Dans un article paru dans Le Parisien, dimanche 27 septembre, Valérie Pécresse, l’ancienne et malheureuse candidate à la présidence de la République en 2022, « flingue » l’élection présidentielle : « Il faut trois « qualités » cardinales pour concourir estime Valérie Pécresse : « mégalo, mytho et exhibitionniste ». « Mégalo parce que les Français veulent un homme ou une femme providentiel(le). Mytho, parce que pour rentrer dans le cœur des Français, il faut raconter une histoire romanesque, bâtir sa légende, même en la romançant. Et exhibitionniste car il faut se montrer, il faut savoir se mettre à nu, faire la une de Paris Match », détaille la présidente de la région Ile-de-France. »
Alors, si la présidentielle est cette foire aux « mégalos, mythos et exhibitionnistes », le mieux ne serait-il pas de penser une autre manière de transmettre la plus haute magistrature de l’Etat ? Tout simplement par une formule à la fois forte et pleine d’humilité : « le roi est mort… Vive le roi ! ». Là, pas de course à l’échalote, pas de promesses intenables, pas de coups fourrés : juste une transmission naturelle, de père au fils, lorsque la mort (qui ne prévient pas) ouvre la voie à celui qui fut le premier-né du défunt. La naissance, elle, ne s’achète pas, et elle libère la magistrature suprême de l’Etat des conflits politiciens et idéologiques : elle garantit en grande partie l’indépendance du successeur, nécessaire pour arbitrer librement la politique française.
Allez, Mme Pécresse, encore un effort pour être royaliste !!