Kadou

Comprendre le Nouvel Ordre Mondial

« Nouvel Ordre Mondial » (N.O.M) ou « New World Order » (N.W.O) : une expression que certains connaissent bien, et que d’autres entendent pour la première fois. La plupart des gens seraient bien en peine de dire précisément à quoi elle fait référence. C’est là le premier problème lorsque l’on traite de ce sujet épineux. Le Nouvel Ordre Mondial désigne plusieurs choses à la fois, et peut être compri de différentes manières. L’un des objectifs de ce site est de regrouper l’ensemble de ces définitions et de les clarifier. Mais avant d’aller plus loin et de définir le plus précisément possible ce projet et ses multiples caractéristiques, voici ce qui peut en être dit de façon succincte.

A quoi devrait ressembler le Nouvel Ordre Mondial ?

NOMLe Nouvel Ordre mondial se caractérise avant tout par l’idée d’unicité. Tous les éléments qui le constitueront devront être uniques et s’imposer à l’échelle mondiale donc à l’ensemble de l’humanité. Le projet du Nouvel Ordre Mondial est celui d’un monde au sein duquel tous les être humains – indépendamment de leurs nationalités, cultures langues, religions, etc. – partageront des valeurs, un quotidien et une réalité en tous points identiques. En bref, il s’agit d’un projet de standardisation des valeurs et modes de vies à l’échelle mondiale, le tout sous l’égide d’un pouvoir centralisé, présenté comme le meilleur garant de la paix et de la sécurité sur Terre. Concrètement, si demain ce nouvel ordre s’imposait à l’ensemble de la planète, qu’est-ce que cela donnerait?

Gouvernement mondial

Les Etats-nations disparaîtraient pour se fondre dans de grands blocs continentaux qui eux-mêmes seraient soumis au pouvoir centralisé d’un gouvernement mondial. Calqués sur le modèle de l’Union européenne, ces blocs (nord-américain, asiatique, moyen-oriental, sud-américain, etc.) disposeraient de leurs propres institutions politiques, et dicteraient leurs décisions à l’ensemble des populations vivant en leur sein. Ce gouvernement mondial, présenté comme le résultat d’une « hyper-démocratie » serait en fait sous le contrôle d’une oligarchie financière internationalisée.

Oligarchie

Les véritables décideurs ne seraient pas des hommes ou des femmes politiques au sens classique du terme. La direction du gouvernement mondial reviendrait à une super-élite mondialisée. Cette oligarchie -principalement composée de dynasties de financiers, banquiers ou industriels- se retrouverait seule au sommet de la pyramide sociale. Les hommes politiques et autres figures publiques (intellectuels, journalistes de renom, etc.) ne seraient plus que les porte-paroles d’une caste élitiste ne souhaitant pas apparaître sur le devant de la scène. Ainsi, le véritable pouvoir serait centralisé dans les mains des quelques rares personnes qui en auraient les moyens (ploutocratie). Pour les tenants du Nouvel Ordre Mondial, le véritable pouvoir devrait reposer sur la puissance financière et industrielle et serait avant tout économique.

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La glorieuse révolution vue par un Britannique

Monsieur Lewis Russel est un ancien éditorialiste du Daily Mail et du Daily Telegraph. Il a publié dans le Wall Street Journal Europe, à l’occasion de la fête nationale, ses réflexions sur la révolution.

En voici quelques bons extraits.

fraternitéLes français ont célébré dimanche (2002) le 213ème anniversaire de ce fameux jour de 1789 où le peuple de Paris s’est emparé de la Bastille. La prise de la prison royale symbolise le début de la révolution française. Elle est aujourd’hui considérée comme « une bonne chose ». La tyrannie féodale fut renversée et ce fut le début de la démocratie moderne. Pourtant, ce n’est pas ce que disent les faits. La révolution et les guerres napoléoniennes qui suivirent ont affaibli la France à un point tel que le pays n’a jamais retrouvé la prédominance qui fut la sienne en Europe sous la royauté. (…)

Il peut sembler étrange de dire que la France s’est engagée sur la voie du déclin alors même qu’elle se trouvait à la veille de ses plus grands succès militaires. Certes, Napoléon Bonaparte remporta de nombreuses victoires, mais il finit par perdre la guerre et le prix payé par le pays fut exorbitant. Dans la période qui comprend la révolution, la guerre civile et l’Empire, deux millions de français furent tués, en majorité des hommes jeunes. Presque autant qu’au cours des guerres mondiales, mais, à l’époque, la population était bien moins nombreuse.

L’adoption de la loi sur l’égalité successorale, consolidée dans le Code Napoléon, eut un effet encore plus désastreux : les paysans eurent moins d’enfants, pour éviter d’avoir à partager leurs terres. La France, qui avait été la nation la plus peuplée d’Europe, hormis la Russie, perdit la course démographique qui accompagna la révolution industrielle. A la fin du siècle, elle se retrouva loin derrière l’Allemagne, de taille équivalente. Les pertes de la France se mesurent également en termes de territoire. L’Empire français, florissant à une époque, perdit la Louisiane, qui était la dernière possession du pays en Amérique du Nord et représente aujourd’hui un gros morceau du Midwest américain.

Sans culotte 9Napoléon la vendit au président Thomas Jefferson (en 1803). Pendant ce temps, la Grande Bretagne, l’ennemie jurée de la France, se relevait de la perte de ses colonies américaines en 1776 et posait les fondations d’un empire voué à devenir le plus grand de l’histoire du monde. Les dégâts économiques que connut la France pendant la révolution et la période qui suivit furent irréparables. On pourrait croire que l’acquisition de terres par les paysans était une bonne chose, mais, comme ils n’avaient ni les outils ni le capital pour se développer, l’agriculture française n’évolua pas. Pendant ce temps, les propriétaires terriens britanniques menaient à bien une révolution agricole qui apporta les capitaux nécessaires à la croissance dans le reste de l’économie.
La France rata aussi le coche de la révolution industrielle. Certains historiens pensent qu’avant 1789 l’industrie française se développait plus vite que celle de la Grande-Bretagne. Le prix de la fièvre révolutionnaire, de l’effondrement de la monnaie et de la guerre fut si élevé qu’il fallut vingt ans aux manufactures pour retrouver leurs taux de production de 1789. L’industrie britannique, elle, connut une croissance de 23% entre 1800 et 1810 et de 39% entre 1810 et 1820. Il est notoire que Napoléon méprisait l’Angleterre, qu’il considérait comme une nation de commerçants. Le mépris pour les activités commerciales des meneurs révolutionnaires qui le précédèrent fut encore plus virulent.
Ceux-ci envoyèrent d’ailleurs à la guillotine bien plus de négociants que d’aristocrates (…) Le blocus (de plusieurs ports européens, dont celui de Cadix, qui entraîna la bataille de Trafalgar) mené par l’amiral Nelson ruina les ports français et fit sombrer le commerce du pays, qui dut attendre 1825 pour retrouver son niveau de 1789. Les pertes de la France firent le profit de la Grande-Bretagne.

En 1815, 90% des navires marchands de la planète battaient le pavillon rouge britannique, et la Grande-Bretagne avait établi des bases navales partout dans le monde. Le même constat s’applique à l’intérieur du pays. En 1789, la France possédait le meilleur réseau routier du monde. En 1815, le nouveau roi, Louis XVIII, pleura en voyant l’état dans lequel se trouvaient les routes de son royaume. Pendant ce temps, la Grande-Bretagne avait créé un magnifique réseau de routes à péage et un système de transport en diligence.

Certes, beaucoup continueront malgré tout à défendre la thèse que la révolution française a indiqué le chemin de la liberté aux peuples du monde entier et leur a montré comment briser les chaînes de la superstition et de l’oppression féodale. Or il s’agit là d’une interprétation erronée de l’Histoire. Les figures de proue de la révolution étaient aussi hostiles à la liberté d’opinion que les talibans. Lavoisiers, le brillant chimiste qui avait découvert la composition de l’air et le rôle de l’oxygène, fut condamné à mort par un tribunal révolutionnaire (en tant que fermier général sous la royauté). Lorsqu’il demanda un report de son exécution pour avoir le temps de terminer des expériences importantes, le président du tribunal refusa avec une sentence digne du mollah Omar : « La république n’a pas besoin de savants. » Dans le domaine politique, la principale création de la révolution fut un régime encore plus absolutiste que celui de Louis XIV : certes, les paysans furent libérés du poids des droits féodaux et des dîmes, et nombre d’entre eux devinrent propriétaires de leurs terres. Mais ils perdirent par la même occasion les droits de glaner dans les champs après la récolte.

Les paysans les plus riches et les spéculateurs en sortirent gagnants, et les plus pauvres encore plus pauvres qu’avant. Bien entendu, toutes les classes étaient égales devant l’appel aux armes et devant la guerre. Cette sujétion fut bien plus tyrannique que n’importe laquelle de celles qu’avait pu imposer cet Ancien Régime que l’on calomniait tant. De nombreuses autres nations l’adoptèrent, ce qui accéléra la marche vers la guerre totale. Pourtant, le legs le plus néfaste de la révolution française réside ailleurs. C’est l’idée que le recours à la violence est le meilleur moyen de résoudre les difficultés politiques et, dans ses pires implications, la doctrine selon laquelle une élite juste ou éclairée a le droit – pour le bien du peuple, bien entendu – d’imposer ses vues par la terreur. Un legs que nous regrettons tous encore aujourd’hui.

Lewis Russel

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La pensée révolutionnaire est-elle compatible au corporatisme ?

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Ou encore est-il possible d’incorporer à la république le système de corporation, ou alors le corporatisme va-t-il à l’encontre même des idéaux révolutionnaires et donc républicain ? Soulignons que nous parlons ici du corporatisme d’association et non du corporatisme mussolinien. Pour analyser les fondements idéologiques de la révolution il faut étudier tout d’abord les textes principaux tel que les droits de l’homme ainsi qu’un certain nombre de philosophes et enfin ceux qui se présentent comme des révolutionnaires ou de leur continuité philosophique.

La pensée révolutionnaire est l’expression vulgarisée de la philosophie des écrivains français du XVIIIe siècle : Montesquieu, Voltaire, Diderot, d’Alembert, Quesnay, J.J. Rousseau. Montesquieu écrivait : « … ce que j’appelle vertu dans la république est l’amour de la patrie, c’est à dire l’amour de l’égalité. Ce n’est pas une vertu morale ni une vertu chrétienne, c’est la vertu politique. » (Avertissement de l’esprit des lois, édition de 1758).
Cette notion d’égalité va à l’encontre du corporatisme qui se hiérarchise par rapport au mérite de ses membres. Ainsi dans les corporations de l’ancien régime il existait “ des grades ” : Apprentis, aspirants, compagnons maître, anciens… symbole de leurs différences dans l’apprentissage de leur travail.

« Cette doctrine considère l’inégalité des hommes comme un fait universel, imposé par le créateur (ou la nature), inégalité qui postule la hiérarchie des valeurs et des forces. Mais, reconnaissant l’égalité divine des âmes, leur commune origine et leur commune destinée, elle exige un respect absolu des droits moraux et matériels du travailleur, de sa famille, et s’efforce d’élever les âmes de tous vers les visions les plus hautes par la pratique constante de la charité mutuelle. ”

Ambroise Rendu

Voltaire quant à lui se veut le défenseur de la tolérance. En son nom il cherchera à ébranler le système des valeurs traditionnelles, relativiser le devoir. Or, le corporatisme est dans son essence même basée sur le devoir : le meilleur des compagnons à le devoir moral de transmettre ce qu’on lui a enseigné. Quesnay (1694-1774), Turgot (1727-1781) et leurs disciples pensent avoir découvert l’ordre économique naturel qu’il suffit de respecter pour résoudre tous les problèmes, mettre fin à l’ensemble des conflits. Ils forgent ainsi le libéralisme physiocratique (l’agriculture est la seule source de richesse) dans le dessein de détruire l’ordre économique traditionnel.

Rousseau peut être considéré comme le pédagogue révolutionnaire par excellence. L’influence de Rousseau a été déterminante, sa pensée a orienté la révolution vers la destruction systématique de l’ordre social traditionnellement fondée sur l’existence des corps intermédiaires.

URBVM
urbvm.com

La république c’est le règne de l’étranger

visutrahisonVoilà qui est fort inquiétant et je vous demande de diffuser partout autour de vous ce sondage terrible. Souvenez-vous, en 2004 Jean Raspail avait publié un article prophétique dans le Figaro qui s’intitulait « La Nation trahie par la République ». Nous y sommes arrivés hélas…!

En 1973 le même écrivain avait écrit « Le camp des saints », ouvrage qu’une de mes éminente collègue de Paris l’a qualifié « d’ouvrage le plus raciste qui ait jamais été écrit » (SIC). Mais dans certains milieux bourgeois, dire la vérité c’est forcément être raciste et extrémiste….

Depuis bien des années ma femme et moi nous expliquons, passant souvent pour des illuminés dans ces milieux « bourgeois », que notre pays allait être confronté à deux périls mortels: la dette publique crée par une oligarchie irresponsable et l’emballement de l’immigration, cette dernière étant également l’oeuvre de cette même oligarchie. Que n’avons nous pas entendus chez nos interlocuteurs depuis 10 ans ! Au mieux: … « c’est la vérité, mais il n’est pas de notre intérêt de la dire, vous allez vous attirer des ennuis »… et au pire …« vous êtes comme les Témoins de Jéhovah, vous passez votre temps à annoncer la fin du monde et elle ne vient jamais… ». Le problème c’est que la « fin du monde » ou plutôt la fin de notre monde commence justement à venir…

Ce n’est ni plus ni moins qu’une question d’années, de mois peut-être… Inutile de mettre la tête dans le sable. Partons des faits, c’est la seule manière de faire de la politique intelligemment. D’abord la République a ruiné l’Etat; elle pratique un gaspillage éhonté à tous les niveaux et compte bien continuer, M. Hollande ayant refusé catégoriquement toute idée d’économie. La charge fiscale et parafiscale va donc augmenter inexorablement pour atteindre des taux confiscatoires… Par ailleurs la disparition possible de l’euro risque de provoquer le retour à une monnaie fortement dévaluée. Les patrimoines privés des français seront donc laminés.

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Les principes sociaux de la monarchie

OLYMPUS DIGITAL CAMERADans un Etat politiquement juste, économiquement équilibré, ce que l’on nomme la question sociale ne se poserait pas en termes aussi pressants. Nous avons vu que la monarchie trouve sa raison d’être dans la nature fondamentalement sociale de l’homme et qu’elle a pour fonction de maintenir la masse des biens spirituels qui font que «chacun de nous en naissant trouve infiniment plus qu’il n’apporte ». Le premier service demandé au roi par le peuple est la distribution de la justice. Sans la Révolution, la question sociale en France ne serait que le problème de l’adaptation d’une tradition de justice à l’évolution continuelle des problèmes sociaux dans le temps.

Du reste il y eut des conflits sociaux même à la grande époque des corporations, au Moyen-âge. L’évolution de la société, les égoïsmes individuels entraînent des heurts qui reflètent surtout l’opposition inévitable entre les revendications de l’individu et les exigences de la société. Cet aspect Immuable de la condition humaine se retrouve partout où la force n’écrase pas toutes libertés. Bon ou mauvais, lent ou rapide, le changement est une loi de la nature humaine qui nous oblige à repenser à tout moment le problème de l’harmonie entre la liberté et l’ordre.

Le programme social de la Monarchie n’est pas affaire de démagogie ou d’opportunisme. Les principes fondamentaux en ont été formulés par le Comte de Chambord dès l865, à une époque où la droite et le centre républicains combattaient la formation des syndicats. Depuis, les princes, ainsi que les écrivains monarchistes, n’ont cessé d’y apporter les modifications imposées par l’évolution économique. Dans son essence toutefois, cette fameuse « Lettre sur les ouvriers » n’a rien perdu de sa valeur. Sa pertinence est toujours aussi grande. C’est que, contre le capitalisme et le marxisme à la fois, (mais on sait qu’ils sont les deux faces d’une même erreur), cette charte restaure le respect de l’homme. Pour le capitalisme, l’homme est un outil, pour le marxisme, la rencontre de plusieurs besoins. Pour la doctrine et la politique royale, l’homme est une personne. L’essentiel est là.

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La monarchie se préoccupa d’abord d’introduire plus de justice dans l’ordre féodal, sans toutefois pousser systématiquement à sa ruine. Elle ne créa pas mais favorisa le mouvement d’indépendance des communes puis celui des corporations où les valeurs spirituelles étaient essentielles avec l’ordre pour moyen. On ne peut reprocher aux derniers rois de n’avoir point réussi à adapter au nouvel état de choses les cadres périmés des anciennes corporations, ce qui était cependant souhaitable.

En 1673 Colbert rappelle dans une ordonnance : « Défense est faite aux maîtres de recevoir des aspirants aucun présent pour leur réception … défense de faire aucun festin à peine de nullité de la réception ».

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Les Royalistes contre les délocalisations

Délocalisations : l’hypocrisie des élus socialistes :

La décision du Syndicat des transports d’Ile-de-France de confier son contrat de plate-forme téléphonique à une société basée au Maroc a montré les contradictions, voire peut-être pire, de socialistes qui, désormais, cumulent tous les pouvoirs politiques, exécutif comme législatif, de l’Etat aux régions, et n’ont plus l’excuse d’un gouvernement de Droite qui pourrait les gêner…

C’est aussi la démonstration que cette Gauche-là a les mêmes fondements idéologiques sur le plan économique que la Droite libérale précédemment au pouvoir : ce qui leur importe, à l’une comme à l’autre, ce n’est pas exactement la qualité du service ou le maintien de services publics locaux ou nationaux, mais bien la rentabilité, voire la profitabilité dans le sens le plus capitaliste du terme. Après tout, ce n’est pas une opinion forcément condamnable mais c’est une idéologie néfaste, en particulier pour ceux qui travaillent mais aussi pour l’environnement, les uns et l’autre étant ainsi trop facilement sacrifiés à des intérêts financiers et à cet alibi fourre-tout de la lutte contre les déficits…

Bien sûr, ceux-ci existent et posent problème mais leur nécessaire réduction ne doit pas se faire au détriment des intérêts sociaux, nationaux et environnementaux. L’argument principal du président socialiste de la région d’Ile-de-France, M. Huchon, est celui du « strict respect du Code des marchés publics », consolidé par celui de « l’offre la mieux disante », c’est-à-dire la moins coûteuse : il est vrai que l’offre du prestataire basé au Maroc est alléchante puisque le coût du travail horaire y est moitié moins élevé qu’en France et que la flexibilité des horaires y est maximale, avec un minimum de droits syndicaux et sociaux…

Affiche contre delocalisations petit

« L’offre la mieux disante », selon l’expression employée par M. Jean-Paul Huchon, est donc celle qui, en définitive, est « la moins disante » sur le plan strictement social et évidemment sur le plan national et local ! Car, en définitive, cette décision menace 80 emplois en France, au moment même où le chômage explose littéralement et que certains annoncent 180.000 chômeurs de plus d’ici l’hiver prochain ! La réaction, justifiée, du ministre du Redressement productif, M. Montebourg, d’en appeler à reconsidérer cette décision, est fortement critiquée au sein même du Parti socialiste et paraît peu soutenue par le président François Hollande qui explique doctement qu’il n’est « pas favorable à une surenchère protectionniste » même s’il en appelle (cela ne mange pas de pain…) à l’attention des responsables publics sur la question de l’emploi en France…

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Ainsi, si je comprends bien l’actuel président, le fait de préférer sauvegarder des emplois en France plutôt que de contredire les règles d’un libre-échange rendues encore plus inégales par la mondialisation, serait la marque d’un « protectionnisme » visiblement considéré comme un « mal absolu » par ceux qui nous gouvernent… Alors qu’il aurait fallu rappeler la volonté du politique de ne pas laisser l’économique détruire l’équité sociale, M. Hollande, à rebours de ce que n’avait pas hésité à faire Outre-Atlantique Franklin Delano Roosevelt, préfère rester dans une logique qui privilégie l’Argent à l’Humain…

D’ailleurs, dans la rage de déconstruction législative qui a agité la majorité socialiste au mois de juillet, certains aspects les plus condamnables de la politique sarkozienne ont été étrangement préservés, en particulier sur l’ouverture dominicale des grands magasins, et il n’y a même pas eu d’annonce sur ce sujet pourtant important…

Il faudra pourtant bien rouvrir le débat et pas seulement au seulement au seul bénéfice des consommateurs ! Dans son édition du lundi 30 juillet 2012, le quotidien économique « Les échos »rappelle qu’un ancien ministre de l’Intérieur, en 2010, avait déclaré que «l’introduction d’un critère de préférence locale dans le Code des marchés publics est impossible car elle constituerait une méconnaissance des règles communautaires [européennes]», ce que confirme l’un des administrateurs du STIF, Philippe Sainsard, qui explique aussi que « nous ne pouvons pas tenir compte de la localisation d’un prestataire », car les lois européennes et celles de l’OMC ne l’autorisent pas : ainsi la dictature du libre-échange, à travers l’Union européenne et ses institutions politiques et judiciaires, a, avec un tel renoncement, de beaux jours devant elle ! M. Montebourg a beau se battre contre une telle logique de l’abandon social, il me paraît bien isolé au sein d’un gouvernement et d’un Parti socialiste gagnés, l’un et l’autre depuis fort longtemps, par l’idéologie d’un libre-échange mondial (baptisé « mondialisation » pour tant de nos concitoyens) qui se moque bien des protections sociales ou des frontières nationales.

Au regard de cette République si peu protectrice de la France quand, dans le même temps, elle contraint fiscalement de plus en plus les ménages et, surtout, les classes moyennes encore solvables, il est temps de réfléchir au moyen politique institutionnel de remettre l’économique à sa place qui, si elle ne doit évidemment pas être méconnue ou négligée, ne doit jamais être la première dans une société digne de ce nom…

tractagedelocalisations

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L’honneur du Travail

Charles Péguy

« Travailler plus pour gagner plus », proclamait N. Sarkozy. Voilà un slogan qui résume à lui seul l’état d’esprit qui s’est imposé, parfois contre son gré, au monde du travail en France, et parfois aussi à son détriment. Entre les 35 heures de la gauche et le « travailler plus pour gagner plus » de la logique libérale, c’est toujours la lutte incessante entre deux idéologies qui s’entredéchirent depuis trop longtemps déjà.

Sans parler bien évidemment des délocalisations visant à faire, par exemple, travailler des enfants chinois à moindre coût et dans des conditions de servitude souvent effroyables, ou de ceux, dans notre pays, qui profitent des avantages sociaux pour éviter le plus longtemps possible de travailler et vivre aux frais de l’Etat, et donc indirectement aux frais des travailleurs eux-mêmes qui paient leurs impôts. On pourrait aussi rajouter à cela certains syndicats qui n’ont que la grève comme seul et unique contre-pouvoir, et qui en abusent le plus souvent possible sans pour autant obtenir forcément satisfaction.

Bref, entre une volonté certaine pour beaucoup de travailler le moins possible et gagner un maximum d’argent, et de l’autre côté une volonté tout aussi certaine de gagner un maximum d’argent en faisant travailler au maximum les ouvriers ou employés à moindre coût, fussent-ils en France ou ailleurs, la valeur du travail en ce début du XXIème siècle est souvent dévalorisée ou mal comprise dans l’esprit des Français. On pourrait aller jusqu’à se demander dès lors où est ce peuple de travailleurs qui a construit les cathédrales, érigé toutes nos grandes villes et villages, et qui avait acquis un savoir-faire ayant pu et su traverser les siècles malgré les soubresauts de l’histoire ?

Certes, après la révolution bourgeoise de 1789, et l’arrivée de l’ère industrielle au XIXème siècle, l’idéologie du libéralisme économique qui s’imposa en France en 1791 par le vote du décret d’Allarde et de la loi Le Chapelier, qui supprimèrent les corporations et interdisaient, sous peine de mort, aux ouvriers de se réunir pour gérer leur statut, beaucoup d’abus de la part des patrons d’industries auront pour conséquence l’émergence d’idéologies, comme le socialisme et le communisme, idéologies inventés par des bourgeois afin d’exploiter les rancoeurs et la misère ouvrières et les utiliser pour une éventuelle « autre » révolution.

Tout au long du XIXème siècle puis du XXème, des lois et propositions de lois seront votées afin de soulager la misère ouvrière des abus du libéralisme. Les catholiques et les royalistes sociaux en furent les pionniers, dès la Restauration. Même si tout le monde ne retient que l’année 1936, le Front Populaire et ses congés payés, ce n’est pas à la gauche que l’on doit l’origine des grandes avancées sociales.

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Action Sociale Corporative N°20

SOMMAIRE :

Nos maîtres :
Henri Lagrange
P 3 à 5

LES PRESIDENTIELLES ?
ET APRES ? :

– Lettre ouverte aux patriotes et nationalistes
Groupe d’Action Royaliste
P 6
– Questions à M. Tournafond
P 7
– Quel régime pour la France ?
Olivier TOURNAFOND
P 8
– La fatigue démocratique et les abstentions
Jean-Philippe CHAUVIN
P 9
– Ces chers électeurs populistes
Jean-Philippe CHAUVIN
P 9 et 10

– Les lendemains de la présidentielle
Jean-Philippe CHAUVIN
P 10 à12

– Une élection faite et des problèmes déjà là…
Jean-Philippe CHAUVIN
P 13

– De l’actuelle dictature de l’opinion…
Augustin DEBACKER
P 13 et 14

– Les abus de la fiscalité républicaine
Olivier TOURNAFOND
P 15

– J’ai vécu dans votre futur…
Vladimir BOUKOVSK
P 16

– La civilisation d’Ancien Régime et ses bienfaits
Hadrien
P 17 à 19

– Analyse d’une décadence
Marie-Madeleine MARTIN
P 20

– Un nouveau contrat des peuples et pays de France
Benjamin GUILLEMAIND
P 21 à 23

Les abus de la fiscalité républicaine

La déclaration

Je vous recommande vivement un intéressant article sur les abus de la fiscalité, écrit par Thierry Afsrchrift, Professeur de droit fiscal en Belgique et qui est aussi avocat à Genève. Un homme intelligent et sympathique, et lucide aussi.

Il montre que le rôle de l’impôt est double, à la fois économique et politique.
Son rôle économique (officiel) est de permettre à l’Etat de faire face aux dépenses publiques; par exemple la TVA.
Son rôle politique (inavouable mais tout aussi important d’après l’auteur, sinon plus encore), est de soumettre les citoyens à l’arbitraire de l’Etat et surtout de punir les opposants politiques. Suivant les époques, ce seront les vaincus, les protestants, les juifs, les « ci-devants », les bourgeois, les « ennemis de classe », etc.. L’exemple de cet impôt est l’ISF. Un tel impôt n’a pas à être rentable, il a pour fonction d’humilier, de spolier, de ruiner, de chasser…

On constate qu’actuellement le programme de François Hollande s’inscrit exactement dans cette seconde tendance. En vertu du programme « d’inversion des valeurs » qui est typique de la pensée socialiste et révolutionnaire (cf. notamment le mariage homosexuel et le droit de vote aux étrangers), on estime que les français doivent désormais être punis. L’heure est venue de les punir enfin, le corps social de la France étant suffisamment mûr et amolli.
Les impôts el les charges seront donc massivement augmentés, la crise financière en fournissant le prétexte idéal. Quant aux bourgeois, ils seront doublement punis, car on mettra en place des taux confiscatoires. Ils devront désormais vivoter avec 15% de leurs revenus, cesseront ainsi d’être riches, ce qui permettra de les prolétariser et de les faire disparaître en tant que bourgeois. On évitera ainsi la déportation, les camps de concentration et tous les inconvénients et soucis que cela entraîne….

https://soundcloud.com/user5994089/la-fiscalit-r-publicaine

En revanche, les minables, les pauvres et surtout les immigrés dont le nombre est illimité seront soutenus et gratifiés. Pour les socialistes révolutionnaires, ils sont non seulement une « chance pour la France », mais aussi l’avenir de la France.
En réalité, ils sont surtout une chance pour les oligarques socialistes qui pourront s’appuyer sur eux et établir leur dictature. Et c’est là que l’article est également intéressant, car il montre qu’à la base de l’impôt politique, il y a toujours le clientélisme et la manipulation. La corruption aussi : on prend à la minorité qui produit pour donner à la majorité qui ne fait rien et elle aime ça ! L’élection de dimanche permettra de s’en assurer.

Tout cela n’a rien d’une vision paranoïaque et apocalyptique, digne des témoins de Jéhovah. Même si elle constitue un raccourci terrifiant et même incroyable, elle n’est en réalité qu’une analyse psycho-sociale pertinente, loin des schémas éculés véhiculés par la « grosse presse » qui oscille toujours entre complicité et stupidité.
Certes on rétorquera que le pire n’est jamais certain et que François Hollande, à supposer qu’il soit élu, n’appliquera pas ce programme, ou en tout cas pas complètement, Possible en effet. En politique comme en médecine, il y a des rémissions. Le processus décrit prendra tu temps, il ne se déroulera pas en quelques mois…
Mais la tendance est claire, aveuglante même et s’inscrit parfaitement dans le schéma d’Aschrift. Depuis un demi-siècle nous assistons à la destruction progressive de la France, par étapes successives et parfaitement cohérentes.

Rétorquer que le socialisme conduit à l’impasse économique est un argument de petit bourgeois borné qui ne comprend rien aux phénomènes historiques. Le socialisme révolutionnaire n’a pas pour objectif véritable d’enrichir la nation, mais au contraire de la dissoudre ! Il repose sur deux piliers fondamentaux : l’ambition d’aventuriers prêts à tout et la jalousie des masses.

A nous maintenant d’agir tous pour faire échec à cette mort programmée.

Olivier Tournafond

PS :
Thierry Afscjrift, « Jusqu’où peut-on taxer les riches ? »; Institut Constant de Rebecque, Lausanne 2012.