Kadou

Au nom du rendement…

Enfin des journalistes qui se mouillent au 12 45 de M6 ! Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui. Vitamine A : une orange hier = 21 oranges aujourd’hui. Calcium : quatre fois moins dans le brocoli etc.
Il est URGENT de PRENDRE CONSCIENCE, pour votre santé et celle de vos enfants que vos aliments sont devenus des coquilles vides… de nutriments !! Info : http://www.aloeverasante.net/
Être aussi conscient qu’il existe des solutions pour une santé durable. Avec notre délicieuse gamme FiguActiv de LR, nous sommes assurés d’apporter à notre organisme tous les nutriments nécessaires à notre santé ! Car OUI la complémentation en vitamines, minéraux, protéines, fibres etc sont devenus indispensables dans nos pays « civilisés » car pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette ce qui est impossible ne serait ce qu’a cause du nombre de calories à ingérer ! Cela a été prouvé par l’étude SU.VI.MAX menée en France de 1994 à 2003.

L’ étude Suvimax à d’ailleurs été reconduite et de nouvelles comme l’étude SU.FOL.OM3 ont été également développé durant cinq ans et ont démontré l’importance de la supplémentation pour une bonne santé.
SU.VI.MAX (SUpplémentation en VItamines et Minéraux Anti-oXydants)
SUVIMAX nous montre la limite de notre alimentation et le rôle prépondérant joué par la supplémentation pour la prévention des pathologies.
Alors prenez des compléments alimentaire comme les boissons a l’aloe vera LR, Probiotic PRO 12, Colostrum, Super Omega 3, Probalance, Freedom Plus, Cistus Incanus, VitaActiv, Reishi Plus, …

Les compléments alimentaires sont des sources concentrées de nutriments (vitamines, acides aminés, sels minéraux, acides gras, plantes et extraits de plantes).

Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui? Avec l’augmentation des rendements agricoles, nos aliments sont devenus des coquilles vides… de nutriments. Combien de pêches, d’oranges, de brocolis faut-il ingurgiter pour retrouver les bienfaits d’il y a un demi-siècle? Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel. Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. Ces travaux résumés dans l’étude « Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé. Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !
Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui

 

Hier, quand nos grand-parents croquaient dans une transparente de Croncel, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune. Soit cent fois moins. « Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif », déplore Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII et militant pour la préservation des semences anciennes.
Vitamine A : une orange hier = 21 oranges aujourd’hui
Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A. Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd’hui. etc

Immersion totale au Puy du Fou…

 

Ce week-end d’été passé au Puy du fou a été l’occasion d’une traversée dans un espace-temps long de plus de 1000 ans. L’hébergement dans la Citadelle était une première initiation à cet espace de vie communautaire que devait être celle des temps médiévaux au sein d’un château fort… Une fois la voiture laissée au parking, et à peine arrivé à hauteur de la porte principale, un sentiment de retour en enfance nous envahi. Toute la décoration est parfaite, tant les façades extérieures, les espaces communs, que les espaces privatifs, les revêtements muraux, les menuiseries en bois massif, la plomberie en aspect fer forgé, bref tout le confort y est. L’intégration dans des matériaux qualitatifs donne un cachet extraordinaire à cette citadelle. Le cadre est à la hauteur ; les fenêtres donnent sur des champs à perte de vue, et l’on se prêterait volontiers à revivre cette histoire médiévale grandeur nature…

 Donc pour que l’immersion soit complète, direction le Grand Parc, nous traversons ainsi d’autres lieux de la cité nocturne, à commencer par les Iles de Clovis, ou encore le Camp du Drap d’or… Le chemin est agrémenté par une animation musicale baroque discrète mais en totale harmonie avec la beauté du lieu et de la nature omniprésente.
Les spectacles s’enchainent, et c’est ainsi que nous traversons les époques, de l’Arène gallo-romaine à l’ambiance très agitée, aux légendes médiévales comme nordiques nous plongeant dans la mythologie jusqu’à Verdun et le triste sort des hommes du front. Et bien sûr le clou du spectacle, le « Dernier Panache » de François Athanase Charrette retraçant les heures difficiles du peuple vendéen ; avec son génocide non reconnu par la république…


L’écriture des spectacles est remarquable, et nous reconnaissons sans mal la plume de Philippe de Villiers, de même que la qualité des costumes et des effets spéciaux. On voit bien que le parc n’a pas lésiné sur les investissements, permettant l’immersion du spectateur et la mise en relief de notre magnifique histoire de France. C’est certainement cela le plus grisant, plus encore pour les passionnés d’histoire, mais aussi pour les curieux de s’émerveiller devant ces histoires de héros réincarnés. Mais aussi cela permet de mieux comprendre certains pans de notre histoire volontairement oubliés des manuels scolaires, notamment la Révolution française à l’envers du décor de l’idéologie républicaine et dans la réalité sanglante qu’elle a été.
Le Puy du Fou demeure donc sans doute le meilleur hommage qui puisse être fait à notre histoire, insufflant un peu de vie à nos ancêtres pour qu’enfin, ils puissent raconter la grandeur, mais aussi les évènements les plus sombres afin de leur rendre justice.

Un Parc indispensable pour les grands et les petits, surtout à l’heure où l’histoire est en voie de disparition de l’enseignement pour la remplacer par l’éducation civique afin de maintenir nos têtes blondes dans l’ignorance et en faire de futurs citoyens parfaitement inconscients.

Soyons prêt à accepter notre histoire et les desseins réels du projet républicain, pour mieux comprendre cette société que façonnent les technocrates au pouvoir dans la négation du pays réel et l’aboutissement de leurs idéologies qui décapitèrent un‎ 21 janvier 1793 la tête du dernier Roi des français.

Au lendemain du 14 juillet, ce symbole mensonger d’un pseudo élan de liberté du peuple, que la république a érigé en fête nationale, soyons fier de mille ans d’histoire royale symbole véritable du consensus de l’ordre et des libertés, et réjouissons-nous de l’intérêt non dissimulé des français qui visitent ce parc, preuve que 200 ans de subversions républicaines ne sont pas venu à bout de l’esprit français.

Notre jour viendra !

Fanfan

 

27 juillet 1214 la gloire de la France :

Nous sommes au début du XIIIème siècle, dans le royaume de France, le Roi Philippe Auguste a passé la majeure partie de son règne à combattre la dynastie anglaise des Plantagenêts. Il reste l’un des monarques les plus admirés et étudiés de la France médiévale, en raison non seulement de la longueur de son règne, mais aussi de ses importantes victoires militaires. La France féodale se transforme grâce aux progrès essentiels qu’il accomplit pour affermir le pouvoir royal. De toutes les batailles qu’il mena au cours de sa vie, il en est une qui va marquer le destin de la France, elle se nomme Bouvines…

Autour du film « Dunkerque »…

Acclamé par la presse anglo-saxonne, le nouveau film du réalisateur de «Interstellar» fait face à une petite polémique en France. Car bien que salué pour son esthétisme et l’expérience immersive qu’il fait vivre aux spectateurs, «Dunkerque» divise quant à l’importance qu’il donne aux soldats français au cours de l’opération Dynamo, sous-représentés par rapport à la réalité historique.

Christopher Nolan nous avait habitués à des scénarios alambiqués, entre variations de mémoire et dimensions parallèles, si bien que l’on se demandait à chacun de ses films si l’on avait bien tout compris en sortant de la salle. Avec Dunkerque, le réalisateur anglo-américain change de registre pour nous surprendre sur un terrain où on ne l’attendait pas: l’Histoire et la guerre.

Car au lieu de plonger Leonardo DiCaprio dans un rêve ou d’envoyer Matthew McConaughey dans l’espace, le nouveau film du réalisateur américain relate le déroulement de l’opération Dynamo, un moment clé de la Seconde Guerre mondiale souvent tenu à l’écart des manuels d’histoire français.

En mai 1940, les troupes alliées sont en pleine déroute face à l’armée allemande et se retrouvent bloquées entre les soldats du Reich et la mer du Nord dans la poche de Dunkerque. Le seul espoir pour ces 400.000 soldats, pris au piège et à la merci des tirs ennemis, est de rejoindre l’Angleterre, dont les côtes ne se trouvent «qu’à» quarante kilomètre de la plage et du port de Dunkerque. Du 26 mai au 4 juin 1940, l’opération Dynamo se met en place dans le but d’évacuer par bateau un maximum de soldats et ainsi éviter leur capture par l’armée allemande. Alors que Winston Churchill espérait récupérer au mieux 40.000 hommes, l’opération miraculeuse de Dunkerque permet d’en évacuer plus de 330.000. Un pitch royal pour Nolan et son joli budget de 200 millions de dollars.

Comment en est-on arrivé là?

Christopher Nolan le dit lui-même: il a moins voulu faire un film de guerre qu’un film de survie. Mais comment ces soldats alliés, Britanniques en majorité, mais aussi Français, Belges et Néerlandais se sont-ils retrouvés pris dans cette nasse?

Le 10 mai 1940, après neuf mois d’attente, les Allemands passent à l’offensive à l’Ouest et attaquent en Hollande, en Belgique et en France. Pensant assister à une redite du plan Schlieffen de 1914, Français et Britanniques se précipitent en Belgique. Mais pendant qu’ils effectuent cette manœuvre classique, les Allemands font passer plusieurs divisions blindées par un massif jugé infranchissable par les Alliés: les Ardennes, au sud-est de la Belgique. La suite est bien connue: c’est la sortie victorieuse des Allemands, la déroute à Sedan (encore!) puis le Sichelschnitt, le «coup de faucille», la course à la mer des divisions blindées allemandes qui prend tout le monde de cours. Il faudra toute la ruse d’un Guderian, le commandant des troupes allemandes, pour continuer sa poussée en contrevenant aux ordres qui lui demandent de rester sur place. Car devant lui, c’est le désert et la panique. Tant et si bien que le 20 mai, les troupes allemandes ont atteint la mer: le corps expéditionnaire britannique (le BEF, commandé par Lord Gort) est littéralement pris au piège avec plusieurs corps d’armées français.

Ce même jour, les autorités britanniques ont déjà décidé d’évacuer le BEF: les discussions de Churchill avec le général français Gamelin et de Lord Gort avec le général Billotte ont stupéfait les Anglais. Ils ont appris que les Français ne disposent plus de la moindre réserve stratégique et que l’encerclement des troupes en Belgique ne peut être rompu. Le général Weygand –très anglophobe– qui a remplacé Gamelin comme commandant en chef des armées françaises, a décidé d’ajourner une contre-offensive de trois jours pour réorganiser ses forces, ou ce qu’il en reste. Le Royaume-Uni risque d’être tout bonnement privé d’armée!

C’est alors que s’organise, avec les moyens du bord, l’opération au cœur du film de Christopher Nolan: l’évacuation des troupes britanniques de la poche de Dunkerque, qui se réduit comme peau de chagrin à partir du 24 mai 1940, tandis qu’à la frontière belge, autour de Lille, les combats font rage.

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Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le rôle des français lors de la bataille de France de 1940 voici une petite synthèse intéressante :

Archive écologiste royaliste – 3 :

Quels sont les présupposés idéologiques de ce progressisme qui, aujourd’hui, conjugue les sciences et le règne de l’Argent, de cette maximisation de la possession individuelle plutôt que de la recherche du Bien commun ? Il y a, bien sûr, la fameuse formule de Benjamin Franklin : « Time is money » (1), qui explique, par elle-même, tant de choses, et pas des meilleures, et signale le véritable renversement (2) de la compréhension, ou plutôt de l’appréhension humaine du temps, désormais ramené à la valeur monétaire de ce qu’il peut « rapporter » : une désacralisation du temps conjuguée à une valorisation exclusive de l’Argent, qui devient la véritable aune du monde et du temps, de son « utilité » matérielle. C’est le triomphe de l’utilitarisme, rapporté au « profit » individuel et matériel, dans un sens de plus en plus financier, l’argent devenant le vecteur privilégié des relations sociales et celui de la nouvelle hiérarchisation des classes sociales et des personnes : le « gagneur » est alors privilégié au dépens du « meilleur », Bernard Tapie ou Rockfeller au dépens de saint François d’Assise ou des bénévoles…

 

La nature est aussi victime de ce nouvel état d’esprit, dont Benjamin Franklin n’est que l’interprète et qu’il puise dans une culture anglo-saxonne et protestante qui fût, au XVIIIe siècle, « l’idéologie dominante » du monde ouest-européen et qui se confond avec les fameuses « Lumières » dont il n’est pas certain que nombre d’écologistes actuels aient bien mesuré les effets logiques sur la gestion de l’environnement et l’état d’esprit des populations consommatrices.

 

Le Bulletin d’AF Reims de janvier 1971 dont les lignes suivantes sont extraites revient sur les racines de la situation déplorable faite à la nature par la société de consommation, et, en deux paragraphes, développe l’état d’esprit qui, en ces temps contemporains, explique les attitudes capitalistiques, si néfastes pour l’environnement, attitudes qui rompent avec l’esprit d’un Moyen âge qui, à travers les faits et idées de saint François d’Assise, respecte plus la nature donnée (ou « confiée aux hommes ») par le Créateur (selon la tradition catholique) ,dont ses créatures animales et végétales, que l’esprit né de la Réforme. En effet, sans rentrer dans un débat théologique, ce dernier semble assujettir la nature aux hommes sans contreparties ou simple respect de celle-ci, esprit qui survalorise les humains au détriment d’une humilité pourtant nécessaire à l’équilibre des sociétés et à leurs bons rapports avec la nature environnante… Cela n’empêche pas nombre de protestants, à l’image de Jacques Ellul (3), de faire une critique tout aussi virulente d’une société capitaliste de consommation oublieuse de la juste mesure et du cadre environnemental. Mais, désormais, le capitalisme lui-même s’est largement émancipé de sa matrice « réformée » et ce n’est plus l’homme en lui-même qui est valorisé, mais bien plutôt l’individu consommateur et « quantifiable »…

« D’où viennent ces attitudes ? Comment s’explique cette situation ?

 

Pour répondre, il nous faut élargir le débat.

 

« La nature est faite pour l’homme » : tel est l’esprit de la Réforme et du capitalisme. La richesse matérielle acquise sur terre est le seul moyen pour l’homme de se persuader qu’il possède la Grâce. Pour y parvenir, tous les moyens que nous donne Dieu sont bons. La destruction de la nature est un droit inaliénable ; l’extermination des Indiens et des bisons s’est faire Bible en poche. On peut fort bien inonder le monde de gaz toxiques si l’argent que procure cette noble activité de libre entreprise permet l’achat d’une installation privée d’air conditionnée.

 

Et la lutte elle-même, entreprise actuellement contre les nuisances, s’effectue dans le même esprit ; il s’agit de vaincre une bonne fois ce genre de déséconomies externes pour gagner encore plus d’argent ensuite. Plus qu’une lutte du système pour sa survie, c’est un moyen pour lui d’augmenter sa puissance, d’exploiter toujours davantage (4).

 

A l’Action Française, nous considérons [ndlr : au contraire des lignes précédentes, représentatives du nouvel esprit capitaliste] que le milieu naturel n’est pas à notre disposition, n’est pas un citron à presser. C’est un élément de notre héritage, un élément essentiel de notre patrimoine. Nous savons qu’il est vain et dangereux de vouloir lutter contre les lois de la nature mais qu’il faut, au contraire, s’y plier pour pouvoir réellement progresser, non de la manière factice propre aux libéraux. L’environnement est une des composantes de la politique naturelle. Il nous faut le défendre par tous les moyens, et prévenir sa récupération par le système. L’État républicain, esclave des groupes de pression, incapable de mener une politique cohérente à long terme, ne pourra agir que quand cela sera trop tard. L’héritage en sera amputé d’autant. Pour éviter cela, à nous de ramener l’héritier. »

 

Le combat royaliste est ainsi le corollaire indispensable du combat écologiste : en cela, la Monarchie est le moyen institutionnel de l’écologie intégrale en France ; elle est, en somme, « l’écologisme intégral ». La République, elle et malgré les louables efforts d’un Nicolas Hulot aujourd’hui à la tête d’un ministère d’État, reste trop sensible aux pressions des grands groupes financiers et industriels pour pouvoir, en définitive, assumer et assurer, sur le long terme, ce « souci environnemental » qui est, malgré les idéologies « progressistes » et consuméristes, le fondement de toute « mesure » (au sens grec du terme, comme la traduction de pan metron :  « de la mesure en tout ; jamais trop, toujours assez ») nécessaire à la vie et à l’équilibre des sociétés humaines, à la justice sociale elle-même.

 

Que l’on ne s’étonne donc pas que le lys puisse être le meilleur symbole, aujourd’hui, de ce combat écologique qui s’avère désormais une cause politique d’urgence, non de la précipitation et de l’éphémère mais de l’enracinement et du temps long…


Jean-Philippe Chauvin

 

Notes : (1) : « Le temps c’est de l’argent », formule qui donne son sens même au capitalisme désinhibé qui rompt avec ce vieux « capitalisme » (le terme est-il exact, d’ailleurs ? La question mériterait d’être posée) encore familial et traditionnel qui se reconnaissait quelques limites et pouvait accepter un certain partage des fruits de l’économie, tout en valorisant le travail des producteurs et pas seulement « la » seule production, sans limites, ni sociales ni environnementales…

 

(2) : un renversement dont les conséquences se verront dès le XVIIIe, siècle dit « des Lumières », et encore plus dans les siècles suivants avec les révolutions industrielles et économiques d’une part, et « l’imposition douce » de la société de consommation d’autre part.

 

(3) : Jacques Ellul (1912-1994), historien et sociologue, contempteur de la société technicienne et l’un des précurseurs du courant de la décroissance.

 

(4) : N’est-ce pas là la définition même du « capitalisme vert », aujourd’hui qualifié de « développement durable » ? Car il s’agit de « faire des affaires » en réparant les dommages du « développement » et d’une société de consommation que celui-ci, pourtant, tend à atteindre « pour tous » et à donner « à tous », non selon leurs besoins véritables mais selon leurs désirs suscités par cette même société séductrice de consommation, si tentatrice par le biais de la publicité et du crédit, autre nom sympathique de l’endettement…

L’été en chansons…

Chansons choisies par : Frédéric Winkler
Mise en page : P-P Blancher

Nous espérons que ce recueil servira à
rassembler dans un temps où la division règne.
Au diable guerres, rancunes et partis !
Comme nos pères, chantons en vrais amis
Au choc des verres, les roses et les lys (Vive Henri IV).

 

1ère partie : Chansons des origines aux temps médiévaux :

Disponible sur la Boutique Royaliste ICI

 

2ème partie : De la révolution à la commune :

Disponible sur la Boutique Royaliste ICI

3ème partie : Chants militaires, d’Irlande et Royalistes :

Disponible sur la Boutique Royaliste ICI

 

Carnet de chants entier (500 pages) :

Disponible sur la Boutique Royaliste ICI :

 

Archive écologiste royaliste – 2 :

Le souci environnemental s’intègre dans la réflexion plus large sur les conditions de la vie en société et celles de la pérennisation de la Cité nécessaire aux citoyens et à leurs libertés civiques, et, tout bonnement, au bon ordonnancement de la vie en société elle-même : c’est une constante de la politique des royalistes (avec sans doute quelques exceptions pour ces derniers) de s’inquiéter de « ce qui doit durer », en particulier en l’absence angoissante d’une dynastie qui inscrive le temps du moment dans un temps plus long, en amont comme avec la promesse de l’aval. En somme, les royalistes assument une forme de régence idéologique, « en attendant l’héritier », et elle se marque par la volonté de « préserver l’héritage » dont l’environnement, dans tous ses aspects et éléments, est une énorme part et, plus encore, le cadre de vie et de mouvement des sociétés françaises et humaines.

 

En 1971, l’on ne parle pas encore de « Trente glorieuses », ni de « Trente ravageuses », mais les royalistes rémois, eux, marquent leur défiance à l’égard, d’une part, d’une société qui oublie les limites de la biosphère et, d’autre part, d’un État qui, pris dans le grand mouvement de la société de consommation confondu, à tort, avec une juste prospérité (le gaspillage est une forme de la démesure, de l’hubris, de la consommation), ne sait comment réagir aux excès d’un système de plus en plus hégémonique. C’est ce que le Bulletin d’AF Reims de janvier 1971 souligne, dans une perspective éminemment politique et royaliste :

 

« Mais la mise en chantier d’une politique efficace de lutte contre les nuisances nécessite l’utilisation d’importants moyens de financement. Où les trouver ? Les entrepreneurs incriminés ne veulent supporter à eux seuls l’investissement immédiatement improductif que constitue par exemple la construction d’une unité de filtrage. Ils évoquent, souvent avec raison, le handicap qui en résulterait face à la concurrence étrangère (1). C’est à l’État seul, disent-ils, de se charger d’un tel financement. Là, comme ailleurs, le problème est donc politique d’abord.

 

Or, force est de constater que pendant très longtemps aucune force politique n’a fait mention dans son programme, de la défense du milieu naturel. Sauf, de par son origine, l’Action Française, comme nous le verrons plus loin.

 

Pour les bureautechnocrates (2), la lutte pour la préservation de l’environnement n’est que l’une des difficultés liées au passage à la civilisation de post-consommation (3). Le progrès des sciences et des techniques amènera inéluctablement des mutations irréversibles jusque dans l’homme lui-même (4). La transformation sera douloureuse et il faudra bien y perdre tout ce à quoi nous étions attachés dans le cadre de la société de « pénurie ». C’est ainsi que certains envisagent froidement la suppression totale de toute agriculture (5), la chimie pouvant subvenir à nos besoins alimentaires, la suppression des campagnes puisque la population du monde sera telle que la ville s’étendra partout (6); si d’aucuns s’avéraient trop souffrir du complexe de « Cérès » (7), il serait possible de leur allouer une vache qu’ils pourraient élever à loisir.

 

Si tous ne vont pas jusque là, très nombreux sont ceux qui, éloignés depuis longtemps du monde naturel, s’accommodent fort bien de sa déprédation. La finance vagabonde y a encore gros à gagner (8). Un exemple parmi tant d’autres : un important trust pharmaceutique international fait actuellement pression sur les autorités européennes (9), lesquelles ne font pas la sourde oreille, pour que, dans le cadre de la nouvelle législation viti-vinicole, l’addition d’enzymes soit autorisée dans les vins : chose qui représente un marché colossal. »

 

Hélas, mille fois hélas : ce texte royaliste de 1971 n’est pas démenti, bien au contraire, par les 46 années qui nous séparent du temps de sa rédaction…

 

(à suivre)

 

 Jean-Philippe Chauvin

Notes : (1) : Un argument toujours valable, d’ailleurs, même s’il sert parfois aussi d’alibi à quelques sociétés multinationales pour délocaliser dans des pays peu regardants sur la question environnementale (et sociale), sociétés toujours à la recherche du plus grand profit, en particulier sous la pression d’actionnaires peu soucieux de Bien commun et d’écologie.

(2) : La bureautechnocratie est l’un des éléments majeurs et dominants de la société des années 1960-70, synthèse de la technocratie modernisatrice « à tout prix » et souvent progressiste par principe, par idéologie même, plus encore que par raison, et de l’administration (volontairement ?) kafkaïenne de la République, centralisatrice et liberticide par essence, si l’on en croit la critique maurrassienne. Sous la Cinquième, plus encore que les partis, elle constitue l’armature, la superstructure même du système de domination et de contrôle de la société. C’est le penseur royaliste Pierre Debray qui en forge, dans les milieux monarchistes français, la compréhension la mieux assurée et la critique la plus convaincante.

 

(3) : La formule de « civilisation de post-consommation » est-elle la plus appropriée ? Car, en définitive, nous vivons en une civilisation toujours fondée sur la « société de consommation » dans laquelle il faut « consommer pour produire » et qui, ainsi, entraîne le gaspillage et la surenchère technologique autant que consumériste, aujourd’hui plus encore qu’hier. L’auteur a sans doute voulu signifier que le temps d’établissement de la société de consommation était désormais en passe d’être révolu dans notre pays, en cette année 1971, et que l’on entrait dans un monde qui, ayant intégré la logique de ce système, ne se posait plus la question de savoir s’il était légitime ou non… Ce processus de passage est fini, au moins depuis les années 1970 en France, ce qui n’empêche pas les contestations, évidemment (et heureusement). Là encore, ce texte vieux de 46 ans a vu juste…

 

(4) : le transhumanisme et les rêves d’une « humanité augmentée » (surtout pour ceux qui auront les moyens financiers de cette « augmentation »…), aujourd’hui portés par de grandes multinationales des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) : quand la réalité dépasse (ou cherche à le faire) la (science)fiction…

 

(5) : Les projets de quelques experts de la Commission européenne ne sont-ils pas de diminuer toujours plus la population agricole en Europe et ne voit-on pas, en Allemagne ou en Chine, la mise en place d’une agriculture constituée de « méga-fermes » qui sont plus de l’ordre de l’usine à produire de la viande ou des légumes que de la culture et récolte de produits nourriciers ? Et certaines bonnes âmes de Bruxelles y voient « l’avenir de l’agriculture européenne », au nom de « l’adaptation » à la mondialisation…

 

(6) : L’urbanisation galopante dans les pays émergents et la rurbanisation non moins effrayante dans nos pays, qui entraîne la bétonnisation de 82.000 hectares de terres agricoles chaque année en France, soit environ 26 mètres carrés chaque seconde.

 

(7) : Cérès est, en Grèce ancienne, la déesse de l’agriculture et des moissons, qui apprit aux hommes, selon la tradition mythologique, à cultiver la terre et à faire du pain à partir du blé moissonné. Le « complexe de Cérès », c’est le besoin ressenti par les hommes de travailler la terre et de faire fructifier la nature par eux-mêmes.

 

(8) : Les multinationales monopolisent de plus en plus toute production agricole, de l’amont à l’aval, des semences à la grande distribution ou à la restauration rapide. Le système agro-alimentaire est aussi nommé « agrobusiness », terme anglo-saxon qui est sans doute moins hypocrite que sa traduction française : ce « business », c’est aussi le triomphe de l’Argent dans le domaine agricole, et il s’agit bien, dans ce système, de « faire de l’argent » plus encore que de nourrir les hommes en toute mesure et équilibre (l’obésité désormais endémique dans notre société de consommation le prouve à l’envi).

 

(9) : les groupes de pression du secteur pharmaceutique et du secteur de la chimie freinent encore les efforts des associations de sauvegarde de la santé et des États responsables (ils ne le sont ni tous ni toujours, malheureusement) pour empêcher les diverses pollutions et malversations sanitaires : il suffit de considérer l’impossibilité concrète du Parlement européen de tenir une ligne indépendante des grands groupes agro-industriels et, plus grave encore, de constater ses votes qui, conjugués avec les « conseils » de la Commission européenne, sont en train de vider de tout sens l’agriculture biologique, de moins en moins « biologique » et naturelle, pour le plus grand bonheur des « marchands de soupe » qui « récupèrent » ce secteur pour le transformer en toute autre chose que ce qu’il devrait être…

 

Archive écologiste royaliste :

Alors qu’une récente étude de trois chercheurs états-uniens et mexicain évoquent l’accélération de la sixième extinction de masse des espèces animales sur la Terre, étude sur laquelle il nous faudra revenir et qui appelle des réactions appropriées qui, pour l’heure, ne viennent pas ou restent trop timides, y compris en France malgré la bonne volonté de nombre d’associations et de particuliers, et malgré les tentatives de M. Hulot, il n’est pas inutile de rappeler qu’il n’y a sans doute pas d’écologie constructive ni efficace sans la prise en compte par le politique de cet enjeu vital qu’est la préservation de la nature et de ses différents éléments : c’est ce que, très tôt et malgré la priorité donnée alors à d’autres problématiques, quelques royalistes ont compris et développé à travers des articles et des réflexions dont il n’est pas inutile, en définitive, de rappeler les termes, non seulement pour alimenter les archives du royalisme mais surtout pour en tirer quelques leçons et en montrer toute l’actualité, parfois de toute éternité…

 

Ainsi, au début 1971, le Bulletin d’AF Reims, supplément local de la revue royaliste étudiante AFU (AF-Université, anciennement Amitiés Françaises Universitaires, fondée en 1955 et disparue en 1973), publiait en première page un grand article titré « L’environnement », article qui résume la pensée écolo-royaliste avant même que le mot d’écologie ne connaisse le succès qu’on lui reconnaîtra ensuite et que Jean-Charles Masson ne théorise, dans les colonnes du mensuel Je Suis Français, publié par l’Union Royaliste Provençale dans les années 1970-1980, la notion de « l’écologisme intégral ». Cet article mérite d’être reproduit intégralement, avec quelques commentaires (en notes), et en rappelant bien qu’il n’est pas écrit aujourd’hui, mais il y a 46 ans…

 

« Environnement est, ô combien, le terme à la mode ; traduction directe de l’américain, il rassemble en un seul vocable tout ce qui a trait au milieu naturel en relation avec la société humaine. La préservation de ce milieu naturel est indispensable à la survie de l’homme. Le combat pour la défense de l’environnement est le nôtre ; il s’intègre parfaitement dans notre contestation globale du système démo-libéral.

 

Pendant longtemps, les déchets industriels de toute sorte ont été déversés dans l’atmosphère, dans les cours d’eau, les océans, considérés comme des gouffres sans fond. Aujourd’hui, en bien des points du globe, ces poubelles sont pleines et commencent à déborder. Ainsi les grands lacs américains sont biologiquement morts. L’émotion provoquée par le désastre du Torrey Canyon (1) n’a pas empêché la plupart des pétroliers à vidanger leur soute en pleine mer (2). Des milliers d’espèces animales et végétales ont disparues au cours de ces dernières années (3). Les insecticides utilisés par milliers de tonnes se révèlent être de puissants poisons (4). Les emballages en plastique qui font fureur aujourd’hui ne sont pas réintégrables dans le cycle naturel et continueront à flotter sur les océans pendant des millénaires (5). Tout ceci n’est guère réjouissant et conduit en général le lecteur non informé aux limites de l’angoisse. Essayons d’analyser le problème d’une façon scientifique. On distingue à la surface de la terre deux mondes différents : tout d’abord la biosphère antérieure à l’homme qui est capable de se suffire à elle-même et d’absorber ses propres déchets ; d’autre part, la technosphère bâtie par l’homme qui vit en parasite de la biosphère dont elle se sert à la fois comme source de nourriture et comme dépotoir. Or le délai nécessaire à la transformation des équilibres naturels s’exprime en unité géologique ; la biosphère mourra empoisonnée bien avant de pouvoir « digérer » la technosphère. Pour éviter cette issue fatale, il est nécessaire de favoriser sans retard l’action des mécanismes régulateurs existants et d’arrêter la pollution. Plus précisément, les sources d’énergie propres (nucléaire (6), hydraulique, solaire etc. (7)) doivent être totalement substituées à celles qui conduisent à augmenter le pourcentage de gaz carbonique dans l’atmosphère (8) ; les forêts doivent être reconstituées dans l’état du début de notre ère ; toutes les productions humaines (plastiques, etc.) doivent être biodégradables, c’est à dire pouvoir réintégrer le cycle naturel de transformations. »

 

Non, vous ne rêvez pas : c’est bien en 1971 que ces lignes ont été écrites et publiées dans la presse royaliste ! Considérez, en les relisant lentement, le temps que la République a fait perdre à la nécessaire préservation de l’environnement, de notre environnement français en particulier… Et que l’on ne nous dise pas, une fois de plus, que l’on ne savait pas ou que rien n’avait été vu, ni proposé comme remèdes : la simple reproduction de cet article royaliste prouve à l’envi que le souci environnemental, souci éminemment politique, était bien présent, en particulier dans les milieux royalistes « traditionalistes »…

 Jean-Philippe Chauvin

(à suivre)

14 juillet fête du totalitarisme :

 

Je ne fêterai pas votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Mais je prendrai le deuil de vos pauvres victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

Je ne fêterai pas l’espérance trahie
Du peuple demandant l’arbitrage royal
Jusqu’alors rendu juste, équitable et loyal
Mais au nom d’une foi par votre orgueil haïe.

Je ne célèbrerai pas votre intolérance.
Ni vos sacrilèges, ni vos profanations.
Ni les grands mots ronflants de vos proclamations
Prônant la liberté dont vous priviez la France.

Je ne fêterai pas l’infâme Cordelier
Faisant assassiner, par sa triste colonne,
En l’Eglise du Luc, près de six cents personnes
Dont cent cinquante enfants réunis pour prier.

On ne pardonne pas les Oradours-sur-Glane
Et vous seriez fondés d’en tarer les nationaux-socialistes
Si vous n’aviez, chez nous, fait pire aussi
Vous êtes précurseurs, Messieurs, et non profanes.

Quand vous jetiez aux fours, par vous chauffés à blanc,
Les mères, les enfants, les vieillards, les mystiques,
Vous disiez faire le pain de la République…
Mais Amey, mieux qu’Hitler, les y jetait vivants !

Car c’est bien cet Amey, de sinistre mémoire,
L’un de vos généraux prétendu glorieux,
Qui fut l’instigateur de ce supplice odieux…
Vous avez, aussi vous, eu vos fours crématoires.

Et Turreau trouvait tant de plaisir à ces jeux
Qu’il faisait ajouter, quand manquaient les dévotes,
Et malgré tous leurs cris, les femmes patriotes…
Votre fraternité les unissait au feu.

Je ne fêterai pas vos tanneries humaines
Dont votre chirurgien, Pecquel, fut l’écorcheur,
Ni son ami Langlois, de Meudon, le tanneur…
Ni votre grand Saint-Just disant qu’en ce domaine

Peau d’homme vaut bien mieux que celle du chamois
Que celle de la femme plus souple et plus fine…
Vous étiez sans culottes, alors ça se devine
Vous vous en fîtes faire en peau de villageois.

Quand vous abominez les gardiens sataniques
De l’affreux Buchenvald écorchant de leur peau
Nos morts, les laissant nus en leurs chairs en lambeaux
Avez-vous des remords ou restez-vous cyniques ?

Je ne fêterai pas les enterrés vivants
Dans les puits de Clisson et ceux de mon bocage
Ni du fameux Carrier les célèbres mariages
Voulus républicains mais surtout révoltants.

Attachant l’un à l’autre, une fille et son père,
Une mère et son fils, un prêtre et une sœur,
Et nus, bien entendu, pour que leurs massacreurs
Aient, humiliant leur mort, à rire et se distraire.

Quand, en les entassant dans barques à sabords
On les faisait sombrer dans les eaux de la Loire.
Et le fleuve royal garde encore leur mémoire,
Il apparaît plus triste à l’approche du port.

Je ne fêterai pas, non plus, la guillotine,
Ce symbole attitré de la révolution.
Ce moyen fraternel d’abreuver nos sillons,
Comme vous le chantez d’un sang que moi j’estime.

Je ne chanterai pas votre révolution.
Elle a fait trop couler de sang, de pleurs, de larmes.
De notre vieux royaume elle a rompu le charme
Et fait perdre, au pays, sa noble vocation.

Vous avez tout brûlé, chez nous, châteaux, chaumières,
Etables et clochers. Vous traîniez les enfers
Pour faire du bocage un immense désert
Sans une âme qui vive et sans pierre sur pierre…

Vous n’aviez pas pensé que tout le sang versé
Au terroir de l’amour serait semence vive.
Il germe en attendant nos prochaines métives ;
Il fleurira, demain, épi de liberté.

La liberté de croire en un Dieu qui pardonne.
En un ordre qui met, au sommet, le devoir
Le courage et la foi. Qui veut que le pouvoir
Ne dépende jamais du nombre et de la somme…

Aujourd’hui nous pouvons vous juger à vos faits.
Votre révolution a incendié notre terre.
Elle a porté, partout, la misère et la guerre,
Quand le monde a jamais plus désiré la paix…

Je ne peux pas fêter votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Je porterai le deuil de toutes ses victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

Pierre d’ANGLES Janvier 1989