Kadou

Au-delà de Verdun, quelle France ?

poilus14La bataille de Verdun apparaît désormais aussi lointaine que le Moyen âge aux yeux de nos contemporains, en particulier des plus jeunes : le siècle qui nous en sépare n’a pas été avare du sang des hommes et l’histoire a ici un goût de cendres et de sang, et Verdun rime trop avec Pétain pour que la mémoire n’en paraisse, du coup et injustement, ambiguë. Et pourtant ! Oublier Verdun, n’est-ce pas renier une part de notre histoire, aussi douloureuse soit-elle, et nous abandonner aux vents distraits de l’amnésie qui, en définitive, n’est jamais rien d’autre qu’une peur devant ce qui pourrait encore arriver de terrible ? L’amnésie est reposante, au moins un temps : elle est périlleuse, si elle se veut refoulement et non refondation.

Jadis, nous fêtions une victoire et les Allemands commémoraient une bataille : aujourd’hui, la France et l’Allemagne en ont fait une occasion « européenne », comme pour mieux se prémunir d’une contemporanéité qui bouscule les mythes d’hier et les élites bien-pensantes, d’où cette condamnation désespérée et unanime chez les officiels des « populismes » qui pousseraient au repli sur soi et, évidemment, à la guerre…

Pourtant, à bien écouter le gouvernement républicain et son président, j’avais cru entendre et comprendre que, déjà, nous étions en guerre sans même que les nationalistes des différents pays d’Europe puissent en être tenus, quels que soient leurs défauts, pour responsables : les islamistes jettent leur haine en rafales sur les terrasses et dans les autres lieux publics, sans aucune hésitation ni remords, et la République se met en état d’urgence faute d’être, simplement, un État digne de ce nom et des attentes que les peuples, légitimement, doivent pouvoir placer en lui pour leur assurer protection et secours.

Plutôt que la triste mascarade de ce couple Hollande-Merkel, improbable et définitivement déséquilibré au bénéfice de notre voisine germanique, je préfère repenser à l’accolade De Gaulle-Adenauer et à ce traité de l’Élysée du début 1963, fameux traité franco-allemand sciemment saboté par le sinistre Jean Monnet, cet atlantiste qui se faisait passer pour « européen » quand il n’était que « l’homme des Américains » selon l’amère formule gaullienne. En fait, c’est à cette date que tout (ou presque) s’est joué : à l’idée d’une entente concrète et fondatrice entre deux nations souveraines, s’est substituée ensuite l’idéologie d’une Europe fédérale et supranationale, négatrice à la fois de l’histoire et de l’avenir possible d’une indépendance des pays d’Europe à l’égard des grandes puissances, qu’elles soient politiques ou économiques, empires ou multinationales…

On peut regretter cette occasion manquée de 1963, mais on peut aussi penser, désormais, à de nouvelles alliances et, simplement, à la possibilité d’un avenir français libre de ses choix et de son destin, en amitié possible et vraie avec ses voisins et en accord avec son histoire propre : pour cela, encore faudrait-il un État et, plus encore, une magistrature suprême de celui-ci qui incarne la France et non une partie électorale de celui-ci, cette dernière fût-elle majoritaire au terme d’un second tour d’élection présidentielle.

Là encore, la Monarchie n’est pas une « revanche » mais une chance et elle ouvre le champ des possibles, à l’intérieur comme pour l’extérieur, car, si elle a de la mémoire, elle n’en fait pas une politique, mais elle est « la France », celle qui n’a pas besoin de parader pour être et durer, par delà les générations et au-delà des ressentiments anciens, et qui peut, sereinement, tendre la main au-delà des tranchées et des barricades de l’histoire à ceux qui veulent bien la prendre…

Jean-Philippe Chauvin

L’éthique royaliste :

Dans « Révolte contre le Monde moderne » Julius Evola décrivait dans son chapitre sur l’âme de la Chevalerie :

« Au Moyen Âge, fleurirent d’ailleurs de nombreux traités où chaque arme et chaque objet utilisés par le chevalier étaient présentés comme des symboles de qualités spirituelles ou éthiques, symboles destinés à lui rappeler d’une façon sensible ces vertus et aussi à relier à toute action chevaleresque une action intérieure. »

Plaque2C’est ce qu’implique pour nous la symbolique de la plaque des Camelots du Roi. Cette plaque est une succession de symboles. La colombe, symbole de paix, nous rappelant ce dont pourquoi nous nous battons. Dans la tradition chrétienne c’est aussi la colombe descendue du ciel, tenant en son bec une ampoule pleine d’huile sainte dont Clovis reçut l’onction. Par ce baptême, il s’assure le soutien de l’Église romaine, principale autorité survivante de l’Empire, en plus de la sympathie du peuple gallo-romain. C’est aussi l’un des symboles attribué à Jeanne d’Arc. Jeanne d’Arc eut un emblème, et cet emblème était une colombe. Nous le lisons dans un extrait des registres de l’hôtel de ville de La Rochelle, découvert par M. Quicherat et publié par lui, Revue historique, juillet-août 1877. La Pucelle, y est-il dit, « fit faire au lieu de Poictiers son estendart, auquel y avait un escu d’azur ; et un coulon blanc dedans icelui estoit. » « Lequel coulon tenoit un roole en son bec où avoit escript : De par le roy du ciel. » La devise de Jeanne d’Arc était : « De par le roy du ciel. » Et c’était bien la devise de l’enfant qui disait : « J’aimerais mieux filer près de ma pauvre mère, mais il faut que j’aille parce que mon Seigneur le veut ; » et encore : « Je viens de par Dieu, beau sire, pour vous dire que vous serez sacré et couronné à Reims, et serez lieutenant du roi du ciel » ; et ailleurs : « Donnez votre royaume au roi des cieux, après quoi le roi des cieux fera tout pour la France » ; et encore : « Glacidas, Glucidas, j’ai pitié de ton âme, rends-toi au roi du ciel » ; et aux Anglais : « Quittez ce royaume, de par Dieu et la Pucelle ! » C’était bien la devise de celle qui faisait broder sur son étendard le roi du ciel trônant dans les nuées ; de celle qui prenait pour cri le nom même du roi du ciel et de sa mère : « Jhésus-Maria » ; de celle, enfin, qui mourait en répétant : « Jhésus ! » le nom du roi du ciel ! de-par-le-roi-du-ciel-etendard-jeanne-pucelle-orleans-darcSur la plaque des Camelots du Roi, cette colombe tient dans son bec, une demi-couronne de laurier symbolisant l’honneur et une demi-couronne d’épine symbolisant le sacrifice, rappelant celui du Christ avec sa couronne d’épine sur la Croix. En dessous, la fleur de Lys nous rappelant que nous sommes soldat du Roi au service du Royaume de France avant tout. Deux épées s’entrecroisent derrière sur fond de blason bouclier, nous rappelant l’éthique chevaleresque comme pratique constante de notre combat. Les différentes couleurs qui étaient ensuite attribuées à ces plaques correspondaient à divers grades dans le cadre de la Fédération Nationale des Camelots du Roi. Cette organisation ayant été officiellement dissoute en 1936, ces différentes couleurs issues des grades n’ont plus vraiment de signification réelle en ce début du XXIème siècle. Il est plus intéressant de leur attribuer une couleur en fonction de la région ou on se situe. Cela rappel en quelque sort le combat régionaliste issu de la politique de décentralisation chère au royalisme.

Face à l’orgueil et à l’arrogance qui ont malheureusement durablement affaiblit le combat royaliste, nous y ajoutons une devise de nos ancêtres, émanant des chevaliers hospitaliers de Syrie :

Sit tibi copia, sit sapientia, formaque detur ; Inquinat omnia sola superbia, si comitetur.

( Que l’abondance, que la sagesse et la beauté te soient données ; l’orgueil à lui seul souille tout s’il t’accompagne. )

Nous rappelons aussi qu’un Camelot du Roi n’est à la retraite que quand il est mort. Quelque-soit les vicissitudes de la vie, lorsque qu’un militant royaliste décide d’être un soldat du Roi, il se doit de le faire par fidélité.

Dans une interview, M. Michel Michel a su mettre en évidence les défaillances que l’on rencontre assez souvent parmi les militants royalistes :

« M.M. – Parmi les royalistes, peu sont militants ou le restent. Et les militants sont des amateurs… Hélas ! Certes les amateurs aiment, d’où l’aspect sympathique de la plupart des royalistes ; mais ils ne se manifestent qu’autant qu’ils aiment ce qu’ils font, c’est-à-dire qu’ils fonctionnent au principe de plaisir. Certains, parfois vont un peu plus loin, par sens du devoir ; mais combien se conduisent en professionnels, c’est-à-dire acceptent de mener des tâches ennuyeuses, peu exaltantes, simplement parce qu’elles concourent efficacement à l’objectif fixé ?

On sait combien dans les associations les rapports entre permanents et bénévoles sont difficiles : les activités des uns et des autres ne sont pas sous-tendues par la même logique. Eh bien, les mouvements et groupes royalistes ne sont pratiquement composés que par des bénévoles.

Ah ! Combien je comprends Lénine qui en appelait à une organisation de révolutionnaires professionnels. (Il est vrai que les caisses noires, le soutien de l’État soviétique et les emplois de permanents n’ont jamais manqué aux apparatchiks des partis communistes.)

Les royalistes fonctionnent à l’enthousiasme, parfois c’est un dieu qui les habite, parfois ce n’est que de la « gonflette » ; il faudrait un peu de lest qui les stabilise dans une action prolongée.

Aussi, nos efforts devraient moins porter sur la multiplication des royalistes de sentiment (si la diffusion de convictions justes suffisait au salut public on pourrait être démocrate) que sur la transformation de beaucoup de ces royalistes de sentiment en « royalistes politiques » et de certains de ces « royalistes politiques » en comploteurs actifs. En termes maurrassiens cela s’appelle « la réforme intellectuelle et morale de quelques-uns ».

La réforme intellectuelle suppose de ne pas négliger les ressources de l’intelligence qui est seule susceptible d’amender le royalisme de valeurs et de sentiments. La réforme morale consiste à cultiver le courage, le sens du service, du dévouement et de l’abnégation. Elle relève plus de la « voie purgative » (passage obligé pour obtenir la sublimation de la volonté de puissance), que de l’exaltation du petit ego. La découverte de ce qui dans l’homme passe l’homme s’accompagne nécessairement de la conscience du caractère limité et contingent de l’individu et réciproquement.

Alors oui, dans cette perspective, l’action royaliste peut devenir le support d’une voie intérieure c’est-à-dire d’une pratique sacrificielle. »

Des royalistes professionnels, voilà ce dont nous devons être !

je suis royaliste, pourquoi pas vous ?

collagerennes3Ces dernières semaines, les murs de Paris ont été couverts d’affiches « Je suis royaliste, pourquoi pas vous ? » et, pour cette fois, ce n’étaient pas seulement celles signées du Groupe d’Action Royaliste mais plutôt celles de l’Action Française annonçant un colloque portant sur ce thème qui nous est cher.

 

Ainsi, le samedi 7 mai, plusieurs centaines de militants monarchistes, sympathisants ou tout simplement curieux, ont rempli la grande salle de réunion décorée aux couleurs de l’A.F. pour suivre trois grandes tables rondes et un entretien particulier avec une élue de la République, Marion Maréchal-Le Pen, entretien qui a fait couler beaucoup d’encre et attiré nombre de journalistes, d’ordinaire peu enclins à suivre des conférences royalistes… Si Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon avaient accepté l’invitation de l’A.F. qui leur avait été faite et qu’ils ont poliment déclinée, sans doute le succès médiatique eut été du même ordre, mais le sens de celui-ci en aurait été différent !

 

La liste des intervenants était prestigieuse et bien fournie (Robert Ménard, Reynald Sécher, Frédéric Rouvillois, Yves-Marie Adeline, etc.), et comptait presque autant de républicains que de monarchistes, selon le vœu des organisateurs qui souhaitaient ainsi reprendre langue avec des forces qui, pour en être républicaines, n’en sont pas moins ouvertes au dialogue avec ceux qui pensent que sans le roi, tout effort national est vain ou condamné à se renier en fin de compte.

 

Ainsi, le débat entre Marion Maréchal-Le Pen et son interlocuteur royaliste fut-il courtois et animé, la jeune députée reconnaissant néanmoins les bienfaits passés de la Monarchie et soulignant l’importance de l’indépendance nationale aujourd’hui mise à mal par le fonctionnement même des institutions européennes et, plus inquiétant encore, françaises.

 

D’autres participants et animateurs des tables rondes étaient, eux aussi, républicains, dont Clotilde Brossollet (mais qui sait si elle n’a pas changé d’avis à l’issue de ce colloque comme elle en soulignait la possibilité ?) qui anima la dernière table ronde de l’après-midi, exclusivement composée d’intervenants royalistes, dont le vice-président de notre Groupe d’Action Royaliste, Jean-Philippe Chauvin, mais aussi Gérard Leclerc, Yves-Marie Adeline, Antoine de Crémiers et François Marcilhac, tous soucieux, avec des angles d’attaque parfois fort différents, de présenter, non la Monarchie elle-même, mais sa nécessité, ses possibilités et les moyens de sa mise en place, de sa « ré-instauration ».

 

Les débats et les multiples interventions de ce colloque mériteront de prochains articles sur notre site, tout comme les réactions qu’ils ont suscité dans les médias et sur les réseaux sociaux. Nous y évoquerons aussi, par la même occasion, nos propres positions et propositions, parfois nos différences avec celles de l’A.F., mais toujours avec l’intention de faire avancer la cause royale au cœur de la nation et au temps présent, pour préparer cette Monarchie que nous souhaitons voir, non plus comme simple théorie mais comme réalité politique et institutionnelle en France.

 

Le colloque fut suivi d’un banquet monarchiste et, le lendemain matin, du traditionnel cortège parisien d’hommage à la Sainte de la Patrie, Jeanne d’Arc, qui vit les drapeaux fleudelysés s’avancer vers la statue de la place des Pyramides, comme chaque année depuis que les Camelots du Roi, il y a un siècle, ont imposé cette tradition à la République…

 

G.A.R.

Gloire à Jeanne d’Arc :

jeanne 4

Arrivée à Chinon le 9 ou le 10 mars, son entrée au château fut marquée par un prodige : un homme d’armes demanda, comme elle franchissait le seuil, si c’était la Pucelle. Sur la réponse affirmative, il blas­phéma et railla grossièrement la virginité de Jeanne :

« En nom Dieu, lui dit-elle, tu Le renies et tu es si près de la mort ! »

Une heure après cet homme tombait à la rivière et se noyait.

Introduite dans la grande salle, « Il y avait dit-elle, plus de trois cents chevaliers et de cinquante torches, sans compter la lumière surnaturelle… »

Elle n’a jamais vu le Roi. Celui-ci, pour l’éprouver, a fait revêtir les ornements royaux à son cousin le comte de Clermont et s’est déguisé en simple chevalier. On présenta donc à Jeanne successivement le Comte de Clermont qu’on lui dit être le roi ; elle dit que ce n’était pas lui ; puis un écuyer : même réponse. Le roi paraît alors ; dès qu’elle l’aperçoit, elle va droit à lui et, comme si elle avait constamment vécu à la cour, lui fait les révérences d’usage ; lui désigne-t-il le prince revêtu des ornements royaux.

« En nom Dieu, je sais que c’est vous et non un autre qui êtes le Roi ! »

Et elle ajoutera plus tard, devant ses juges :

« Ma voix me le fit connaître ».

Puis immédiatement, elle proclame sa mission :

« J’ai nom Jeanne la Pucelle, et vous mande par moi le roi des cieux que vous serez sacré et couronné dans la ville de Reims et serez lieutenant du roi des cieux qui est roi de France ! »

[…]

Un projet de campagne en Normandie ayant été proposé, elle a réponse à tout :

« Ce n’est pas en Normandie qu’il faut aller, dit-elle, c’est à Reims pour faire sacrer le roi ! Voulez-vous savoir la raison de cet avis ? La voici. Aussitôt que Charles VII sera couronné et sacré, la puissance de ses adversaires ira toujours en diminuant, et, finalement, ils ne pourront plus nuire ni à notre prince ni à son royaume ».

La suite des événements montra qu’elle avait vu juste.

[…]

Sur l’ordre formel de Dieu, par un acte officiel, solennel, public, authentique et ainsi revêtu de toutes les formes légales d’un contrat pour lui donner toute sa signification et sa portée aux yeux du monde la Pucelle va renouveler le pacte conclu à Tolbiac et aux fonts baptismaux de Reims, l’alliance du Christ et du roi de France, pacte unique dans les annales du monde.

« Gentil Roi, il me plairait, avant de descendre dans le cercueil, d’avoir votre palais et votre Royaume.

« Oh Jeanne, répond Charles VII, mon palais et mon royaume sont à toi. « Notaire, écrivez, dit la Pucelle inspirée : « Le vingt et un juin à quatre heures du soir, l’an de Jésus-Christ 1429, le roi Charles VII donne son royaume à « Jeanne ».

Ainsi, en vertu de cet acte, Jeanne a été quelques instants seulement sans doute, mais très réellement Reine de France. Et avec un fin sourire, montrant le Roi : « Voilà le plus pauvre chevalier du Royaume ».

Puis, se tournant à nouveau vers les notaires : « Écrivez encore : Jeanne Donne à son tour la France à Jésus-Christ.

Puis s’adressant à tous les assistants : « Nos Seigneurs, dit-elle d’une voix forte : A présent, c’est Jésus-Christ qui parle : Moi, seigneur éternel, je donne la France au roi Charles ».

Jeanne interpelle les Seigneurs, la Cour, pour prendre la France et le monde à témoin que c’est Jésus-Christ qui parle par sa bouche et pour consacrer par leur témoignage et leur adhésion ce pacte qui lie non seulement le Christ au roi et le roi au Christ, mais le peuple de France tout entier dans la personne de son roi ; pacte qui constitue la reconnaissance et la proclamation la plus formelle de la royauté uni­verselle du Christ, car en la personne du Roi de France, Fils aîné de l’Église, c’est le monde entier qui est lié au Christ.

Quelle est donc émouvante cette triple donation en bonne et due forme, passée par devant notaires ! Elle est l’éclair fulgurant qui illumine et irradie toute l’Histoire de France ; elle est l’acte capital qui consacre la raison d’être de notre pays. A la face de l’univers, elle proclame non seulement la royauté uni­verselle du Christ sur le monde et plus particulièrement sur notre patrie, mais aussi la mission divine de la France et des Rois de France. Car cet acte a une portée générale ; ce n’est pas seulement à Charles VII que Dieu confie le Royaume, en sa personne, c’est à toute la race royale, pour bien montrer que la race royale est aussi inséparable de la France que la France est inséparable de l’Église et du Christ, comme le monde est inséparable de la France, fille aînée de l’Église et du Christ.

[…]

Pierre Virion ajoute : « Acte nettement politique nous montrant la politique inséparable de la religion et où le pouvoir apparaît sans voile, tel qu’il est, prenant sa source en l’autorité divineLa France vient de recevoir la révélation de sa spéciale appartenance au Christ..

« Jamais, prenons-y garde, sauf peut-être dans l’Ancien Testament, jamais n’était descendu du ciel pareil message politique.

« Oui, la royauté est bien le seul régime politique voulu par Dieu en France ! Quelle confirmation du carac­tère sacré et divin du seul Roi de France !

[…]

Ne soyons donc pas surpris qu’un grand théologien, ami de dilection de saint Pie X, Monseigneur Delassus, ait conclu :

« La France est née, elle a vécu catholique et monarchique, sa naissance et sa prospérité ont été en raison directe du degré où elle s’est rattachée à son Église et à son Roi. Toutes les fois qu’au contraire ses énergies se sont exercées à l’encontre de ces deux idées directrices, l’organisation nationale a été profondément, dangereusement troublée. D’où cette impérieuse conclusion que la France ne peut cesser d’être catholique et monarchique sans cesser d’être la France ».

Pilleur d’Etat :

Présentation de l’éditeur

Philippe Pascot nous entraine à la découverte de ce que nos élus cachent sous le tapis de leur exemplarité affichée et de leur moralité élastique quand elle touche à leurs privilèges.
Il démontre à travers des faits concrets que le système lui-même, dans son immobilisme calculé, ne peut donner naissance qu’à des dérives illicites ou légales mais toujours totalement immorales ! Si tous les élus ne sont pas pourris, beaucoup sont complices…
Cet ouvrage recense tous les abus légaux dans lesquels se vautre sans vergogne la classe politique française : salaires exorbitants, exonération d’impôts, retraites douillettes, passe-droits et autres petits arrangements entre amis, le tout dans le cadre d’une loi faite sur mesure et qu’ils connaissent sur le bout des doigts.
Des faits et des actes révoltants, mis à jour sans concession mais sans esprit partisan, dans le seul but du droit à l’information pour tous.

Biographie de l’auteur

Maire adjoint d’Évry auprès de Manuel Valls puis conseiller municipal, ancien conseiller régional, Chevalier des Arts et des Lettres, Philippe Pascot a 25 ans de vie politique derrière lui et a fréquenté la plupart des élus politiques de premier plan. Il milite pour une transparence totale de l’exercice politique et est engagé dans de nombreux combats de société (gaz de schiste, dons d’organes, création d’un orchestre philarmonique dans la banlieue de Kinshasa…)

pilleur d'état

 

La tyrannie mondialiste et le totalitarisme démocratique :

Entretien réalisé par Victor Loupan à Munich, en juin 1999,
quelques jours avant le retour définitif d’Alexandre Zinoviev en Russie ;
extrait de « La grande rupture », aux éditions l’Âge d’Homme.

Zinoviev
Alexandre Zinoviev philosophe, logicien,
sociologue,
et écrivain dissident soviétique.

Victor Loupan : Avec quels sentiments rentrez-vous après un exil aussi long ?

Alexandre Zinoviev : Avec celui d’avoir quitté une puissance respectée, forte, crainte même, et de retrouver un pays vaincu, en ruines. Contrairement à d’autres, je n’aurais jamais quitté l’URSS, si on m’avait laissé le choix. L’émigration a été une vraie punition pour moi.

V. L. : On vous a pourtant reçu à bras ouverts !

A. Z. : C’est vrai. Mais malgré l’accueil triomphal et le succès mondial de mes livres, je me suis toujours senti étranger ici.

V. L. : Depuis la chute du communisme, c’est le système occidental qui est devenu votre principal objet d’étude et de critique. Pourquoi ?

A. Z. : Parce que ce que j’avais dit est arrivé : la chute du communisme s’est transformée en chute de la Russie. La Russie et le communisme étaient devenus une seule et même chose.

V. L. : La lutte contre le communisme aurait donc masqué une volonté d’élimination de la Russie ?

A. Z. : Absolument. La catastrophe russe a été voulue et programmée ici, en Occident. Je le dis, car j’ai été, à une certaine époque, un initié. J’ai lu des documents, participé à des études qui, sous prétexte de combattre une idéologie, préparaient la mort de la Russie. Et cela m’est devenu insupportable au point où je ne peux plus vivre dans le camp de ceux qui détruisent mon pays et mon peuple. L’Occident n’est pas une chose étrangère pour moi, mais c’est une puissance ennemie.

V. L. : Seriez-vous devenu un patriote ?

A. Z. : Le patriotisme, ce n’est pas mon problème. J’ai reçu une éducation internationaliste et je lui reste fidèle. Je ne peux d’ailleurs pas dire si j’aime ou non la Russie et les Russes. Mais j’appartiens à ce peuple et à ce pays. J’en fais partie. Les malheurs actuels de mon peuple sont tels, que je ne peux continuer à les contempler de loin. La brutalité de la mondialisation met en évidence des choses inacceptables.

(suite…)

2000 ans d’histoire en 150 pages :

 

UN CONDENSÉ ILLUSTRÉ D’HISTOIRE CHRONOLOGIQUE

Parce qu’il est illusoire de comprendre le présent et d’affronter l’avenir sans connaître son passé, parce que l’Histoire devient plus attrayante lorsqu’elle se lit comme une histoire, nous avons relevé le défi d’en contenir toute la richesse au sein de 150 pages. Expliquant l’Histoire de France aux petits et aux grands en renouant avec la présentation chronologique, ce récit va à l’essentiel, retraçant les événements les plus marquants ayant façonné la France.

Orné de 77 illustrations, véritables scènes évoquant le fait emblématique de chaque règne, ce précis complet se révélera indispensable pour devenir incollable et garder aisément en mémoire 2000 ans d’Histoire. Il s’appuie sur le travail revu, corrigé et complété, de la maison d’édition Aubert et Cie mené entre 1842 et 1845, et nous transporte des Gaulois jusqu’à 1900.

UN PRÉCIS CONSTRUISANT LA FRANCE SOUS VOS YEUX

Vous assisterez à la naissance de la France, plongerez au cœur de ce temps où les chefs de l’Etat s’exposaient délibérément en première ligne lors des nombreuses batailles émaillant notre Histoire, comprendrez comment les provinces indépendantes, réunies par les rois successifs au fil des siècles à la couronne de France par alliances, legs ou conquêtes, ont fait ce qui aujourd’hui compose notre nation, pénétrerez l’esprit des hommes ayant conçu nos lois et construit pas à pas nos institutions.

À l’heure où, par égard pour une France dont nous ne sommes que les éphémères dépositaires, l’École devrait irréprochablement s’acquitter de sa mission de transmission de notre passé, au lieu de malmener la chronologie des faits et personnages, de gommer les hauts faits d’armes incarnés par nos héros historiques et d’occulter l’enchaînement des événements passés qui ont forgé la France, ce manuel vise, à sa manière, à enrayer ce qui constitue un véritable « crime contre l’Histoire », sciemment perpétré en toute impunité par les instances dirigeantes d’un pays au destin atypique que d’aucuns, malfaisants, voudraient vendre à l’encan.

UN VÉRITABLE MANUEL QUI RAVIRA PETITS ET GRANDS

Du baptême de Clovis à l’avènement de Napoléon, en passant par la victoire de Bouvines, Jeanne d’Arc levant le siège d’Orléans ou encore François Ier armé chevalier par Bayard à Marignan, puisse ce récit vivant et limpide de l’Histoire de France satisfaire du simple curieux jusqu’à l’érudit, et donner à chacun le goût d’en savoir et d’en comprendre davantage !

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Des gravures pour fixer les événements

Le code de chevalerie (2/10). Tu feras largesse à tous :

« Le chevalier n’a que son cœur généreux et serviable à offrir pour changer le monde et inverser le cours de l’histoire. »
Kae Verens

prière croiséÀ quoi peut bien ressembler le chevalier des temps modernes ? Pour répondre à cette épineuse question, Aleteia a remis au goût du jour un ancien code de chevalerie en vigueur au XIIesiècle. Ces dix commandements, à l’image du décalogue de l’Église catholique, dictaient la conduite des chevaliers désireux de cultiver les saintes vertus et d’éveiller en eux les sentiments les plus nobles. Répondant aux problématiques médiévales, un tel code peut à première vue sembler désuet ou inapproprié à l’époque moderne. Vraiment ? Largement imprégnés par la morale chrétienne, ce seront des prêtres, bien dans leur époque, qui revisiteront et réactualiseront pour vous les préceptes de ce code dont notre société moderne gagnerait beaucoup à s’inspirer. Faisons naître ensemble un nouvel esprit chevaleresque !

Cette semaine, l’abbé au « grand cœur » Guillaume Soury-Lavergne a médité sur le précepte suivant :

Tu seras libéral et feras largesse à tous

Le chevalier des temps modernes ne peut rien avoir de moins comme idéal que la sainteté. L’objectif n’est pas de se calquer sur le monde, de suivre le sens du courant ou des modes passagères… Le chevalier se souvient avec humour – et lucidité – que le poisson qui suit le courant de la rivière est le poisson mort !

Il sait bien qu’un des traits marquants de notre génération est celui de la « mondanité », cette attitude mortifère qui conduit à « rentrer dans le rang » sans oser témoigner du Christ et de son Évangile, à jouer au « caméléon » en société et à complaisamment frétiller dans les eaux troubles de la superficialité.

Las ! Le chevalier au grand cœur ne peut tolérer ce qui, dans sa vie, ne fait pas « l’âme grande », confronté aux pirouettes politiques, aux opportunismes de tous bords et aux calculs qui s’étalent quotidiennement dans les médias jusqu’à la nausée, il n’a que son cœur généreux et serviable à offrir pour changer le monde et inverser le cours de l’Histoire. Fort de son baptême, il sait, à la suite de Bernanos, que « dans les affaires de Dieu, la suprême ressource c’est le sacrifice des âmes consacrées ».

Pour mettre fin à la spirale idéologique stérile de ceux qui pensent que parce qu’ « ils ont parlé, ils ont agi », le chevalier moderne se fait une gloire de donner sa vie aux autres, réellement. Il n’est pas bon et généreux « en esprit »: il l’est simplement, pauvrement, concrètement. Pour lui, offrir sa vie n’est pas un beau programme mais c’est la substance même de son existence quotidienne : il offre sa vie en aidant les autres par les moyens qui sont les siens, il offre sa vie en perdant du temps pour Dieu dans la prière, il offre sa vie pour l’épouse qu’il a choisie entre toutes.

À la suite de Jésus, il veut les aimer « jusqu’au bout », sachant bien qu’ « il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ». Sa prière est aussi celle qui illumine le cœur et transporte l’âme de chaque scout :

Seigneur Jésus,
Apprenez-nous à être généreux,
À Vous servir comme Vous le méritez
À donner sans compter,
À combattre sans souci des blessures,
À travailler sans chercher le repos,
À nous dépenser, sans attendre d’autre récompense,
que celle de savoir que nous faisons Votre Sainte Volonté.

Il puise dans l’exemple des saints l’expression de la plus généreuse libéralité, car eux ont beaucoup plus agi qu’ils n’ont parlé. Et c’est dans la vie de la petite sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face que se résume toute son existence : « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même ».

Aleteia