Kadou

Pour une politique d’autonomie

Peuple drapeauNous n’avons pas à définir les institutions illusoires ou virtuelles qu’un prince définirait lui-même lors d’une éventuelle instauration monarchique salutaire, suivant la situation du moment. Nous exprimerons quelques souhaits quand à certains domaines de notre vie citoyenne. Le mot employé qui caractériserait le mieux la démophilie royale, inspiré de l’histoire est autonomie…

Nous sommes conscients que le productivisme est destructeur et qu’il génère inlassablement l’esclavage des peuples par l’arbitraire de la soumission professionnel, des délocalisations et la détention des moyens de production. L’heure est au retour de la tradition, par l’observation écologique des lois de la vie, question de survie pour l’espèce humaine dans la gestion de l’environnement. La nature doit être sauvegardée, que ce soit le monde animal ou végétal. Notre nourriture, première médecine pour notre santé doit être débarrassé du parasitisme chimique qui nous pollue, pour le plus grand profit des multinationales qui, au passage détruisent les abeilles et tuent la terre, comme notre alimentation qui en découle.

Autonomie dans le travail, par la saine organisation libre des professions et corps de métier, débarrassés de la pression politique partisane qui manipule les syndicats, pour le plus grand profit de la finance internationale. Les impératifs écologiques exigent un changement d’orientation dans la gestion de l’économie. Ce nouveau concept remet au goût du jour la doctrine traditionnelle d’hommes comme La Tour du Pin. Cette pensée, défendue par les royalistes, disant que l’économie est au service de l’homme et non l’inverse. Ainsi donc, il est important de repositionner la dimension humaniste de notre société. Débarrassons l’économie du productivisme pour sauver nos vies et celles qui suivrons. Redynamisons l’agriculture pour le plus grand profit de notre santé et des riches paysages de notre belle France. Redonnons aux agriculteurs l’autonomie de leur profession, débarrassé des dictas européens. Empêchons les produits étrangers à bon marché d’inonder notre pays par des barrières fiscales protectrices. Libérons le travail en France de la dictature fiscale. Empêchons les délocalisations qui mettent à la rue des familles entières et exporte notre savoir faire ailleurs, transformant notre pays en Disneyland pour riches. Encourageons et développons l’agriculture biologique.

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Autonomie pour les familles, en redonnant la dimension citoyenne de la participation directe dans la vie de tous les jours, famille, commune, métiers…Décider de tous ce qui se passe près de chez soi, sans passer par une bureaucratie centralisée, comme certains cantons suisses d’ailleurs. Libérons la femme du carcan féministe qui l’oblige à quitter son foyer pour « singer » l’homme par le travail obligatoire et laissons-lui le choix. C’est cela la libération des femmes, le choix, celui d’aller travailler ou non, d’élever ses enfants si elle le désire mais avec en plus le droit à un salaire maternel et une retraite, la voilà la révolution essentielle. Permettre aux femmes qui désirent travailler ou continuer à faire des études, d’obtenir un aménagement d’horaire, 80, 60, 40 %, etc…
L’obtention de logements prioritaires pour les grandes familles avec des parents âgées et non construire systématiquement des logements ne permettant pas d’y être en famille nombreuse. C’est cela la solution des retraites pour demain… Développer les aides pour mères seules, bref retisser les liens de vie communautaires que l’individualisme détruit. Développer l’adoption et se pencher sur la misère morale, vivier de nombreux suicides dans notre pays et offrir d’autres horizons qu’un monde gris de chômage et de virtuel à la jeunesse. Il faut savoir offrir de l’aventure et développer l’apprentissage à une jeunesse éprise d’idéal. Il y a des arbres à planter pour empêcher le désert d’avancer. C’est aussi une révolution intérieure que de résister à l’emprise médiatique des émissions abrutissantes.

Autonomie dans les provinces par la libération nationale d’abord, c’est à dire du roi instauré. La monarchie ne craint pas l’autonomie et la diversité régionale, l’histoire le prouve. Les rois acquirent les provinces et l’unité du royaume, essentiellement par un grand esprit d’ouverture, assurant à chacun l’autogestion. Le roi en ses conseils et le peuple en ses états ou le roi des républiques. Ce que l’historien Funk Brentano résumait en disant que la France était hérissée de libertés…Chaque région doit retrouver, une participation populaire dans ses traditions, économies locales et particularités. C’est une question de survie identitaire face aux dangers du mondialisme. Doit-on accepter en Provence des santons fabriqués à Taiwan ?
Autonomie dans la francophonie, par l’aide aux pays du tiers monde francophones qui attendent un geste de notre pays. Nous possédons la science et la technique pour envoyer des techniciens capables d’aider à construire, tant des puits que des écoles. Soutenons notre langue dans le monde face à la dictature du tout anglais, dont certaines de nos entreprises s’assujettissent au détriment des québécois qui défendent « bec et ongles » toute intrusion anglo-saxonne, notamment avec la loi 101…

Développons l’entente latine des pays du sud et l’entente gaëlique des pays du nord, Ecosse et Irlande, pays historiquement frères. Quel programme et aventure fantastique, nous pourrions avoir de nouveau. On comprend ainsi comment dans notre histoire, une poignée d’hommes tenaient des milliers de kilomètres sous influence française…Il faut dire que l’intégration française était absolue aux dires des amérindiens qui regrettèrent notre départ….

Voilà ce qu’un roi peut apporter, c’est peu ou beaucoup. Lui seul, donne cette possibilité de libertés face au mondialisme esclavagiste se profilant dans notre décadence contemporaine. Un Etat minimum pour un maximum de libertés. Un moindre mal, qu’un Etat à visage humain. Tout régime apportant des contraintes, celui-ci semble être aujourd’hui, après plus de deux cent ans de dégradations républicaines, une ultime chance de libertés. C’est pour cela que nous travaillons et œuvrons pour le Roi…

Frédéric Winkler

La Question Sociale et la précarité de l’emploi

affichedelocalisations

A l’heure où le thème de la précarité de l’emploi semble devoir quotidiennement revenir sur le devant de la scène médiatique, il est bon de relire ces quelques termes, tirés de l’ABC du Royalisme Social de Firmin Bacconnier :

« Qu’est-ce qu’un prolétaire ?
Un individu proclamé libre par la loi, mais dont le droit à la vie n’est, pratiquement, fondé sur aucun titre juridique, pour ce motif qu’il ne possède que sa chair. C’est un exproprié ; s’il veut vivre, il doit, chaque jour, vendre ses membres ou son cerveau au prix fixé par la seule autorité patronale, qui garde la faculté de lui retirer quand il lui plaît ses moyens de subsistance. […] Tel est l’état du travailleur sous le régime institué en 1791 par la Révolution. »

Quelle actualité ! Quelle permanence dans ces propos pourtant écrits voilà près d’un siècle ! Car voilà la grande conclusion qui saute immédiatement aux yeux : les prétendues avancées modernes dans le domaine de la protection de l’ouvrier ne sont en fait que d’immenses chimères voilant l’intrinsèque incompétence républicaine.
Comment expliquer autrement l’explosion du nombre d’emplois précaires (CDD, Intérims entre autres) ces dix dernières années ? En 2005, l’ensemble des emplois précaires représentait près de 21 % de la population active, et force est de constater le renforcement de ce chiffre par la crise systémique que traverse actuellement notre pays. Entre 2000 et 2010, les CDD de moins d’un mois ont augmenté de près de 88% : en 2011, près de 81% des embauches françaises se font en CDD, contre 73% en 1999 (On pourra d’ailleurs relire à propos le Rapport Gallois sur ce sujet).
L’évidente détérioration de la situation de l’emploi en France, corroborée par l’inéluctable croissance du nombre de demandeurs d’emplois, laisse planer le doute sur la pertinence des propositions gouvernementales… L’absurde exécration socialiste du patronat, qui se traduit économiquement par un véritable étau fiscal pesant sur les entreprises (65% de taxes en 2011 sur les PME), ne résout absolument pas l’affaire. Pire, elle catalyse l’actuelle crise sociale en montant les différentes classes les unes contre les autres.
Face à ce récurrent problème de la précarité de l’emploi, l’Histoire apporte, pour qui veut bien lui accorder son attention, quelques belles leçons pour notre époque. Ainsi, sous l’Ancien Régime, si la sécurité de l’emploi n’était évidemment pas parfaite, la mise en place de patrimoine au sein même des corporations permettait un soutien constant et inébranlable de celle-ci à ses membres pendant les temps plus difficiles. Comme l’écrit Pierre Chamboche dans son article la Sécurité de l’Emploi :
« A Toulouse, si un confrère ménétrier devenait malade et manquait de ressources, les bayles de la communauté devaient lui venir en aide sur les deniers de la caisse ; tombait-il en faillite et la pauvreté l’empêchait-elle de payer sa dette, on lui faisait sur la même caisse l’avance nécessaire pour l’éteindre, à condition de la restituer dans un temps plus prospère…… »

Aujourd’hui, l’Etat français, s’inspirant des systèmes beveridgiens et bismarckiens, se targue de pouvoir subvenir (à crédit) aux besoins de chaque français par un système d’assistance sociale « équitable ». Chimère évidente : imposée de manière stupidement uniforme à toutes les professions, elle catalyse l’assistanat et inhibe toute réelle émancipation du citoyen, sans résoudre de quelque manière que ce soit l’équation économique.

Dans son texte l’Organisation Sociale selon La Tour du Pin, Roger Sémillon écrivait :
« Quand le travail est honoré, on lui reconnaît un droit, il s’organise, la corporation professionnelle fleurit et avec elle l’apprentissage « qui conserve l’acquit de la veille et prépare le perfectionnement du lendemain », la production est réglée de manière à suffire aux besoins de la population sans les dépasser. Ainsi le métier devient « une propriété d’un rapport assuré » et la famille, comme la cité, est stable.
Dans le régime moderne, dit de la liberté du travail, le travail n’étant pas organisé, l’individu est à la merci des fluctuations du marché, dues aux jeux du capitalisme; il est désarmé contre les accidents de sa propre existence et rien n’est moins assuré que la subsistance de sa famille. Pour l’ouvrier, notamment, le régime de la liberté du travail est celui de la liberté de mourir de faim. »

L’actuelle problématique de la précarité trouve son fondement dans ce régime de liberté du travail qui, joint à la loi d’assistanat de la république, empêche littéralement toute réelle amélioration de cette triste situation. Ainsi, les conservateurs sociaux auront à cœur d’opposer les lois de prévoyance aux lois d’assistanat, l’association professionnelle à l’individualisme social, l’économie naturelle à la chrématistique commerciale : donnons aux ouvriers français cette sécurité de l’emploi qui, par la faute d’institutions profondément inhumaines et antisociales, leur fait aujourd’hui tant défaut…

Augustin DEBACKER

Pour une Monarchie sociale

Gouvernance antisociale ou Monarchie sociale ?
Notre choix royaliste.
Affiche GAR Nouvelle Chouannerie2Les récentes immolations spectaculaires de chômeurs en France et le suicide quotidien d’agriculteurs endettés, dans l’indifférence générale de la presse pour le second cas, montrent à l’envi que notre société est malade et désorientée. Que le nombre actuel de chômeurs atteigne le chiffre pharamineux de plus de 3 millions (plus de 1.300 chômeurs supplémentaires chaque jour en ce début d’année 2013 !) et que 3 autres millions, au bas chiffre, soient en semi-chômage ou n’occupent un emploi que quelques jours par mois ; que le nombre de Français en dessous du seuil de pauvreté dépasse les 8 millions et que les Restos du cœur soient de plus en plus débordés ; que la désindustrialisation s’accélère malgré les efforts d’un Arnaud Montebourg en fait impuissant à enrayer ce mouvement de fond ;… tout cela n’est guère rassurant et suscite quelques réflexions.

Tout d’abord, qu’est-ce que cette crise ? Est-elle la fin du modèle capitaliste comme certains ont cru pouvoir l’affirmer péremptoirement il y a quelques années en brandissant bien haut les livres de Karl Marx ? Il semble bien que non : Pascal Lamy, le directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce, et socialiste bon teint, déclarait, lors de son récent passage à Paris fin février 2013 et sur les ondes de RMC, que l’économie mondiale se portait plutôt bien mais que la zone euro, dont la France fait partie, était en difficulté car on assistait au basculement accéléré du monde du Nord vers le Sud, tout simplement. En somme, la crise en Europe et en France n’est rien d’autre que ce moment douloureux pour nos vieilles puissances (et certitudes…) où l’on s’aperçoit que la mondialisation n’est plus « heureuse » mais « profiteuse » et qu’elle est, d’abord, un dépassement des Etats et des peuples au profit du règne de l’Argent et de ceux qui le placent là où il peut leur rapporter le plus… Ce qui est « crise » pour nous et nos pays n’est, en fait, que la poursuite du processus de mondialisation qui a cessé de nous profiter en tant que producteurs et de moins en moins en tant que consommateurs, puisque la société actuelle de consommation raisonne aussi en ces termes et concepts.

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Pierre Bécat – Un regard sur notre Histoire

« J’ai passé de nombreux après-midi avec Pierre durant lesquels nous parlions des heures interminables sur ses souvenirs d’Action Française. De Pierre de Bénouville (résistant) et Jacques Renouvin (résistant, mort en déportation), anciens Camelots du Roi, qu’il avait bien connu, du Comte de Paris et tant d’autres souvenirs.
Les lecteurs de Proudhon, les esprits libres y trouveront matière à réfléchir. Bref ceux qui tournent le dos au prêt à penser, qu’ils soient de sensibilité de gauche comme de droite, pourvu qu’ils aient encore dans les veines un sang « rebelle » face au monde uniforme qui approche. C’est en pensant à lui, que je publie ici quelques lignes ou nous retrouvons toute son analyse parfaite des événements qui de la Révolution à aujourd’hui, illustrent la décadence Française… « 

Frédéric Winkler
Notre Jour Viendra – Tiocfaidh àr là

Extraits de « Regards sur la décadence », de Pierre Bécat commenté par
Frédéric Winkler

La fin de la Nouvelle-France – Amérique (1754-1761)

Nous mettons à disposition ce texte-résumé de Guy Frégault, d’une importance primordiale pour qui veut comprendre la guerre d’Amérique. Cette « guerre de cent ans » qui mit fin à la « Nouvelle-France » après le Traité de Paris de 1763. Cette guerre fut aussi religieuse dans la mise à l’écart des « sauvages » et la chasse aux catholiques français par les puritains britanniques. La guerre de Sept ans, dont les zones de conflits, à l’échelle mondiale aura un impact lourd sur le rayonnement de la Francophonie et la destruction du peuple Canadien. Nous en subissons encore les effets aujourd’hui.
Nous y voyons dans ce conflit les intérêts de la finance, toujours dans l’ombre des conflits. La politique Anglaise de William Pitt fut efficace en comprenant la dimension géostratégique du conflit. Il savait qu’il fallait vaincre d’abord la France dans ses colonies. La destruction de la Nouvelle-France, puis la continuité du combat Britannique en Europe, afin de supprimer la dangereuse rivale : la Monarchie française, permet de comprendre comment la révolution en France allait venir. Comment l’or anglais allait servir à l’agitation dans les faubourgs parisiens et dans la poche des « lumières », qui pour le coup, n’en étaient pas…Quel aubaine pour Pitt que d’avoir aidé à renverser le trône tout en aidant après les contre-révolutionnaires. Tant que les français s’entretuaient !!! L’espoir d’un retour d’une monarchie en France s’éloignait !!! Quelle leçon empirique à méditer …

F. Winkler

Leur Europe est votre chômage

Sarkozy-Hollande, votre Florange est votre Montoire !

drapeaux europe bruxellesAu lendemain de l’assassinat des hauts fourneaux de Florange, suite logique du démantèlement de pans entiers de l’industrie nationale, le syndicalisme français ainsi que l’ensemble des travailleurs, quelles que fussent leurs catégories, doivent ouvrir les yeux sur le mensonge d’Etat porté depuis des décennies par les instances politiques légales.

Oui, le message politique et idéologique bradant les tissus économiques des Nations est un odieux mensonge. De droite comme de gauche, clivage institutionnalisé pour mieux diviser les Français, il privilégie, dans les faits la santé des places financières spéculatives au détriment du capital travail de vos emplois dans nos entreprises. Cette idéologie privilégie la stabilité des marchés financiers, de la parité monétaire (ex : de l’Euro) contre l’instabilité sociale. De droite comme de gauche, cette idéologie sort de la même cuisine. Leur Europe, c’est votre chômage.

« Nous ne sommes pas là simplement pour être les protecteurs de nos propres citoyens » François Hollande (octobre 2011)

Le mensonge est de vous avoir fait croire que brisant les frontières des Etats, la circulation des biens allait accroître l’accession à la consommation et au bien être matériel.

C’était faire oublier que cette libre circulation des biens et des services, corollaire de la libre circulation des marchandises, et de la libre circulation des hommes, étaient, toutes les trois, les piliers de l’économie internationaliste d’une jungle libérale.

Ce mensonge vous a volé vos entreprises rachetées par des multinationales dont les centres de décisions stratégiques obérèrent les contingences sociales au pur profit des retours d’investissements des actionnaires. Economie cosmopolite du profit mercantile et du terrorisme financier.

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Action Sociale Corporative N°22

SOMMAIRE :

Nos maîtres : Charles-Émile Freppel
La révolution française et le travail
L’art et l’urbanisme
L’urbanisme
La critique d’art et le cas Louis Dimier
Les royalistes contre les délocalisations
La question sociale n’est pas un détail !
Leçon d’économie… A méditer…
Oui à la distinction de l’Église et de l’État. Non à leur séparation !
Une vision dangereuse de la démocratie

L’Art et l’urbanisme – 2

Urbanisme et architecture aujourd’hui :

OLYMPUS DIGITAL CAMERATriste constat malheureusement que l’urbanisme d’aujourd’hui. Bien évidemment, serait-il judicieux de faire tout un exposé pour analyser l’urbanisme contemporain, qui et d’ailleurs au même niveau que l’art moderne ou abstrait, à savoir, au service et sous le contrôle du libéralisme économique. A moins d’être aveugle, on peut se demander s’il n’y a pas un problème dans notre paysage à voir toutes ces tours s’élever dans les différentes banlieues des diverses grandes villes qui parsèment notre pays.
Bon sang, mais qu’est ce donc que ces murs géants, dont la froideur n’a d’égale que la tristesse de leurs couleurs grisâtres, quand la base n’est pas parsemées de graffitis en tout genres…
Ces bâtiments sans âmes servant souvent aujourd’hui à « stocker » les uns sur les autres toute l’immigration devenue incontrôlable de notre pays, et c’est dans un tel univers de froideur et de laideur qu’on ose espérer intégrer les étrangers ?? Difficile d’y voir une démonstration de force ou de richesse à travers cet urbanisme.
Pourquoi construire toujours en hauteur ? Pour dominer qui et quoi ? Des tours des cités en passant par les bureaux des grands sièges sociaux des sociétés importantes, c’est toujours cette même froideur du style, toujours ces mêmes bâtiments sans expressions qui s’imposent à notre regard toujours en direction du ciel, comme si le fait de nous imposer à lever la tête pour les regarder nous obligeait à considérer le bâtiment avec grandeur ! Grand dans la taille certes, mais en matière d’urbanisme selon les critères que nous avons exposé au début de ce dossier, ça devient difficile…
Et que dire de ces architectes qui ont conçu ces tours de banlieue, en fonction de deux critères qui leur fut imposé : stocker un maximum de personnes et construire à moindre coût afin d’y mettre des loyers modérés. Ces architectes vivraient-ils eux-mêmes dans ces tours sans âmes qu’ils ont conçu ? Certainement pas ! A l’origine dans les années 50 et 60 l’apparition des ces grandes tours HLM pouvaient se comprendre dans le cadre d’une France d’après guerre. Mais aujourd’hui ? Est-ce vraiment par besoins vitaux qu’on construit encore ce genre de bâtiment ?

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