les conséquences sociales dramatiques de l’abandon de Dieu :

Notre monde a quitté Dieu et il est triste. (…) Fuir, fuir à tout prix Dieu, fuir les biens et les devoirs spirituels, voilà les conséquences de l’acédie [l’un des 7 péchés capitaux].
Or il est impressionnant de voir combien nos sociétés souffrent de toutes ces manifestations :

Crucifixion
Le désespoir : on fuit Dieu, le but de nos vies. 11 000 suicides par an en France, 164 000 tentatives dont 40% chez les moins de 20 ans !

La dépression : on fuit sa situation pénible, on se fatigue de servir, de lutter pour le vrai, le bon, on ne comprend plus la raison de notre vie souffrante (la France est le 1er consommateur de tranquillisants).

La pusillanimité : on fuit l’effort, les biens difficiles. La chasteté, le mariage, la vie religieuse sont méprisés : divorce, concubinage. On ne veut plus se forcer à tenir la parole donnée, on a peur de s’engager. L’immaturité sexuelle de notre société est révélatrice de cette fuite : le mariage est dévalué, les charges qu’il impose sont refusées (fidélité conjugale, éducation des enfants), la licence sexuelle, faisant usage de pilules et autres techniques pour empêcher les conséquences de son acte, voudrait transformer l’amour en un jeu, sans responsabilité et sans risque.

La négligence ou la torpeur : on fuit son devoir, les commandements. Soit paresse dans le travail, soit surmenage et activisme pour fuir son vide intérieur. On préfère vivre dans le rêve, dans un monde artificiel et superficiel pour fuir les exigences de la vie, car on refuse le combat sur soi-même et contre ses défauts.

La rancœur ou l’amertume pour les hommes qui nous rappellent les biens spirituels : les déguisements d’homosexuels en religieuses, lors de leur triste défilé, en sont un signe.

La malice ou la haine des biens spirituels en eux-mêmes : la facilité avec laquelle notre société tolère qu’on blasphème, qu’on ridiculise ou qu’on calomnie la vérité, le manifeste. Le mauvais roman pamphlétaire Da Vinci code, qui tente de détruire sans vergogne les vérités les mieux établies, même historiquement, en est un signe.

Le vagabondage, l’instabilité intérieure : malaise dans les offices quotidiens, on fuit ses responsabilités pour traîner autour des choses défendues afin de compenser par des plaisirs le dégoût que l’on éprouve dans l’exécration de nos devoirs. On se livre à l’irrationalité, au caprice, on s’abandonne à ses passions pour n’obéir qu’à ses sens et son imagination.

Toutes ces dispositions puériles font ressembler l’acédiaque, comme le révolutionnaire, à un adolescent tiraillé par ses sens qui ne se pose qu’en s’opposant. Sa raison n’a jamais trouvé la maturité : reniement du passé, haine morbide de la tradition héritée, aveuglement devant les leçons présentes, vivant dans son caprice et dans ses songes, se projetant dans l’avenir, ayant la frénésie du virtuel et le délire du changement.
Toutes ces caractéristiques font donc penser psychologiquement à une crise permanente d’adolescence, mais elles sont en fait essentiellement et moralement les symptômes pathologiques de l’acédie.

Abbé Rioult L’apothéose humaine – p. 256

La religion républicaine :

« La Révolution n’adopta aucune Eglise. Pourquoi ? Parce qu’elle était Eglise elle-même. La vie du catholicisme, c’est la mort de la République ; la vie de la République, c’est la mort du catholicisme. »

– Jules Michelet –
Introduction à la Révolution française

Triomphe républiqueEn fait, il y a deux raisons majeures qui poussent la république à être aussi hostile envers le catholicisme. La première, c’est tout simplement parce que la république est une forme de religion. Dès l’origine elle s’est imposée comme tel, nous l’avons vu, en imposant son propre calendrier, le mariage civil au détriment du religieux, ses Tables de la Loi nommées « Droits de l’Homme », mettant l’Homme abstrait à la place de Dieu. Une Marianne, qui est l’étrange sosie du Dieu Mithra antique, arborant le bonnet Phrygien, symbole de l’affranchissement de la religion catholique entre autre. La république possède également sa propre Eglise : La Franc maçonnerie. L’ancien Franc-maçon Paul Copin Albancelli le précisa clairement dans « Le pouvoir occulte contre la France » ou il cite « …république et maçonnerie se confondent et que, selon le mot de l’un de ses membres, la franc-maçonnerie, c’est la république à couvert, tandis que la république, c’est la franc-maçonnerie à découvert. » C’est en effet une formule qui définit assez bien les liens existants entre république et franc-maçonnerie. D’ailleurs, on constate d’autant plus l’hypocrisie de la loi de 1905 si prompte à chasser le catholicisme de la sphère publique, mais sans que la présence constante de franc-maçons au pouvoir ne puisse déranger plus que ça !!

Pour ceux qui doutaient encore du caractère religieux de la république :