Kadou

Le point de vue africain sur l’immigration :

Après le Burkina Fasso, où le président français a tenu un discours indigne, puis la Côte d’Ivoire, Emmanuel Macron a conclu sa visite de trois jours en Afrique par un passage au Ghana, pays anglophone. Autant le président burkinabé n’a pas pu ou pas su afficher ses points de désaccords autrement qu’en s’éclipsant brièvement de la salle, autant le président ghanéen Nana Akufo-Addo, lui, a choisi de parler franchement, d’égal à égal, avec son homologue français… Un acte de souveraineté et d’indépendance que l’on aimerait voir plus souvent chez les dirigeants des anciennes colonies françaises.

Banquet Camelots dimanche 8 avril 2018 :

Outre le fait que l’occasion soit un repas, l’événement dépasse la simple table des gourmets, car au sein du Groupe d’Action royaliste ce rendez-vous est une sorte d’agora pour nous retrouver, n’ayant pas de locaux et n’en désirant pas. Cet événement permet d’entendre des orateurs et partager quelques idées dans une bonne ambiance de rires et de chants. Nous y apprenons à nous connaître, organiser actions diverses et groupes d’études comme à préparer objectifs et stratégies. une table de presse permet d’acquérir livres et revues, objets divers et outils pour répandre nos idées. Les nouveaux venus sont accueillis et intègrent parfois nos rangs et rares sont ceux qui ne reviennent pas…

 

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Adieu Jean-Marie Keller fidèle Camelot du Roi :

Adieu Jean Marie….
Jean Marie Keller, doyen des Camelots du Roi vient de nous quitter. c’est avec une profonde tristesse que je viens de l’apprendre. Il fut, après Antoine Murat, Guy Steinbach celui qui accompagna nos pas au sein du Groupe d’Action Royaliste, depuis maintenant 10 ans. Comme Guy toujours alerte et de nombreux jeunes gardent des souvenirs avec lui, devant la statue d’Henri IV où lors de nos présences à la Jeanne, comme lors de nos nombreux Banquets… Nos archives débordent de moments de complicités et d’ententes sur ce dure chemin de la renaissance que nous avons entrepris et que nous continuerons de mener. il avait, depuis le décès de sa fille si présente et appréciée de nos banquets, perdu le goût des sorties et s’était retiré de nos activités… nous garderons de lui cette vivacité et cet entrain comme sa présence parmi nous et savons que de là-haut il nous regarde désormais… Sachons garder le sens de son esprit et montrons, chaque jour notre fidélité par notre détermination. Gardes-nous Jean Marie, une place près de Jehanne et Du Guesclin, lorsque nous te rejoindrons…

Frédéric Winkler

https://soundcloud.com/user5994089/jean-marie-keller-doyen-des

 

Les enseignements des Guerres de Vendée :

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Faisons un survol rapide des évènements : le 14 juillet 1789 éclate une révolution à Paris, pendant la nuit du 4 août 1789 c’est l’abolition des privilèges et des droits féodaux, le 26 août 1789 c’est la signature de la déclaration des Droits de l’Homme, le 12 juillet 1790 la Constitution civile du clergé est adoptée, le 21 septembre 1792 c’est l’abolition de la Monarchie, le 21 janvier 1793, Louis XVI est exécuté par les révolutionnaires.

La convention déclare la guerre à l’Europe afin de propager les idées révolutionnaires et « libérer » soi-disant les peuples du joug des Rois et des aristocrates. De 1792 à 1797, une première coalition militaire est formée par plusieurs États européens contre la France. Le 1er février 1793 la Convention déclare la guerre à l’Angleterre et aux Provinces-Unies.

Pour faire face à cette formidable coalition, la convention décide la levée en masse de trois cent mille hommes, pris parmi les célibataires ou veufs de 18 à 25 ans, le 23 février 1793. C’était la première fois qu’une mobilisation générale était décrétée. Car aux yeux des révolutionnaires, tous les citoyens se devaient d’être égaux devant la guerre. Surtout si cette guerre se fait en faveur de la république et de ses idéaux ! Principe totalitaire issu du rousseauisme : Jean-Jacques Rousseau écrivait : « Tout citoyen doit être soldat par devoir, nul ne doit l’être par métier. »
« Considérations sur le gouvernement de Pologne et sur sa réformation projetée » par J.-J. Rousseau, en avril 1772, Collection complète des œuvres de J.-J. Rousseau, Citoyen de Genève, tome second Contenant les Ouvrages de Politique, À Genève, 1782, p. 380.)


Alors que cette révolution avait été bien accueilli au départ dans les provinces françaises, les persécutions religieuses, ainsi que toutes les fautes, toutes les vexations, l’assassinat du Roi et maintenant la levée en masse imposant d’aller se battre obligatoirement au service de la république, ont été autant d’étincelles pour mettre le feu aux poudres. Et ce sera surtout les campagnes de l’ouest qui s’illustreront formidablement dans la résistance face à ce régime totalitaire incarné par la Convention. C’est le 3 mars 1793 avec les premières émeutes à Cholet que débuteront ce que l’histoire nommera : « Les Guerres de Vendée », associées à la Chouannerie…

(suite…)

La biodiversité animale en danger : comment réagir ? :

En matière de biodiversité, les mauvaises nouvelles s’accumulent ces temps-ci : ainsi, le premier jour du printemps a vu l’annonce de la mort du dernier rhinocéros blanc mâle du Kenya (ils étaient encore 2.360 il y a cinquante ans, mais seulement 15 en 1984), dont les congénères ont disparu en quelques décennies sous les effets d’un braconnage intensif motivé par les vertus aphrodisiaques supposées de la corne de rhinocéros (une superstition asiatique sans fondement scientifique avéré), et l’évocation désolée de la très forte diminution du nombre d’oiseaux des champs, qui rappelle que ceux des villes ne sont pas en meilleure position. Dans le quotidien libéral L’Opinion, ce mercredi 21 mars, Michel Schifres résume la situation : « Premièrement : dans les campagnes françaises, les oiseaux sont en voie de disparition. En quinze ans, leur population s’est réduite d’un tiers. L’alouette décline et la perdrix n’existe plus guère. Deuxièmement : en vingt-cinq ans, 421 millions de volatiles ont disparu en Europe. Troisièmement : au Kenya, Sudan est mort à 45 ans. C’était le dernier rhinocéros mâle blanc de la planète. Cette sous-espèce est donc éteinte. » On pourrait rajouter la mort brutale de 350.000 chauves-souris chaque année en France à cause des… éoliennes ! Sans oublier la quasi-disparition des papillons dans nos campagnes, celle des petits mammifères comme les hérissons, principalement victimes de la circulation automobile, ou celle des crabes, bigorneaux ou anémones de mer que j’ai pu observer à Lancieux, sur la côte d’émeraude, depuis une vingtaine d’années… Le constat du déclin rapide et apparemment définitif pour certaines espèces animales (mais la biodiversité végétale est aussi en danger) n’est pas catastrophiste, comme voudraient le faire croire certains, il est, d’abord et concrètement, une catastrophe !

« Et que faisons-nous devant cette hécatombe, devant cette extinction (…) ?, poursuit Michel Schifres. La réponse tient en un mot, glaçant : rien. » En quelques lignes, tout, ou presque, est dit ! L’indifférence de nos sociétés de consommation, individualistes et anthropocentriques, est terrifiante mais elle s’inscrit dans la logique du système qui, par essence, ne considère que l’utilité économique, le profit immédiat et la satisfaction instantanée des « besoins suscités », sans tenir compte, en définitive, du temps long et de la transmission du capital terrestre, minéral, végétal comme animal. Si la biodiversité animale est ici évoquée et menacée, n’oublions pas, comme nous le rappelait Claude Lévi-Strauss, que la diversité culturelle humaine est, elle aussi, victime d’un système qui se veut à la fois global et illimité, attractif et uniformisateur…

Mais le constat désabusé de Michel Schifres doit-il nous décourager d’espérer et d’agir ? Non, bien au contraire ! En ce domaine comme en d’autres, il n’y a pas, il ne doit pas y avoir de fatalisme, et le rôle des royalistes, attachés à la transmission des trésors du patrimoine et à leur actualisation permanente comme à leur usage mesuré, est d’alerter, de sensibiliser mais aussi d’intervenir et de proposer, dans une perspective de long terme et, parfois, dans un contexte d’urgence.

Il faudra, un jour, écrire un « Que faire ? » de l’écologisme intégral qui n’oubliera pas sa dimension forcément politique et stratégique… Pour l’heure, et en attendant une hypothétique Monarchie qu’il faudra bien faire réellement advenir en France pour un véritable enracinement de l’écologie dans l’être même de l’État et de sa magistrature suprême, il serait fort nécessaire que le ministère de la Transition écologique réagisse en prenant quelques mesures urgentes de sauvegarde des paysages dits « naturels » et de limitation des projets d’artificialisation des terres qui ne cessent de réduire l’espace de vie des espèces d’oiseaux, en particulier dans nos campagnes. La replantation organisée de nouvelles haies et la limitation des coupes printanières le long des routes et fosséspourraient être rapidement décidées et pratiquées, pour permettre la recréation de « pouponnières d’insectes » (et les pollinisateurs ne sont pas les moins importants s’ils ne peuvent être les seuls protégés et favorisés) et les possibilités de nouvelles nichées, mais elles ne sont que quelques uns des éléments d’une politique qui se doit d’être beaucoup plus large et de poser les bases d’un nouveau rapport agricole à la nature, fondée sur l’accord entre production économique et pratique écologique, et bannissant, autant qu’il est possible, l’usage des produits chimiques hérités de M. Von Liebig et vantés par des multinationales plus intéressées à leurs profits qu’à ceux de la biodiversité.

Le régime chinois de Xi Jinping a inscrit la « révolution écologique » au programme de ces prochaines décennies, conscient des enjeux environnementaux de demain qu’il ne sépare pas des enjeux économiques : la France, avec sa richesse écologique certaine et ses particularités propres, ne devrait-elle pas aussi envisager cette révolution-là qui lui serait beaucoup plus profitable que celle qu’elle a subie à la fin du XVIIIe siècle et qui, à bien y regarder, fut alors si peu favorable aux paysages forestiers et aux espèces animales sauvages ? Le Breton Michel Duval, dans les dernières pages de son ouvrage « Forêts bretonnes en Révolution », soulignait que « la correction immédiate des nouveaux déséquilibres internes provoqués par le contrecoup de l’instauration d’un nouvel « ordre économique mondial », est inséparable désormais du retour aux valeurs qui ont assuré longtemps à notre pays son harmonie, son originalité, sa richesse et sa diversité ». Si nous pouvons aller plus loin encore dans la critique de ce qui fonde ce nouvel ordre mondial et libéral, et remettre en cause le principe même d’une société de consommation et de croissance illimitée, nous faisons nôtre l’appel de Michel Duval à ce nécessaire « retour du Roi », pour que vive la vie, dans nos campagnes, nos forêts et nos villes, et que nous puissions revoir voler les papillons et entendre chanter les oiseaux, éternels compagnons de saint François d’Assise et de nos souvenirs heureux…

Jean-Philippe Chauvin

D’où peut venir le « nouveau Mai » ? :

Cinquante ans après, la grève du 22 mars sera-t-elle à l’origine d’un grand « soulèvement de la vie » tel que l’évoquait Maurice Clavel à propos de Mai 68 ? Si le choix de la date par les syndicats peut ne pas être entièrement le fruit du hasard et renvoyer au souvenir du comité du même nom qui « inaugura » ce fameux mois de Mai, il est peu probable (même si l’histoire n’est jamais complètement écrite avant de se réaliser) que ce mouvement de jeudi change la donne en France : à écouter « le peuple des comptoirs », je ne sens pas vraiment se lever la tempête. Les lycéens sont calmes et semblent, même, largement indifférents aux événements sociaux et politiques, malgré les tentatives renouvelées depuis fin janvier de mobiliser ces masses scolaires sans lesquelles il n’y a généralement pas de recul gouvernemental (exception faite de la grève de 1995), et les professeurs parlent d’autre chose, sans savoir, pour l’heure, comment considérer exactement les réformes annoncées, de celle de l’entrée en université, de l’organisation du cycle d’études lycéennes et de la nouvelle configuration du baccalauréat : cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas d’inquiétude ou de mécontentement, mais cela tient plus des conditions locales d’application possible de ce qui est annoncé que d’une contestation globale.

Bien sûr, les revendications des retraités sont sans doute légitimes, et il me semble que l’un des enjeux des décennies prochaines sera l’accueil de ceux-ci dans une société qui semble vouloir de plus en plus les négliger, et cela au-delà des questions financières ; bien sûr, la grogne de certaines catégories de fonctionnaires est compréhensible, tout comme l’est la volonté politique de réformer la Fonction publique ; bien sûr, les cheminots ont beaucoup à perdre, au moins statutairement, au regard de la libéralisation du rail exigée par les directives de l’Union européenne… Mais tout cela ne fait pas une révolution, ne serait-ce que parce que les intérêts des uns et des autres ne s’accordent pas facilement dans une situation de mondialisation et de libéralisation globale, et dans le cadre et contexte d’une société de consommation qui « tient » mieux les populations que les dictatures classiques ne sauraient le faire : Huxley avait déjà saisi, avant même que ce globalitarisme mondial ne soit définitivement en place, les possibilités de celui-ci et la « servitude volontaire » (pour plagier La Boëtie) qu’il suscite et entretient. Ainsi, la « convergence des luttes », ce jeudi 22 mars, ne peut être qu’extrêmement temporaire, et il est peu probable qu’elle débouche sur un mouvement plus général et plus visible ou actif.

Néanmoins, le gouvernement ferait bien de se méfier, car il est un sujet qui pourrait enflammer les lycées et universités et, ainsi, « prendre la rue » au risque d’affaiblir la capacité de l’État et de remettre en cause son autorité : c’est celui du service national universel que le président a annoncé et que défendait l’autre jour dans les médias l’ancienne socialiste Juliette Méadel avec la ferveur des nouveaux convertis au macronisme. Bien sûr, pour l’heure, les contours de ce service national universel sont flous : une partie obligatoire devrait s’accompagner d’une partie facultative, et une tranche d’âge (de 16 ou 18 ans à 25 ans) serait d’abord concernée ; ce service pourrait être civique plutôt que militaire, et durer un, trois ou six mois, mais rien n’est sûr… Or, c’est le caractère obligatoire de ce service qui inquiète une grande part de mes élèves qui y voit, à tort ou à raison, un obstacle au bon déroulement de leur parcours scolaire après le baccalauréat. Cette inquiétude pourrait vite devenir la source d’une véritable mobilisation des nouvelles générations contre les projets du gouvernement… S’il y a un risque de « printemps chaud », c’est bien là qu’il se trouve, ce qui explique la discrétion gouvernementale et présidentielle sur ce sujet, et il est fort possible que ce projet de service national universel ne soit pas présenté tout de suite pour éviter une explosion lycéenne et étudiante qui pourrait tout remettre en cause des réformes en cours d’adoption et d’application.

Etre attentif à ce sujet si peu évoqué aujourd’hui n’est évidemment pas suffisant, et il convient, dès maintenant, de réfléchir sur les projets qui peuvent permettre aux jeunes générations de s’intégrer complètement à une société et de s’y épanouir, dans l’espérance de cet avenir que tout Français conscient et soucieux de la nécessaire pérennité de la nation plurielle française souhaite à son pays, à notre pays…

Jean-Philippe Chauvin

Adieu Patrick de Villenoisy :

Patrick de Villenoisy s’en est allé, après un malheureux accident, lui qui me demandait encore récemment la date du prochain Banquet. Ce sera bien triste de ne pas l’y voir, alors que pendant des années il nous accompagnait dans ces moments conviviaux. Il avait ce côté « vieille France » qui venait du fond des âges, dans la distinction, l’éducation et l’extrême courtoisie, rappelant la classe de l’aristocratie Française. Nous nous étions connu au sein de l’Alliance royale et depuis, il se tenait toujours au courant de nos rassemblements et banquets, dont vous pouvez entendre, dans nos archives, quelques prises de paroles. Il aimait être présent, discrètement souvent, nous encourageant dans notre travail comme nous félicitant toujours pour notre dévouement à la cause du Roi. Nous souhaitons Paix à son âme et que Dieu le garde en son Royaume. Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille.

Adieu cher ami, notre jour viendra !

Frédéric Winkler

Quelques discours de Patrick de Villenoisy lors de ses passages à nos Banquets Camelots :

https://soundcloud.com/user5994089/les-valeurs-de-la-france-chretienne

https://soundcloud.com/user5994089/toujours-combattre-le-syst-me

 

La démocratie illégitime ? :

D’après le philosophe Alexandre Kojève (1902-1968), l’idée d’une autorité de la majorité est tout simplement contradictoire :

« En effet, vu que l’on ne peut pas exercer d’Autorité sur soi-même, il n’y a aucun sens [à] parler d’une Autorité de la Majorité sur elle-même (c’est-à-dire sur ses membres, puisque, par définition, la Majorité est une quantité, c’est-à-dire une somme de ses membres).

Quant à la Minorité, son existence même prouve qu’elle ne reconnaît pas l’Autorité de la Majorité puisque former une minorité signifie précisément s’opposer à la majorité, donc « réagir » (d’une façon ou d’une autre) contre ses actes. Or, là où la Majorité se réclame d’une soi-disant « Autorité » sui generis, due au seul surnombre, elle se réclame en fait de la pure et simple *force*. (Un régime purement et uniquement majoritaire est un régime fondé sur la seule force. On peut donc opposer le régime « majoritaire » au régime « autoritaire », ce dernier s’appuyant sur l’Autorité, le premier sur la force.) »¹

Nous devons en conclure qu’un régime démocratique qui prétend tenir sa légitimité de la seule existence d’une majorité, est en réalité un régime qui repose uniquement sur la force brute du plus grand nombre.

Un tel régime n’est pas plus légitime (ni moins légitime d’ailleurs ?) que tout autre type de régime ; par exemple, qu’un régime dont la légitimité serait déterminée par tirage au sort (en réalité, c’est strictement parlant la même chose).

La majorité n’est pas un principe de légitimité mais l’expression codifiée de rapports de force. Nous devons nous libérer de cette idolâtrie du nombre et nous devons rappeler, sans cesse, aux thuriféraires de la « volonté de la majorité » qu’ils sont, en réalité, les partisans d’un régime fondé sur l’affrontement permanent de forces antagoniques irréconciliables. Un tel système de gouvernement n’est que la légitimation du « droit » du plus fort ; un « droit » où le vainqueur a toujours raison et le vaincu toujours tort. Les démocrates ne seraient-ils, au fond, que les défenseurs du principe de la sélection naturelle par la lutte pour la vie ? La démocratie ne serait-elle, finalement, qu’un sous-produit de la « concurrence vitale » ?

1. Alexandre, Kojève, *La Notion de l’autorité* (1942), Gallimard,2004 (http://www.amazon.fr/Notion-dautorit%e9-Alexandre-Koj%e8ve/dp/2070770443/ref=sr_11_1/171-4161115-5241849?ie=UTF8) p.102.

Les chevaliers de la Foi :

L’ordre des Chevaliers de la Foi est une société secrète qui a été fondée en 1810 pour défendre le catholicisme et la monarchie légitime. Durant la période du Premier Empire, il avait pour objectif le rétablissement de la monarchie française. Puis durant la Restauration, les Chevaliers se sont organisés dans la tendance parlementaire des ultra-royalistes, avant de se disperser d’eux-mêmes en 1826.

La société des chevaliers de la foi ont pour modèle organisationnel la franc-maçonnerie. Ils utilisent eux aussi des mots d’ordres et des signes de reconnaissance. Les simples chevaliers ont tous un anneau béni, à l’intérieur duquel était gravé le mot caritas, les chevaliers hospitaliers avaient un chapelet avec une croix d’ébène et les chevaliers de la foi en avaient un avec une croix d’argent. Ils pratiquaient donc aussi les cérémonies initiatiques. À genoux devant un crucifix, entourés de luminaires, les chevaliers jurent sur les évangiles le secret, l’obéissance, et la fidélité à Dieu, à l’honneur, au Roi, et à la Patrie. Ils recevaient finalement un coup d’épée sur l’épaule et une accolade des autres chevaliers, pour enfin être de vrais chevaliers…

Architecture et urbanisme :

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« Dans notre siècle, il faut être médiocre c’est la seule chance qu’on ait de ne point gêner autrui » Léo Ferré (préface Poètes vos papiers)

Qui ne peut s’affliger du désordre de l’aménagement de notre pauvre pays. Qui ne peut pleurer à la vue des destructions ou de l’abandon du magnifique patrimoine immobilier que nous ont légués nos pères et les générations passées… Qui ne peut déplorer la vue d’immondes constructions dont l’utilité semble prévaloir sur la beauté, et comme pour le reste, ce n’est que désillusion et monstruosité, dans une époque vouée à la déchéance d’une fin de civilisation.


L’architecture contemporaine est le produit du système capitaliste financier. Cette architecture détruit nos paysages citadins, fruit multiséculaires du travail des hommes. A la différence de l’art moderne, cantonné dans des salles d’exposition ou des musées, pour un public « jetset », snobinard, heureusement en dehors du regard des admirateurs de la beauté et de la poésie, l’architecture contemporaine pollue notre environnement, comme une punition. Alexis Carrel disait : « Les êtres humains n’ont pas grandi en même temps que les institutions issues de leur cerveau. Ce sont surtout la faiblesse intellectuelle et morale des chefs et leur ignorance qui mettent en danger notre civilisation » ( L’Homme, cet inconnu).

(suite…)