Kadou

Action Sociale Corporative N°10

Numéro 10 de l’Action Sociale Corporative

Sommaire.

Nos maîtres : Olivier de SERRES.
L’ écologisme intégral.
La voiture électrique, une nouveauté ?
La soupe du Roi.
Lettre à un paysan.
L’héritage français bradé !
La bureaucratie selon René de la Tour du Pin.
La poste et la Loi.
Le réseau Lescure.
Base doctrinale : le binôme Capital/Travail.
La troisième école d’économie politique.
Les raisons de notre combat.

Lettre à un paysan

(Article paru dans l’Action Sociale Corporative n°10)

agriculture

« De tous temps la France fut douce à ses enfants ; le paysan de l’ancien Régime avait ses joies : il chantait »
Anatole France

Chaque jour, les bureaucrates de Bruxelles décident comment te faire disparaître. Depuis longtemps déjà les technocrates ont votés ta mort. Tu as été et tu es toujours trahi par les syndicats disant te représenter. Ils finissent toujours par manger dans la main de tes ennemis…Tu dois mourir car tu es encore, dans notre société, un rempart au cosmopolitisme avec tes idées d’homme libre préservant la saine tradition, racines de tes pères. Tu dois rentrer dans le moule libéralo-socialiste du « métro-boulot-dodo » pour le conformisme égalitaire où l’on admet mal le droit à la différence. Tout doit être nivelé pour aboutir au socialisme d’Etat.

«Le socialisme d’Etat présente cette particularité distincte de liguer les travailleurs contre la société et contre l’Etat. Esclave de l’Etat, parasites de la société.
L’Etat détruira la société à leur profit. Et la société ne leur inspirera aucune reconnaissance. L’Etat qui assumera l’ingrat office de répartir entre eux le profit de ses exactions et de sa flibuste, non sans y introduire un minimum d’ordre, prendra ainsi une figure de gendarme, tout d’abord un peu ridicule, puis odieux. Un Etat tenu pour exacteur ; une société figuré en marâtre ; des travailleurs qui gronderont qu’on leur demande tout sans rien leur donner en échange, tels sont les trois produits de la politique sociale de toute démocratie. Il n’y a de place là-dedans pour rien d’humain : ni patriotisme, ni simple amitié.» (Charles Maurras).

Tu rentreras dans le système, de plein gré ou de force et tu seras contrôlé, administré, surveillé, amendé, enrégimenté un peu plus que tu n’es déjà. Cela fait longtemps que l’on veut ta mort, recherches bien l’origine de tes maux. La protection des rois de France a laissé place aux massacres révolutionnaires de 1789 que l’on a fêté il y a quelques temps…

SURVIVANT

Les principes rousseauistes furent imposés avec pas mal de sang de tes pères, t’en souviens-tu ? Après les armées de métier des rois qui laissaient tranquille le paysan dans sa terre, la conscription révolutionnaire arracha la jeunesse des champs pour la faire mourir au bout du monde au nom de ses principes destructeurs. Ce que dénonçait magnifiquement Anatole France :
« La honte des Républiques et des Empires, le crime des crimes sera toujours d’avoir tiré un paysan de la paix de ses champs et de sa charrue et de l’avoir enfermé entre les murs d’une caserne pour lui apprendre à tuer un homme ».
Je parlerai une autre fois de l’obstination républicaine à envoyer le maximum de paysans se faire tuer à l’occasion des guerres fratricides qui jonchent depuis deux cent ans notre histoire nationale. L’exode rural et les massacres lors de tes sursauts de mécontentement. L’affaire du camp de Conlie en 1870 ou comment tuer cent mille Bretons. Le soulèvement des viticulteurs le 11 mars 1907…Les gouvernements successifs en passant par de Gaulle : « Quand il n’y aura plus que 10% d’agriculteurs, tout ira bien». Frères paysan, gardien et défenseur de notre environnement, ne soit plus dupe, étudies ton passé et ouvre les yeux. Davy de Virville disait :
« si chaque paysan connaissait seulement cinq degrés de sa généalogie, la république aurait vécu ; la légende de la misère du Peuple Français avant la Révolution s’écroulerait comme un château de cartes».
Ta disparition est donc programmée de longue date par ceux là même qui réclament ton bulletin de vote. La satyre veut que tu mettes au pouvoir ceux qui te détruiront. Lénine disait :
« Il faut arracher le paysan à l’idiotisme de la vie des champs».

On te taxe, puis on te surtaxe, puis tu dois jeter ton lait, puis tuer tes vaches, arracher tes vignes. Ils te disent d’arrêter de cultiver, de laisser la terre en friche mais alors ! « Ces hommes là ont détruit douze millions de paysans. Ils ont pollué les rivières, désertifié les campagnes et saccagé les paysages faits par dix mille ans de civilisation agraire. Ils font vivre l’enfer aux animaux torturés aux hormones, gavés aux farines et enchaînés en batteries. Ils renvoient à la friche les champs, empoisonnent doucement les gens avec de mauvais aliments et acculent à la disparition le peuple des paysans. » (J.C. Martinez) Quand la République ne peut t’éliminer directement, elle le fait en douceur, « légalement », de peur qu’un jour le Chouan (« Les chouans poussent un raid à Tours », Libération 21/09/90) qui est en toi se réveille et prenne sa fourche ou sa faux contre « ces poux qui nous courent sur le ventre » (l’objectif socialiste pour 1995, était l’abaissement de 7 à 3% de la population active paysanne)

COMMENT EN SORTIR

L’agriculture vient du fond des âges. Elle a traversé les siècles en passant par de grands ministres protecteurs comme Sully : « Labourages et pâturages sont les deux mamelles de la France » et de grands rois responsables qui comprenaient l’importance et l’honneur d’une fonction comme celle de nourrir son prochain. Les solutions existent et dépassent les quelques soins que peuvent prodiguer des hommes courageux sur ce corps bien exsangue qu’est notre terre de France. Une saine politique ne se fait pas sur un an, cinq voir dix mais sur plusieurs générations c‘est pour cela qu’il faudra un homme qui connaisse son métier comme tu connais le tien ami Paysan et dont le fils succédera à la tache comme tu voudrais que le tien le fasse s’il y avait de l’avenir dans une terre protégée par ton métier. Un homme qui ait le souci, en bon père de famille, de transmettre en bon état, un héritage rentable et florissant et non démembré par les odieuses lois de successions et le racket fiscal.
Tout comme toi, mais à plus grande échelle, à la sueur de son front et parfois traversant de dures épreuves et des souffrances, il a rassemblé des Terres. Il n’est pas facile de diriger une ferme ou une exploitation. Il est plus difficile de diriger un grand pays. Il faut donc aller plus loin qu’un changement de gouvernement car le vice est dans le système. Il ne s’agit pas d’un retour en arrière mais comme disait Léon Daudet, tout rêve d’un malade est de retrouver son état précédent la maladie qui était la santé. Il nous faut un homme compétent et indépendant des combines électorales, s’appuyant sur de véritables groupements professionnels autonomes. Une réelle représentation paysanne constituée par des paysans gérant tout ce qui touche leur métier. Il faut décentraliser véritablement notre pays devenu un gaufrier. Eclater les services sociaux d’allocations et de sécurité sociale pour les répartir entre les groupements professionnels qui les géreront mieux.

LES REPUBLIQUES ROYALES

Retrouver le principe de subsidiarité chère à la doctrine chrétienne. Les paysans doivent seuls décider de ce qui est bon pour eux en collaboration avec les associations de consommateurs. Ils doivent gérer leurs intérêts, leurs organisations professionnelles et sociales. Il faut sortir de toutes les combines politicardes qui étouffent notre pays et se libérer de l’abominable loi de succession qui vole et détruit le patrimoine constitué par le travail de nos pères. Nous vivons dans le royaume d’absurdie. Imagines le principe électif imposé à l’autorité paternelle…Imagines l’instituteur, le postier et le mécano voter sur le meilleur moyen de gérer ta terre ? C’est pourtant comme cela que nous vivons et vers lequel nous allons. Imagine les catastrophes accumulées depuis deux siècles à une nation si puissante et si riche jadis et détruit par ce système illogique et destructeur. La France lumière de l’Occident est devenue le parent pauvre de l’Europe. L’expérience pour la Terre vaut aussi pour le gouvernement d’un pays.
Il faut à la France un homme qui sache dire non aux bureaucrates européens ayant décidé ta disparition. Un homme, chef naturel, sûr de la continuité de son pouvoir pour l’accomplissement d’une longue restauration et renaissance de l’agriculture de France. Cet homme, c’est celui que tu accompagnas jadis, pour battre les mauvais seigneurs et qui malheureusement sont revenus aujourd’hui pour t’anéantir. Seras-tu prêt à renouer ce pacte avec lui pour te libérer de nouveau. « Peuple et Rois sont de droits divins » (Marcel Jullian)

Un capétien, fier descendant de ceux qui firent, avec ton concours la France dans sa richesse, sa diversité et sa grandeur. Dans ses veines coule la même sève séculaire, le sang de la terre. Qu’attends-tu pour le faire revenir ?
« Quand l’ordre n’est plus dans l’ordre, il faut qu’il soit dans la révolution. Et la seule révolution que nous envisageons est la révolution de l’ordre »
R.Aron et A.Daudien (1933)

Frédéric Winkler

La voiture électrique, une nouveauté ?

(Article paru dans l’Action Sociale Corporative n°10)

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Dans le cadre de la préparation d’un sujet de khôlle sur « l’automobile », j’ai trouvé il y a quelques jours un article extrait de la grande revue «L’Illustration», daté du 25 juin… 1898!, ce qui ne nous rajeunit pas… S’il est intéressant et utile, sans doute, à reproduire, c’est qu’il montre à l’envi que, dans le domaine automobile comme dans beaucoup d’autres, ce sont des choix qui déterminent la suite des événements (constatation qui n’a rien de particulièrement exceptionnel en soi…) et qui expliquent parfois aussi les inquiétudes, les difficultés actuelles ou les malentendus, les erreurs, parfois même les fautes. Ce qui rappelle que «tout choix engage » et qu’il n’est pas inutile d’en peser les conséquences mais aussi d’en voir les suites dans la durée, la longue (à échelle des générations humaines) étant plus importante encore que la courte ou l’immédiate.

Cet article de 1898 porte sur le premier salon de l’automobile à Paris et il présente les différentes énergies nécessaires au fonctionnement de ces « voitures sans chevaux » : je n’en garde ici que les deux principales évoquées pour les automobiles individuelles :

Le Pétrole. – Nous sommes ici dans le domaine du tourisme ; quand les puits d’énergie électrique seront assez nombreux le long des routes, ou que l’on aura trouvé – oh, rêve ! – le générateur pratique, le pétrole baissera pavillon partout devant l’électricité, comme il va le faire bientôt pour Paris ; mais en attendant, le pétrole est le maître incontesté de la locomotion automobile, car il est l’énergie qui se débite en bidons chez tous les épiciers du monde…

L’Electricité. – Les voitures électriques exposées ont prouvé qu’elles pouvaient faire face à toutes les exigences de la circulation dans Paris. Mues par des moteurs de 5 chevaux, elles sont capables de fournir des trajets de 70 à 100 kilomètres, ce qui est plus que suffisant pour Paris. Les frais de consommation sont, approximativement, de 3 francs par jour. Reste à voir ce que coûtera le changement d’une batterie… »

Ainsi, la voiture électrique était déjà évoquée et vendue il y a plus d’un siècle, et semblait alors particulièrement adaptée à la circulation urbaine quand le pétrole semblait mieux adapté au « tourisme », comme le signale l’article ! Il paraît, avec le recul, particulièrement dommage que l’on n’ait pas suivi ce qui paraissait alors le plus logique, la voiture électrique pour les villes et les trajets courts, la voiture à essence pour les trajets longs et « touristiques » : cela aurait évité, sans doute, bien des problèmes de pollution… et de taxe carbone ! Et puis, que de temps perdu pour la recherche d’énergies propres ou relâchant moins de gaz carbonique dans l’atmosphère : au bout d’un siècle, sous la contrainte quand il aurait mieux valu prévoir dans le temps de la facilité, la voiture électrique réapparaît… Au début du XXe siècle, c’est plus une logique économique (voire financière et spéculative…) qui a prévalu que la pensée du long terme, alors même que l’on savait que les ressources pétrolières n’étaient pas renouvelables et, donc, à plus ou moins long terme, étaient condamnées à se tarir (ce qui est en train d’arriver pour de nombreux gisements aux Etats-Unis mais aussi dans les pays arabes…).

Cela étant, il ne faudrait pas refaire la même erreur qu’il y a un siècle en fondant tous nos espoirs sur la seule voiture électrique, ne serait-ce que parce que le lithium qui sert à la fabrication des batteries électriques de ces voitures est, lui aussi, une ressource non-renouvelable et donc épuisable à plus ou moins long terme (deux à trois décennies, semble-t-il, selon le niveau de consommation considérée). Il paraît donc nécessaire de penser aux énergies alternatives et renouvelables, aux techniques permettant de les exploiter au mieux et sans risques ni nuisances environnementales mais aussi aux nouveaux modes de transports susceptibles de se déplacer avec le moindre impact écologique possible, et sans provoquer ces engorgements et encombrements qui sont bien trop encore la caractéristique des grandes métropoles.

Des questions qui méritent réflexion et des solutions proposées qui méritent évaluation…

Jean-Philippe CHAUVIN

Action Sociale Corporative N°9

Numéro 9 de l’Action Sociale Corporative

Sommaire.

Nos maîtres : Hyacinte de GALIHARD-BANCEL.
L’UMP nous vole le dimanche.
Les sénateurs à la lanterne !
Choisir un modèle d’agriculture.
Les cours ne font pas tout.
Il y a dix ans : la crise.
Les transporteurs routiers et l’UE.
Les producteurs de fruits victimes du libéralisme.
Le GAR en mouvement.
Base doctrinale : la division du travail.
Les origines de la législation sociale en France.

Action Sociale Corporative N°8

Numéro 8 de l’Action Sociale Corporative

Sommaire.

Nos maîtres : Jacques VALDOUR.
Le désespoir de la France des usines.
Licenciés pour 1 euro 30.
Agriculture : le doute avant la relève.
Pierre-Joseph Proudhon aurait 200 ans.
Éloge de la qualité.
Passe-passe à 19 milliards.
Les corps intermédiaires.
Base doctrinale : qu’est ce que le corporatisme ?

Compte-rendu Banquet Camelot du 30 novembre 2014

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C’est à nouveau avec beaucoup de camaraderie que les membres du GAR, jeunes et moins jeunes, volontaires ou curieux, se sont réunis en ce dimanche 30 novembre pour participer ensemble au banquet de clôture de l’année 2014.

Les conférenciers réguliers étaient au rendez-vous et de nombreux sujets ont été abordés, comme pour rappeler à nouveau le chemin parcouru cette année par le GAR dans le partage de nos convictions.

Les raisons de notre combat ont été rappelées ainsi que divers faits d’actualité en insistant sur l’importance donnée à l’investissement autonome de chaque membre comme seule condition de l’existence et du rayonnement du Groupe d’Action Royaliste, mais aussi comme notre seule chance à tous de résister quotidiennement aux pressions aliénantes du système que nous dénonçons.

L’âme du GAR ne luit que par l’investissement de chacun de ses membres, qui est lui-même le reflet de notre enracinement à la terre de France. N’oublions jamais que la force de nos convictions et notre indépendance permettent notre succès et amèneront le ralliement futur de nos frères égarés.

Nous-Mêmes, Sinn-Fein

Fanfan

(suite…)

Bouvines 1214-2014

Nous sommes au début du XIIIème siècle, dans le royaume de France, le Roi Philippe Auguste a passé la majeure partie de son règne à combattre la dynastie anglaise des Plantagenêts. Il reste l’un des monarques les plus admirés et étudiés de la France médiévale, en raison non seulement de la longueur de son règne, mais aussi de ses importantes victoires militaires. La France féodale se transforme grâce aux progrès essentiels qu’il accomplit pour affermir le pouvoir royal. De toutes les batailles qu’il mena au cours de sa vie, il en est une qui va marquer le destin de la France, elle se nomme Bouvines.

Tableau Bataille de Bouvines3

A force de victoire et de reconquête, une coalition s’était cristallisée contre le Roi de France. Elle était constituée du roi d’Angleterre Jean sans Terre, de l’empereur d’Allemagne Othon IV, du Comte Ferrand de Flandre et du Comte Renaud de Boulogne. Tous s’étaient juré d’en finir avec la dynastie capétienne et préparaient le partage du royaume. Le roi d’Angleterre Jean sans Terre, débarque à la Rochelle en février 1214 et marche sur Paris. Il assiège le château de La Roche-aux-Moines, près d’Angers. Philippe Auguste envoie contre lui son fils Louis (le futur Louis VIII dit le Lion) qui sans même combattre met en déroute l’armée anglaise. Jean sans Terre n’est plus une menace, mais il reste les coalisés, forts d’environ 80.000 hommes. Face à eux, le roi de France n’en aligne qu’environ 25.000. De Tournai où il s’est établi, Philippe Auguste décide de faire retraite vers Lille. Nous sommes le dimanche 27 juillet 1214. Philippe Auguste entame son mouvement le matin. Informé, l’empereur d’Allemagne Othon IV, qui fut excommunié par le Pape, décide de l’attaquer sans attendre, ne se souciant guère que ce jour soit un dimanche, normalement consacré à la prière et au recueillement. Nous en profitons pour signaler ici que nous sommes loin des guerres d’enfer et des massacres de masse, que l’époque dite moderne nous prodigue. Que la chevalerie avait un code d’honneur et des règles d’humanismes que les démocraties évoluée semblent avoir oubliées…

(suite…)

Dernier adieu à Guy Steinbach

plaque bleu rouge vertical2C’est le mardi 12 novembre 2013 à 10h:00, que fut célébrée la messe de funérailles en l’église Saint-Germain du Chesnay, aux portes de la ville royale de Versailles, par le révérend père Jean-Paul Argouarc’h de la Sainte Croix de Royaumont. Moment empreint d’une grande émotion devant les drapeaux des anciens combattants de 40, officiers et généraux, et une assistance nombreuse et recueillie, celle des membres de la famille mais aussi de tous les amis d’une longue vie passée au service de la France. Remercions Vincent de C. qui organisa cette journée d’adieu en soutien à la famille. Selon la volonté de cette dernière, Frédéric Winkler, fut placé avec le fanion historique des Camelots du Roi près du cercueil pendant que de l’autre côté un jeune scout tenait l’immense drapeau de Royaumont. Les Camelots et Volontaires du GAR, qui doivent tant à celui qui fut de tous les combats du Groupe ces dernières années, étaient disposés eux aussi de chaque côté avec leurs fanions, dont celui de l’association Marius Plateau, organisation des Anciens combattants d’Action française et du souvenir des Camelots du Roi.

Lors de la messe, l’officiant rappela les engagements forts de Guy Steinbach, sa jeunesse scoute et son militantisme monarchiste des années 30 aux côtés de Pierre Juhel, sa participation aux combats de la campagne de France de mai-juin 1940 dans les chars, son retour en 1944 dans une unité américaine (Général Patton) pour la libération du territoire national, puis ses activités professionnelles et sa fidélité de toujours à ses convictions catholiques et royales. A la sortie, dans la fraîcheur de l’automne, les anciens combattants dont les drapeaux saluaient le cercueil, entonnèrent la Marseillaise suivie d’une vibrante Royale, ce chant traditionnel de l’espérance monarchique, reprise par l’assistance très émue. Nous avons ensuite suivi Guy jusqu’au lieu de son repos éternel et lui avons rendu un dernier hommage. A la demande du père Argouarc’h, chaque drapeau présent salua la tombe.

M. Winkler rappela à ceux qui étaient venus jusqu’au cimetière, les dernières années de combat de Guy. Ces années où, juste après la création du Groupe d’Action Royaliste, il s’investit avec une joie et un entrain rappelant celles où il remettait sur pied des sections royalistes à Tours comme à Dijon… Ses derniers engagements sont essentiels, car c’était hier, et les jeunes du GAR qu’il a tant soutenu avec sa bonne humeur naturelle, s’en souviendront à jamais : ces échanges et ses rires, dans une ambiance de travail pour le Roi, un engagement qu’il nous appartient de poursuivre, en nous inspirant de son exemple. Un insigne Camelot fut ensuite déposé sur le cercueil, rappelant le flambeau de cette fidélité militante transmis par Guy, et le drapeau des Camelots et Volontaires du Roi fut posé dans la tombe, en signe d’hommage et de remerciement à celui qui parraina véritablement notre Groupe dès ses débuts. Le GAR, dont tu fus avec Maître Murat un des pères, cher Guy, t’a salué en buvant, en souvenir de tes origines, un whisky d’Ecosse, comme tu le désirais et le faisais à chacune de nos rencontres…

Joseph Durandal et Jean Philippe Chauvin

Seigneur, endormez-moi dans votre paix certaine.
Entre les bras de l’Espérance et de l’Amour.
Ce vieux cœur de soldat n’a pas connu la haine.
Et pour vos seuls vrais biens a battu sans retour.
(La Balance Intérieure (1952), Prière de la fin, Charles Maurras)

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