Kadou

Le déclin du courage

Soljenitsyne

Le 8 juin 1978, Alexandre Soljenitsyne, expulsé 4 années plus tôt de l’Union Soviétique, suite à la publication de son livre  » l’Archipel du goulag  » où il dénonce les abus du système concentrationnaire soviétique, va prononcer un discours resté mémorable dans les murs de la prestigieuse université américain d’Harvard, haut lieu de la formation des élites du monde entier. Ce discours aux accents prophétiques n’a rien perdu de son actualité. Jugez-en plutôt à la lecture de ces extraits !

Le déclin du courage

Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel, mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un Etat sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place….

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Beljanski : on a tout fait pour que vous ayez peur :

mirkobeljanskiBeljanski : ce nom restera gravé dans l’histoire de la lutte contre le cancer. Il y a vingt ans, le succès des produits mis au point par ce grand scientifique s’est répandu sous le manteau comme une traînée de poudre chez les malades du cancer. Et la poudre a pris feu… Beaucoup d’entre vous connaissent la suite : la fin dramatique d’un homme poursuivi à mort par les autorités judiciaires françaises. Son nom, sa réputation scientifique, ses produits, frappés d’anathème. Un acharnement sournois et dissuasif est, depuis, à l’œuvre, qui nous laisse croire en 2014 que les produits Beljanski sont interdits tout en faisant passer pour un danger sanitaire le seul fait d’en parler. Et pourtant : des centaines, des milliers de patients suivent les traitements originaux et en sont satisfaits, en France comme ailleurs et plus souvent qu’on ne le croit avec la coopération de leur médecin.

Cet article vous paraîtra peut-être un peu long, mais si vous avez le cancer, lisez-le jusqu’au bout, c’est important, et en plus… passionnant.

Tant de contre-publicité et de contrefaçons pour rien ?

Que n’a-t-on dit, vu, entendu… Des livres entiers ont été écrits sur le sujet et des kilomètres d’informations, contradictoires, se déroulent sur le Net. Des hommages, certes, mais de méchantes accusations souvent, de pseudo « démystifications ».

Les autorités de santé et les labos pharmaceutiques peuvent se frotter les mains. Leur incroyable travail de sape a porté ses fruits. Dans les grands médias, c’est le black-out, avec juste ce qu’il faut de désinformation de temps à autre… Pour encore dissuader les récalcitrants, sait-on jamais… Mais pas un mot qui pourrait laisser penser qu’il n’y a rien d’illégal à utiliser un produit Beljanski !

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Compte-rendu Banquet Camelot du 12 avril 2015 :

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C’est dans l’esprit des « Camelots du roi » reconnu puis « adoubé » par Frédéric Winkler et Jean Marie Keller que j’entame la rédaction de ce compte-rendu.
L’impression qui domine à l’issue de ce banquet du « Groupe d’Action Royaliste » est celle d’une mécanique rodée, huilée, faite pour aborder un trajet long et semé d’embûches. Pour autant, cela n’a pas contrarié l’ambiance, festive et familiale comme toujours.
S’il est bien une cause qui définisse le sens du mot « unité », c’est sans aucun doute la nôtre. Quelle faction de cette République bâtarde peut se targuer d’appliquer cette dernière en niant toute finalité bassement électorale ?
Les rappels successifs des intervenants en matière de politique royale, de démocratie locale et d’équilibre institutionnel ont permis aux nouveaux venus comme aux « vétérans » de consolider cet édifice commun que nous voyons lentement s’effriter, j’entends par là, la France.
Tous d’ailleurs pourrions vivre sous la voûte des pays de France, dont la diversité des contrastes n’empêcherait nullement l’harmonie de régner sous l’impulsion du roi, et sans que d’ignobles entrepreneurs tentent de les vendre en pièces détachées aux plus offrants. Mais qu’attendre d’un tel régime si volage et infécond ?
C’est pour cette raison que se réunissent autour de nos banquets des individus à l’image du « relief français », de Bretagne, de Picardie ou d’Ile de France, et j’en passe. Le nouveau site étant en ligne, notre présence régulière dans la rue pour les collages et l’attention aux plus démunis (Soupe du Roi), nos vidéos connaissant un succès croissant sur la toile et ce à l’échelle mondiale, nos revues étant toujours plus élaborées et de qualité, il ne nous reste plus qu’à transformer toute cette matière pour semer le lys en espérant qu’il recouvre vite la chienlit.
Et qu’on se le dise…

VIVE LE ROI !

Julien Lesven

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Le pire de tous les maîtres…

XIR266920« Pour la première fois dans l’histoire du monde toutes les puissances spirituelles ensemble et toutes les autres puissances matérielles ensemble et d’un seul mouvement et d’un même mouvement ont reculé sur la face de la terre. Et comme une immense ligne elles ont reculé sur toute la ligne. Et pour la première fois dans l’histoire du monde l’argent est maître sans limitation ni mesure. Pour la première fois dans l’histoire du monde l’argent est seul en face de l’esprit. (Et même il est seul en face des autres matières.) Pour la première fois dans l’histoire du monde l’argent est seul devant Dieu. Il a ramassé en lui tout ce qu’il y avait de vénéneux dans le temporel, et à présent c’est fait. Par on ne sait quelle effrayante aventure, par on ne sait quelle aberration de mécanisme, par un décalage, par un dérèglement, par un monstrueux affolement de la mécanique ce qui ne devait servir qu’à l’échange a complètement envahi la valeur à échanger. Il ne faut donc pas dire seulement que dans le monde moderne l’échelle des valeurs a été bouleversée. Il faut dire qu’elle a été anéantie, puisque l’appareil de mesure et d’échange et d’évaluation a envahi toute la valeur qu’il devait servir à mesurer, échanger, évaluer. L’instrument est devenu la matière et l’objet et le monde. C’est un cataclysme aussi nouveau, c’est un événement aussi monstrueux, c’est un phénomène aussi frauduleux que si le calendrier se mettait à être l’année elle-même, l’année réelle, (et c’est bien un peu ce qui arrive dans l’histoire); et si l’horloge se mettait à être le temps ; et si le mètre avec ses centimètres se mettait à être le monde mesuré ; et si le nombre avec son arithmétique se mettait à être le monde compté.

De là est venue cette immense prostitution du monde moderne. Elle ne vient pas de la luxure. Elle n’en est pas digne. Elle vient de l’argent. Elle vient de cette universelle interchangeabilité. […] Le monde moderne n’est pas universellement prostitutionnel par luxure. Il en est bien incapable. Il est universellement prostitutionnel parce qu’il est universellement interchangeable. Il ne s’est pas procuré de la bassesse et de la turpitude avec son argent. Mais parce qu’il avait tout réduit en argent, il s’est trouvé que tout était bassesse et turpitude. Je parlerai un langage grossier. Je dirai : Pour la première fois dans l’histoire du monde l’argent est le maître du curé comme il est le maître du philosophe. Il est le maître du pasteur comme il est le maître du rabbin. Et il est le maître du poète comme il est le maître du statuaire et du peintre. […] L’argent est le maître de l’homme d’Etat comme il est le maître de l’homme d’affaires. Et il est le maître du magistrat comme il est le maître du simple citoyen. Et il est le maître de l’Etat comme il est le maître de l’école. Et il est le maître du public comme il est le maître du privé. Et il est le maître de la justice plus profondément qu’il n’était le maître de l’iniquité. Et il est le maître de la vertu plus profondément qu’il n’était le maître du vice. »

Note conjointe sur M. Descartes (1914), Œuvres en prose complètes, Pléiade III, pp. 1455-1457.

Libéralisme économique2

Compte-rendu Rassemblement Henri IV 2015

Henri IV compte-rendu2

Ce dimanche 12 mai se sont réunies quelques personnes à l’initiative du GAR. Les multiples drapeaux de nos provinces ont attiré quelques curieux. La plupart ne se sont pas attardés et quelques-uns se sont exclamé  »Des royalistes ! » avec un certain dédain…
Comme si honorer un roi de France ou remettre en cause la république relevait du folklore de quelques illuminés. Seulement le royalisme n’est pas cela et c’est bien pour cela qu’il faut faire perdurer cette commémoration en l’honneur du roi Henri IV.

Pourquoi ce roi ? Car son action politique et sociale est représentative des bienfaits de la monarchie. Voilà un roi qui engage des ministres pour leurs compétences et non par intérêt quelconque et relance l’économie d’un pays dévasté par les guerres civiles.

Nous sommes bien loin de ce que Frédéric Winkler dans cette commémoration qualifiera de  »Ripoux-blique ». Cette république qu’a-t-elle apporté de nouveau ? Le social et le souci des plus démunis diront certains ? N’est-ce pas Henri qui a instauré la  »poule-au-pot », geste qui semble peut-être anodin mais combien révélateur du souci du roi envers son peuple.

La monarchie reste le régime qui a construit et régi la France pendant plus de mille ans. Elle ne correspond nullement à une période d’oppression des plus faibles et d’obscurantisme. Henri IV comme tous les rois était au-dessus de toutes ces querelles de partis que nous pouvons actuellement voir dans nos gouvernements de saltimbanques. Le seul et unique but était le bien commun de tous les sujets du royaume par une véritable politique sociale et économique, et non pas par des promesses de soi-disant égalité.

La liberté ? N’est-ce pas la république qui a uniformisé le pays en négligeant les spécificités de chaque province, de chaque corps de métier ? Le drapeau tricolore épuré de tout symbole fait pâle figure devant les dizaines de drapeaux chargés d’histoire flottant autour de la statue du bon roi Henri IV.

C’est dans cet esprit que Frédéric Winkler fera déposer une gerbe de fleurs au nom des Français, de tous les royalistes et pas seulement ceux du GAR.
Car le royalisme n’est pas une querelle de clocher désuète de nostalgiques des privilèges comme l’on voudrait nous faire croire : le royalisme c’est l’esprit français. Le royalisme est l’unité, du paysan au Roi de France. Au-delà du débat philosophique sur les régimes à mettre en place, il est évident que l’actuelle république dénature l’âme de la France.

Claire Colombi le dira très justement pour clore la cérémonie: « Je ne sais pas si je suis royaliste, mais j’aime mon pays, la vérité et la France donc j’aime le roi ».

La cérémonie se termine au son du chant : « Vive Henri IV ». D’ailleurs les qualités qui lui sont attribués sont bien celles du bon vivant bien français « a le triple talent de boire, de battre et d’être un vert galant ».

Pour que vive la France, vive le Roy !
Guenièvre

Les discours des intervenants :

https://soundcloud.com/user5994089/discours-henri-iv-2015

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Libertés N°30

SOMMAIRE :

L’éthique du Groupe d’action royaliste.
Nos raisons pour la Monarchie.
DOSSIER – À NOS FRÈRES D’ALLIANCE.
Lettre à Erin.
Saor Alba – Écosse libre.
Francophonie et frères d’Alliance
Mondialisation et destruction de la santé.
La destruction des statues assyriennes.
La Corporation ou la Patrie du travailleur.
Devant l’hypocrisie républicaine
Le soleil de Fontenoy. Quand la France dominait l’Europe

 

La destruction des statues assyriennes

Lorsque j’étais enfant, j’étais passionné par l’archéologie et les civilisations anciennes, et je trouvais dans la bibliothèque familiale de quoi assouvir ma saine curiosité, en particulier dans les anciens manuels scolaires de 6ème que mes parents avaient reçus en « spécimen » lorsqu’ils étaient professeurs de lycée : il y était fait large étalage des pharaons de l’Égypte ancienne, des Hébreux et de leurs aventures bibliques, des Perses et de leurs « Immortels », mais aussi des civilisations et empires qui s’étaient succédé en Mésopotamie il y a plusieurs millénaires… Dans mon livre préféré de cette époque heureuse de mon enfance, intitulé « Aventure et découverte de l’archéologie » et richement illustré de dessins colorés, un livre que j’ai encore près de moi et que je feuillette tout en rédigeant cette note, je peux admirer « Nébo, l’une des quatre divinités assyriennes, la seule qui ait une figure humaine », comme le signale la légende de l’image : je reconnais là l’une des statues que les partisans de « l’État islamique » ont détruit à coup de masse et de marteau-piqueur ces jours derniers, devant leurs caméras et pour leurs clips de propagande !

destruction statue syrienne

Le sentiment que j’éprouve face à ces destructions est un mélange de tristesse et de colère : tristesse devant la disparition brutale d’un patrimoine (re)découvert au XIXème siècle (en particulier par l’explorateur anglais Austen Henry Layard) et dont, heureusement, une large part se trouve dans les musées européens, en particulier londonien et parisien ; colère devant cet iconoclasme qui peut aussi nous rappeler les pires heures de la Révolution française quand le marteau vengeur et républicain s’abattait sur les rois de Juda de la façade de Notre-Dame ou sur les tombeaux des rois de France à Saint-Denis, sur les statues des saints de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper, au nom d’une « table rase » qui devait permettre à la République de s’établir et de se pérenniser…

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La Corporation ou la Patrie du Travailleur

La liberté de l’ouvrier dans l’ancienne France, sa dignité et son bien-être, sont attestés par l’organisation du travail au Moyen-âge. Là encore, la monarchie favorisa l’émergence de corps libres. Ceux-ci s’organisèrent dans les communes libérées et codifièrent leurs us et coutumes que l’autorité royale homologua dans le magnifique Livre des Métiers d’Etienne Boileau en 1268…
En entrant dans la Communauté par la porte de l’apprentissage, le jeune ouvrier y rencontrait tout d’abord des devoirs de diverse nature, mais il y trouvait aussi des droits, c’est-à-dire des coutumes ayant force de loi ; c’était là son livret et son code. Soumis à l’autorité du maître, mais placé en même temps sous l’aile maternelle de la maîtresse et bénéficiant des conseils du premier valet, il avait déjà, sans sortir de la maison patronale, de très-sérieuses compensations. Au dehors, les garanties se multipliaient ; il se sentait plus fort encore ; membre d’une Communauté ouvrière qui était quelque chose par elle-même et qui comptait dans le vaste syndicat des Corporations, il se savait appuyé, défendu, et il l’était en effet, comme l’homme d’Eglise se sentait soutenu par l’Evêque, l’homme de loi par le Parlement, et le clerc par l’Université.
De son patron, l’homme de travail allait hiérarchiquement aux Jurés de la Corporation, puis au prévôt de Paris et aux grands officiers de la couronne, maîtres et protecteurs de certains métiers ; enfin il pouvait remonter jusqu’au Roi lui-même, chef suprême de cette société féodale où le travail avait su se faire une place.

Présentation corporation2

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