Kadou

Les citoyens majeurs et les institutions politiques :

Partie 2 : La possibilité de la démocratie directe en Monarchie fédérative.

Mon jeune interlocuteur signale l’incompatibilité qui existe, selon lui, entre des institutions monarchiques (et dans le cas de la France, royales, héréditaires par ordre de primogéniture) et la démocratie : « (…) Le « délice » de pouvoir, en tant que citoyen, prendre les rênes d’une nation pour faire advenir un peuple d’êtres libres. Et pour moi, la démocratie a cette vertu qu’ignore la monarchie. Ou plutôt, j’aimerai préciser ma pensée, plus que de « prendre les rênes d’une nation » qui revient à fétichiser un peu trop le rôle du président de la République, je crois au libre arbitre d’une nation toute entière à « disposer d’elle-même », à accomplir, sans craindre la formule trop pompeuse, son destin. » Sans doute, pour répondre, faut-il définir exactement ce que les termes et notions, concepts, signifient et révèlent, car le débat politique est souvent, aussi, une mise au point sur le vocabulaire, ne serait-ce que pour éviter les incompréhensions et les confusions.

Ainsi, quel sens donner, ici, au mot « démocratie » ? S’agit-il d’un système politique qui repose sur la seule loi de la majorité ? Ou d’un régime qui fait de la liberté sa condition première ou qui se confond avec l’exercice de celle-ci sous toutes (ou presque) ses formes ? En somme, « majorité » ou « liberté », ou les deux à la fois, ce qui, en soi, peut paraître contradictoire.

S’il s’agit de la démocratie telle que l’entendaient les Athéniens de Clisthène et Périclès, forme institutionnelle dans laquelle le démos (le peuple des citoyens) « fait » la loi sur la Pnyx et réserve les principales fonctions judiciaires et politiques au tirage au sort quand seuls les dix stratèges sont élus par la foule de l’Ecclesia, elle peut bien, en certains aspects, se marier avec une Monarchie fédérative repensée pour la France du XXIe siècle : l’autorité royale sert alors de trait d’union au-delà des différentes Ecclesias que l’on peut imaginer dans les régions reconstituées (c’est-à-dire historiques et dégagées de la carte jacobine actuelle), à travers les institutions communales et professionnelles, Ecclesias disposant d’une part du pouvoir législatif local dans le cadre de la subsidiarité évoquée, comme un alibi plus que comme une réalité effective, dans le traité européen de Maëstricht du début des années 1990. En somme, la démocratie directe peut trouver dans la Monarchie un débouché politique véritable, et les citoyens y trouver quelques éléments de satisfaction pour ceux qui souhaitent une participation active et argumentée.

Après tout, pourquoi ne pas décentraliser concrètement une partie des pouvoirs fiscaux de l’État central pour permettre une meilleure utilisation des deniers publics, au plus proche de ceux qui payent impôts et taxes ? Ce rapprochement, ce « circuit court » fiscal, par la responsabilisation des citoyens-contribuables qu’il entraîne, peut motiver nombre de payeurs-bénéficiaires à intervenir directement dans la gestion des affaires locales. Un slogan des royalistes de Besançon dans les années quatre-vingts résumait cela en une formule simple : « Mêlons-nous de nos affaires », au sens, non du repli, mais bien de la plus grande participation de tous aux soucis, aux débats et aux décisions de la Cité. En cela, les monarchistes conséquents s’avèrent plus audacieux que les partis politiques qui préfèrent une démocratie représentative peu favorable à l’idée même de référendum…

Ce rapprochement entre le citoyen et la décision politique (ou fiscale) ne signifie pas que celui-ci puisse prendre toutes les décisions politiques mais bien plutôt celles qui concernent en priorité son quartier, sa ville ou sa région, avec le risque, qui est la contrepartie de la liberté, de se tromper ou de s’illusionner. L’intérêt d’un État royal qui ne soit pas omnipotent et centralisateur (ou centraliste) est d’occuper une situation arbitrale au-dessus (ou au-delà) des différents corps sociaux et intermédiaires qu’il s’agit bien, en Monarchie et par celle-ci (pour donner l’impulsion première et fondatrice, « libératrice » en somme), de rétablir dans leur intégralité et leurs pouvoirs propres et bien réels.

Maurras rappelait, à la suite de bien d’autres royalistes moins polémiques que lui, que le suffrage universel n’était pas pour l’effrayer, bien au contraire, mais qu’il s’agissait de le remettre et de l’étendre dans toutes les institutions locales, sociales et professionnelles, où il pourrait jouer un rôle utile et fonctionnel, et, dans le même temps, de libérer l’État et sa magistrature suprême de sa férule qui peut bien être insupportable quand elle devient l’objet de l’Opinion, trop souvent vecteur de la partitocratie et jouet des convoitises politiciennes… Il y a, au temps d’internet et des réseaux sociaux, l’immense possibilité de s’informer et de discuter en connaissance de cause, et cela n’est pas, en soi, une mauvaise chose s’il s’agit de bien peser le pour et le contre de décisions qu’il faut, au plus proche des réalités des lieux et des moments, prendre en citoyen maître de son destin et cela même si ce dernier peut être contrarié par la décision commune…

(à suivre)

Jean-Philippe Chauvin

Souvenez vous de MONTGISARD !

On ignore parfois que faire de sa journée le samedi. Alors plutôt que d’allumer la télé pour regarder les anges de la téléréalité ou BFM, je vous propose de faire votre devoir de mémoire et de vous rappeler de Montgisard. Vous n’en avez jamais entendu parler ? Alors asseyez vous, et laissez-moi vous raconter Montgisard : Cette histoire se déroule il y a 840ans jour pour jour, le 25 novembre 1177, a l’époque ou Jérusalem était un royaume gouverné par les Francs. Depuis deux ans, le royaume du paradis est gouverné par le jeune roi Baudoin IV âgé seulement de 17ans (oui… Vous révisiez votre bac de français lui il gérait un royaume) .

Baudouin est atteint de la lèpre, une maladie qui transforme les gens en meubles IKEA de manière particulièrement lente et douloureuse. Et comme les antibiotiques, a l’époque, c’est très loin d’être automatique, il est clair qu’il ne fera pas de vieux os. Qu’à cela ne tienne, le jeune roi prend sa fonction a bras le corps et gère son royaume du mieux qu’il peut et avec Brio. C’est alors que le Sultan d’Égypte, un certain Saladin, se dit que comme le royaume de Jérusalem est plutôt riche et plutôt bien placé sur la route de la soie….

Il a urgemment besoin qu’on y instaure la démocratie (et l’islam a tant qu’à faire) a grand coup de sabre . Il avance donc ses troupes en terre sainte en évitant soigneusement de s’approcher de la forteresse de Gaza, un peu trop pleine de templier énervés a son goût. Baudouin apprend l’arrivée des armées Ayoubides et se dit qu’on pourrait faire une bonne petite blague a Saladin en attaquant ses terres pendant son absence, et fait route vers la cité d’Ascalon….. Sauf que Saladin assiège Ascalon et prend Baudouin au piège avec toute son armée … Se rendant compte que tout le royaume est alors Open bar pour lui, il part vers le nord ou il va prendre la ville de Ramla. Baudouin se dit alors qu’il est temps de faire quelque chose de stupide …. Il fait envoyer un message aux Templiers de gaza pour leur demander de le rejoindre, et sors d’Ascalon avec ses quelques chevaliers. Il fait alors route vers le nord et redescend vers le camp de Saladin, tout près de la colline de Montgisard .

-Et concrètement ? Tu compte la jouer comment là ?
-c’est simple … On fonce dans le tas !
-‎euh ? T’es sûr ? On est 1200 ils sont 26000 en face ….. C’est pas parce que ta lèpre t’empêche de sentir la douleur que nous on la sens pas !

L’état de baudouin, ostensiblement affaibli par sa maladie n’aide pas beaucoup au moral des troupes. Sauf que l’évêque de Jérusalem, en tête de cortège a fait emporter la vraie croix du Christ ce jour là.. Baudouin descend de cheval et se met a prier devant celle-ci, bientôt imité par tous ses chevaliers, jurant de mourir plutôt que de fuir ! De son côté, notre cher Saladin est en train de séparer ses troupes de manière a les envoyer vers toutes les forteresses de la région . Soudain on voit poindre sur la colline les chevaliers Francs qui s’élancent, et derrière eux la croix du Christ, trônant au sommet. Saladin tente de faire rassembler ses troupes mais les croisés sont déjà au triple galop. Les hommes de Baudouin rentrent dans les lignes Ayoubides comme dans du beur (désolé pour cette blague, j’ai pas pu résister) et sèment la panique dans celles-ci. Voyant que ses troupes ne parviennent pas a prendre l’avantage malgré leur surnombre, Saladin envoie les 1000 soldats de sa garde personnelle dans la mêlée. Même cela ne suffira pas ….

En quelques heures, les Ayoubides sont en déroute et Saladin s’enfuit et rentre en Égypte avec le dixième de son armée de départ. Baudouin IV, un roi lépreux de 17 ans, vient de défaire la plus grande force armée déployée en terre sainte, et d’assurer a son royaume quatres ans de paix. Alors pourquoi cette histoire ? Eh bien déjà, comme dit plus haut, parce c’est aujourd’hui le jour anniversaire de cette bataille. Mais aussi, parce que c’est un symbole. Un symbole de courage dans la figure des chevaliers Francs et Templiers, courant sans rechigner au devant d’une mort certaine. Un symbole de sacrifice, dans la figure de ce roi, rongé par la maladie, préférant souffrir le martyr au service des autres qu’attendre au repos conseillé par ses médecins sa dernière heure.

Un symbole d’espoir, cette bataille perdue d’avance face a une marée humaine, mais remportée pour avoir refusé de faire le moindre pas en arrière. Cette histoire est maintenant terminée, et vous allez retourner a vos occupations, mais gardez dans un coin de votre tête cette histoire, et, chaque fois que vous vous sentirez dépassés, chaque fois que la maladie vous frappera, chaque fois que vous aurez peur, chaque fois que vous vous direz que c’est impossible et chaque fois que vous oublierez ce qu’est être chrétien et être français ….

Souvenez vous de MONTGISARD !

Remy Graillon

Les citoyens majeurs et les institutions politiques :

Partie 1 : Quand la République confisque les libertés concrètes :

Un jeune interlocuteur m’interpelle courtoisement sur la double question de l’institution monarchique et de la démocratie, et me signale son désaccord avec mon royalisme : « Je ne suis pas royaliste et je pense que le devenir des peuples est celui de la majorité et non celui de rester un peuple de « mineurs ». (…) Je voudrais seulement arrêter votre réflexion sur le « délice » de pouvoir, en tant que citoyen, prendre les rênes d’une nation pour faire advenir un peuple d’êtres libres. Et pour moi, la démocratie a cette vertu qu’ignore la monarchie. Ou plutôt, j’aimerais préciser ma pensée, plus que de « prendre les rênes d’une nation » qui revient à fétichiser un peu trop le rôle du président de la République, je crois au libre arbitre d’une nation toute entière à « disposer d’elle-même », à accomplir, sans craindre la formule trop pompeuse, destin. » En quelques lignes, mon interlocuteur résume quelques unes des objections fortes que l’opinion fait généralement à la Monarchie, et voici l’occasion d’ébaucher quelques réponses, éminemment royalistes, bien sûr !

La première phrase est intéressante dans ce qu’elle évoque de l’espérance démocratique d’une part importante des jeunes de ce pays : « le devenir des peuples est celui de la majorité et non celui de rester un peuple de mineurs ». Le terme « majorité » peut, à mon sens, être compris ici dans un double sens : la majorité, comme le nombre de suffrages exprimés le plus important au sein d’une communauté civique et au regard des autres, et la majorité, comme l’accès à l’âge adulte et à cette possibilité de pouvoir voter, qui est indéniable à ceux qui ont 18 ans et plus, c’est-à-dire participer à l’élection de ceux qui nous gouvernent, du moins en théorie, car la sélection pré-électorale au sein des partis nuance beaucoup cette prétention. Mais, en fait, la République ne répond guère à cette revendication de la « considération démocratique », et sans doute encore moins que la Monarchie, au regard de l’histoire de notre pays, car c’est de celui-ci dont il est question. Expliquons-nous : la République, au nom d’une « volonté générale » qui se voulait (et se veut toujours, malgré la décentralisation officielle) « une et indivisible », a longtemps confisqué en quelques unes de ses seules institutions toutes les libertés publiques et concrètes des provinces et des villes, des professions et des universités, des hommes et des femmes (1), par le biais de quelques partis reconnus et de quelques fortes individualités, celles-ci hésitant parfois entre attitude impériale ou (im)posture royale, comme nos présidents de la Dernière République depuis 1958. Elle a préféré et appliqué une forte centralisation (avec quelques nuances depuis les années 1950) qui, en définitive, oublie les intérêts des citoyens enracinés et ne veut reconnaître que les suffrages des individus : or une voix électorale est-elle la seule perspective à laquelle doit être condamné le citoyen ? N’est-il qu’un électeur contraint de choisir entre des options partisanes dont les élus décideront, ensuite et seuls, de ce qu’ils appliqueront réellement, c’est-à-dire législativement ? N’est-il donc, en fait, qu’un « majeur mineur » à qui la République ne fait confiance que dans un cadre bien délimité et parfois infantilisant ?

Marcel Jullian avait entendu cette revendication des jeunes électeurs et ne cessait de répéter, avec son expérience d’ancien président d’une grande chaîne de télévision de la Cinquième République et d’écrivain passionné d’histoire : « Pour redevenir citoyens, il faut le Roi ! ». Effectivement, aujourd’hui, l’abstention et les votes qualifiés de protestataires prouvent à l’envi qu’il y a une certaine démotivation citoyenne ou l’idée que les institutions actuelles ne permettent pas aux électeurs d’exercer une véritable citoyenneté. La forte impression de dépossession citoyenne est l’un des grands défis que ce que l’on nomme la société démocratique va devoir relever dans les temps prochains, faute que la République ait pu, ou voulu, le faire jusqu’à présent.

Les royalistes, dans leur histoire politique, ont toujours défendu l’idée du vote, et cela à de multiples niveaux et étages de la pyramide institutionnelle ou, plutôt, des cercles concentriques institutionnels de la nation France : dans les communes et dans les provinces reconnues comme telles ; dans les métiers et les entreprises ; dans les lycées et universités ; etc. D’ailleurs, n’est-ce pas le roi Louis XVI qui convoque les états-généraux et demande la rédaction des cahiers de doléances (il y en aura en tout 60.000 issus du royaume, dans toutes ses composantes sociales et professionnelles) quand les révolutionnaires, eux, n’auront de cesse d’éviter de demander leur avis aux nouveaux citoyens de 1789, allant même jusqu’à interdire le mandat impératif pour devenir totalement indépendants de leurs électeurs, désormais simples votants, sans autre pouvoir que d’élire, à intervalles plus ou moins réguliers, des représentants. Proudhon, ce socialiste français si cher au cœur des anti-jacobins et, même, des monarchistes provinciaux, a bien dénoncé cette escroquerie qui n’est rien d’autre que l’alibi d’une République qui ne sera guère tolérante, au XIXe siècle comme elle l’avait déjà été dans ses débuts révolutionnaires, avec ceux qui osent la critiquer, qu’ils soient monarchistes ou anarchistes, voire communards…

Pour faire des électeurs français des acteurs majeurs de la vie politique de notre pays en ses multiples espaces et lieux de pouvoir, encore faut-il un État qui autorise les « États dans l’État », non pas contre ce dernier mais bien en son sein, comme des membres d’un même corps, laissant à la tête les grandes décisions de direction de l’ensemble mais assumant les responsabilités qui sont les leurs dans le cadre actif d’une subsidiarité bien comprise et non conflictuelle. En somme, « des républiques françaises au sein de la Royauté fédérale des peuples et des provinces-unies de France »…

(à suivre)

Jean-Philippe Chauvin

Notes : (1) : Les femmes ont longtemps été considérées comme « mineures », et pas seulement en politique, et cela depuis une Révolution qui ne les aimait guère et un Code civil qui les dévaluait. Il faudra bien, un jour, se pencher sur le profond sexisme d’une Révolution et d’une République qui dénièrent légalement aux femmes le droit de faire de la politique mais pas celui de se faire guillotiner pour en avoir, aux yeux des républicains, fait beaucoup trop… La reine Marie-Antoinette, la féministe Olympe de Gouges, la femme politique Madame Roland, etc, en sont autant de terribles exemples…

L’histoire pour les enfants :

En mai 2016, la campagne ulule pour financer la sortie de la première boîte DYNASTIE a été un véritable succès. Encouragée par l’enthousiasme de la communauté d’ulule et les excellents retours de mes premiers soutiens, j’ai poursuivi l’aventure en créant le tome 2 du jeu DYNASTIE.

Après un an de travail, j’ai la joie de vous présenter « Le temps des Carolingiens ». Le principe du jeu reste le même, mais les dates évoluent afin de poursuivre chronologiquement l’apprentissage de l’histoire de France.

Pourquoi avoir créé ce jeu ? :

  • Une génération sans repères historiques

Alors que mes enfants me questionnaient sur l’histoire de France, j’ai réalisé que mes connaissances étaient parcellaires et trop incomplètes pour leur transmettre les repères qu’ils souhaitaient. Après un sondage auprès d’amis trentenaires, il s’est avéré que je n’étais pas un cas isolé, et que très peu de jeunes parents pouvaient situer spontanément des événements sur une ligne chronologique et encore moins associer des personnages à des époques précises.

Par exemple, situer les invasions d’Attila et des Huns relève du piège pour de nombreux adultes… et pourtant la plupart visualisent ces cavaliers sanguinaires et les pillages qui leurs sont associés… (Cf. DYNASTIE « Le temps des Mérovingiens »).

  • La nécessité de la chronologie

Comme il m’a semblé impossible de transmettre à mes enfants sans visualiser l’imbrication des événements j’ai commencé un travail chronologique de découpage historique. Dans les grandes tranches d’environ 300 ans que sont les Dynasties royales, j’ai identifié les principaux événements et leurs protagonistes et mis en valeur l’enchaînement des événements pour en faciliter la mémorisation.

  • Le besoin de représenter les acteurs de notre histoire

Il est plus facile de mémoriser une scène que l’on peut visualiser. L’histoire est tout sauf abstraite et nous avons besoin d’images pour l’intégrer. J’ai donc travaillé à représenter dans une même scène les protagonistes de notre histoire en train de participer à un événement majeur.

  • Utiliser le jeu pour stimuler la mémorisation

Je voulais raconter à mes enfants l’histoire de façon précise mais agréable. Comme les enfants aiment jouer, j’ai utilisé ce moyen performant car je suis convaincue que dans les moments de joie la mémoire est plus alerte.

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Français n’oublie jamais ce que tu es :

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Le chevalier Charette s’exclamait en 1793 :

« NOTRE PATRIE à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont semé devant nous. Notre Patrie, c’est notre Foi, notre Terre, notre Roi. Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ?… Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ?… Pour eux, la patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous, elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous, nous l’avons sous les pieds, c’est plus solide !… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions… Faut rire ! En face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu, la jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver, pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur. »

Interrogeons l’Histoire :

Français, souviens-toi que vers l’an 496, tu étais un Franc et tu te fis baptiser auprès de celui qui était ton Roi : Clovis 1er. Ce jour-là tu adoras ce que tu avais brûlé, et brûlas ce que tu avais adoré, tu étais un de ces fiers Sicambres qui allaient engendrer ce qui deviendra la France.

De gaulois, comme des celtes, gallo-romain, ou arrosé du soleil de Grèce dans les colonies du sud, Burgonde ou Wisigoth, ton sang est déjà le creuset de plusieurs peuples…

Tu ramassas la Corne de Roland, mort près d’Olivier, dans la passe de Roncevaux, à l’endroit où sa forte épée Durandal brisa le rocher, les vers de sa chanson raisonnent encore au creux de nos oreilles, sous les mailles de nos casques d’acier…

Avec Charles Martel, tu avais la francisque à la main lorsque tu mis un terme à l’expansion musulmane en Europe en 732 à la bataille de Poitiers face à l’armée d’Abd al-Rahman.

Tu sortais de St Denis ta bannière rouge immaculée à chaque péril rencontré et jamais celle-ci ne sera tachée du sang de tes semblables comme le sera celle des trois couleurs de la révolution…

Tu étais la détermination lorsque de 885 à 886 tu défendis la ville de Paris des assauts répétés Vikings, qui deviendront bientôt tes alliés avec Rolon.

(suite…)

Quelles institutions politiques pour une écologie durable et efficace ? :

La position de Nicolas Hulot, ci-devant ministre de la Transition écologique, sur la sortie progressive mais retardée de l’énergie nucléaire en France, provoque un véritable hourvari chez les écologistes, ce qui est assez compréhensible au regard de l’opposition ancienne de ceux-ci au déploiement puis au maintien des centrales nucléaires dans notre pays, opposition qui connut son apogée dans les années 1970, autour de Plogoff en particulier. A cette époque, les royalistes bretons, en particulier ceux de la Nouvelle Action Française et de la Fédération Royaliste de Bretagne, dénoncèrent une politique énergétique qui semblaient oublier le long terme pour ne répondre qu’à l’instant présent, en une période de forte hausse de la demande intérieure d’électricité liée à l’ère finissante des « Trente glorieuses », rebaptisées « Trente hideuses » par le royaliste Pierre Debray, et à l’extension apparemment sans limites de la société de consommation, extrêmement énergivore : les monarchistes locaux, comme les écologistes officiels mais sans être forcément des anti-nucléaires à tout crin, s’inquiétaient (d’autant plus légitimement au regard de la suite) du manque de concertation de l’État avec les populations locales et de la question environnementale « du lendemain », autant pour la production elle-même (le risque d’accident nucléaire, toujours source d’inquiétude alors) que pour le sort des déchets nucléaires d’après-exploitation. Des sujets toujours d’actualité, plus encore même pour la gestion des poubelles nucléaires et du démantèlement des réacteurs quand on sait que la production électrique de quelques années est suivie d’une déconstruction des centrales qui va durer plus longtemps que la période de fonctionnement et qu’elle va coûter plus cher qu’elle n’a donné et rapporté, et sur un temps, là encore, beaucoup plus étendu que prévu ou qu’annoncé…

Aujourd’hui, il est vrai que « le mal est fait » (on peut le regretter mais c’est un fait et un méfait), et que la dépendance de notre pays à l’énergie nucléaire est si importante qu’une sortie trop brutale risquerait d’entraîner la France dans une sorte de trou noir électrique qui serait forcément et fortement préjudiciable, non seulement à l’économie générale française mais aussi à la vie sociale : piège redoutable, et l’on peut regretter que les royalistes bretons des années 1970 n’aient pas été écoutés, et, au-delà, que la République en ses différents experts et institutions économiques n’ait pas réfléchi à « l’après-nucléaire » qui devait évidemment survenir avec la fin annoncée de l’uranium (dans quelques décennies à l’échelle mondiale, mais depuis 2001 pour les mines françaises). Cela signifie-t-il qu’il faille s’abandonner à une sorte de fatalisme, vain par nature, et renoncer à ce qui paraît comme une nécessité, c’est-à-dire la sortie complète du nucléaire actuel dans des délais possiblement les plus courts ? Bien sûr que non, mais cette sortie ne doit pas être vécue comme une sortie de route mais bien comme une politique mûrement réfléchie et complètement maîtrisée.

Dans Le Figaro (pages économie) de ce mercredi 8 novembre, un expert de RTE (filiale d’EDF chargée des lignes à haute tension), explique « qu’il faut à la France un vrai pilotage de la politique énergétique », ce qui est du simple bon sens, mais qu’il est parfois difficile de faire comprendre à une classe politique et à un « pays légal » plus soucieux de leurs intérêts particuliers que du Bien commun. De plus, cette politique énergétique, qui doit désormais être couplée avec la politique environnementale, souffre d’une absence de continuité (et de volonté…) et, plus encore, de stratégie de long terme, faute de ce pilotage d’État intelligent et mesuré souhaité par de nombreux acteurs de l’économie et de l’écologie concrètes.

Longtemps, l’erreur fut de croire que le souci environnemental n’était qu’une variable d’ajustement dans une politique plus générale, l’écologie étant souvent considérée (à tort) comme un obstacle à l’activité économique du pays, cette dernière parfois confondue avec la seule activité de la Construction, elle-même rimant trop largement avec artificialisation des terres plus qu’avec organisation équilibrée de celles-ci. Cette erreur est aussi et surtout la marque ou la conséquence d’une véritable paresse intellectuelle d’experts plus habitués à raisonner en termes statistiques qu’en termes de prospective et d’imagination.

Pour en revenir à la diminution du parc nucléaire français, elle ne peut se faire dans de bonnes conditions que si l’on arrive, dans le même temps, à améliorer l’efficacité énergétique et à engager une pratique de sobriété électrique, entre autres. Encore faut-il que l’État s’engage dans cette ambition sans barguigner et qu’il montre, non seulement l’exemple, mais la direction, car il n’y aura de révolution écologique qui vaille et qui dure que si c’est l’État qui l’initie et la soutient : cette « révolution par le haut » est la condition de l’efficacité véritable des multiples actions locales, communautaires ou individuelles, qui tendent à diminuer la consommation énergétique et à réduire les effets des activités humaines sur l’environnement. Si l’on laissait la liberté individuelle seul maître de l’écologie, celle-ci n’aurait guère de chance d’advenir concrètement au sein du pays, fut-il « réel » : la société de consommation est une tentatrice terrible

Mais, mener une politique écologiste « intégrale » (et non intégriste) ne doit pas signifier qu’il faille tomber dans une dictature « verte », tout aussi déplorable que la dictature « grise » des industriels du béton ou de l’atome : il s’agit bien plutôt de mener le pays dans la direction d’une politique écologique d’ensemble, et, pour cela, que l’État soit, intimement, la traduction institutionnelle de l’écologie intégrale. La République n’a pas cette capacité d’incarnation que possède, par essence, la Monarchie qui, elle, suit le rythme de la vie, y compris (et d’abord) par celle du souverain même, et se perpétue, naturellement, par la transmission du père au fils, le moyen le plus simple de la succession qui, ainsi, ne doit rien aux pressions de l’Économique ni à celles des féodalités (y compris des industriels du nucléaire et du bâtiment).

En attendant une instauration royale qui paraît encore (malheureusement) assez lointaine, il s’agit d’exercer cette « régence de l’écologie » qui consiste à ne pas laisser passer les possibilités d’une écologie du quotidien et à rappeler constamment les nécessités d’une écologie d’État, juste et mesurée. Polémiquer avec M. Hulot sur le calendrier n’aurait pas grand sens : il importe plutôt de militer pour l’accélérer, par tous les moyens utiles, et d’agir « nous-mêmes », en espérant pour demain, ce « demain nécessaire » pour la France comme pour la vie, tout simplement…

Jean-Philippe Chauvin

Un président de la République, combien ça coûte ? :

Le locataire du palais de l’Élysée se retrouve à la tête d’un véritable petit fief, retour sur les privilèges du Président.

Emmanuel Macron a donc pris possession du magnifique palais laissé par la marquise de Pompadour au patrimoine français. Son épouse Brigitte et lui sont très heureux et veulent acheter un chien, bref, tout va bien.

Il faut dire que comparativement aux chefs d’État étrangers, nos Présidents de la république voient bien souvent la vie… en or ! En effet, le palais présidentiel a un train de vie deux fois plus dispendieux que ses comparses : un plafond fixé à 100 millions d’euros pour l’Élysée, contre 55 millions pour la Maison-Blanche, 41 millions pour la Chancellerie allemande ou 31 millions d’euros pour le palais de Buckingham.

Il semblerait que chaque Président ait sa lubie que le contribuable est bien obligé de financer. Pour Jacques Chirac, c’était les fleurs, pour environ 500 000 euros par ans ; pour Nicolas Sarkozy, ce furent les sondages pour 40 000 euros par semaine tout de même, la démocratie n’a pas de prix…

Et pour François Hollande, il y eut les presque 400 000 euros par an de protection policière de Julie Gayet, quoique son coiffeur ait été également bien choyé avec ses 9 895 euros mensuels (cela fait tout de même cher du cheveu).

A la lecture du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des services de la présidence de la République pour l’année 2016, on voit que les cols blancs sont toujours aussi blancs, avec un coût de blanchisserie de 400 000 euros, toujours aussi bien nourris, avec un service de restauration administrative gratuit à 200 000 euros, et toujours aussi bien payés avec des conseillers à 13 000 euros.

Les dettes connaissent une progression du fait de la hausse des dettes envers les administrations (8 millions d’euros en 2016 contre 6,15 millions d’euros en 2015) et les autres créditeurs (4,73 millions d’euros en 2016 contre 0,16 millions d’euros en 2015).

Celles-ci s’expliquent par des demandes de remboursement des personnels mis à disposition ou de factures concernant l’ETEC (l’escadron de transport, d’entraînement et de calibration qui assure le transport du président de la République et des autorités gouvernementales) ne sont pas parvenues à temps pour être mise en paiement en 2016. Peut être qu’il n’y a pas assez de personnel administratif pour s’occuper de cela ?

En 2016, 806 personnes ont travaillé à temps plein pour le chef de l’État

Oh mais si ! 806 personnes travaillent à temps plein pour le Président ! Et pourtant, ce n’est pas assez, puisque la Cour a relevé une augmentation de l’ordre de 23% des postes relatifs au personnel extérieur et les rémunérations d’intermédiaires et honoraires.

Cette évolution s’explique principalement par l’externalisation des prestations de maîtres d’hôtel « extras » dans le cadre d’un accord interministériel conclu depuis avril 2016, marquée principalement par un effet prix (application du taux de TVA et frais du prestataire).

La masse salariale totale des services de la Présidence s’établissait en 2016 à 66,3 millions d’euros et à 65,2 millions d’euros si on ne prend pas en compte les heures supplémentaires (0,9 million d’euros), ni les rémunérations en « extra » payées à des personnels extérieurs (0,2 millions d’euros), imputées sur des crédits de fonctionnement.

Le montant des dépenses exposées au titre de la rémunération des personnels représentait 60,2 % du total des dépenses exécutées, contre 62,4 % en 2015.

142 déplacements présidentiels en 2016

François Hollande a effectué 142 déplacements (dont 97 en France) en 2016, pour un montant de 17,62 millions d’euros, soit 3,8 millions de plus qu’en 2015 avec pourtant un nombre de voyages comparable. ll faut dire qu’une heure dans l’Airbus présidentiel coûte 20 000 euros.

Gageons tout de même qu’il lui soit dur de quitter l’Élysée : les contribuables ont déboursé 40 millions d’euros pour moderniser le palais entre 2010 et 2017.

Quand aux autres résidences présidentielles (hôtel de Marigny, locaux de la rue de l’Élysée, parties du palais de l’Alma, pavillon de la Lanterne, Fort de Brégançon) leur réaménagement est prévu sur les sept années à venir pour un total estimé à 83 millions d’euros en 2015, mais qui pourrait désormais atteindre 100 millions d’euros selon les services de la Présidence, sans que ce montant puisse encore être évalué avec certitude.

Aliénor Barrière

Face aux risques de la prostitution des étudiants, que faire pour améliorer la condition étudiante ? :

Une publicité bien spéciale se promenait encore jeudi matin dans les rues de Paris et plus spécialement devant les universités, et a fini par provoquer moult réactions indignées et la confiscation du camion qui la transportait. La promotion d’un site permettant des rencontres (à l’évidence tarifées) entre des étudiants (surtout des étudiantes, en fait) et des personnes riches plus âgées susceptibles de les aider à financer leurs études, apparaît certes choquante mais elle a un mérite : celui de rappeler l’existence d’une prostitution étudiante qui perdure et, peut-être, s’étend au fil des années dans une indifférence quasi-générale, apparaissant dans quelques films sans susciter de débats.

Si l’on en croit les (trop rares) études consacrées à ce sujet (menées par le mouvement du Nid, spécialisé dans l’accueil des victimes de la prostitution), il ressort qu’entre 2,5 et 4 % des étudiants, là encore plus des jeunes filles que des garçons, ont accepté des relations sexuelles tarifées et qu’entre 8 et 15 % selon la localisation accepteraient celles-ci en cas de grandes difficultés financières : des chiffres qui, rapportés au nombre total d’étudiants, ne sont plus vraiment marginaux…

Selon le Nid, c’est bien la précarité de la condition étudiante qui entraîne le passage à l’acte pour les jeunes et le début d’un engrenage qui peut s’avérer destructeur pour les personnes qui y cèdent. L’apparente facilité de ce procédé « d’assistance sexuelle de personnes aisées » pour ceux qui s’y livrent (certains diraient « s’y abandonnent ») et espèrent en tirer quelques revenus pour pouvoir poursuivre leurs études est un leurre dangereux et, selon le Nid, peut faciliter, au contraire de l’intention première, un décrochage universitaire complet et le basculement total dans une prostitution professionnelle.

 

« De la misère en milieu étudiant », titrait un des plus célèbres textes des situationnistes d’avant-Mai 68, texte qui évoquait la condition étudiante des jeunes défavorisés et qui en tirait une critique virulente de la société capitaliste de consommation et d’abondance : ce titre mériterait d’être repris pour signifier la situation d’une part du monde étudiant, véritable « prolétariat jeune », et, au-delà de la critique, toujours plus facile (mais nécessaire) que la réponse, avancer des propositions mesurées et fondatrices de nouvelles réalités pour l’Université de demain et ses différents publics.

Comment faire pour permettre à chaque étudiant de disposer d’assez de moyens et de temps pour étudier dans de bonnes conditions, dignes et sérieuses ? Une réponse uniquement financière ne sera jamais qu’un sparadrap sur une jambe de bois, même si elle peut soulager quelques misères, ce qui toujours mieux que rien. Mais il faut sans doute travailler sur une meilleure insertion des étudiants dans la communauté de travail universitaire, ce qui passe aussi par la vérification première des motivations du candidat à l’Université, pour éviter le découragement devant les difficultés liées à une mauvaise orientation ou à un mauvais choix. L’intégration à une communauté universitaire, qui peut s’inspirer de celle qui existe dans les Classes préparatoires et les Grandes écoles, doit créer ou renouer des liens de solidarité et de soutien qui, aujourd’hui, ont trop souvent laissés la place à l’individualisme et à un esprit de compétition qui ne ressemble pas, dans ses motivations, à la nécessaire émulation qui permet l’élévation des esprits et des savoirs. Cela n’enlève rien à la liberté et à la spontanéité des étudiants mais leur assure une certaine protection et l’assurance de ne pas être qu’un numéro de dossier interchangeable.

Faut-il en finir, dans le même temps, avec l’idée et la réalité d’une Université de masse pour fonder une Université « des personnes », pratiquée dans des structures de taille moyenne (équivalente à celle de grands lycées) et mieux intégrée dans les villes et, pourquoi pas, les campagnes ? C’est une idée que je défendais déjà dans les années 1980, en proposant la création de structures universitaires dans les villes moyennes de Bretagne, pour « désengorger » les grands ensembles universitaires, trop lourds et socialement déracinés. Cela serait aussi un moyen de faire revivre des villes aujourd’hui désertées par les jeunes générations lettrées au lieu d’entasser des milliers d’étudiants « anonymés » dans de grands ensembles bétonnés, véritables ghettos étudiants le plus souvent éloignés du centre des villes, comme « une mise au ban » des jeunes par la société des adultes… Enfin, ce pourrait être une façon efficace de résoudre le problème récurrent du logement étudiant et de mieux personnaliser les parcours étudiants, de leur permettre un réel équilibre financier et de mobiliser, du coup, une part des sommes aujourd’hui perdues dans la lourde gestion de l’Université pour l’amélioration de la vie universitaire et de la condition étudiante. Pour éviter que la prostitution ne devienne un débouché pour les étudiants nécessiteux, tout simplement…

 

Mais cela nécessite une véritable stratégie de l’Etat, avec consultation et participation des régions et des communes, mais aussi des Chambres professionnelles et des entreprises elles-mêmes, pour mener à bien ce nouvel aménagement du territoire universitaire français. Or, une République qui, depuis si longtemps, s’incline devant les groupes de pression politiciens et syndicaux étudiants, ce « pays légal » parfois si détestable et conservateur de lui-même, en est-elle capable ? Au regard des cinquante ans qui viennent de s’écouler depuis Mai 68, le doute est légitimement permis… Là encore, il me semble que la Monarchie « à la française » aurait plus d’atouts dans son jeu d’Etat pour impulser et réussir cette révolution territoriale de la Formation des jeunes intelligences françaises. Qu’on le veuille ou non, l’imagination et la réflexion nous le laissent pressentir quand l’expérience des siècles passés semble bien nous le démontrer : « L’avenir de l’Intelligence » passe par le moyen du politique et la pratique institutionnelle royale.

Jean-Philippe Chauvin

 

Banquet Camelot le dimanche 26 novembre 2017 :

Outre le fait que l’occasion soit un repas, l’événement dépasse la simple table des gourmets, car au sein du Groupe d’Action royaliste ce rendez-vous est une sorte d’agora pour nous retrouver, n’ayant pas de locaux et n’en désirant pas. Cet événement permet d’entendre des orateurs et partager quelques idées dans une bonne ambiance de rires et de chants. Nous y apprenons à nous connaître, organiser actions diverses et groupes d’études comme à préparer objectifs et stratégies. une table de presse permet d’acquérir livres et revues, objets divers et outils pour répandre nos idées. Les nouveaux venus sont accueillis et intègrent parfois nos rangs et rares sont ceux qui ne reviennent pas…

 

INSCRIVEZ-VOUS : contact@actionroyaliste.com