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René de la Tour du Pin (1834-1924) :

René de la Tour du Pin

René de la Tour du Pin

Le lieutenant colonel René de la Tour du Pin Chambly, marquis de la Charce, est né le 1er avril 1834 à Arrancy, non loin de Laon en Picardie.

Il est issu d’une vieille famille dauphinoise, catholique et royaliste, il entre à Saint-Cyr en 1852. Jeune officier, il sert sous le Second Empire en Crimée, en Italie et en Algérie avant de participer à la guerre contre la Prusse en 1870. Fait prisonnier cette même année, lors de la chute de Metz, il sympathise en captivité avec Albert de Mun. En septembre 1871, de la Commune, alors qu’il est encore capitaine aide de camp du gouverneur militaire de Paris, il s’engage, à la demande de Maurice Maignen (des Frères de Saint Vincent de Paul) dans l’ « Œuvre des cercles catholiques d’ouvriers » avec son ami de Mun. Son action est alors inspirée des travaux de Frédéric Le Play. En 1877 il est nommé attaché militaire en Autriche Hongrie et rencontre le « comte de Chambord », prétendant légitimiste au trône de France, dans son exil de Frohsdorf. À Vienne il est également marqué par l’influence des catholiques sociaux autrichiens, le plus représentatif d’entre eux étant le baron Karl von Vogelsang (1818-1890) qui anime la revue Vaterland.

En 1881, il démissionne de l’Armée et se retire sur ses terres d’Arrancy, dont il sera maire. À la mort du  comte de Chambord, en 1883, La Tour du Pin reporte logiquement sa fidélité royaliste sur l’aîné des Orléans, Philippe d’Orléans,  comte de Paris  qu’il rencontre à Eu. Au début 1885, de passage à Rome, il est reçu par le Pape Léon XIII. En 1891, contrairement à Albert de Mun, il refuse le Ralliement des catholiques français à la République. Le futur maréchal Lyautey, qui publie au même moment son Rôle social de l’officier, largement inspiré de l’expérience des « cercles catholiques » demeurera pareillement fidèle à ses idées royalistes.

En 1892 le marquis épouse sa cousine, Marie de La Tour du Pin Montauban. La même année, il rencontre pour la première fois le jeune Charles Maurras, encore républicain, amorce d’une correspondance qui devait se poursuivre jusqu’à la mort du colonel. Une fois l’Action française fondée en 1899, La Tour du Pin apporte son concours. Il livrera ainsi trois études à la Revue grise d’AF entre 1904 et 1906, sur la noblesse, la représentation professionnelle et l’organisation territoriale de la France. En 1907 il publie son maître livre, imposant recueil d’articles écrits à partir de 1882 : Vers un ordre social chrétien. Le marquis René de La Tour du Pin meurt à Lausanne le 4 décembre 1924 à 90 ans révolus.

L’ Action française constituera la principale postérité de la pensée de La Tour du Pin. Comme dira Charles Maurras : « Ce n’est pas La Tour du Pin qui est à l’Action française, c’est l’Action française qui est de La Tour du Pin. » La pensée de la Tour du Pin marquera également le général de Gaulle. En 1970, Edmond Michelet, ministre du général, faisait remarquer à ce sujet « s’il est un personnage que le général de Gaulle connaît mieux que Marx, c’est peut être le très ignoré aujourd’hui La Tour du Pin »

La Tour du Pin et Albert de Mun sont les grands représentants de l’école des catholiques sociaux. Tous deux s’inspirent dans leurs écrits et dans leur action des travaux de Frédéric Le Play et puisent leur sagesse dans les enseignements spirituels et sociaux de l’Eglise.

La contribution de marquis de La Tour du Pin à la Contre-Révolution réside essentiellement dans sa doctrine économique et sociale.
Le fil conducteur de cette doctrine est à chercher, comme il en fait la remarque, dans la lutte acharnée qu’il a menée contre le libéralisme sous toutes ses formes et principalement contre sa forme économique. Il a condensé l’essentiel de sa pensée dans un maître-ouvrage intitulé :  « Jalon de route vers un ordre social chrétien ».

Partageant avec son maître Le Play la conviction que « la vie sociale de l’homme se meut autour d’un axe dont les deux pôles sont le foyer et le métier »,  le marquis et colonel de la Tour du Pin en a justement déduit que le régime d’économie libérale, qui se fonde sur la loi de l’offre et de la demande, aussi bien en matière d’emploi qu’en matière de ventes et d’achats, «  fonctionne à l’inverse de la loi naturelle et divine » .

Cette erreur, au sujet de la loi de l’offre et de la demande, est bien le signe que l’économie d’inspiration libérale repose sur des principes aussi néfastes que faux. Le libéralisme se trompe, en effet, dès l’origine, quand il définit l’économie comme  » chrématistique « , c’est-à-dire comme science des richesse car il méconnait ainsi la finalité profonde du travail humain. Le véritable objet de l’économie n’est pas exclusivement ni direstement la richesse mais l’homme car  » le travail n’a pas pour but la production des richesses mais la sustentation de l’homme «  . Il est vrai qu’en définissant ainsi la science économique les libéraux ne commettent pas une simple erreur, ils procèdent à une opération de diversion et de camouflage car  » que signifient dans la vie économique la liberté du travail, la liberté du commerce, la liberté de la propriété, si ce n’est la facilité au déchaînement de toutes les cupidités contre toutes les faiblesses  » ?

Comme tous les grands contre-révolutionnaires, La Tour du Pin voit dans l’individualisme la racine du libéralisme. Son originalité consiste à mettre en relation l’individualisme libéral avec une certaine conception matérialiste de la propriété.

Il en résulte que la lutte contre  le libéralisme doit passer par le rejet des  » erreurs philosophiques, politiques et économiques dont le capitalisme nous a empoisonnés « .
A cette conception de la propriété, il est indispensable d’opposer la conception traditionnelle et chrétienne que le jeune La Tour du Pin avait reçue de son père et fidèlement gardée :  » Rappelle-toi toujours que tu ne seras que l’administrateur de cette terre pour ses habitants  » .

La solution que La Tour du Pin préconise pour mettre un terme à la question sociale ne consiste évidemment pas à remplacer le libéralisme par le socialisme qui n’en est, à ses yeux, que le  » contre-coup  » et l’insupportable aggravation.
Elle ne consiste pas davantage dans une attitude exclusivement morale, comme l’était encore le patronage de son maître Le Play, mais dans l’instauration d’un régime corporatiste moderne.

Grâce à La Tour du Pin, les Français devraient aujourd’hui savoir qu’il existe, non pas deux, mais trois écoles d’économie politique :

 » celle où l’on considère l’homme comme une chose « ,
c’est le libéralisme,
 » celle où on le considère comme une bête « ,
c’est le socialisme,
 » celle ou on le considère comme un frère « ,
il s’agit alors du corporatisme.

Quand la République « redécouvre » la tradition catholique de la France…

Père HamelLe corps d’un prêtre ensanglanté au pied de l’autel, frappé en pleine célébration, c’était pour moi une image sortie d’un livre de Barbey d’Aurevilly, puis celles, répétées à l’envi, de ces hommes d’Eglise martyrisés par une Révolution qui avait tournée République dans les années 1790 ; c’était aussi les échos lointains des terres d’Orient dont sont irrémédiablement chassés les chrétiens, pourtant là depuis 2.000 ans : en somme, c’était loin, dans le temps ou, au moins pour le présent, dans l’espace…
C’est près de moi, désormais, dans cette petite ville de Normandie toute proche de Rouen, là où Jeanne d’Arc a, elle aussi, souffert le martyre pour sa foi et son attachement à la nation couronnée. Et les portraits du père Jacques Hamel s’affichent sur les couvertures de magazines comme des quotidiens, comme sur les écrans de l’information continue : son visage de vieil homme, qui s’adoucit lorsqu’il se met à parler ou à chanter, semble celui d’un ancêtre que nous aurions un peu négligé, simplement parce qu’il nous était si coutumier que nous ne pensions plus qu’il pouvait disparaître… Son assassinat brutal nous a réveillé, sans doute, d’une certaine insouciance historique : cet homme d’Eglise, c’est notre mémoire, nos traditions, ces habitudes contractées de longue date et qui nous rassurent, ces baptêmes, ces jours de fête, ces communions d’un dimanche de printemps, le son des cloches, l’horloge sur le clocher… C’est le baptême de Clovis et le sacre de Reims, c’est aussi Don Camillo, et le chagrin du maire communiste de Saint-Etienne-du-Rouvray parlant de « notre prêtre » pour désigner le père Hamel en était le rappel le plus émouvant !

Bien sûr, les Français ne sont pas tous catholiques, loin de là, mais la France, qu’on le veuille ou non, qu’on le regrette ou pas, reste, au regard de l’histoire, un pays aux multiples racines catholiques, à la fois particulières et fort diverses, de la Bretagne à l’Alsace, de la Provence à la Martinique : l’oublier serait renier ce qu’est la France, au-delà de l’instant présent. Marc Bloch qui n’était pas catholique le soulignait à sa façon lorsqu’il expliquait : «Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération.»
En disant cela, je ne méconnais pas les aspects plus sombres de l’histoire de France, des guerres de religion et des persécutions religieuses, quelles qu’elles soient d’ailleurs et les catholiques en ont aussi largement fait les frais, de la Première République déchristianisatrice aux inventaires de 1905-1906 : mais, en définitive, l’âme de la France est restée sensiblement la même jusqu’à nos jours. Et lorsque la libération de Paris a été célébrée, c’est à Notre-Dame plus encore qu’ailleurs, quand, quelques années après, c’est à la cathédrale de Reims, celle des sacres royaux, que la réconciliation franco-allemande était définitivement scellée…

L’autre jour, toutes les autorités de la République étaient réunies pour une messe en la cathédrale de Paris, et le président Hollande, après les propos déjà anciens de son premier ministre sur « les racines chrétiennes de la France », n’a pas hésité à déclarer que « attaquer une église, tuer un prêtre, c’est profaner la République » : une formule qui n’est pas anodine même si certains y décèleront sans doute une précaution électorale et d’autres une tentative de désamorcer certaine contestation politique. Comme si la République cherchait à récupérer le sacré catholique et, en même temps, signalait ce que la France, même en République, devait à la tradition catholique en son être profond ! Quand le politique défaille et semble impuissant face au malheur, ce sont « le retour aux traditions » et « les forces de l’esprit » qui apparaissent, dans notre pays de France, comme « le bouclier et l’épée »…
Que les hommes d’Etat ou ceux qui postulent à le représenter, soient bien obligés de le reconnaître est révélateur, sans doute, d’un changement d’état d’esprit, en attendant le nécessaire changement de politique et, surtout, le retour du « temps long » à la tête de l’Etat, ce temps apprivoisé qui, face aux défis contemporains, peut permettre à une nation « d’être et de durer », tout simplement…

Jean-Philippe Chauvin

Le monde financier serait-il dirigé par des psychopathes ?

PsychopatheLes personnages clés seraient-ils des psychopathes ? Selon un ancien professeur anglais, cela pourrait expliquer la crise que connait actuellement le monde.

Alors qu’on annonce que 2012 sera (encore) l’année de la crise de la dette, de l’austérité, bref de la crise économique et financière, de plus en plus de voix s’élevent pour dénoncer le système financier, les marchés qui dirigent le monde. Des marchés souvent accusés de ne pas tenir compte des humains qu’ils broient. C’est ce qui fait dire à Clive R. Boddy, professeur à l’université de Nottingham, que beaucoup des hauts responsables financiers seraient en fait des psychopathes.

Selon ce professeur, cité par Bloomberg, les psychopathes sont des personnes « manquant de conscience, ne ressentant que peu d’émotions et incapables de ressentir sentiments, sympathie ou empathie pour les autres« . Ces personnes se montrent plus froides et calculatrices que les autres et « représentent donc une menace pour les entreprises et la société« .

Mais comment des personnes avec un tel profil psychologique ont-elles pu atteindre des postes si élevés ? Selon Clive Boddy, cela est imputable au monde actuel et à l’organisation des entreprises, avec un personnel qui bouge tout le temps, passe de sociétés en sociétés. Cela permet aux psychopathes de passer inaperçus et de monter rapidement, pouvant même apparaître comme de bons leaders là où, à une autre époque, ils auraient été vite repérés pour leur égocentrisme et leur manque d’éthique.

C’est l’ascension de ce type de profils dans des entreprises financières qui aurait causé la crise, selon le professeur. Car à des postes-clé, ces psychopathes sont dirigés par leur volonté de s’enrichir et de progresser, au détriment de toute responsabilité sociale. Peu importe, pour eux, les dégâts causés.

Ce n’est pas la première fois que des scientifiques mettent en avant le comportement dangereux des employés du monde de la finance. Ainsi, en septembre, une étude suisse affirmait que certains trraders avaient des comportements plus dangereux que les psychopathes. 28 d’entre eux avaient été soumis à des tests psychologiques et les résultats avaient été comparés à ceux de 24 psychopathes hospitalisés dans des établissements sécurisés en Allemagne.  Il en ressortait que dans un contexte de compétition, les traders étaient prêts à tout pour prendre l’avantage sur leurs concurrents. « Il s’est avéré qu’ils ont eu un comportement plus égocentrique et ont été plus enclins à prendre des risques que le groupe de psychopathes qui ont été soumis aux mêmes tests« , expliquait l’un des chercheurs au Spiegel.

J.C.

Les 9 notions fondamentales de l’action :

Excalibur1° Notion fondamentale d’unité (doctrinale et stratégique)

La complémentarité de moyens divers est inconcevable, en effet, sans référence à une unité supérieure.
Si Lénine a combattu ceux qui, autour de lui, tendaient à mépriser la formation idéologique, cette formation est plus encore un devoir chrétien.
Si, dans une armée, chaque unité prétendait se battre pour un idéal différent, l’unité est donc la force de cette armée, seraient compromises.
Si donc il importe de favoriser une diversité des moyens qui décuple les possibilités de l’action, cette diversité ne doit jamais faire oublier l’indispensable unité des esprits et des cœurs.
Allons plus loin. Cette unité doctrinale elle-même, ne suffit pas. Si nous sommes décidés à combattre efficacement, une certaine systématisation méthodologique est nécessaire. Une union débonnaire des esprits est sans intérêt s’il n’existe pas d’unité au plan des méthodes d’action.

2° Notion d’harmonie sociale (ou psychologique) d’intérêts (ou soucis) communs

Si l’unité de pensée, l’unité stratégique sont un élément évident de puissance, le respect des harmonies sociales ne l’est pas moins. Se méfier, en conséquence, des formules d’action qui méprisent ou ébranlent celles-ci.
Préférer, autant que possible, celles qui permettent d’utiliser les hommes où ils sont et comme ils sont.
Bien se dire que chacun se donne à l’action avec plus de zèle quand le moyen proposé correspond davantage à ce que l’on désire ou à ce que l’on redoute dans l’immédiat.

3° Notion de continuité (de fréquence)

Car la formule est plus efficace qui tient constamment en éveil par le prolongement d’une action continue. Certains arrêts, certains repos dans l’action représentent autant d’échecs.

(suite…)

Libertés N° 32 – Energie, une alternative :

La francophonie ce n’est pas seulement une langue et une pensée que les siècles d’antiquité grecs déposèrent sur nos plages du midi policée par l’apport de la romanité. C’est aussi des paysages et des jardins, c’est aussi un peuple, une histoire, un art de vivre, une façon d’être, un comportement ancré dans les origines. C’est aussi une tradition courtoise, sortit d’un rude passé guerrier, domestiqué par un profond respect des femmes, une spécificité sculptée et modelée par la civilisation chrétienne. Cette francophonie dont nous sommes les héritiers est vivante, elle grandit chaque jour par empirisme dans le travail de chacun et le souhait des autres. Elle se fructifie par les ans, dans le sang des familles comme l’arbre aux racines symbolisant le père comme les ancêtres et dont les branches qui s’étendent vers le ciel sont les enfants qui naissent et naitront. La francophonie c’est tout cela, la manière d’être d’un peuple dans sa tradition de vie. C’est ce mélange d’apport par la succession des siècles, du monde celte rencontrant la culture gréco-romaine, dont les strates furent burgondes, wisigoths, franques, vikings. Il manquerait l’exotisme du fruit des échanges de culture et tradition culinaire, amenés par des rivages aussi divers que ceux d’Afrique ou d’Asie, comme les Indes ou d’Amérique amérindienne que l’histoire nous fit rencontrer et dont nos peuples furent mélangés…

Comment laisserions-nous détruire notre culture à l’heure où ceux qui prétendent nous gouverner, représentent la honte d’une histoire déchue. Comment laisser aller tant de siècles vers une telle déchéance. Mais laissons courir la plume encore, alors que des peuples aussi divers que l’Inde et la lointaine Asie, ceux d’Afrique du Nord au Sud comme nos frères oubliés d’Amérique réclament de la France, un rayonnement oublié. La langue de notre peuple serait bien fade, si l’on y mettait de la poésie. Si l’on reprenait pour le plaisir les vers de Rabelais, où quelques satyres de La Fontaine. Comment oublier à travers nos mots l’esprit de Madame de Sévigné, de Corneille et cela jusqu’aux écrits de Rimbaud et Verlaine, mais combien en ai-je oublié sur le chemin. Sans oublier que depuis la république nos poètes et écrivains meurt sur les champs de bataille, oh Alain-Fournier, oh Saint-Exupéry. Relire pour le plaisir de la moquerie : Cyrano afin de demeurer libre et escrimer sans cesse contre les pleutres qui détruisent notre cher héritage francophone. Il est temps hélas de faire le bilan de cette désastreuse république se fourvoyant dans un nouvel ordre mondial. Combien Marianne est usée a force de s’être vendue ! Notre peuple retrouvera le chemin des pavés du roi, avant de disparaitre complètement, car selon Maulnier cela reste la dernière chance de la liberté…

Notre Jour viendra !

Frédéric Winkler

14 juillet sous le signe du sang…

République exterminatriceC’était le 14 juillet au soir, et, comme de nombreux curieux, je contemplais à la télévision les beaux éclats du feu d’artifice de la Tour Eiffel. Et puis, il y a ce bandeau jaune « alerte info » qui défile soudain et qui annonce ce qui n’est encore qu’un « incident », un camion qui a renversé des passants à Nice lors des festivités de la tombée de la nuit. Quelques minutes plus tard et durant toutes les heures qui suivent, ce sont les images de panique d’une foule en course pour éviter le pire, celles d’un camion blanc qui s’engage sur la promenade des Anglais et ce bilan « évolutif » passé de quelques victimes à 74 à deux heures du matin, puis 84 à l’aube : encore, encore le terrorisme, les morts, les larmes !

Depuis janvier 2015, le même scénario se répète à intervalles de quelques mois, et les mêmes discours et les mêmes coups de menton, les mêmes cérémonies funèbres, les « Je suis… » qui se suivent et, malheureusement, se ressemblent malgré la variété des noms accolés à ce début de phrase. Et, chaque fois un peu plus, les poings qui se serrent…

Ce 15 juillet au matin, la télévision montrait, sur la route du malheur provoqué par celui dont je ne prononcerai pas le nom pour ne pas lui accorder la moindre célébrité, l’image d’une poupée sur le bitume, seule, abandonnée, couchée… Quelques minutes après, sur les réseaux sociaux, je retrouvais la même poupée, mais en des circonstances bien différentes : elle était bien là, à même le sol, comme renversée, mais, à côté d’elle, à la toucher, sous la lumière « bleu cruel » des gyrophares, il y avait une couverture dont dépassait une sorte de bonnet ou de casquette, une couverture qui couvrait une forme, un corps, un visage… Un enfant, dont la poupée semblait veiller le corps désormais sans vie.

Cette fois-ci, mon café du matin avait un goût de cendres, une amertume violente : la mort d’enfants nous choque plus encore que d’autres, il faut bien l’avouer ! Les innocents, pense-t-on, comme si les autres victimes l’étaient moins parce qu’elles avaient vécu plus longtemps : bien sûr, ce sentiment n’est pas forcément « juste » mais il est commun, croit-on, à toute l’humanité. Qu’y a-t-il de plus cruel, de plus injuste que la mort, quelle qu’en soit la forme, d’un enfant ? Dans une famille, c’est « l’absence » la plus douloureuse

Mais les islamistes et leurs alliés s’en moquent, et leur « cause » semble justifier tous les moyens, tous les crimes. Les paroles glaçantes du terroriste Carlos, ce fameux « Il n’y a pas de victimes innocentes », doivent nous permettre de comprendre, non pour excuser mais pour combattre, l’esprit de la Terreur aujourd’hui incarné par les troupes formelles et informelles de L’Etat Islamique. Avons-nous oublié le « massacre des innocents » provoqué, selon le Nouveau Testament, par Hérode ; les enfants de Vendée « écrasés sous les pieds de nos chevaux », selon le général Westermann, au nom de la République en 1793 ; ceux d’Oradour-sur-Glane brûlés comme les adultes dans l’église du village et ceux exterminés pour être nés juifs durant la guerre mondiale de 1939-45 ; les enfants de Beslan, retenus en otage et exécutés en septembre 2004 par des rebelles tchétchènes ; les trois enfants assassinés froidement devant et dans leur école à Toulouse par l’islamiste M. en mars 2012, simplement parce qu’ils étaient juifs ?

Les enfants sont des cibles doublement symboliques parce qu’elles sont à la fois la suite des générations précédentes et leur avenir, et que les frapper, c’est chercher à trancher ce fil de la transmission, ces racines qui permettent à une  nation, démographiquement comme spirituellement, de s’épanouir encore et toujours. Ils ne sont pas visés par hasard, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Et puis, l’assassinat d’enfants, s’il horrifie les populations, les terrifie aussi, ce qui est un moyen pour ces terroristes d’espérer désarmer ou, du moins, de paralyser, par « sidération », les sociétés visées, surtout dans des démocraties parfois plus sensibles à l’émotion qu’à la raison.

Il y a aussi le risque de voir (ou de laisser) fracturer l’unité d’un pays, non celle qui peut s’exprimer à travers les jeux parlementaires ou politiques pour le bien commun du pays, mais celle, plus profonde, qui lie les communautés, les particularités et les personnalités entre elles, non dans ce « vivre l’un à côté de l’autre » (formule de l’individualisme, qu’il soit personnel ou communautaire) mais « vivre l’un avec l’autre », non dans la confusion mais dans la reconnaissance de traits communs issus de l’histoire (et, parfois, de ses confrontations), de ces héritages dont, certes, nous pouvons vouloir nous détacher ou que nous pouvons contester (« la vraie tradition est critique », disait avec grande raison Charles Maurras), mais qui sont aussi le terreau de la nation vivante.

Ne donnons aucune joie ni aucune paix aux terroristes du moment : l’unité de la France ne doit pas être une argutie politicienne et ne peut être confondue avec les manœuvres d’un gouvernement aux abois ou d’une opposition exaspérée, elle doit être une réalité vécue, forte, puissante. Ce n’est pas l’uniformité ou l’indivisibilité mais la reconnaissance d’une « particularité française », historique, politique comme géopolitique, et, sans doute, civilisationnelle ; c’est la reconnaissance d’une « diversité ordonnée », de cette « nation plurielle » qui est la France et qui n’est pareille à aucune autre.

L’unité de la France, c’est un « équilibre » au sens fort du terme, équilibre parfois mis à mal par l’histoire et par le Pouvoir lui-même quand il oublie ses fonctions régaliennes et ses devoirs de Bien commun, mais équilibre qu’il faut conserver si l’on veut que perdure ce que « nous » sommes, et que nous puissions vivre, tout simplement et librement, notre destin de Français, nés ici ou adoptés, au sens le plus fort et noble du terme…

Pour que les enfants de France vivent, mais aussi tous les enfants, en France, d’ici ou de passage…

Jean-Philippe Chauvin

L’architecture possible dans les métros :

À Moscou, les stations de métro ont des airs de palais, dont le photographe canadien David Burdeny capture toute la grandeur de la Russie. http://www.davidburdeny.com/

Sous les rues de Moscou, il existe un tout autre univers de l’architecture opulente que les visiteurs doivent absolument découvrir: les stations de métro. Ce ne sont pourtant pas le genre de visites auxquelles vous penseriez à première vue, mais les stations de métro de la capitale russe sont extrêmement belles, d’un point de vue architectural.

David Burdeny, un architecte devenu photographe en provenance du Canada, estime être le premier photographe à avoir été autorisé à prendre des photos des stations de métro après les heures de service, lorsqu’elles ont été fermées aux usagers. Il a eu la chance de pouvoir immortaliser la beauté de ces stations sans la présence des passagers. Il lui a fallu l’aide des producteurs de l’émission de télévision anglaise Top Gear, qui réalise un documentaire sur le métro russe, pour qu’il puisse obtenir une autorisation.

Le métro de Moscou, qui a ouvert en 1935, a été conçu pour être un grand projet de propagande soviétique. Les conceptions architecturales opulentes visaient à prévoir un avenir radieux pour l’empire, car les principes directeurs de design étaient « svet » (léger) et « sveltloe budushchee » (brillant avenir ou avenir prometteur). Bon nombre de stations disposent de bustes de dirigeants soviétiques comme Lénine ou des peintures murales avec des éléments de propagande soviétiques classiques comme l’Homo sovieticus.

La série de photos de David Burdeny A Bright Future: New Works from Russia, a été relayée par le site FastCoDesign, sur lequel l’artiste explique que « les premières stations à avoir été construites ne sont pas forcément inspirées du constructivisme; elles sont presque religieuses. Les suivantes s’inspirent ensuite de l’art deco ».

 

Station de métro Taganskaya, Moscou

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Station de métro Elektrozavodskaïa, Moscou

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Station de métro Komsomolskaïa, Moscou

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Station de métro Mayakovskaya, Moscou

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Station de métro Novolobodskaya, Moscou

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Station de métro Arbatskaïa, Moscou

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Station de métro Kiyevsskaya, Moscou

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Station de métro Sokol, Moscou

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Station de métro Kiyevsskaya (est), Moscou

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La beauté des fresques murales :

A. Fresco maîtrise tous les aspects de la fresque murale, développant des méthodes de travail qui allient rigueur et créativité.
Trompe-l’œil architecturaux, fresques historiques, galeries de portraits, peintures murales signalétiques, décors hauts en couleurs et monumentaux, anamorphoses, A.Fresco a conçu et réalisé plus de 300 fresques en France et ailleurs.
Les peintures en trompe-l’oeil A.Fresco, monumentales, pérennes, et pour tous les publics, améliorent le “cadre de ville” des habitants. Chacune de ces fresques met en scène l’identité, l’histoire, les spécificités du lieu où elle s’inscrit, emportant une adhésion unanime.
Populaires, ces peintures murales deviennent objets de fierté pour les habitants et buts de visite pour les touristes.
Les fresques géantes, en trompe-l’oeil, enrichissent le patrimoine culturel d’une ville, d’une collectivité locale, d’une institution ou d’une entreprise privée, et renforcent leur image de marque.
Visitez son site : http://www.a-fresco.com/

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14 juillet 1789, la fête des banques…

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Alors que la France se prépare dans la joie à célébrer une nouvelle fois cette république qui pourtant ne lui apporte que des malheurs depuis quelques siècles, l’équipe parisienne du GAR a décidé de rappeler à qui profite le crime!

Qui, depuis le début de la maudite régence, se régale de la commercialisation de notre belle France!
Nous choisissons nous aussi de fêter le 14 Juillet comme il se doit. Car chaque feu d’artifice qui résonne est un coup de glas de plus vers la fin de ce système des véreux.

Chaque nouveau 14 juillet nous rapproche de la fin du régime des banques.

Nous pourrions choisir de nous lamenter, nous pourrions choisir de baisser les bras, et bien non, avec nos moyens, nous choisissons, comme d’autres, de garder la flamme de l’espérance royale allumée !

La France n’est pas la république, la république n’est qu’un système, et malgré tout, il finira bien par s’enrayer.

Cette république qui s’est voulue du peuple, par le peuple et pour le peuple, n’a été en fait qu’une république du fric, par le fric et pour le fric, une idéologie au service de l’Argent. Cette république qui n’est que l’avorton de la révolution de 1789, elle même avorton de la Réforme, qui elle même ne fut que l’avorton de la Renaissance !

A nous d’être les grains de sable dans ses rouages!

Un jour la France refleurira sur les ruines de la finance internationale préparant l’avènement de son nouvel ordre mondial, ou république universelle !

Et pour que cela arrive, nous le crions: Vive le Roi !

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