Kadou
Leçon d’économie…à méditer…
Dans un collège anglo-saxon, un professeur d’économie a annoncé qu’aucun de ses étudiants n’avait jamais échoué à son cours mais que, récemment, ce fut le cas d’une classe entière : la classe avait insisté pour dire que le socialisme fonctionne et qu’en conséquence, personne ne serait ni pauvre ni riche, un égaliseur extraordinaire. Alors, le professeur annonça :
« D’accord, nous allons tenter une petite expérience en classe : je vais retenir comme note la moyenne de toutes vos notes. Ainsi, vous aurez tous la même note et personne n’échouera ni n’aura un A ou un zéro …. (En remplaçant les dollars par des notes, on aura un résultat plus concret et mieux compris par tous). Après le premier examen, tout le monde obtint un B. Ceux qui avaient étudié fort étaient déçus et ceux qui avaient étudié peu étaient ravis. Lors du deuxième examen, ceux qui avaient étudié peu, étudièrent moins et ceux qui avaient étudié beaucoup décidèrent de lever le pied et étudièrent peu. La moyenne du deuxième examen fut un D ! Personne ne fut content. Lors du troisième examen, la moyenne fut un F. Pendant les examens ultérieurs, les notes ne montèrent jamais. Les pointages de doigt commencèrent, les jugements dominaient les conversations et tout le monde se sentait mal. Personne ne voulait plus étudier pour le bénéfice de l’autre. À la grande surprise de tout le monde, ils échouèrent tous.
C’est alors que le professeur déclara que le socialisme ne pouvait que faillir ultimement car lorsque la récompense est grande, l’effort pour réussir est grand mais lorsque le gouvernement enlève toutes les récompenses, personne ne fournit plus d’effort ni ne cherche à réussir. Rien ne peut être plus simple comme conséquence.
Les 5 phrases qui suivent sont les meilleures conclusions de cette expérience :
1. Vous ne pouvez pas ordonner aux pauvres d’obtenir le succès en ordonnant aux riches de ne plus en avoir.
2. Ce qu’une personne reçoit sans avoir à travailler, une autre personne doit travailler sans en recevoir la récompense.
3. Le gouvernement ne peut donner quelque chose à quelqu’un sans l’avoir enlevé à quelqu’un d’autre auparavant.
4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant !
5. Lorsque la moitié du peuple perçoit l’idée qu’elle n’a pas besoin de travailler car l’autre moitié va s’occuper d’elle et, lorsque l’autre moitié comprend que ça ne vaut pas la peine de travailler car quelqu’un d’autre récoltera ce qu’elle mérite par ses efforts, c’est la fin de toute une nation.
La Question Sociale n’est pas un détail !
Les délocalisations et les plans dits « sociaux » (sic !) frappent de plus en plus durement les travailleurs français depuis quelques mois, nous rappelant que la mondialisation n’est pas vraiment heureuse quand elle n’est plus que la recherche du profit immédiat, par l’achat (pour les consommateurs) ou par la spéculation (pour les financiers)… La crise qui perdure et s’aggrave dans notre pays comme chez nos voisins du sud de l’Europe fait donc resurgir de plus en plus la question sociale que les gouvernements et les institutions européennes proclamaient, il y a quelques années, « éteinte »… Une tromperie ou, dans le meilleur des cas, une illusion…
En fait, la question sociale n’a pas disparu, comme certains l’espéraient, avec la société de consommation et la prospérité indéniable des Trente Glorieuses ni même avec la mondialisation présentée comme la panacée universelle, censée donner à tous les moyens de vivre dignement et « selon ses besoins ». Bien sûr, dans le cas français, le niveau de vie des ouvriers tout comme leurs conditions de travail d’aujourd’hui (du moins pour ceux qui en ont un…) n’ont plus rien à voir avec ceux du début du XXe siècle, et c’est tant mieux. Mais la question sociale ne s’est évidemment pas éteinte pour autant, et la globalisation (mot plus exact et explicite que celui de « mondialisation »), en rebattant les cartes de l’économie et des puissances, a entraîné, au sein même de notre société, des remises en cause douloureuses et des interrogations sur la nature des rapports sociaux, sur leur territorialisation ou sur leurs formes. Globalisation rime aujourd’hui, pour les travailleurs français, avec délocalisations tandis que l’Union européenne évoque, elle, le terme de libéralisation en insistant sur son caractère de nécessité absolue, sans prendre en compte les exigences de la justice sociale et du bien-être moral des populations laborieuses des pays d’Europe, mais en appliquant des règles peu compatibles avec l’intérêt des industries fabriquant localement en France pour vendre aux Français, par exemple : la récente mise en garde de la Commission européenne contre le « protectionnisme » de M. Montebourg, et surtout les arguments mis en avant par celle-ci, le prouvent à l’envi. Doit-on, même, évoquer l’actuelle crise de la zone euro dont les victimes expiatoires semblent être aujourd’hui les Grecs, les Irlandais, les Espagnols et les Portugais avant, demain peut-être, les Français ? Les banques, il y a quelques années, ont eu droit à plus de sollicitude de la part de la Commission européenne et des gouvernements…
Ainsi, avec la crise et la sempiternelle épée de Damoclès du financement des retraites, la question sociale revient au cœur des problématiques françaises, comme le souligne l’hebdomadaire « Marianne » au fil de plusieurs numéros récents avec un ton peu amène à l’égard des institutions financières et des capitalistes internationaux. Bien sûr, le « nouveau prolétariat » évoqué par ce journal n’est plus celui de 1900, mais, au-delà de ses difficultés présentes, sa nature reste la même ; c’est-à-dire une masse de travailleurs interchangeables sans autre lien avec le Travail que celui que les détenteurs de l’Argent veulent et voudront bien lui allouer, à titre temporaire, pour en tirer des profits substantiels sans être obligés de les redistribuer à ceux qui en sont les producteurs « de base », mais plutôt et seulement aux actionnaires ou aux cadres dirigeants, les uns se confondant parfois avec les autres : c’est d’ailleurs là un des éléments forts du « scandale social » qui voit d’immenses fortunes se bâtir sur de simples jeux boursiers (mais aussi sur quelques coups de pied heureux…) et non plus sur la qualité du travail effectué en tant que telle.
La révolution française et le Travail
Le document suivant est tiré du livre de Mgr Freppel :
La Révolution française, à propos du centenaire de 1789, A.Roger et F.Chernoviz éditeurs,
7 rue des grands-augustins, Paris 1889. 23e édition.
Le chapitre original a pour titre : La Révolution française et le travail.
Les corporations, expression du droit naturel
L’idée fondamentale de la Révolution française en matière économique est contenue dans cette maxime économique de Turgot, tant applaudie à la fin du siècle dernier : « La source du mal est dans la faculté même accordée aux artisans d’un même métier de s’assembler et de se réunir en corps » [1].
On croit rêver en lisant aujourd’hui de pareilles inepties tombées de la plume d’un homme d’esprit. Ce que Turgot, fidèle interprète des opinions de son temps, appelait la source du mal n’est autre chose qu’un principe rigoureux de droit naturel. Car il est dans la nature des choses que les artisans d’un même métier et les ouvriers d’une même profession aient la faculté de s’assembler pour débattre et sauvegarder leurs intérêts ; ou bien il faut renoncer à toutes les notions de la solidarité et de la sociabilité humaines.
C’est ce qu’on avait parfaitement compris jusqu’à la veille de 1789. Après avoir proclamé les principes qui devaient amener graduellement l’esclavage au colonat et au servage, puis enfin à l’affranchissement complet du travailleur, l’Église avait fini par faire triompher dans la classe ouvrière, comme ailleurs, la loi si éminemment féconde de l’association.
Les corporations, solidarité et honneur des hommes de métier
Action Sociale Corporative N°21
SOMMAIRE :
– Nos maîtres :
Charles Peguy
P 3 et 4
– L’honneur du travail
PP. BLANCHER et JP CHAUVIN
P 5 à 7
LES ENERGIES RENOUVELABLES :
– Nature et idéologie
Frédéric WINKLER
P 8 et 9
– La grande question de l’énergie
Jean-Philippe CHAUVIN
P 10
– Le défi énergétique pour la France d’aujourd’hui et de demain
Jean-Philippe CHAUVIN
P 11 et 12
– Du Pic de Hubbert et l’essentiel changement énergétique
Augustin DEBACKER
P 13
– De la solution de l’énergie hydraulique
Augustin DEBACKER
P 13 et 14
LES ROYALISTES CONTRE LES DELOCALISATIONS :
– Délocalisations : l’hypocrisie des élus socialistes
Jean-Philippe CHAUVIN
P 15
– Non aux délocalisations spéculatives : Oui aux relocalisations productives !
Jean-Philippe CHAUVIN
P 16
– Les principes sociaux de la monarchie
Jean-François BERTRAND
P 17 à 18
– La république c’est le règne de l’étranger
Olivier TOURNAFOND
P 19
– La glorieuse révolution vu par un Britannique
Lewis RUSSEL
P 20 et 21
– Réconcilier l’écologie et le Christianisme
Benjamin GUILLEMAIND
P 22 et 23
Réconcilier l’écologie et le Christianisme
INTERVENTION DE BENJAMIN GUILLEMAIND AU JOURNAL DES ENJEUX ACTUELS, D’ARNAULT GUYOT JEANNIN SUR RADIO COURTOISIE, LE MARDI (21 H.30) 30 AOUT 2011
C’est la question que certains se posent, devant l’apparente inertie des chrétiens, face à un problème qui semble avoir été pris en main par des milieux païens ou socialisants.
A vrai dire il n’y a jamais eu d’opposition. Depuis St-Benoit, St-François d’Assise, le scoutisme, les milieux catholiques ont toujours intégré le respect de la nature dans leurs comportements. La dégradation de la nature est un phénomène récent qui a son origine dans les théories économiques libérales, qui, depuis la Révolution, ont orienté l’économie vers l’industrialisation, la production de masse, le rendement et le profit, cela dans tous les secteurs de production.
En quelques décades on est passé d’une société rurale, à base de petites fermes agricoles familiales et d’un important réseau d’artisans et de petits commerces, à une société très urbanisée, composée de grandes entreprises où les salariés étaient coupés de leurs racines territoriales à taille humaine et culturelles, riches de solidarités de proximité. Et de nombreux milieux catho se sont laissés éblouir aux mirages des progrès techniques, que leurs offraient cette nouvelle économie productiviste, et ont cédé à la jouissance matérielle de produits obtenus à faible coût en abondance. Il s’est ainsi créé une conception matérialiste de la vie, qui a fait passer en second rang les considérations culturelles et spirituelles qui primaient auparavant.
On a été long à prendre conscience des effets malfaisants de cette économie libérale. Cependant on observe que les premières réactions sont venues des milieux proches du catholicisme traditionnel. La Cité Catholique fut un élément moteur de ce courant, qui s’ancra résolument sur la doctrine sociale de l’Eglise.
Un des précurseurs de l’écologie alimentaire fut dans les années 40/50 Henri Charles Geffroy qui fonda La Vie Claire. D’autres personnalités dans l’Ouest gravitaient dans ce courant : l’ingénieur agronome Boucher, l’agriculteur Lemaire. Racineux avait créé un réseau autour de sa publication : le Paysan Biologiste. Mais ils eurent beaucoup de peine à se faire entendre : leur anti-libéralisme les a fait passer pour des arriérés, des culs-terreux, attachés à des traditions dépassées. L’avenir était à une économie dynamique, en opposition à une économie statique.
De son côté le mouvement Poujade fut dans les années 50 une réaction vigoureuse contre cette conception libérale de l’économie. Malheureusement après son effondrement, le Front National et J.M. Le Pen furent des admirateurs du libéralisme de Mme Thatcher et de Reagan et ne reprirent pas le flambeau.
Ce n’est qu’à partir des années 80 que l’on prit vraiment conscience des ravages de cette économie libérale productiviste, grâce à des émissions dues à des producteurs de talent comme N. Hulot. Puis les premiers contestataires du système, qui menèrent des actions spectaculaires vigoureuses se retrouvèrent à la F.F.A. autour du leader A. Arette, qui publia les Damnés de la terre.
Quant aux milieux typiquement catholiques, c’était l’inertie : les conciliaires avaient perdu la boussole de la D.S.E., qui n’était plus enseignée ; quant aux tradis ils firent passer le combat social après le combat spirituel pour la messe, le catéchisme, les séminaires, qui leur parut prioritaire. Et progressivement les milieux socialistes se servirent de la défense de la nature comme d’un levier politique débouchant sur la mondialisation, pendant que d’autres échafaudaient des thèses qui déifiaient la Terre-Mère, à laquelle les hommes devaient se soumettre. P. Bernardin dénonça cette dérive extrême de l’écologie, mais son ouvrage s’avéra comme une sorte de plaidoyer contre toute considération écologique et fut très démobilisateur.
Au même titre les milieux issus ou proches des économistes libéraux tiennent un discours aussi démobilisateur et critiquent systématiquement l’écologie ; on l’observe par exemple à Radio-Courtoisie où certaines émissions ne manquent pas une occasion de dénigrer au prétexte de quelques erreurs d’appréciation comme les éoliennes ou le réchauffement climatique. Cela sans se rendre compte que c’est le libéralisme qui est la cause première de ces dérives.
Je crois avoir été un des premiers, à la fin du siècle dernier, avec S. de Beketch à inviter des agriculteurs biologiques, comme Mme Florian à traiter des sujets sensibles sur la santé, avec les conséquences de la malbouffe, contre laquelle l’artisanat constitue un rempart, tant il est vrai qu’artisanat et écologie mènent un même combat. Puis d’autres patrons d’émission ont petit à petit traité ces sujets, comme G. Marin ou D. Rochard…
Mais je tiens à signaler au passage tout le travail effectué par l’Homme Nouveau pour faire connaître des auteurs qui ont été des prophètes, comme Chesterton ou Schumacher et encourager quelques auteurs qui comme P. de Plunkett ou votre invité de ce soir, Falk van Gaver, qui ont traité d’une écologie chrétienne.
Alors : conclusion. Comment réconcilier Ecologie et christianisme ?
A vrai dire, il n’y a jamais eu de rupture réelle. Mais seulement quelques milieux égarés, qui se sont laissé berner par le discours libéral. Il faut donc réagir et se réapproprier ce combat pour une écologie chrétienne et une économie sociale. D’autant plus que nous avons deux Papes, Jean-Paul II et Benoît XVI qui ne manquent pas une occasion de nous rappeler l’importance primordiale du respect de la nature et de la troisième voie. L’Encyclique Sollicitudo rei socialis parue en 1987 sur la question sociale est une véritable charte pour, non pas revenir aux lampes à huile et aux bateaux à voile, mais s’engager résolument dans une économie de développement intégral de l’Homme, dont il définit les conditions et les limites. C’est dans ce document qu’il dénonce les structures de péché engendrées par le libéralisme économique et le collectivisme marxiste.
Benjamin Guillemaind
www.alliance-sociale.org
Intervention au Journal des enjeux actuels, d’Arnault Guyot Jeannin sur Radio Courtoisie, le Mardi (21 h.30) 30 Août 2011
La grande question de l’énergie
L’industrialisation et la mondialisation n’ont pu être possibles depuis le XIXe siècle que grâce à la découverte scientifique et à la maîtrise, puis à l’usage varié et massif, des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) : dans le même temps, les énergies renouvelables traditionnelles (eau, vent, soleil) étaient, sinon totalement abandonnées, du moins reléguées à un rang quasi anecdotique sauf, en particulier en France, l’énergie hydraulique fournie par les moulins, eux-mêmes remplacés par les barrages hydroélectriques.
Conjuguées à l’apparition, puis à la diffusion du modèle de la société de consommation, l’industrialisation et la mondialisation, de plus en plus invasives dans les pays européens et sur le continent nord-américain puis s’étendant au reste du monde, ont entraîné un véritable pillage, puis gaspillage des ressources fossiles que la nature avait mis plusieurs centaines de millions d’années à fabriquer : en moins de quatre siècles, si l’on en croit les géologues, c’est la quasi-totalité de ces richesses terrestres qui aura été consommée, c’est-à-dire consumée ! Déjà, certains affirment que le fameux « pic pétrolier » (en anglais, « peak oil ») serait atteint (ou sur le point de l’être), et qu’il n’est désormais plus possible de produire demain encore plus de pétrole qu’aujourd’hui…
Cette consumation a eu d’autres conséquences, moins bénéfiques que celles du développement technique des sociétés et de l’amélioration des conditions de transport ou de chauffage : la pollution atmosphérique, déjà dénoncée à la fin du XIXe siècle par l’écrivain royaliste Paul Bourget après son voyage dans le Londres enfumé par les cheminées d’usines et le chauffage au charbon, et qui, aujourd’hui, poursuit ses ravages d’une autre manière, sans doute, mais avec des conséquences sur la mortalité loin d’être anodines (40.000 morts par an en France ?) et sur la qualité de l’air, sans oublier ce qui pose le principal problème à la planète, c’est-à-dire le dérèglement climatique qui semble s’orienter vers un réchauffement accéléré et anormal de notre planète et se manifeste, concrètement, par un accroissement certain des « accidents » climatiques et la fonte de la banquise.
Mais il n’y a pas que la consommation des énergies fossiles qui entraîne des pollutions : la production elle-même s’avère souvent coûteuse pour l’environnement, comme au large de la Floride et dans le golfe du Mexique en 2010 avec l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon qui a provoqué une terrible marée noire destructrice d’une partie de la biodiversité marine et lagunaire locale, ou la dévastation de la forêt boréale au Canada, au nord de l’Alberta principalement, sur une superficie de 140.000 km2, pour exploiter des mines de sable bitumineux qui, elles-mêmes, polluent les rivières avoisinantes et provoquent des pluies acides… Même chose pour le transport des hydrocarbures : les côtes de Bretagne et de Vendée se souviennent des marées noires de l’Amoco Cadiz en 1978 et, plus proches de nous, de l’Erika et du Prestige autour de l’année 2000, qui ont entraîné la mort de millions d’oiseaux, de poissons et crustacés, mais aussi de mammifères marins, et qui ont souillé pour plusieurs années le littoral français.
De la solution de l’énergie hydraulique
Depuis quelques années maintenant, la rupture de stock des réserves de pétrole et les intrinsèques dangers de l’énergie nucléaire semblent devenir les problématiques principales des industries énergétiques, remettant en cause l’actuel système consumériste parce qu’exclusivement basé sur l’énergie issue des combustibles fossiles. Ainsi, si quelques aménagements et développements technologiques se basent sur d’autres sources d’énergies (sables bitumineux de l’Athabasca par exemple), l’inéluctable épuisement de ces énergies combustibles exigerait pourtant de véritables changements de paradigmes énergétiques, en se tournant notamment vers les énergies dites « renouvelables » ou « propres ».
Si la quasi-majorité de ces énergies se fondent sur l’ancienne formule latine sol lucet omnibus (Le Soleil éclaire partout), les énergies hydrauliques forment, par leur pluralité et leur potentiel, une solution pertinente au problème énergétique qui s’annonce dans quelques années. On distingue donc, dans la transformation de l’énergie hydraulique en énergie hydroélectrique : les centrales hydroélectriques, les centrales marémotrices (issues des marées), les hydroliennes (issues des courants marins) ainsi que l’exploitation de l’énergie des vagues, l’énergie houlomotrice, encore en développement en France (système Searev).
La France, attirée par l’énergie hydraulique depuis la loi du 16 Octobre 1919 jusqu’aux années 1960, a depuis délaissé ces énergies propres pour leur préférer la dangereuse énergie nucléaire et amorce donc tardivement l’impératif changement paradigmatique : alors qu’en Norvège l’énergie hydroélectrique représente 95.7% (127 Terawattheure) de leur production nationale, au Brésil 84% (391 Terawattheures), la France stagne à une faible moyenne de 10 %, arguant pourtant la présence de plus de 60 000 seuils et barrages identifiés (chiffres Ministère de l’Environnement) mais uniquement 2000 ouvrages (microcentrales pour la plupart) réellement en activité, ce qui explique partiellement l’impossibilité pour la France d’obtenir les 21% d’électricité d’origine renouvelable demandé par la directive « Sources Energies Renouvelables » n°2001/77/CE du 27 Septembre 2001.
Si l’énergie hydroélectrique est limitée par l’inéluctable impact des constructions artificielles sur l’environnement et par les aléas météorologiques, de nombreuses études montrent le potentiel réel de cette énergie en France. Ainsi, l’une des plus complètes, datée de 2006 pour le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie corroborait les conclusions du rapport Pintat de 1975 qui, à la suite du choc pétrolier, avait déterminé les différents potentiels d’exploitation pour l’énergie hydraulique : près de 100TWh/an, soit 50 % de plus qu’aujourd’hui (potentiel de 23,4 TWh supplémentaires selon une étude de 1992).
Pourtant, peu de réelles avancées furent observées dans ce domaine depuis la publication de ce rapport en 2006 : les 6 propositions ne furent pas réellement mises en place car il manquait le moteur essentiel, la volonté politique (ce fut d’ailleurs la 5°proposition de l’étude).
Or, cette volonté politique absente, l’avance considérable qu’avait la France dans le domaine de la Recherche et du Développement sur l’exploitation de l’énergie hydraulique ne put porter ses fruits. L’exemple le plus flagrant à ce niveau reste l’étude de l’énergie hydrothermique, définie par l’Union Européenne comme « l’énergie emmagasinée sous forme de chaleur dans les eaux de surface ». Non seulement l’idée d’utiliser les différences de température marine avait été conçue par le Français Jules Verne dès 1869, mais elle fut également conceptualisée par le physicien français Arsène d’Arsonval une dizaine d’année plus tard et concrétisée par l’ingénieur Georges Claude, fondateur d’Air Liquide, dans les années 1930 dans la baie de Matanza, à Cuba. Mais faute de volonté politique et d’investissements, l’idée fut laissée à d’autres, notamment aux Etats-Unis et au Japon qui ont depuis repris (1963), développé et concrétisé leurs avancées technologiques et scientifiques.
L’exemple n’est pas unique, mais représentatif des lacunes françaises : aujourd’hui, certaines entreprises, pôles de compétitivité ou laboratoires tentent seuls l’aventure de l’énergie hydrolienne par le biais de projets de développement, comme Marenergie en Bretagne par le Pôle de Compétitivité Mer de Bretagne ou HARVEST, par un conglomérat de plusieurs laboratoires français. Exemplaires par les résultats, il ne manquerait plus qu’une véritable volonté politique pour développer ces solutions proposées à l’échelle nationale ou, pourquoi pas, développer d’autres technologies telles que l’exploitation de l’énergie osmotique, actuellement en vogue en Norvège. Selon l’entreprise Statkraft, leader sur l’exploitation de cette énergie, 50% de la production électrique de l’Union Européenne pourrait être osmotique…
La volonté politique est la pierre angulaire des évolutions sociales et énergétiques. Républicaine, cette volonté reste à court terme, centralisatrice et peu attentive aux véritables enjeux énergétiques, se retrouvant donc dans l’énergie nucléaire en délaissant le choix à long terme des énergies «propres». Il faut donc, pour amorcer cet essentiel changement de paradigme énergétique, une vision politique à long terme, décentralisatrice, soucieuse du Bien Commun et attentive aux véritables enjeux sociaux : une volonté royale.
Augustin DEBACKER
Les énergies renouvelables
Nature et idéologie
La Tour du Pin disait : « N’oubliez pas que vous êtes les usufruitiers de la terre que vous devez transmettre…» L’écologie fait parti de la doctrine traditionnelle qui n’est pas conservatrice car elle est empirique. Cette doctrine ne garde que le positif en vue du progrès, c’est la différence avec le conservatisme, qui lui garde tout, même le passif et le progressisme qui tire un trait sur le passé pour reconstruire éternellement…
L’écologie, c’est transmettre comme la Monarchie. Le respect de l’environnement dans l’ordre naturel. La Monarchie est un système héréditaire respectant le principe de la famille, quoi de plus naturel. Jamais aucun système politique n’a plus respecté l’environnement dans ses entreprises humanistes.
Qu’a fait la République depuis plus de deux cent ans ? Elle a soumis la France à un système d’élection qui, par le jeu des minorités additionnés, donne une majorité finissant par gouverner dans un mécontentement général accepté et pour le plus grand profit du parti victorieux : « A nous, toutes les places ». Elle a détruit au nom d’un soi-disant progrès et pour éliminer un métier encore libre, le monde paysan. Elle a falsifié l’histoire à son profit faisant de notre passé, des « temps obscurs » et nos rois, des « rois fainéants » et intrigants…Elle a couvert, au nom du progressisme nos villes de banlieue, de tours immondes, véritables «cages à lapins » où s’entassent le peuple désargenté. Alain Paucard parle du règne des « Criminels du béton ».
Cette république a autorisé les cultures intensives, favorisé le regroupement des terres (SAFER) de triste mémoire, pour le profit des plus gros. Les destructions massives des haies qui protégeaient la faune et la flore des cultures de l’Ouest. Etait-ce pour décourager de nouveaux « Chouans » pour s’y cacher ? Comme le dit la vieille chanson de Gilles Servat « Madame la Colline », véritable plaidoyer contre les bulldozers et les tronçonneuses… La République aurait elle peur d’une autre révolte à l’Ouest, n’a-t-elle pas déjà fait tout ce qu’il fallait déjà, pour bien éliminer les Bretons : de la Révolution à la Guerre de 14-18 (1 300 000 victimes dont 20% de Bretons) en passant par le Camp de Conlie !!! Le bilan est lourd pour « la Gueuse ».
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