Kadou

Le monde traditionnel face au monde moderne :

« Il y a eu l’âge antique, (et biblique). Il y a eu l’âge chrétien. Il y a l’âge moderne. Une ferme en Beauce, encore après la guerre, était infiniment plus près d’une ferme gallo-romaine, ou plutôt de la même ferme gallo-romaine, pour les mœurs, pour le statut, pour le sérieux, pour la gravité, pour la structure même et l’institution, pour la dignité, (et même, au fond, d’une ferme de Xénophon), qu’aujourd’hui elle ne se ressemble à elle-même. Nous essaierons de le dire. Nous avons connu un temps où quand une bonne femme disait un mot, c’était sa race même, son être, son peuple qui parlait. Qui sortait. Et quand un ouvrier allumait sa cigarette, ce qu’il allait vous dire, ce n’était pas ce que le journaliste a dit dans le journal de ce matin. Les libres-penseurs de ce temps-là étaient plus chrétiens que nos dévots d’aujourd’hui. Une paroisse ordinaire de ce temps-là était infiniment plus près d’une paroisse du quinzième siècle, ou du quatrième siècle, mettons du cinquième ou du huitième, que d’une paroisse actuelle.

(…)  Il y a des innocences qui ne se recouvrent pas. II y a des ignorances qui tombent absolument. Il y a des irréversibles dans la vie des peuples comme dans la vie des hommes. Rome n’est jamais redevenue des cabanes de paille. Non seulement, dans l’ensemble, tout est irréversible. Mais il y a des âges, des irréversibles propres.

(suite…)

Le processus génocidaire de la révolution :

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Voici quelques extraits de l’intervention de l’historien Reynald Sécher, sur Radio courtoisie, lors de l’émission du 4 juillet 2017 ayant pour thème les Guerres de Vendée.

Présents également lors de cette émission :
Olivier Tournafond, assisté de Caroline, recevait Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, Frédéric Winkler, président du Groupe d’Action Royaliste ; et Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire-géographie.

Le Ditié de Jehanne d’Arc :

1

Je, Christine, qui ay plouré

Unze ans en abbaye close

Où j’ay toujours puis demeuré

Que Charles (c’est estrange chose !),

Le filz du roy, se dire l’ose,

S’en fouy de Paris, de tire,

Par la traïson là enclose

Ore à prime me prens à rire.

2

À rire bonement de joie

Me prens pour le temps, por vernage

Qui se départ, où je souloie

Me tenir tristement en cage ;

Mais or changeray mon langage

De pleur en chant, quant recouvré

Ay bon temps. . . . . . . . . . .

Bien me part avoir enduré.

3

L’an mil quatre cens vingt et neuf,

Reprint à luire li soleil

Il ramene le bon temps neuf

Que on [n’] avoit veu du droit œil

Puis longtemps ; dont plusieurs en deuil

Orent vesqui. J’en suis de ceulx ;

Mais plus de rien je ne me deuil,

Quant ores voy [ce] que je veulx.

(suite…)

Une brève histoire des royalistes d’Action Française en Mai 68.

Lorsque Mai 68 éclate, les monarchistes d’AF ont, depuis quelques années, retrouvé quelques couleurs au Quartier latin et ailleurs, même si la défaite de « l’Algérie française » dans laquelle le mouvement maurrassien s’est énormément investi n’a pas encore été totalement digérée. Les étudiants d’AF disposent d’un mensuel, AF-Université (appelé plus communément AFU), qui répercute leurs campagnes tandis qu’ Aspects de la France, l’hebdomadaire d’Action Française, ronronne un peu, malgré les analyses originales et novatrices de Pierre Debray et l’arrivée de nouvelles et jeunes plumes, comme celle de Gérard Leclerc.

A Nanterre, Patrice Sicard, militant bien connu du mouvement monarchiste, suit la montée en puissance de l’agitation et d’un certain Cohn-Bendit qui, d’ailleurs, s’en prend nommément à lui en l’accusant (à tort) d’être complice des bombardements américains au Nord-Vietnam et d’être le responsable des étudiants d’AF…

Lorsque le Quartier latin s’embrase, les royalistes ne restent pas inactifs, même si leurs marges de manœuvre sont plutôt étroites, coincés entre le pouvoir gaulliste et les contestataires, anarchistes ou gauchistes de toutes tendances… A partir du 13 mai, ils organisent des manifestations quotidiennes « contre la subversion » sur les Champs Elysées et dans le quartier de l’Opéra, et ce jusqu’au 20 mai. Durant ces manifestations, préparées dans les locaux d’Aspects de la France (rue Croix-des-petits-champs, à Paris 1er), les jeunes monarchistes, s’ils brandissent des calicots surtout anticommunistes, développent des arguments un peu différents de ceux de leurs aînés, arguments plus « avancés » et très critiques à l’égard de la Société de consommation, déjà dénoncée par leur « maître spirituel » Pierre Debray. Les affrontements avec le groupe d’extrême-droite et européiste « Occident », qui se joint au bout de quelques jours aux manifestations « contre-révolutionnaires » menées par l’AF, sont parfois violents et montrent clairement la dichotomie entre les stratégies et les idées des deux mouvements, même si quelques ententes fort temporaires peuvent se faire dans quelques facultés. Mais les deux mégaphones de ces manifestations parisiennes restent la propriété de l’AF, tenus solidement par Yvan Aumont et un autre jeune militant, parfois Gérard Leclerc qui harangue ses camarades sur le pavé parisien en vantant le « socialisme de Maurras », socialisme pris dans son sens véritable et non pas idéologique. Contre Marx, Maurras !

Après cette semaine de manifestations, passées malheureusement inaperçues au regard des événements du Quartier latin, les jeunes royalistes retournent dans leurs facultés et lycées, et présentent les idées monarchistes et maurrassiennes à leurs camarades de classe ou d’amphi, malgré les pressions et les provocations gauchistes ou maoïstes. Ainsi, au lycée Berlioz où c’est Patrice Bertin (futur directeur de l’information à « France inter »…) qui organise la « riposte d’AF » en plaçant 5 militants royalistes dans un comité de grève qui compte 11 membres ; ainsi, à la fac de Droit d’Assas où Patrice Sicard tient avec ses amis un stand qui, comme à Sciences-Po, présente un grand portrait de Maurras face à ceux de Lénine et Mao, ce qui fait enrager les gaullistes comme le rapporte un de ceux-ci dans un livre publié ce printemps 2018 ; ainsi, à la Sorbonne, où Pierre Debray présente lui aussi dans un amphi surchauffé les analyses d’AF ; etc.

Dans le même temps, la presse monarchiste d’AF poursuit sa parution, dans des conditions parfois épiques, et multiplie sa diffusion qui atteint en quelques jours des dizaines de milliers d’exemplaires, assurant une nouvelle visibilité près de publics nouveaux, mais qui laissent là encore, au regard des violences et des tendances et idées dominantes, peu de traces dans la mémoire collective, comme le prouvent les multiples publications récentes, articles ou livres, consacrées à Mai 68 et à ses acteurs.

Néanmoins et malgré le fait que les royalistes ne soient pas à l’origine des événements, lorsque le mois de Mai s’achèvera, l’AF aura su tirer parti et profit de son expérience et de sa présence en des terrains difficiles, et son université d’été, le Camp Maxime Real del Sarte, annoncera environ 180 participants en juillet 1968, un record jamais égalé depuis. Ce « printemps royaliste », qui fleurit à l’ombre de Mai 68, n’aura pourtant qu’une brève floraison, avant un hiver long qui n’est pas encore totalement passé…

Jean-Philippe Chauvin

 

Le soleil de Sainte Foy :

le 28 avril 1760, le « Soleil » de Sainte Foy, dernière grande victoire avant le Traité de Paris…
« Le meilleur espion de Murray est un commerçant en vue de Québec, Barthélémy Martin, qui se rend à Montréal en décembre 1759. Il entre alors en communication avec François Bigot, l’intendant de la Nouvelle-France, et informe cet administrateur principal de la colonie qu’il est en mesure de se procurer des produits de « marchands anglais » de Québec. Plus tard cet hiver-là, quand les Français ont besoin d’articles introuvables à Montréal et qu’ils cherchent à les faire venir discrètement de Québec, Bigot fait appel à Martin. L’agent de Murray participe aux préparatifs logistiques de l’offensive alliée, puisqu’il transige personnellement avec Bigot, Lévis et Vaudreuil. Il peut donc fournir à Murray une série de rapports détaillés sur les intentions et les mouvements des alliés. Bien entendu, Lévis espérait prendre les Britanniques par surprise, mais, grâce à Martin, Murray sait dès le 24 avril que son armée va atteindre Québec quelques jours après; il prend donc les mesures qui s’imposent. La dernière armée alliée à prendre l’offensive arrive sans incident sur les plaines d’Abraham le 28 avril 1760. Elle y trouve la force britannique de 3647 réguliers de James Murray, alignée en bon ordre sur la crête qu’occupait Montcalm à la bataille de septembre 1759. Comme Montcalm, Murray occupe une excellente position défensive et, comme Montcalm, il ne profite pas de cet avantage » (Les Iroquois et la Guerre de Sept Ans D.Peter Mac Leod). Murray disposait de 129 artilleurs et 22 canons. Son intention étant de terrasser les miliciens canadiens par un feu puissant.

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Libertés N°35 – L’illusion démocratique :

Certains se diront mais qu’importe et que puis-je faire en ces temps de confusion où l’ordinaire se couche et subit dans un silence approchant la pire des soumissions dans un esclavage librement consenti. Laissons-faire souffle à nos oreilles des médias aux ordres d’un prêt à penser et dépensons notre énergie dans les stades olympiques où là seulement reste encore un peu de jus patriotique. Ce jus galvaudé où des milliers de gens viennent applaudir des produits de pub friqués nageant dans les alcôves médiatiques où baignent tant de superficialité politiques. Ces temps de confusion d’un monde du spectacle permanent, cette fin d’un monde qui, pourtant fut celui de la pensée et de l’élévation ne doit pas nous faire fléchir ! C’est en conscience que nous avons décidé, il y a aujourd’hui presque 10 ans, de reprendre le flambeau de la tradition des pères. Ce flambeau est une permanence intemporel, il est réel et vivant, il traverse l’histoire.

Il est un sang qui irrigue nos veines, tel un feu. Aucun doute ne doit traverser notre esprit car si tel était le cas se serait une emprise matériel telle une maladie qui contaminerait notre être dans son entier. Qu’importe les autres, qu’importe les attirance superficielles et momentanées dont nos frères sont abreuvés et tributaires, nous avançons avec les siècles. Nous sommes cette fidélité, qui chaque jour nourri de la sève des Du Guesclin, Jeanne et Baudouin, comme tant d’autres, nous interdit tout doute et fléchissement mais pas seulement. C’est aussi une question de survie pour nos proches comme pour ceux à naître demain, que nous avançons dans nos certitudes conquérantes. Fier d’un passé, d’une terre qui a vu naître la chevalerie et dont la langue fut et reste celle de la magnificence, nous savons où reste l’essentiel. Alors que jamais, en cette nouvelle année, le doute nous atteigne car si tel était le cas, nous aurions alors failli, c’est un peu comme si, à Montgisard nous avions laissé nos frères pieux, notre Roi lépreux et ses leudes chevaliers devant le danger de la défaite. Oui mes amis, seule la détermination donnera la victoire. Seule la connaissance, les lectures, comme notre implication de chaque jour, rassemblera autour de nous, les indécis. Le temps qui passe voit finir la superficialité marchande de la ripoublique antisociale, qui sème sur notre chemin les derniers esprits libres qui seront les bâtisseurs de demain.

Notre jour viendra !

Frédéric Winkler

Banquet Camelots le dimanche 17 juin 2018 :

Outre le fait que l’occasion soit un repas, l’événement dépasse la simple table des gourmets, car au sein du Groupe d’Action royaliste ce rendez-vous est une sorte d’agora pour nous retrouver, n’ayant pas de locaux et n’en désirant pas. Cet événement permet d’entendre des orateurs et partager quelques idées dans une bonne ambiance de rires et de chants. Nous y apprenons à nous connaître, organiser actions diverses et groupes d’études comme à préparer objectifs et stratégies. une table de presse permet d’acquérir livres et revues, objets divers et outils pour répandre nos idées. Les nouveaux venus sont accueillis et intègrent parfois nos rangs et rares sont ceux qui ne reviennent pas…

INSCRIVEZ-VOUS : contact@actionroyaliste.com

 

Quinton et le pouvoir de l’eau de mer :

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En septembre 1991, éclata en France le scandale du sang contaminé. Ce désastre sanitaire avait coûté la vie à des centaines de personnes en 1984 et 1985. De très nombreuses personnes transfusées et de nombreux hémophiles avaient été infectés par le virus du sida, suite à la négligence des responsables en matière de sécurité sanitaire. Le 20 décembre 1992, le Parlement décida la mise en accusation du Premier ministre Laurent Fabius, du secrétaire d’Etat à la Santé Edmond Hervé et de la ministre des Affaires sociales et de la solidarité Georgina Dufoix, alors en poste en 1984 et 1985. Cette dernière avait eu cette formule devenue célèbre : « Je me sens profondément responsable ; pour autant, je ne me sens pas coupable… » Voilà qui résume bien la mentalité de nos dirigeants politiques depuis bien trop longtemps déjà…

Au-delà des négligences des protagonistes et de la traditionnelle incompétence des ministres de la république, ce scandale était-il inévitable dans le cadre des transfusions sanguines ? Certes, s’il n’y avait pas eu toutes ces négligences cela n’aurait pas eu lieu nous dira-t-on. Mais la question que nous posons est bien plus précise. Ce que nous demandons c’est : n’existe-t-il pas autre chose comme méthode que la transfusion de plasma sanguin ?

La réponse se trouve sur près de 72 % de la surface de notre planète :

(suite…)

Le drame des abeilles :

Sven Niel installé à Tréogat (29) lance un cri d’alarme. Comme de nombreux apiculteurs en pays Bigouden, ces ruches sont décimés par une mortalité hors norme. « Sur 22 ruches, il m’en reste une », témoigne t-il. « En 30 ans, 80 % des insectes ont disparu en Europe, les abeilles ne sont pas épargnés ». Si plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de ce « syndrome d’effondrement des colonies », Dans le collectif pointe plus particulièrement l’utilisation des pesticides. Leur enquête auprès de 21 apiculteurs (196 ruches) de la région fait apparaitre un taux de mortalité moyen de 65 %. « Du jamais vu » selon eux.

Face au blocage des universités :

Le blocage matinal de l’université de Nanterre est-il vraiment une surprise, au regard de la volonté commémoratrice (encore plus que contestatrice) de quelques groupes activistes qui veulent « refaire Mai 68 » sans vraiment connaître autre chose que l’image d’Epinal que les médias en donnent depuis des années, y compris dans les manuels scolaires ? En tout cas, pour les étudiants condamnés à voir leurs partiels reportés à une date ultérieure et, pour l’heure, inconnue, c’est une bien mauvaise et douloureuse surprise, et ce n’est pas l’absurde revendication des bloqueurs d’une note de 20 « pour tous » qui pourra les rassurer, bien au contraire. D’autant plus que la même scène suivie de la même doléance risque fort de se répéter sur nombre de campus atteints par le même prurit nostalgique, et que les présidents d’université, soucieux d’éviter les affrontements (cela peut être louable, après tout, mais aussi dangereux à plus ou moins long terme), risquent de laisser pourrir la situation ou de céder à une part des revendications, particulièrement celles sur lesquelles ils ont compétence (dont la tenue ou la sanction des examens)…

Bien sûr, les blocages et les risques de blocages ne concernent que moins d’une dizaine de centres universitaires (sur soixante-dix environ en France) et une douzaine de départements d’études, ce qui affectent directement quelques dizaines de milliers d’étudiants sur environ 2,5 millions qui suivent des études supérieures (environ 1,5 millions en université), et aucune classe préparatoire n’est concernée ni « solidaire » des mouvements contestataires estudiantins. Mais cela serait une erreur de négliger le rôle politique des « minorités actives » (ce que Maurras appelait « les minorités énergiques », formule appropriée en l’occurrence pour saisir leur place centrale dans la contestation et, surtout, sa visibilité), et leur capacité à « attirer la lumière », principalement des médias qui jouent un rôle d’amplificateur par l’effet-loupe qu’ils assurent aux plus bruyants et à leurs actions. Sans oublier non plus le rôle des réseaux sociaux qui permettent une nouvelle mobilité des troupes et des idées contestataires... En cela, les groupes d’agit-prop (agitation et propagande) de l’extrême-gauche sont plutôt habiles et opportunistes s’ils ne sont pourtant pas très nombreux, en définitive, et ils savent aussi se nourrir d’un esprit du temps qui, lui, est bien l’héritage de Mai 68, et que Jean-Pierre Le Goff qualifie de « gauchisme culturel » dont l’écriture inclusive et l’intolérance « politiquement correcte » sont les aspects les plus irritants pour qui pense et écrit en ce pays.

Néanmoins, puisque l’on parle du sujet de l’accès à l’enseignement supérieur et des critiques sur les projets gouvernementaux sur l’éducation, cela peut être l’occasion de repenser la question de la place et du rôle de l’Université dans la société française de 2018, et de proposer, en bonne application de l’empirisme organisateur, des pistes de travail pour résoudre les problèmes posés par la mondialisation et les évolutions de notre société et de ses équilibres internes : la sélection-orientation ; l’autonomie véritable des universités et leur régionalisation-communalisation ; l’intégration de l’étudiant dans la Cité ; les missions intellectuelles, économiques et sociales de l’Université ; la séparation de l’Université et de l’État ; etc. « Sans la curiosité, aucun savoir n’existerait », affirmait Maurras, et nous y rajouterons l’imagination comme possible moteur de la réflexion, en évitant de tomber dans l’utopie qui mène souvent au pire…

Pour l’heure, et pour nombre d’étudiants affectés par le blocage de leurs examens, c’est l’inquiétude qui domine, mêlée à une colère qui pourrait bien déborder sous formes de claques et de coups de poing dont la légalité ne serait pas forcément avérée au contraire d’une certaine légitimité… Il y a un risque, si l’État républicain ne veut pas prendre ses responsabilités et assumer son rôle d’État (mais, « Tant vaut l’État, tant vaut sa raison », pourrait-on dire, et ce n’est pas forcément un compliment pour la République…), que les étudiants non-grévistes les prennent, et je serai bien en peine de les en blâmer. De plus, et pour répondre aux bloqueurs qui se croient des révolutionnaires (parfois de bonne foi, au demeurant, même s’il m’arrive de douter de l’honnêteté de leurs dirigeants du moment, déjà occupés à se loger dans quelque mouvement électoraliste, comme La France Insoumise ou Génération-s), il faut leur rappeler que l’insurrection la plus efficace contre le Système qu’ils prétendent combattre, c’est celle de l’intelligence : en cela, la lecture de Bernanos ou de Clavel est particulièrement utile, mais celle de « L’avenir de l’intelligence » de Maurras pourrait leur donner aussi de véritables débouchés de réflexion politiques « au-delà » de la simple contestation d’un mode d’entrée à l’université…  En d’autres temps, c’est le royaliste Gérard Leclerc qui le rappelait, à la suite de Pierre Debray, et y incitait : le conseil me semble encore valable, quelle que soit l’opinion que l’on puisse avoir sur Charles Maurras lui-même.

Jean-Philippe Chauvin