Kadou

Ce qu’était un Roi de France

Edouard Schuré a raconté dans la Revue bleue que, tout jeune homme, il fut invité à un dîner chez Michelet. Pendant le repas une discussion s’engagea sur les rois de France et leur rôle dans l’histoire. Jules Ferry ayant vivement défendu leur politique extérieure, Michelet s’échauffa.
« Les avez-vous connus comme moi qui ai vécu avec eux dans les archives de l’Etat et dans les mémoires du temps ? Vus de près ils sont effrayants.»
A cette parole de Michelet qui a le mérite de bien traduire la passion qui le brillait, Renan répondait en normand : « Autre chose est ce qu’était le roi de France sur son trône et ce qu’il était dans l’imagination du peuple ».
Abordant l’histoire avec cette idée préconçue que toute vertu et toute sagesse résidaient dans la plèbe, dans la portion la plus inconsciente du peuple, Michelet a voulu voir nos rois effrayants.
L’ancienne France en a-t-elle eu la même vision?
Que répondent les chroniqueurs et les mémorialistes?
Dans notre ère des démocraties, toute hérissée d’encombrants conformismes, et de multiples règlements derrière quoi le moindre détenteur de la plus minime parcelle d’autorité est heureux d’abriter son insolence ou sa morgue de petit tyran, l’on a peine à concevoir la franche bonhomie, la liberté familière de nos rois. Si un citoyen, victime d’une injustice, s’avisait d’aborder le président à sa promenade ou de le relancer jusque dans ses appartements de l’Elysée pour en demander réparation, il serait saisi par des agents, conduit au commissariat de police et livré aux tribunaux pour lèse-majesté.
Nos rois étaient plus accessibles, ce qui faisait dire à Bonald : « Quelle haute idée nos pères ne devaient-ils pas avoir de la royauté puisqu’ils respectèrent des rois qui mouraient au milieu d’eux, dépouillés de tout l’éclat qui les environne aujourd’hui ? ».

La république contre la langue française

reconquête de notre langue

Si la préservation de la langue prend une véritable importance fondamentale dans la dialectique nationaliste fichtéenne, elle se trouve largement atténuée dans les rhétoriques françaises, notamment celle de Renan. Et pour cause : la langue française fit une apparition bien plus tardive que la langue allemande, et il fallut attendre l’Ordonnance de Villers-Cotterêts de François I° (1539) pour voir apparaître une véritable langue nationale, complétant administrativement les langues régionales afin d’améliorer les transferts de connaissances dans tout le pays.
Ces langues régionales furent rapidement remises en cause par les révolutionnaires de 1792 qui, loin d’y voir l’expression des particularités locales, y virent plutôt un obstacle à la diffusion (propagande) des idées révolutionnaires. Ainsi, pour s’opposer aux patois et idiomes féodaux, le décret du 2 Thermidor An II posa la langue française comme seule langue de toute l’administration, faisant entrevoir les prémices de la lutte républicaine contre les langues régionales. Lois Ferry en tête, les langues locales furent combattues et, hormis quelques rares exceptions (breton, catalan entre autres) bien peu subsistent encore réellement aujourd’hui.

Cette décrépitude des langues régionales, voulue et mise en œuvre par le jacobinisme républicain, a dramatiquement fragilisé l’unité de nos « républiques locales », comme le disait Maurras. Et aujourd’hui, l’unicité de la langue française et l’absence totale d’alternatives locales rendent encore plus dramatique l’actuelle déliquescence de notre langue nationale. Car si la langue de Molière était encore protégée par certaines lois, comme la Loi Toubon de 1992, les gouvernants socialistes semblent bien décidés à ébranler cette unicité française par pure anglophilie, laissant anglicismes et assimilés se répandre dans le quotidien français comme chienlit au printemps.
La dernière lubie en date, et non la moindre, reste la Loi Fioraso, adoptée le Mardi 28 Mai de cette année, qui prévoit des cursus universitaires complets dans la langue de Shakespeare, en sus bien sûr d’un renforcement de l’enseignement de la langue anglaise dans les milieux scolaires… alors que le niveau de maîtrise de français ne cesse de baisser. Ainsi, les multiples enquêtes PISA de l’OCDE montrent les lacunes grandissantes des jeunes français dans l’appréhension de la langue française. De 1997 à 2007, la proportion d’élèves en difficulté de lecture à l’entrée de la sixième est passée de 14,7 à 19%, dégradation surtout constatée dans les domaines du vocabulaire et de l’orthographe.

La république, en délaissant progressivement, mais sûrement, l’apprentissage de la langue française pour lui préférer la langue anglaise, s’élève contre l’un des plus importants piliers restants de notre Nation, son socle linguistique. Dans son maître-ouvrage, Communauté et Société (1887), Ferdinand Tönnies met sur un même plan la communauté et langue maternelle :
« La communauté linguistique est une matrice qui donne du sens au monde. »
Ainsi, au sein des communautés locales de l’Ancien Régime, l’utilisation d’une même langue assurait l’unité au sein des Provinces, perpétuant des cultures et traditions locales par la voie linguistique. Même au sein d’une société individualiste moderne, la cohésion nationale arrivait à persister grâce à la perpétuation de la langue française.
Aujourd’hui déjà, certaines catégories de métiers français ont préféré adopter un « franglais » aberrant à la langue nationale, et quelques mots anglais ont d’ores et déjà trouvé une nouvelle place dans les dictionnaires français. Ainsi, en 2013, c’est le mot « low-cost » qui est venu grossir les rangs des mots anglais contenus dans le Petit Robert…
Pourtant, pour pouvoir sereinement affronter l’avenir, la France a besoin d’unité, d’une réelle restauration nationale et n’y arrivera qu’en protégeant sa langue nationale, mais également en se battant pour une véritable résurgence de ses racines locales, de ses cultures et traditions provinciales autour du principe royal qui, seul, pourra renouer avec la France éternelle.

« Autant dire que nous ne savons plus notre langue et qu’à force d’apprendre celle des autres peuples, nous avons laissé la nôtre vieillir et se dessécher. »
Rémy de Gourmont

Augustin Debacker

Action Sociale Corporative N°23

SOMMAIRE :

Nos maîtres : Charles-Émile Freppel.
Pour une Monarchie sociale : gouvernance antisociale ou monarchie sociale ? Notre choix royaliste.
La question sociale et la précarité de l’emploi.
Autonomie
Henri VI : « L’histoire de la monarchie française, a été travestie par l’école de la république »
Lettre sur les ouvriers.
Leur Europe et votre chômage.
La Grèce sous le joug des banques.
L’économisme intégral.
Urbanisme.
La république n’est pas une «gueuse».
L’éternel jeu du chat et de la souris.

L’éternel jeu du chat et de la souris

(Article paru à l’origine dans l’Action Sociale Corporative n°23)

Chat et souris« C’est l’histoire d’un lieu nommé « Le pays des Souris ». Le pays des Souris était un lieu où vivaient et jouaient tous les petits rats, où ils naissaient et mouraient. Ils vivaient de la même manière que vous et moi. Ils avaient même un parlement et tous les 4 ans ils avaient une élection. Ils se rendaient aux urnes et votaient. Certains se faisaient même conduire en chariot, un avantage qu’ils n’obtenaient que tous les 4 ans, pour être exact. Comme vous et moi. Et à chaque élection, tous les petits rats prirent l’habitude d’aller aux urnes et d’élire un gouvernement. Un gouvernement constitué d’énormes et gros chats noirs. Maintenant, si vous pensez que c’est étrange que les souris élisent un gouvernement de chats, observez l’histoire du Canada durant les 90 dernières années et vous verrez qu’eux ne sont pas plus stupides que nous. Je n’ai rien contre les chats noirs. Ils étaient de bons compagnons. Ils conduisaient leur gouvernement avec dignité. Ils promulguaient de bonnes lois.

C’est à dire… des lois qui étaient bonnes pour les chats. Mais ces lois qui étaient bonnes pour les chats, n’étaient pas bonnes pour les souris. Une de ces lois disaient que l’entrée de la souricière devait être suffisamment grande pour qu’un chat puisse mettre sa main à l’intérieur. Une autre loi disait que les souris ne pouvaient se mouvoir qu’à certaines vitesses afin que les chats trouvent à manger sans trop d’effort physique.
Toutes ces lois étaient bonnes pour les chats, mais elles étaient dures pour les souris. Et lorsque les souris les trouvèrent de plus en plus difficiles, quand les souris ne purent plus les supporter, elles décidèrent qu’il y avait quelque chose à faire. Alors elles se rendirent en masse aux urnes. Elles votèrent contre les chats noirs. Et élurent des chats blancs. Les chats blancs firent une campagne géniale. Ils dirent : « Le pays des Souris nécessite plus d’avenir ». Ils dirent : « Le problème avec le pays des Souris ce sont les entrées rondes de la souricière. Si vous nous élisez, nous créerons des entrées carrées. »

Et c’est ce qu’ils firent. Et les entrées carrées furent deux fois plus grandes que les rondes. Et ainsi les chats purent y mettre les deux pattes. Et la vie devint plus dure que jamais. Et quand elles ne purent supporter plus, ils votèrent contre les chats blancs et élurent les chats noirs de nouveau. Pour plus tard revenir aux chats blancs… et de nouveau les noirs. Elles essayèrent même avec des chats moitié blancs, moitié noirs et appelèrent ça : coalition. Elles essayèrent même un gouvernement fait de chats tachetés. C’étaient des chats qui essayaient de parler comme des souris, mais qui mangeaient comme des chats. Vous voyez mes amis, le problème n’était pas la couleur des chats. Le problème est qu’ils étaient des CHATS. Et comme ils étaient des chats, naturellement, ils avaient des intérêts de chats et non de souris. Puis arriva de très loin une petite souris qui avait une idée. Mes amis, soyez attentifs à un humble compagnon qui a une idée. Elle dit aux autres souris ; « Regardez compagnons, pourquoi continuons-nous à élire un gouvernement constitué de chats ? Pourquoi n’élisons-nous pas un gouvernement constitué de souris ? » « Oohhh ! » dirent-ils. « C’est un communiste. »
Alors ils le mirent en prison. Mais j’aimerais vous rappeler que vous pouvez enfermer une souris ou un homme, mais vous ne pouvez enfermer une idée.»

Discours de Tommy Douglas en 1944 au Canada.

Tommy DOUGLAS – Thomas Clement (Tommy) Douglas, né le 20 octobre 1904 à Falkirk (Écosse) et décédé le 24 février 1986 au Canada, est un ancien premier ministre de la Saskatchewan (1944-1961). Il a dirigé le premier gouvernement socialiste en Amérique du Nord, et il était le premier chef fédéral du Nouveau Parti démocratique.

La république n’est pas une « gueuse » !

(Article paru à l’origine dans l’Action Sociale Corporative n°23)

marianne corrompueMort à la gueuse ! A bas la gueuse ! Sus à la gueuse ! Voilà les slogans que l’ont pouvait entendre jadis de la bouche des royalistes à l’époque des débuts du combat contre-révolutionnaire. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare d’entendre ou de lire cette expression de « Gueuse » pour définir la république de la part de nombreux royalistes voulant rester fidèle à ce qui leur semble être encore une injure. Pourtant avec du recul, et en faisant le bilan de ces deux siècles de république, il est très difficile de voir à travers marianne, l’image d’une gueuse proprement dite ! Sachant d’autant plus, que dans l’esprit des gens, l’expression « gueuse » aurait plus tendance à définir la France pauvre en général. Ceux qui parlent de la « France d’en bas » si chère à Raffarin, sont forcément au dessus du peuple, bref une sorte d’élite : la fameuse France dite d’en haut !

Alors que paradoxalement, s’il fallait désigner un personnage qui soit représentatif du royalisme en général, depuis les Guerres de Vendée à aujourd’hui, il y a de forte chance pour que ce personnage soit un paysan, un fils du Peuple, et donc par définition péjorative : un gueux ! Car il ne faut pas se leurrer ! La grande majorité de ceux qui ont combattu la république depuis la révolution de 1789, étaient plus proche du gueux que du bourgeois ou du noble voire du richissime ! Les paysans Vendéens et Chouans qui constituaient la grande majorité des combattants pour Dieu et le Roi en 1793, étaient des gueux ! Ceux qui furent envoyés se faire massacrer durant les guerres Napoléoniennes, étaient eux aussi des gueux. La république qui engendra le libéralisme économique avec sa loi Le Chapelier de 1791, qui transforma l’ouvrier en esclave prolétaire avec les conditions déplorables du XIXème siècle, est-elle par définition véritablement une gueuse ? Les vignerons qui ont été fusillés dans le sud de la France en 1907, ainsi que les ouvriers à Draveil en 1908, sous l’oeil républicain de Georges Clémenceau, eux par contre étaient des gueux !
Sans oublier tous ces français envoyés au massacre durant la Grande Guerre, qui chargèrent devant les mitrailleuses allemande, avec une mort quasi certaine, eux aussi étaient des gueux, et c’est du sang versé de ces gueux que la république se forgea un triomphe ! Les Camelots du Roi, de la création de la fédération en 1908 à aujourd’hui ceux qui sont dans la lignée, eux aussi pour la grande majorité, sont des gueux !

Pourquoi qualifier encore aujourd’hui la république de «Gueuse», alors que du début jusqu’à la fin elle n’a eut de cesse de nous prouver le contraire ? On nous a enseigné qu’elle était un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ! L’histoire comme l’actualité d’aujourd’hui nous montre bien qu’elle est et qu’elle a toujours été qu’un gouvernement du fric, par le fric, pour le fric, bref contre le peuple ! S’il fut un temps, le besoin de qualifier la république de Gueuse, certainement pour la dissocier de la majesté de la monarchie, cela passait aisément. Aujourd’hui, pour des raisons aussi bien historiques que de communications, il serait plus logique de la qualifier de bourgeoise décadente !
Car c’est bien ce qu’elle est avant tout ! Karl Marx lui-même le reconnaissait lorsqu’il qualifiait la révolution comme étant le coup d’état bourgeois de 1789 ! La république c’est la bourgeoisie d’affaire voltairienne qui l’a voulu et l’a engendré ! Les sans-culottes qui n’étaient qu’une minorité à l’échelle du pays ont toujours été au service de cette bourgeoisie, consciemment ou inconsciemment. Les rapports de police montrant que ceux-ci maintes fois étaient payés pour l’agitation…
Une chose est certaine, ils n’ont jamais été représentatifs du peuple français dans sa plus grande majorité ! Ce qui explique le fait que la république se soit imposée par le feu et le sang.

Alors restons fidèle à l’expression : appelons un chat, un chat, et qualifions la république pour ce qu’elle est : la bourgeoise ou la décadente, voire les deux, mais certainement pas une Gueuse !

P-P Blancher

L’Economisme intégral

(Article paru à l’origine dans l’Action Sociale Corporative n°23)

SORTIR du MONDIALISME et de la RÉPUBLIQUE ANTI-SOCIALE

Vers un ordre social corporatifL’ancien Régime vécu des siècles en communauté avec les organisations ouvrières qu’il protégeait. Le pouvoir royal, sans aucun contrôle arbitraire laissa les corps de métiers s’organiser librement, dans l’intérêt commun, avec le principe de subsidiarité, cher aux Etats chrétiens. La République détruisit tout l’édifice protecteur. Elle supprima les corps de métiers et interdit aux ouvriers de s’associer pour « leur soi-disant intérêt commun ». Elle pilla les milliards accumulés pendant des siècles par les corporations, servant de primitives caisses d’assurance et de maladie, de retraite et de formation et d’aides diverses…Un vol manifeste et honteux quand on connaît la misère du peuple entrant dans l’effroyable révolution industrielle du XIXe siècle. Mais le scandale de la République naissante ne s’arrête pas là, suppression de toutes les fêtes religieuses et des dimanches qui constituaient des temps de repos. La semaine du « Décadi » fut instauré, dix jours d’affilés de travail, sans repos, tout âge confondu et pour tout sexe, voilà pour l’égalité. Durant le siècle qui suivit, ceux qui se battront pour soulager cette misère, ne seront pas de gauche ni libéraux mais d’ardents royalistes dont la volonté est résumé par ce que disait au début du XXe siècle le Père de Pascal : « Social parce que Royaliste ». Peuple et Roi ont une histoire commune qui vient du fond des âges, presque mystique. D’autant qu’à la différence de la gauche qui deviendra sociale dans le but d’utiliser la misère pour en faire des bataillons de contestataires, les royalistes aideront pour l’humanisme et sans attendre un quelconque remerciement, par chevalerie.

LA TOUR du PIN

La Tour du Pin construisit durant sa vie, une doctrine sociale en vue de restaurer un système où le citoyen reprendrait ses pouvoirs usurpés par la République. De la famille au plus proche du pouvoir, par le principe des « Etats Généraux ». Une organisation qui prouva son efficacité et qui, empirique peut demain par ses expériences positives de participation décentralisée, faire de la France un pays humaniste et puissant. L’homme décidera de nouveau dans sa commune et son métier de tout ce qui le touche : congés, retraite, impôt, votes, famille, commune…Une Libération Nationale des citoyens redevenus responsables de leur destin, contre l’emprise des partis donnant leurs directives. Il existe encore certains cantons Suisses qui votent à main levée sur la place du village. C’était ainsi, en France avant la révolution et l’enseignement républicain s’est bien gardé de le relater…
Qu’est ce que la vie ? Doit-elle être dirigé par d’autres, parlant en notre nom ?
Un corporatisme caricaturé sera utilisé pendant les années 40, dans notre pays occupé, sans grand résultat mais ayant apporté, quand même un peu de réconfort au monde ouvrier. L’expérience doit servir de canevas pour en tirer des lois salutaires pour une réelle politique sociale. La justice et la paix sociale réclament une organisation communautaire calqué sur le principe des anciennes corporations qui, seules garantissaient des réalisations sociales, justes et durables.
Ecoutons Antoine Murat :
« Cette organisation exige des institutions qui soient enracinées dans les lieux où s’exercent les activités professionnelles : communes, pays, départements, provinces, nation.»
Une saine décentralisation devra être le préalable indispensable pour la réalisation de ce projet. Un véritable régionalisme serait le terreau d’où pourrait naître des organisations autonomes dans leurs administrations et seraient reconnues par les pouvoirs publics. Il faut donc recréer les corps intermédiaires : communaux, provinciaux, professionnels…Ceux-ci devront informer les instances supérieurs de leurs besoins jusqu’à l’Etat :
« Ils représentent les intérêts qu’ils gèrent. Un régime représentatif est en place, habile à instruire l’Etat, des besoins et des droits des diverses communautés qui forment aux différents niveaux de la vie nationale, la société française. L’ordre corporatif suit l’ordre naturel des activités sociales. L’organisation corporative, décentralisée et représentative, éclaire l’Etat, organe suprême du bien commun. En même temps qu’ils instruisent ainsi le pouvoir, les corps intermédiaires le décharge de multiples tâches dont ils ont la charge.» (A. Murat)
Tout cela à la condition que le pouvoir soit indépendant (absolu en latin) débarrassé des tâches subalternes pour laisser le pays s’administrer pendant qu’il se charge des hautes responsabilités diplomatiques, de la haute justice, de l’armée…
(suite…)

Turas go hÉirinn – Périple en Irlande

Bank of Irland

Je suis arrivé le samedi 4 mai 2013, jour de mon anniversaire avec ma copine à Dublin. Là, choc culturel : Un pays, une ville où le sentiment de bien-être et la joie de vivre sont omniprésents. Deux jours passés sur Dublin, visite de l’usine Guinness oblige et tournée des Pubs, notre périple continue direction Galway. Le trajet est effectué en voiture ce qui nous permet de profiter un maximum des merveilles que nous offre ce pays. Des villages qui ont su garder les traditions ainsi que leurs vestiges du passé, châteaux, cathédrales, églises…

L’Irlande est un très beau pays peuplé de gens accueillants, chaleureux et fiers de leur passé. (Tá Éire ina tír álainn daonra ag fáilteach, cairdiúil agus bródúil as a n-daoine atá caite.) Après avoir visité le comté du Connemara où les murs de pierre nous ramènent des années en arrière dans les souffrances endurées (Tar éis tabhairt cuairte ar an chontae i gConamara nó na ballaí cloiche a thabhairt dúinn ar ais na blianta atá ag fulaingt), nous voici, prenant le chemin des falaises de « Cliff of Mother », les plus hautes d’Europe, à vous couper le souffle. Ensuite, la ville portuaire de Cork avec son architecture encore très différente de tout ce qu’on avait pu voir avant. Pour notre avant-dernière journée nous voici fraîchement débarqués dans la ville de Kilkenny, du même nom que la célèbre bière. Ville magnifique de 8500 habitants avec un patrimoine et un passé culturel digne d’un grand livre d’histoire. Nous visitons son célèbre château où plusieurs générations de rois ont régné sur ce pays car cette ville était capitale de l’Irlande des siècles auparavant. Pour finir nous voilà revenu à Dublin, dernière soirée dans le célèbre quartier de temple bar avec tous ces PUBS, ces groupes de musique traditionnelle. Le soir même on m’informe d’une mission : Télécharger, imprimer puis coller des affiches dans Dublin. En bon Brigand que je suis et avec l’aide de mon amie c’est partit pour une session collage dans Dublin. « Come On Brigands On Tour ».

Si vous n’avez pas d’idée de voyage : Allez-y les yeux fermés. Pour finir ce compte rendu je vous laisse sur une citation Irlandaise : « C’est une région qui n’a pas assez d’eau pour noyer un homme, pas assez de bois pour le pendre et pas assez de terre pour l’enterrer ! «  (« Is réimse é seo nach bhfuil go leor uisce a drown fear, adhmad leor a chrochadh agus nach bhfuil an talamh go leor chun a adhlacadh dó ! »)

PS: Nous n’avons bu que de l’eau et à bon entendeur Salut.

Julien BDR

Tiocfaidh àr là, Le GAR s’affiche en Irlande :

Pendant que se déroulaient les fêtes Johanniques, notre ami Julien parcourait la lande celtique d’Irlande. Il y fêtait son anniversaire avec son amie, non sans oublier son attachement aux « Brigands du Roi » du Groupe d’Action Royaliste. C’est sans soucis qu’il apposa çà et là des affichettes de soutiens de notre groupe à la résistance Irlandaise contre l’Europe du fric… (Tá sé aerach ghreamaigh sé anseo agus ansiúd placards tacaíocht ar ár ngrúpa chun an fhriotaíocht na hÉireann i gcoinne an t-airgead na hEorpa…) D’une Kilkenny à la Guinness, d’un « autoc » à l’autre, le temps passe vite… Nous serions sujet anglais alors la couronne britannique nous conviendrait, mais en tant que Français, il n’y a aucune raison de soutenir un pays qui fut à tout moment « fourbe » à notre égard. Ce ne sont pas les Amérindiens, les Ecossais, les Canadiens Français et encore moins les Irlandais qui vécurent, il y a peu l’apartheid en plein cœur de l’Europe (na hÉireann a bhí ina gcónaí, tá apartheid beag i gcroílár na hEorpa ) qui me contrediront. Cette fidélité est gravée dans le temps et j’aime rappeler le passage du Comte de Chambord, où de nombreux irlandais avec le leader indépendantiste Daniel O’Connell (député puis lord-maire, Dublin 1841) proposèrent au Prince : « Une brigade irlandaise au service d’Henri V pour reconquérir le trône de ses aïeux ». Bref notre attachement à l’Irlande, comme à l’Ecosse, est sympathique et historique. D’une bonne chanson à la sympathie de nos frères Irlandais, que dire d’autre que nous reviendrons…

Bien joué Julien et encore bon anniversaire !
Frédéric Winkler

Tá an dílseacht eitseáilte i am agus is maith liom cuimhneamh ar an sliocht de na Líon na Chambord, i gcás go leor Gaeilge le neamhspleáchas ceannaire Daniel O’Connell (MP agus Ard-Mhéara, Baile Átha Cliath 1841) beartaithe chun an Prionsa: « An briogáide na hÉireann Henry V seirbhíse agus faigh ar ais an ríchathaoir a sinsear « . I mbeagán focal ár dtiomantas d’Éirinn, mar atá in Albain, is é cairdiúil agus stairiúla. Ar amhrán maith leis an comhbhrón na ár deartháireacha Gaeilge, cad eile a rá go beidh orainn a bheith ar ais …

Beidh ár díoltas an gháire ar ár bpáistí … Notre vengeance sera le rire de nos enfants… our revenge will be the laughter of our children…
Bobby Sands

Dawson street

Temple bar street

Trinity college

On veut du boulot pas du mariage homo !!

foule2

Beaucoup de monde ce dimanche 13 janvier 2013 pour contrer le projet du gouvernement socialiste sur le mariage et l’adoption. On ne peut comprendre qu’en voyant la finalité du système ripoublicain aux ordres du mondialisme. Pour celui-ci il faut détruire toute structure familiale (sacré) afin de manipuler, soumettre et délocaliser les individus, au profit du monde financier…
Désacraliser la famille et les traditions, empiler les êtres dans des conténaires-habitations et laisser partir l’intelligence et le savoir ailleurs…
Les partisans de telles lois sont des chevaux de Troie aux ordres du libéralisme économique pour faire tomber les barrières familiales naturelles, au nom d’une soi-disante « tolérance ». Le débat est faussé continuellement, au nom de la volonté de quelques-uns, pour soumettre les plus faibles d’entre nous : les enfants. On met à disposition des lois antisociales pour conforter les désirs d’une minorité désirant jouer avec la vie d’autrui, par confort personnel. Celle-ci pourra cacher sa misère morale, pour trouver éventuellement dans la garde « obligée » des plus faibles, une compagnie que l’on ne trouve pas parmi ses semblables, en tout cas à long terme !!! Les enfants qui auront déjà échappés aux avortoirs, devront aussi espérer passer entre les mailles d’une enfance qui quelquefois difficile dans notre monde d’aujourd’hui, sera catastrophique si elle doit se faire entre deux hommes ou deux femmes vivant ensemble !!!
La mobilisation fut entendue de toute la France et même d’Europe.
Je partageais quelques mots avec des jeunes Polonais, venus soutenir notre protestation chez-nous après avoir fait 20h de route en car ! Quel courage et quelle leçon, quand on pense à nos frères, qui restèrent chez eux, au chaud ce dimanche !!!
Belle leçon de fraternité aussi que de voir ces jeunes femmes musulmanes défendre les mêmes causes qui sont celles des valeurs de la France avant tout.
Et ce ne fut nullement une surprise pour nous de voir SAR Jean d’Orléans présent à cette manif. Peuple et Roi ne font qu’un et au-delà des mots, monseigneur sera toujours aux côtés du peuple de France pour défendre nos valeurs qui sont aussi celles des Capétiens.

Parmi les slogans, comment ne pas oublier celui-ci tellement bien formulé : « On veut du boulot, pas du mariage homo ! ». Bien évidemment, il ne faut pas être dupe et ne pas oublier que cette idée du mariage homo n’est qu’un leurre pour faire oublier aussi qu’il y a d’autres problèmes plus urgents que ce gouvernement d’incapables ne cherche vraiment à résoudre.

Il nous faut montrer une seule contestation dans l’unité et non accepter cette manipulation tendant à diviser le cortège. Ne nous laissons pas enfermer dans des chapelles qui nous ferment l’ouverture au Pays Réel…

Frédéric Winkler

foule

anciens combattants

pancarte2

pancarte

musulmanes

Polonais

France Royaliste