Kadou

La république n’est pas la France

visuel_bd-2Il est bon que Philippe Lallement rappelle les circonstances dans lesquelles, après 1870, alors que tout semblait tendre au rétablissement de la Monarchie, ce fut, en fin de compte, la République qui fut établie. Chaque élection voit toute la classe politique et tous les gogos et les nantis et les profiteurs… trembler à l’idée que la République est en danger, n’est-ce pas autant d’occasion de rappeler à tout ce vilain monde que la République n’est pas la France ? De quel droit nous oblige-t-on à encenser cette République à qui nous devons, depuis deux siècles, la plupart de nos malheurs ? Les deux millions de morts des guerres civiles et militaires de la Révolution et du Premier l’Empire… les quinze cents mille morts ou grands mutilés de 14/18… et la défaite, l’invasion, les deux millions de prisonniers et les peurs et la faim de notre enfance ? Cette République à qui nous devons les horreurs de l’Épuration, aux heures sombres où les républicains, responsables de la Défaite, revenus dans les fourgons de l’Étranger, ont repris le pouvoir ? …

Quatrième, cinquième république, toutes plus nocives les unes que les autres… C’est Dien-Bien-Phu et le malheur de l’Indochine française, ce sont les accords d’Évian et les Pieds-noirs sacrifiés, les Harkis trahis et massacrés et quarante ans de malheurs, déjà, et ce n’est pas fini, pour cette Algérie, jadis française et heureuse… Ne parlons pas de la décadence des moeurs, de la crétinisation des esprits, de l’avilissement des “élites” politiques, littéraires et artistiques, de la déchéance du système éducatif, de l’omnipotence des pouvoirs financiers, du mercantilisme, de la chienlit généralisée… Oui, il est temps, il est grand temps que les Français fassent les comptes ; il est temps, et n’est-il pas déjà trop tard pour les Français de revendiquer le droit de n’être pas républicains ? Et pourquoi un Français, un bon Français, ne serait-il pas partisan d’un autre régime politique ? Pourquoi n’aurait-il pas le droit de vouloir substituer à ce régime, qui a donné tant de preuves de son incapacité, un autre régime ? Est-ce si monstrueux que de vouloir autre chose ? Un roi ? Un empereur ? Que sais-je ? Pas si monstrueux que cela, sinon comment osons-nous fréquenter la plupart de nos partenaires européens, pour ne parler que de ceux-ci : Angleterre, Espagne, Hollande, Suède, Norvège, Belgique, Luxembourg… ?

En voilà des affreux qui n’ont pas honte de vivre dans des pays qui ne sont pas en république ! Et pourquoi la France est-elle en république ? et comment y est-elle entrée, en république ? Était-ce inéluctable ? Autre chose n’était-il pas possible ? On nous rebat les oreilles de cette nouvelle obligation que nous devons, paraît-il, assumer : le devoir de mémoire. Eh bien, parlons-en ! La mémoire de la France n’est pas exclusivement républicaine, loin de là. La République est survenue comme par accident dans le déroulement de notre destinée politique. Nous sommes entrés en république par inadvertance ; pourquoi ne pas en sortir, un jour ou l’autre, par réflexion et détermination motivée ?

http://www.reseau-regain.net/

1914-1918 la république contre les trônes – Во славу белых армий

La république semble avoir oublié ses alliés dans les milliers de Serbes, venus mourir chez nous. Il n’y a pas si longtemps, c’est à force de bombardements que nous les avons remerciés. Et cette Sainte Russie qui envoya des forces venues nous rejoindre sur le front occidental pour faire face aux prussiens. Le Tsar fut lamentablement abandonné, par une république agissant contre les trônes. L’Allemagne d’ailleurs soutenait les révolutionnaires, cassant ainsi le conflit sur le front oriental et ramenant ses forces sur nous. Etonnant de voir l’Allemagne aider à la destruction du trône russe, pendant que la République entraîne le trône Autrichien à sa perte, double réussite pour les idées révolutionnaires !!!

Drapeau Russe 2Sans parler de l’argent que la Prusse déversa aux journaux républicains en France afin d’empêcher tout espoir de retour monarchique… On serait presque tenté d’imaginer des intérêts communs ! Laissons aux historiens le soin d’y voir clair. Pour illustrer l’abandon de notre allié russe dans une atroce guerre civile, rappelons à la mémoire le combat d’un homme qui, avec de nombreux autres comme les cosaques moururent debout, dans l’honneur. Dans cette Russie qui s’écroulait, l’amiral Koltchak, rallia le peuple russe dans sa reconquête, les Armées blanches du front sud de la Russie et le général Dénikine le suivent. En décembre 1918, l’offensive change de camp, les succès sont au rendez-vous. Malgré le manque de matériel et d’équipement, sur un front de 800 kilomètres, à moins de 45 degrés, les Sibériens progressent en divers endroits de 35 kilomètres par jour, les Rouges reculent. Où trouvent-ils une telle bravoure, ces hommes ?

(suite…)

Action Sociale Corporative N°28

SOMMAIRE :

Page 3 et 4 : Documentaire : Histoire de la Législation sociale
Page 5 à 10 : TOUJOURS AVANCER NE JAMAIS RENONCER
– Page 5 et 6 : Matérialisme ou essentiel ? – Par Durandal
– Page 6 et 7 : La révolution intégrale – Par Frédéric Winkler
– Page 7 et 8 : Il n’y a de honte qu’à se soumettre – Par Augustin Debacker
– Page 8 et 9 : Libérer la parole royaliste – Par Augustin Debacker
– Page 9 et 10 : Vivre libre ou mourir – Par Frédéric Winkler
Page 11 à 14 : Le fossé entre riches et pauvres n’a jamais été aussi grand – Par Marc Vandepitte
Page 15 à 18 : Adolf Hitler était un homme de gauche
Page 19 et 20 : Regard sur l’Europe : La pauvreté en Europe – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 20 à 21 : L’Union européenne, une « machine à punir » qui ne fait plus rêver – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 21 à 22 : Un bref résumé des propos royalistes sur l’Europe – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 22 et 23 : Consommer responsable – Par Claire
Page 24 et 25 : L’enseignement du Docteur Paul Carton – Par Frédéric Winkler
Page 25 et 26 : Histoire de la Forêt française – Par Mauricette VIAL-ANDRU
Page 27 : Le corporatisme au service du producteur

Regard sur l’Europe

https://soundcloud.com/user5994089/pour-une-europe-reelle-une-europe-des-nations

La pauvreté en Europe, ce thème absent de la campagne des européennes.

Stop BruxellesDans l’actuelle campagne des européennes, que cela soit en France ou dans la plupart des pays fondateurs de l’Union, il est un thème qui n’est que rarement abordé par les médias et par les partis qui convoitent les suffrages des électeurs : la pauvreté. Sans doute parce qu’il peut apparaître comme un thème « non porteur » comme disent certains communicants, et parce que les plus pauvres ne se déplacent guère pour glisser un bulletin dans l’urne, plus désabusés encore que le commun des électeurs : absent des préoccupations européennes officielles, ils s’absentent d’eux-mêmes de la liturgie électorale, n’y croyant plus et se réfugiant dans une pêche à la ligne qui, pensent-ils, leur assurera plus sûrement de quoi dîner le soir… Au-delà de la boutade, il y a de fortes réalités qui ne sont, en fait, guère réjouissantes : en 2012, selon les statistiques d’Eurostat (l’office statistique de l’UE) publiées en décembre 2013, près de 125 millions de personnes de l’UE28 (l’Union européenne à 28 Etats, la Croatie n’ayant, en fait, rejoint celle-ci qu’en juillet 2013) étaient menacées ou atteintes par la pauvreté et l’exclusion sociale.

Pour la France, les chiffres sont alarmants et évoquent une situation qui, malheureusement, se dégrade encore avec la hausse continue du chômage : 11,8 millions de personnes concernées par l’une des trois formes de précarité sociale évoquées par l’enquête, soit 19 % de la population française… Bien sûr, toutes les situations ne sont pas forcément dramatiques mais elles sont néanmoins inquiétantes, en particulier pour les 5,3 % de Français qui sont classés dans la catégorie des « personnes en situation de privation matérielle sévère » mais aussi les 14,1 % de personnes en état de «pauvreté monétaire » (la catégorie précédente y étant largement, d’ailleurs, intégrée).

Dans certains pays de la zone euro, pourtant réputés riches, la situation n’est guère plus brillante : en Belgique, 21,6 % de personnes sont affectées par l’une au moins des trois formes de précarité ; en Allemagne, 19,6 % ; en Italie, presque 30 % ! Quant à la Grèce, elle est passée d’une proportion de 28,1 % en 2008 à 34,6 % en 2012, proportion qui n’a cessé d’augmenter jusqu’à ce printemps, avec un taux de chômage global d’environ 27 %…

(suite…)

Le corporatisme au service du producteur

La Croix les Lys et la peine des hommes2

Lors de la dernière Assemblée Générale des Jeunes Agriculteurs des Côtes d’Armor, le 20 Mars 2014 à Plérin, de nombreuses questions furent soulevées autour du modèle agricole breton et, plus particulièrement, sur l’organisation des filières agricoles et la problématique de l’interprofession. Celle-ci, aujourd’hui malmenée par la grande distribution, les lourdes normes environnementales et la complexité bureaucratique, empêche la juste reconnaissance de la place essentielle du producteur au sein de la filière.

De fait, les nouvelles gouvernementales sont préoccupantes. Les contraintes règlementaires, déjà pesantes pour l’ensemble de la filière agricole, semblent devoir encore s’alourdir dans quelques temps, la nouvelle Loi d’Avenir gouvernementale devant apparemment intégrer des dispositions pour la mise en place de certificats d’économie de phytosanitaires. Sans compter la révision de la PAC (Politique Agricole Commune) qui semble devoir créer davantage de problèmes que de solutions… Devant toutes ses problématiques, Nicolas Bortrel, membre du bureau des Jeunes Agriculteurs des Côtes d’Armor, continuait : «  Il faut aussi aborder la question des prix ou des marges des producteurs et des distributeurs. Il faut retrouver une juste répartition de la valeur ajoutée. […]Peut-on être légitime à demander une simplification administrative quand on voit la complexité de nos structures et la difficulté à parler d’une même voix sur des problématiques communes ? »

C’est dans ces paroles que trouve tout son sens la solution corporatiste. En 1936, Henri, Comte de Paris, résumait ainsi le principe de la corporation : « C’est une association de producteurs limitée à une branche de la production qui a pour but et pour fonctions de gérer les grands intérêts de la branche de production intéressée, d’en protéger tous les membres ». C’est l’axiome élémentaire de la pensée corporatiste que d’organiser la profession pour que toutes les catégories sociales lui appartenant participent à sa réglementation et à sa protection 1.

L’application agricole paraît ici élémentaire et potentiellement salvatrice pour l’ensemble de la branche. Les normes applicables devraient inéluctablement passer par l’avis de l’ensemble de la corporation ; les relents bureaucratiques seraient inévitablement ôtés, pour adapter l’administration aux besoins des acteurs de la corporation ; l’Etatisme lui-même serait pondéré par ce corps intermédiaire qui viendrait protéger les acteurs de la profession des interférences de l’Etat.

“ Il appartient aux intéressés de créer eux-mêmes, dans leurs corporations respectives, les institutions qui leur conviennent. ”

Firmin BACCONNIERA.B.C du Syndicalisme.

1 Etude sur le Corporatisme, URBVM, 2012

Un bref résumé des propos royalistes sur l’Europe, à l’occasion des élections européennes du mois de Mai…

La campagne pour les élections européennes que je mène est l’occasion d’envoyer quelques courriers et communiqués à la presse régionale et locale, sans grand profit pour l’instant… Il est vrai que, au regard du nombre de listes présentes (25 dans ma circonscription de l’Ouest, 31 en région Ile-de-France…), la place est fort réduite pour celles qui n’ont pas une grande surface électorale : il est possible de le regretter mais c’est un fait et cela doit plutôt nous inciter à développer nos propres moyens d’expression et canaux de diffusion, sans bouder notre plaisir, néanmoins, quand les journaux, radios ou télés locaux nous invitent pour quelques lignes ou pour quelques minutes de parole. Ainsi, je suis en train de rédiger, à leur demande, quelques tribunes, souvent courtes, pour des quotidiens bretons ou manceaux, entre autres, et j’ai déjà répondu à plusieurs questions pour une télévision rennaise dans laquelle j’ai été très bien accueilli, ce qui est fort appréciable (j’en reparlerai quand les quelques minutes « royalistes » seront diffusées sur cette chaîne, car les trois questions qui m’ont été posées étaient fort pertinentes).

Bien sûr, tout cela ne provoquera pas un raz-de-marée électoral en faveur de la liste royaliste « Pour une France royale au cœur de l’Europe » à laquelle je participe activement, mais quelques vérités seront dites et quelques idées monarchistes propagées, ce qui n’est pas si mal !

Voici ci-dessous des extraits d’un communiqué envoyé cette semaine à des rédactions locales de la presse écrite et qui évoque, en quelques mots, les positions monarchistes que je défends. Chacune des phrases ci-dessous mériterait un long développement et les lecteurs de ce site ont sans doute constaté que j’ai déjà évoqué certains éléments repris brièvement ici… Mais il me faudra évidemment remettre la main et la plume à l’ouvrage pour préciser et compléter ma pensée…

« Durant cette campagne, la liste royaliste dénoncera une construction européenne qui est devenue, malheureusement, destruction du lien social et de la protection nationale, ainsi que le libéralisme sans frein qui en est le moteur ou l’alibi.

La liste royaliste dénoncera aussi l’indifférence des institutions européennes à la question de la pauvreté : aujourd’hui, selon les chiffres d’Eurostat, 125 millions d’habitants de l’Union Européenne sont pauvres et des dizaines de millions sont en voie d’appauvrissement, alors que l’UE est la zone la plus riche du monde selon les économistes !

La liste royaliste proposera que l’euro devienne une « monnaie commune » plutôt que de rester « monnaie unique » des pays qui y participent.

La liste royaliste défendra l’idée d’une France forte susceptible, avec d’autres Etats de bonne volonté, de « refonder l’Europe », pour une Europe des alliances, des projets et des différences respectées.

« Pour une France royale au cœur de l’Europe » résume notre combat : une Monarchie en France aurait l’avantage de redonner à l’Etat politique du temps et de l’énergie pour penser l’avenir en termes de politique et de justice sociales, et non pas simplement en termes économiques. »

Jean-Philippe Chauvin

Libérer la parole royaliste

Avenir aux Royalistes

« En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire » disait Georges Orwell. Mais, pour filer la métaphore, n’est-ce pas indispensable qu’en ces temps d’imposture républicaine, il y ait des actes contrerévolutionnaires qui clament la vérité ? N’est-ce pas le rôle des royalistes que nous sommes de mettre à bas ces dogmes révolutionnaires, ces dangers inhérents au système républicain qui mettent en péril notre Patrie ?
Il faut nous rappeler ce Discours de Jules Lemaître du 20 juin 1908 : « Aujourd’hui, nous savons où nous allons; nous savons ce que nous voulons ! L’Action Française a une doctrine et des certitudes. Car, Messieurs, nous sommes certains que le suffrage universel, c’est l’absurde : que la République, c’est la sottise et le mal; qu’elle aboutit nécessairement, mécaniquement à la guerre civile en permanence, à l’exploitation du pays par un parti, au gouvernement des pires. Mais, d’autre part, nous sommes certains que le meilleur régime, le plus naturel, le plus raisonnable, le plus conforme à l’observation des réalités, c’est celui où l’intérêt du pouvoir se confond avec l’intérêt public et où ce pouvoir est assuré et continu, et nous sommes certains que la royauté héréditaire remplit seule ces conditions. »
C’était la grande force des royalistes du début du siècle dernier : leur parole avait toute liberté, et pouvait assurément frapper les maux républicains sans scrupules ni gêne. Aujourd’hui, la république a posé les bases d’une tyrannie intellectuelle qui, même chez les royalistes, fait de terribles ravages : qui, même dans nos milieux intellectuels, oserait clamer dans un discours officiel les mêmes terribles vérités que Jules Lemaître il y a cent ans ? Peur de choquer, peur d’heurter les sensibilités ou même de déranger les consciences : le conformisme politique fait aujourd’hui loi, et ceux qui voudraient en sortir seront à jamais marqué du fer rouge de l’atypique, du guignolesque, du méprisable.
Pourtant, les royalistes ne doivent jamais se laisser aller au désespoir ou, pire, au conformisme. « Ne jamais renoncer, toujours avancer » : il faut avant tout libérer la parole royaliste, non pas en l’étiolant, mais en faisant sauter ces dogmes historiques, politiques et économiques qui ruinent aujourd’hui, tout réel militantisme. « Par tous les moyens, même légaux » disait le Martingale, et s’inscrivent à cette suite les bonnes initiatives de l’Alliance Royale qui, usant de la communication républicaine autour des élections, donnent de beaux porte-voix au royalisme. Jean-Philippe Chauvin par exemple, candidat aux élections européennes pour le Grand Ouest, a réussi le tour de force d’avoir plusieurs interviews (TVVendée entre autres) et des encarts dans les journaux locaux (Ouest France, etc…)… Et le discours royaliste ne s’est pourtant pas affaibli ou même aseptisé. De belles initiatives à soutenir, des candidats courageux à aider !

Augustin Debacker

Adolf Hitler était un homme de gauche

Adolf socialiste

Quoi ?

Cela vous étonne ?

Évidemment que cela vous étonne, vu que l’on répète tous, sans vraiment y réfléchir, que régime nazi (voire fasciste) ne peut être que d’extrême-droite ! Et je m’en confesse, j’ai eu aussi cette paresse intellectuelle que d’associer Hitler avec la droite (aussi « extrême » soit-elle)… alors que, vous allez le voir, il n’y a pratiquement rien qui permette d’étayer cette thèse.

Socialiste dans les propos

Laissons déjà effectivement, parler les principaux intéressés. Ainsi, en 1934, Adolf Hitler parlant à Hermann Rauschning, soulignait bien les liens qui existaient entre le nazisme et le communisme :

Ce n’est pas l’Allemagne qui va devenir bolchevique mais le bolchevisme qui se transformera en une sorte de national-socialisme. En plus il y a plus de liens qui nous unissent au bolchevisme que d’éléments qui nous en séparent. Il y a par-dessus tout, un vrai sentiment révolutionnaire, qui est vivant partout en Russie sauf là où il y a des Juifs marxistes. J’ai toujours fait la part des choses, et toujours enjoint que les anciens communistes soient admis dans le parti sans délai. Le petit-bourgeois socialiste et le chef syndical ne feront jamais un national-socialiste, mais le militant communiste, oui.

Dans « Mein Kampf » également, Hitler se déchaîna contre le capitalisme spéculatif et « la finance internationale », influencé en cela par les cours de l’économiste allemand Gottfried Feder, qui deviendra, un peu plus tard, membre influent du parti nazi :

A mes yeux, le mérite de Feder consistait en ceci, qu’avec une tranchante brutalité, il précisait le double caractère du capital : spéculatif, et lié à l’économie populaire ; et qu’il mettait à nu sa condition éternelle : l’intérêt. Ses déductions dans toutes les questions fondamentales, étaient tellement justes que ceux qui, a priori, voulaient le critiquer, en contestaient moins l’exactitude théorique qu’ils ne mettaient en doute la possibilité pratique de leur mise à exécution. Ainsi, ce qui, aux yeux des autres, était un point faible dans l’enseignement de Feder, représentait à mes yeux sa force.

(suite…)

Le masque de la révolution

La république2

… »Si, arrachant le masque à la Révolution, vous lui demandez : Qui es-tu ? Elle vous dira : « Je ne suis pas ce que l’on croit. Beaucoup parlent de moi, et bien peu me connaissent. Je ne suis ni le carbonarisme qui conspire dans l’ombre, ni l’émeute qui gronde dans la rue, ni le changement de la monarchie en république, ni la substitution d’une dynastie à une autre, ni le trouble momentané de l’ordre public. Je ne suis ni les hurlements des Jacobins ni les fureurs de la Montagne, ni le combat des barricades ni le pillage, ni l’incendie ni la loi agraire, ni la guillotine ni les noyades. Je ne suis ni Marat ni Robespierre, ni Babeuf ni Mazzini, ni Kossuth. Ces hommes sont mes fils, ils ne sont pas moi. Ces choses sont mes oeuvres, elles ne sont pas moi. Ces hommes et ces choses sont des faits passagers, et moi je suis un état permanent.
« Je suis la HAINE de tout ordre religieux et social que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et DIEU tout ensemble ; je suis la proclamation des droits de l’Homme contre les droits de DIEU ; je suis la philosophie de la REVOLTE, la politique de la REVOLTE, la religion de la REVOLTE ; je suis la négation armée ; je suis la fondation de l’état religieux et social sur la volonté de l’homme au lieu de la volonté de DIEU ! en un mot, je suis l’anarchie ; car JE SUIS DIEU DÉTRÔNÉ ET L’HOMME A SA PLACE. Voilà pourquoi je m’appelle REVOLUTION ; c’est-à-dire renversement, parce que je mets en haut ce qui, selon les lois éternelles, doit être en bas, et en bas ce qui doit être en haut ».

Mgr Gaume p. 18-193 La révolution, recherches historiques

Nantes en Bretagne, évidemment, et même si la République ne le veut pas !

bzh_anneEn mai 2011, le mensuel Bretons titrait : « La Bretagne réunifiée en 2014 ? », affichant en couverture Franck Louvrier, le Nantais conseiller de Nicolas Sarkozy. Ce titre était-il prémonitoire ? Il faudrait bien sûr l’espérer, pour qui aime la Bretagne et connaît son histoire, et pour qui souhaite une véritable refonte de la carte administrative de France, et la conférence de presse du président Hollande à la mi-janvier a suscité quelques espoirs quand il a évoqué la réorganisation territoriale, nouvelle étape de la décentralisation après les lois Defferre et Raffarin sur ce sujet. Espoirs vite froidement douchés par l’actuel premier ministre, farouche opposant à toute idée d’une telle réunification bretonne, suivi en cela par quelques-uns de ses collègues jacobins comme Benoît Hamon ou, à gauche de la gauche, le robespierriste assumé Jean-Luc Mélenchon qui a ainsi fini de suicider le Front de Gauche aux yeux des Bretons…

Et pourtant ! Tous les schémas prospectifs d’un nouveau découpage des régions, tels que ceux présentés il y a quelques jours par Ouest-France, mais aussi celui avancé par la commission Balladur il y a cinq ans, intègrent bien la Loire-Atlantique (et sa capitale départementale Nantes) à la Bretagne, soit dans un ensemble simplement breton, soit dans un ensemble plus large du Grand Ouest. La logique économique comme la tradition historique, qui est aussi une espérance pour de nombreux Bretons, appellent à cette réunification après plus de deux siècles de découpage départemental et de séparation administrative décidée d’en haut, par un Etat qui n’a pas été que républicain mais qui a malheureusement trop longtemps suivi cette logique centraliste administrative si peu respectueuse des us et coutumes locales, ainsi que des libertés provinciales étouffées par la Révolution française.
« Le cœur et la raison » : il ne faut pas, dans cette question de définition territoriale, séparer l’un de l’autre. Le nouveau découpage administratif que le président a annoncé d’une façon peut-être trop légère ne doit pas se limiter à un nouveau bornage administratif ou économique qui répondrait aux seules exigences de Bruxelles (ce qui ne serait rien d’autre que l’exercice d’un nouveau centralisme, désormais plus européen que français), mais négligerait ce qui fait qu’un ensemble politique suscite, ou non, de l’adhésion ou de la répulsion. Pour réussir et entraîner les cœurs, il faut que ce découpage réponde aussi aux échos de l’histoire et du sentiment : la Bretagne n’est pas qu’un nom sur une carte de papier, elle n’est pas qu’un trait noir sur un manuel de géographie, elle est une histoire et un mystère, une terre de terres et de légendes, de langues et d’habitudes, de vivants et de morts…

Nantes participe de cette mémoire et de cette « nation celte » de la fin de l’Eurasie, du bout de la terre : c’est là qu’il y a son cœur politique, et que celui, physique, de sa duchesse deux fois reine de France, Anne, « la duchesse en sabots » comme on a pu la surnommer, a reposé avant que les républicains de 1793 ne le fassent disparaître dans leur furie d’amnésie !
D’ailleurs, le successeur de M. Ayrault à la mairie de Nantes rappelle, dans ses vœux 2014 à l’Union des Sociétés bretonnes (mouvement très marqué à gauche…), la dimension toute bretonne de sa ville : « Nantes, capitale historique de la Bretagne, est très attachée à la culture bretonne, à promouvoir son extraordinaire richesse et sa diversité. La langue bretonne y est bien présente. (…) Il y a donc, pour les amoureux de la Bretagne et de sa culture, bien des choses à découvrir à Nantes ! (…) Je vous invite donc à venir découvrir les multiples charmes de la Capitale des Ducs de Bretagne. Nous vous y accueillerons en dignes représentants de la tradition bretonne d’hospitalité ! »
Nantes, capitale historique de la Bretagne, doit retrouver la Bretagne dans toutes ses dimensions géographiques : l’occasion est à nouveau offerte et il serait bon et juste qu’elle soit saisie par les plus hautes autorités de l’Etat ! En cette année du 500ème anniversaire de la mort de la duchesse Anne, cela serait un beau symbole et un hommage actif à celle qui a tant fait pour sa terre chérie de Bretagne : en somme, comme son dernier bienfait…

Jean-Philippe Chauvin