Kadou

La Monarchie n’est pas une idéologie :

« L’armature politique et l’armature militaire d’un pays sont le berceau où les mœurs et les lois, et la langue, et la religion même, et la race, et les arts peuvent se coucher pour grandir. » Charles Péguy

 

« N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste, d’ailleurs, se dire : « Mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! »
Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul…
 »

(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand)

Nous vivons cette époque de profondes confusions, fruit du questionnement comme de l’instabilité des êtres. Mais pas seulement car c’est aussi et surtout le résultat d’un conditionnement savamment pratiqué d’un système profondément antisociale. Notre peuple a perdu depuis fort longtemps le chemin de la sérénité, par une lente dégradation de l’attention qu’il portait à l’invisible, à la contemplation, la remise en question comme de l’humilité. Vieille civilisation, qui jadis consultait les anciens, respectait l’expérience, se remettait en question, s’analysait, alors que comme le disait Régine Pernoud : « Notre geste familier, c’est l’index accusateur, dénonçant toujours le mal chez l’autre, restons humble, leur geste à eux consistait à se frapper la poitrine « pour nos pêchés Dieu nous châtie »». C’est ainsi que certains redécouvrent par des pratiques venant de pays du Tiers monde des enseignements qui jadis faisaient la richesse de notre pays, croyant en des nouveautés qui, somme toute, ne sont que des pratiques oubliées. C’est ainsi, la méconnaissance, l’enseignement perdu, la destruction de l’histoire, la perte d’identité font que les êtres cherchent des repères afin de comprendre et sortir de situations de plus en plus compliqués.

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France/Etats-Unis, l’alliance impossible – 2 :

Le 6 juin 1944, les alliés débarquent en Normandie. Lorsque Churchill avait annoncé à de Gaulle le projet du débarquement en Normandie, excluant la présence d’unités françaises, hormis le Commandos Kieffer, de Gaulle lui fit le reproche de se mettre aux ordres de Roosevelt au lieu de lui imposer une volonté européenne, Churchill lui répondit : « De Gaulle, dites-vous bien que quand j’aurai à choisir entre vous et Roosevelt, je préférerai toujours Roosevelt ! Quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains ! Quand nous aurons à choisir entre le continent et le grand large, nous choisirons toujours le grand large ! » (Extrait de l’ouvrage « C’était de Gaulle » d’Alain Peyrefitte – Tome 2, Édition de Fallois Fayard 1997 – pages 84 à 87). Une logique anglaise que les siècles n’ont jamais ternis…

Considérant qu’il n’y avait pas de gouvernement légitime dans les pays occupés par les forces de l’Axe et que l’administration de ces territoires devait être réalisée, les Alliés mirent en place l’AMGOT : « Allied Military Government of Occupied Territories », c’est à dire Gouvernement militaire allié pour les territoires occupés. Celui-ci était constitué par un corps d’officiers anglo-saxons, préalablement formé à l’administration des affaires civiles dans des écoles spécialisées, c’était une organisation qui dépendait des états-majors alliés, dont elle formait une section. L’AMGOT avait donc pour mission d’assurer l’administration civile des territoires libérés ou occupés par ses forces armées, en Europe comme en Asie. Selon les pays libérés, sa tâche était plus ou moins aisée. Le Danemark et la France ont refusé cette administration, arguant du fait que leurs gouvernements étaient légitimes mais prisonniers de la présence allemande sur leurs territoires. Une monnaie fut émise en principe pour chaque pays, refusée avec énergie par le général de Gaulle, parlant de fausse monnaie ! Il l’évoqua d’ailleurs dans ses Mémoires de guerre :  » Les troupes et les services qui s’apprêtent à débarquer sont munis d’une monnaie soi-disant française, fabriquée à l’étranger, que le Gouvernement de la République ne reconnaît absolument pas. » Quoi qu’il en soit, cette monnaie débarqua bien avec les soldats alliés le 6 juin 1944. La polémique sur la monnaie était alors déclenchée pour plusieurs semaines. Charles-de-Gaulle disait à Alain Peyrefitte : « Le débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! Comme ils venaient de le faire en Italie et comme ils s’apprêtaient à le faire en Allemagne !

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La République oublie les ouvriers français :

Doit-on parler de la question ouvrière en 2017 ? Elle a été, en tout cas (et malgré la médiatisation tardive de la résistance des ouvriers de Whirlpool à la délocalisation de leur usine en Pologne), l’une des grandes absentes du débat présidentiel, comme si elle n’était qu’une annexe mineure des débats économiques et sociaux, et qu’elle n’avait plus de sens sur la scène politique française. Il est vrai que les ouvriers ne représentent plus « que » 5 millions de personnes environ, et que leur nombre s’effrite chaque année un peu plus devant l’avancée de la robotisation, les délocalisations (et la Bretagne n’en a pas été épargnée) et la poussée permanente de la tertiarisation des sociétés. Le monde paysan a connu le même processus de déperdition numérique et d’effacement de sa visibilité aux yeux de nos contemporains depuis plus d’un siècle, processus accéléré par les fameuses « Trente Glorieuses » et le triomphe de la société de consommation depuis les années 1960 en France comme dans le reste de l’Europe. Aujourd’hui, les ouvriers sont quasiment effacés de la représentation médiatique de notre société contemporaine, et l’éclat de rire des chroniqueurs de M. Ruquier devant le candidat d’extrême-gauche Philippe Poutou, un authentique ouvrier industriel, signifiait, d’une certaine manière, le congé que la Gauche donne désormais à une classe productrice manuelle qu’elle ne veut plus reconnaître en France, si ce n’est comme une masse pourvoyeuse de votes populistes… L’ouvrier français n’est-il pas, effectivement, la « mauvaise conscience » d’une Gauche qui, jadis ouvriériste, a préféré les sirènes de l’altérité lointaine ou exotique à la défense et pérennisation d’une classe de travailleurs un peu trop proches et parfois attachés à des traditions qui leur donnaient « corps et sens » dans une société qui « du passé fait table rase » ?

 

Pourtant, même si l’élection présidentielle apparaît déjà lointaine et que s’amorce la réforme du code du travail (et sa contestation), il y aurait de quoi débattre et proposer sur les conditions de formation, d’accès à l’emploi ou des pratiques et calendrier de travail, voire sur le cadre industriel ou sur l’organisation des chantiers, etc. Sans oublier les questions salariale et de la pénibilité du travail dans certains secteurs d’activité (industrie, bâtiment, etc.), et celle de la santé des ouvriers, dont l’espérance de vie générale serait de sept ans moins élevée que celle des cadres ou des enseignants, tandis que leur espérance de vie sans incapacité majeure ou « en bonne santé » (trop peu évoquée et pourtant beaucoup plus significative) serait encore plus éloignée de celle des salariés du tertiaire…

 

Souvent, la question ouvrière n’est abordée qu’au moment des fermetures d’usines, quand il est déjà trop tard pour sauver les emplois eux-mêmes, et sous l’angle d’une désindustrialisation qui serait dans le cours du temps et dans la logique de la mondialisation, et contre laquelle certains nous expliquent doctement qu’il est inutile de lutter… Les ouvriers sont les grands sacrifiés de la mondialisation, et ce n’est pas seulement vrai en France ! La condition ouvrière dans les pays ateliers d’Asie ou d’ailleurs n’a rien à envier à celle que décrivaient Zola, London et Simone Weil en leurs temps respectifs… Et celle des ouvriers français de 2017 est désormais fort dépendante des intérêts et des spéculations de quelques financiers ou actionnaires qui ne laissent s’installer les unités de production que là où ils seront sûrs de faire les meilleurs bénéfices, sans trop regarder au sort de ceux qui leur permettront ces dividendes de plus en plus souvent fruits d’une exploitation brutale des travailleurs locaux.

 

Alors, que faire ? Doit-on se résoudre à l’abandon des classes ouvrières françaises pour complaire aux investisseurs ? Doit-on s’empêcher de penser aux améliorations possibles des conditions de travail en France ? Sûrement pas ! Et le vieux royaliste social que je suis espère bien que la question ouvrière ne sera pas vue sous un angle seulement économiste ou compassionnel mais qu’elle sera posée dans des termes de mieux-être au travail, de qualité et d’intégration dans les nouveaux équilibres écologiques et sanitaires, ne serait-ce que pour permettre aux ouvriers d’usine comme du bâtiment (entres autres) d’espérer vivre mieux et plus longtemps au regard des chiffres d’aujourd’hui, y compris après la période professionnelle.

 

Non, la question ouvrière, qui peut se décliner en multiples questions professionnelles, productives et sanitaires, ne doit pas être négligée ! Sans doute faudra-t-il la rappeler régulièrement au président Macron et aux hommes politiques qui ont tendance à ne voir que les chiffres et à oublier ceux, les ouvriers, qui leur donnent de la consistance par leur rude travail quotidien.

 

Dans l’histoire, et sauf quelques notables exceptions comme celle du Front Populaire (avec les erreurs, voire les fautes de celui-ci dont les conséquences se firent sur le long terme et au dépens de la France comme de ses travailleurs) mais aussi de l’époque gaullienne, la République n’a guère eu beaucoup d’égards envers les ouvriers, préférant les fusiller en 1848 à Paris comme en 1908 à Draveil, puis les matraquer ensuite avant que de les juger et condamner ces dernières années pour mieux décourager toute colère et toute contestation ouvrières.

 

En ouvrant une ancienne brochure royaliste des années 1900, je tombe sur ces quelques phrases auxquelles j’avoue souscrire entièrement, en attendant mieux encore par l’action politique et la conquête sociale : « Les intérêts du Roi et de la classe ouvrière sont confondus. Le Roi exilé, c’est la classe ouvrière maintenue dans la servitude ; le Roi sur le Trône, c’est l’abolition du prolétariat, c’est le droit de cité restitué à la classe ouvrière ». Oui, le droit de cité, le droit de se faire entendre et respecter par les forces financières et industrielles, et celui d’être écoutée et, éventuellement et autant que faire se peut, soutenue par une classe politique qui, aujourd’hui, préfère parler de « valeurs de la République » mythiques plutôt que de préserver les intérêts concrets des ouvriers, ceux d’ici et de maintenant.

 

Puisque la République ne veut pas assurer la défense ouvrière française, il faudra bien que les royalistes, sociaux par nature, assument avec d’autres (qu’ils soient de droite ou de gauche, des marges ou des centres, syndicalistes ou indépendants), cette régence-là, en préparant le recours à cette Monarchie qui, pour s’enraciner, se devra d’être sociale et politique à la fois, juste et forte, protectrice et fédératrice. En un mot : royale !

Jean-Philippe Chauvin

 

22 août 1914 : journée la plus sanglante :

« On attaquera l’ennemi partout où on le rencontrera », avait dit le général Joffre. La doctrine de l’état-major français, à l’époque, se résume en quatre mots : « l’offensive à outrance ». Le concept est dépassé et l’armée française va apprendre à ses dépens. Car, en ce mois d’août 1914, les armes ne sont plus les mêmes que celles utilisées quarante ans plus tôt, lors de la guerre de 1870.

Du 20 au 25 août 1914, le sort de la bataille dite des « Frontières » se joue. L’armée allemande, retenue en Belgique, à la surprise générale, vient de réaliser une percée. Quant aux troupes françaises, elles ont échoué à prendre pied en Lorraine et sont contraintes à se replier derrière la Meuse.

En fait, les soldats français sont déployés sur un front de 400 km, qui va de la Belgique à la Lorraine. Et, le 22 août, les cinq armées ainsi disposées passent à l’offensive sur plusieurs points : Bellefontaine, Bertrix, Ethe, Neufchâteau, Rossignol…

Sauf que le renseignement nécessaire pour préparer ces attaques a fait défaut : l’état-major ignorait que les troupes allemandes venaient d’être renforcées. En outre, les charges à la baïonnette des soldats français se heurtent à l’artillerie et aux mitrailleuses de leurs adversaires, qui ont opté pour une posture défensive.

Le bilan est terrible pour l’armée française, qui va perdre 27.000 hommes en une seule journée (40.000 au total dans la bataille des Frontières) : jamais elle n’avait subi autant de pertes en si peu de temps au cours de sa longue histoire.

Les rapports de ce 22 août sont terribles. Ainsi, à Rossignol (en Belgique), la 3e Division d’Infanterie Coloniale est décimée : elle a perdu 7.000 hommes. Son chef, le général Léon Raffenel, 58 ans, est tué, sans que l’on sache vraiment comment (suicide? balle ennemie?)

Plusieurs autres raisons peuvent être avancées pour expliquer ce désastre. En fait, elles s’ajoutent les unes aux autres. Outre la doctrine inappropriée compte tenu des progrès en matière d’armement et le renseignement défaillant, l’on peut citer un état-major dépassé par les événements, un fonctionnement des armées françaises trop rigide et hiérarchisé (les officiers allemands disposaient de plus de liberté dans leur jugement), des transmissions défaillantes (les ordres arrivaient trop tard) ou encore l’état d’esprit général qui interdisait toute retraite (c’est ce qui explique la mort de nombreux officiers, chargeant sabre au clair).

Quoi qu’il en soit, la bataille des Frontières est une cuisante défaite de l’armée française. Mais cette dernière n’a pas été mise en déroute. Elle prendre sa revanche quelques semaines plus tard, dans la Marne.

GLOIRE AUX SACRIFIES DE CETTE BATAILLE !

Les Royalistes contre la mondialisation contemporaine :

J’ai jadis écrit que « la mondialisation est un fait, mais pas forcément un bienfait », mais, sur cette question, je suis sans doute moins conciliant désormais, et je n’hésite plus à écrire que la mondialisation est, en définitive mais dès ses origines, un méfait, ce qui ne m’empêche pas de rappeler, et la nuance mérite aussi d’être entendue, que « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Ces quelques semaines d’été passées à Etel, sur la côte morbihannaise et à l’écoute permanente des habitants locaux comme des voyageurs de vacances, ont renforcé cette conviction, en plus de mes lectures estivales, et de quelques informations récentes glanées sur tous les médias.

 

Précisons néanmoins le vocabulaire pour éviter tout malentendu : la mondialisation n’est pas la simple internationalisation des échanges ou le dialogue entre les voyageurs et les sédentaires locaux, mais bien plutôt, et comme son nom semble l’indiquer, la réduction du monde à une seule entité globale. Est-il si surprenant, d’ailleurs, que les Anglo-saxons utilisent principalement le terme de « Globalization » pour désigner cette fameuse mondialisation et non un terme qui pourrait être la traduction de la « planétisation » évoquée par le théologien chrétien Teilhard de Chardin dans les années 1920 ? Le terme de globalisation serait aussi mieux adapté pour saisir le phénomène d’extension de la Société de consommation à la totalité du monde (société de consommation née et surtout développée aux États-Unis dès le début du XXe siècle) mais il était considéré, il y a quelques années, comme plus anxiogène que celui, apparemment plus « neutre » de mondialisation : comme le soulignait quelques linguistes, le terme de mondialisation a une connotation favorable et une résonance plutôt positive dans les sociétés francophones quand le terme de globalisation est plus « alarmant », le globe étant parfois ressenti comme l’enfermement dans un bocal aux parois glissantes, une impression qui avait, chez les royalistes rennais d’Action Française du début des années 1990 (précurseurs du Groupe d’Action Royaliste des années 2010), provoqué en réaction la naissance du terme et de la notion de « globalitarisme ».

 

Ainsi, la mondialisation, dont le discours officiel et dominant nous rebat sans cesse les oreilles et qui nous en fait une obligation au nom d’une modernité et d’un progrès eux aussi valorisés avant même que d’être définis et expliqués ou simplement débattus, paraît bien être ce processus, non de simple communication entre des civilisations ou des sociétés reconnues et se reconnaissant les unes les autres, mais d’imposition d’un modèle né en un lieu « nationalement institué » et d’une société qui se veut, ou se prétend, au nom d’un « Bien » qui est d’abord le sien et ne peut être commun à tous, le modèle « universel et unique » à suivre pour être « sauvé » ou, simplement, « accepté »… Mais ce modèle a une grande propension à être assimilé par nombre de récepteurs et pas forcément sous les mêmes traits et formes que l’émetteur premier, ce qui explique que, désormais, la Chine revendique plus encore que les pays d’Europe « la » mondialisation, comme on a pu le constater lors du dernier forum mondial de Davos en janvier 2017, profitant aussi du fait que les États-Unis, longtemps promoteurs d’une mondialisation qu’ils avaient suscitée et abondée, semblaient, au moins à la tête de l’État politique, plus « réservés » envers leur « créature »… Pourtant, que la mondialisation échappe aux mains de Washington (du moins du Pouvoir de la Maison Blanche), elle n’en reste pas moins fidèle à ses grands principes qui voient surtout le triomphe de l’Économique sur le Politique ; de l’Individu sur la personne et la société ; de la Consommation illimitée sur la « mesure » humaine et les lois de la nature ; du « globish » sur les diversités linguistiques et langagières ; de l’Argent sur tous et tout…

 

Il est, dans les manuels scolaires et universitaires, évoqué des mondialisations plus anciennes, le terme s’appliquant à des processus historiques que l’on nommait autrement jadis, de la romanisation du bassin méditerranéen sous l’Antiquité à l’occidentalisation des Amériques après leur « découverte », jusqu’à la colonisation de l’Asie et de l’Afrique au XIXe siècle par quelques puissances européennes et « l’achèvement » de l’exploration de toutes les terres habitées (ou non) par les géographes et autres scientifiques navigateurs et voyageurs… Toutes ces mondialisations sont des conquêtes et pas seulement des découvertes, et aucune ne fut pacifique en tant que telle. Elles ont même entraîné des exterminations massives, volontaires ou non (le choc microbien n’est pas toujours le résultat d’une intention du conquérant), et la fin de grandes et anciennes civilisations, pour le meilleur parfois comme pour le pire souvent : si la romanisation des Gaules pouvait être considérée comme une « chance » par un Jacques Bainville (en réaction aux discours chauvinistes et « néo-Gaulois » des républicains et des bonapartistes du XIXe siècle), la destruction des peuples indiens par les Conquistadores peut bien être compris comme un ethnocide culturel doublé d’un populicide humain…

 

Aujourd’hui, la mondialisation rencontre de multiples résistances de par le monde mais sa capacité d’attraction paraît la plus forte : elle est l’illusion de la prospérité générale quand elle n’est, en fait, que la justification des injustices sociales et de la démesure, en particulier financière, dont l’épisode Neymar de cet été n’est qu’un exemple parmi d’autres…

 

Pour les royalistes, la mondialisation doit être combattue : non pour se replier sur une forteresse « France » mais, au contraire, pour que notre pays soit capable de jouer son rôle international et éminemment politique de puissance arbitrale et qu’il reste, mieux qu’un hexagone, une civilisation aux racines multiples et aux fleurs diverses et colorées…

 

Jean-Philippe Chauvin

 

 

Patriote païen, la branche nouvelle de l’antifrance :

A ce jour, il est assez fréquent de voir sur internet (ou ailleurs) des personnes se disant ouvertement nationalistes ou patriotes français, mais avec cette particularité de se revendiquer d’une forme de paganisme tout en rejetant assez violemment la religion catholique.

Les attaques vont bon train : on apprend que le catholicisme est une religion « abrahamique » qui n’est pas naturelle à l’esprit européen, qu’elle encourage la pitié et la faiblesse, qu’elle est cosmopolite et finalement responsable de tous les maux de la planète. Des propos qui ne sont pas sans rappeler ceux des anticléricaux de l’extrême gauche, et c’est là un paradoxe majeur !
Comment peut-on se dire nationaliste ou simplement patriote français tout en rejetant de façon catégorique, à la manière de la modernité nihiliste, ce qui est l’essence même de la civilisation française ?
Comprenons bien, une civilisation découle toujours d’une religion. C’est d’abord la religion qui apparaît et ensuite la civilisation qui se développe sur la base des principes et des valeurs qui en émane. C’est d’ailleurs l’une des premières choses que demanderont les Hébreux à Moïse après que ce dernier les a délivrés du joug de Pharaon : « Qui est notre Dieu ? » Et Moïse partira seul au sommet du Mont Sinaï pour revenir quarante jours plus tard avec le Décalogue.
C’est aussi le motif primordial de l’Incarnation du Christ : il fallait que le Dieu Invisible s’incarna, pour que nous puissions le connaître intimement.

Concernant la France, il en est de même. On ne peut pas parler de civilisation française sans mentionner la religion catholique. La France ne doit son existence qu’à travers l’alliance que fit Clovis avec l’Église catholique, culminant en son baptême et au Sacre de Reims. Cet évènement est une totalité : en rejeter une partie, c’est le rejeter complètement.
L’anticatholicisme engendre inévitablement l’antifrance.

Retirez à la France ses églises, ses chapelles, ses cathédrales, ses croix et calvaires dans les campagnes, ses noms de villages dédiés à tel saint ou sainte, toutes les expressions de la langue française émanant de la Bible, ses universités, ses prêtres, son art… Que reste-t-il ? Tout sauf la France.

(suite…)

15 août fête de la France et de l’Acadie :

Nous te saluons, ô Immaculée, Marie, comblée de grâce
toi qui, dès le premier instant de ton existence,
dès ta conception, a été préservée de tout péché,
car tu allais devenir la Mère du Sauveur.

Aide-nous à nous tourner vers ton Fils Jésus
et à nous détourner du péché.
Apprends-nous à prier pour les pécheurs comme tu l’as enseigné à Bernadette,
car tu es la Mère du Rédempteur et notre Mère.

Nous te saluons, ô Marie, lumière de foi bienheureuse,
par ta glorieuse Assomption
le Père des Miséricordes t’a revêtue en ton âme et en ton corps
de la splendeur du jour unique de la Résurrection.

Fortifie notre foi, qu’elle imprègne de sa lumière et de sa vérité
notre intelligence, nos actions et notre service en ce monde,
car tu es la Mère du plus beau des enfants des hommes et notre Mère.

Nous te saluons, Vierge Sainte,
toi que l’Esprit de sainteté a comblé de charité et rempli de toutes grâces.
Apprends-nous la docilité à l’Esprit d’Amour, pour être comblés d’une vraie charité.

Donne-nous la compassion pour toute souffrance
et une prière instante pour la paix,
car tu es Mère de Miséricorde et notre Mère.

Nous te saluons, Mère au pied de la Croix,
Vierge fidèle, Mère de l’Église.

Apprends-nous à l’aimer et à la servir
comme le Corps même de ton Fils livré pour nous et le salut du monde,
car tu es la Mère de l’Agneau et du Pasteur et notre Mère.

Nous te saluons, Aurore radieuse du Salut,
par ta glorieuse Assomption,
tu annonces et précèdes la gloire dans leur âme et dans leur corps de tous tes enfants,
car tu es la Mère du Monde qui vient et notre Mère.


Par Monseigneur de Monléon, évêque de Meaux pour les 150 ans du dogme de l’Immaculée Conception.

 

Banquet Camelots le samedi 30 septembre 2017 :

Dans la grande tradition royaliste des Camelots du Roi et
dans une ambiance festive et de chants…
Vous êtes tous conviés, ainsi que vos familles et amis,
à un Banquet des Camelots et Volontaires du Roi du Groupe d’Action Royaliste
le samedi 30 septembre 2017

Avec la présence de M. Daniel Rabourdin réalisateur de « La Rebellion cachée »

Retenez la date et confirmez votre présence à contact@actionroyaliste.com pour l’organisation.
Le lieu sera précisé ultérieurement…

« SIT TIBI COPIA SIT SAPIENTIA FORMAQUE DETUR INQUINAT OMNIA
SOLA SUPERBIA SI COMITETUR »

 

Radio Courtoisie – Les massacres en Vendée :

Le 4 juillet 2017, Olivier Tournafond, assisté de Caroline, recevait Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, président d’honneur du Mémorial de France à Saint-Denys ; Frédéric Winkler, président du Groupe d’Action Royaliste ; Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire-géographie, ainsi que l’historien spécialiste des Guerres de Vendée, Reynald Secher, afin de traiter du thème des massacres lors des Guerres de Vendée…

https://soundcloud.com/user5994089/libre-journal-du-droit-et-des-libertes-04072017-12

https://soundcloud.com/user5994089/libre-journal-du-droit-et-des-libertes-04072017-22

Au nom des démocraties et des droits de l’homme…

Attention: les images peuvent heurter la sensibilité.

70 ans après que les États-Unis ont largué les bombes atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, les historiens sont toujours divisés quant aux motivations réelles de cette décision. Des dossiers récemment déclassifiés mettent en lumière une hypothèse selon laquelle les frappes atomiques ne répondaient pas à une nécessité militaire, mais à la volonté d’intimider l’URSS. Le reporter de RTD, Peter Scott va visiter les deux villes japonaises anéanties à l’époque par les bombes atomiques. Là, il se rendra au Mémorial des victimes et rencontrera des survivants du bombardement, encore hantés par leurs souvenirs. Il parlera également avec Clifton Truman Daniel, le petit-fils du président Truman, de l’héritage controversé de son grand-père.