Les dessous du débarquement allié du 6 juin 1944 : | Groupe d'Action Royaliste

Les dessous du débarquement allié du 6 juin 1944 :

A peine 20 ans après la signature du soi-disant traité de paix de Versailles en 1919, la IIIè république replongeait encore la France dans une seconde guerre mondiale qu’elle n’avait su éviter. La suite nous la connaissons : ça sera la drôle de guerre, ensuite l’invasion allemande avec une bataille de France désastreuse malgré le courage et le sacrifice de nos soldats. Ça sera ensuite l’occupation, le rationnement, le STO et la résistance.

1944, c’est l’année de la reconquête. Les américains avant de débarquer en France occupée, bombardent copieusement un bon nombre de nos villes soi-disant stratégiquement pour favoriser l’avancée de leurs troupes…
De Dunkerque au Havre, en passant par Nantes et Cherbourg, des centaines de villes sont dévastées, certaines seront tout simplement rasées par les raids aériens des libérateurs anglo-américains, dont les bombardements en France, feront près de 60 000 victimes et 74 000 blessés. Peu de régions françaises échapperont à cette pluie de feu et d’acier détruisant quelque 300 000 habitations et tout un patrimoine. Le peuple Français devra vivre de privations et comprendra combien la France avait alors perdu de son prestige…

Le 6 juin 1944, les alliés débarquent en Normandie. Lorsque Churchill avait annoncé à de Gaulle le projet du débarquement, excluant la présence d’unités françaises, hormis les 177 hommes du Commandos Kieffer. Ce commando dont on retrouve l’histoire dans les mémoires de Gwenn-aël Bolloré (Nous étions 177), montre que les premiers libérateurs étaient Français… De Gaulle lui fit le reproche de se mettre aux ordres de Roosevelt au lieu de lui imposer une volonté européenne, Churchill lui répondit : « De Gaulle, dites-vous bien que quand j’aurai à choisir entre vous et Roosevelt, je préférerai toujours Roosevelt ! Quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains ! Quand nous aurons à choisir entre le continent et le grand large, nous choisirons toujours le grand large ! » (Extrait de l’ouvrage « C’était de Gaulle » d’Alain Peyrefitte – Tome 2, Édition de Fallois Fayard 1997 – pages 84 à 87).

Une logique anglaise que les siècles n’ont jamais ternis…


Considérant qu’il n’y avait pas de gouvernement légitime dans les pays occupés par les forces de l’Axe et que l’administration de ces territoires devait être réalisée, les Alliés mirent en place l’AMGOT : « Allied Military Government of Occupied Territories », c’est à dire : Gouvernement militaire allié pour les territoires occupés. Celui-ci était constitué par un corps d’officiers anglo-saxons, préalablement formé à l’administration des affaires civiles dans des écoles spécialisées, c’était une organisation qui dépendait des états-majors alliés, dont elle formait une section. L’AMGOT avait donc pour mission d’assurer l’administration civile des territoires libérés ou occupés par ses forces armées, en Europe comme en Asie. Selon les pays libérés, sa tâche était plus ou moins aisée. Le Danemark et la France ont refusé cette administration, arguant du fait que leurs gouvernements étaient légitimes mais prisonniers de la présence allemande sur leurs territoires. Une monnaie fut émise en principe pour chaque pays, refusée avec énergie par le général de Gaulle, parlant de fausse monnaie ! Il l’évoqua d’ailleurs dans ses Mémoires de guerre : « Les troupes et les services qui s’apprêtent à débarquer sont munis d’une monnaie soi-disant française, fabriquée à l’étranger, que le Gouvernement de la République ne reconnaît absolument pas. » Quoi qu’il en soit, cette monnaie débarqua bien avec les soldats alliés le 6 juin 1944. La polémique sur la monnaie était alors déclenchée pour plusieurs semaines. Charles de Gaulle disait à Alain Peyrefitte : « Le débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! Comme ils venaient de le faire en Italie et comme ils s’apprêtaient à le faire en Allemagne !
Ils avaient préparé leur AMGOT qui devait gouverner souverainement la France à mesure de l’avance de leurs armées. Ils avaient imprimé leur fausse monnaie, qui aurait eu cours forcé. Ils se seraient conduits en pays conquis. Et puis, ça contribuerait à faire croire que, si nous avons été libérés, nous ne le devons qu’aux Américains. Ça reviendrait à tenir la Résistance pour nulle et non avenue. Notre défaitisme naturel n’a que trop tendance à adopter ces vues. Il ne faut pas y céder ! C’est exactement ce qui se serait passé si je n’avais pas imposé, oui imposé, mes commissaires de la République, mes préfets, mes sous-préfets, mes comités de libération !
Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi ! Je veux bien que les choses se passent gracieusement, mais ma place n’est pas là !
(Extrait de l’ouvrage « C’était de Gaulle » d’Alain Peyrefitte – Tome 2, Édition de Fallois Fayard 1997 – pages 84 à 87).


Ce qui explique que jusqu’à sa mort, de Gaulle ne participa a aucune commémoration du débarquement du 6 juin 44 !
Car c’est bien de cela qu’il s’agit ! Les américains en 44 n’ont été ni plus ni moins que des envahisseurs comme de Gaulle lui-même les a toujours considéré. Certes, ils nous ont débarrassé des Allemands, mais au prix de les remplacer en tant qu’envahisseur. C’était donc à juste titre que de Gaulle s’interdisait de commémorer ce débarquement et préférait au contraire participer aux commémorations du débarquement de Provence. Il disait à Alain Peyrefite : « En revanche, ma place sera au mont Faron le 15 août, puisque les troupes françaises ont été prépondérantes dans le débarquement en Provence, que notre première armée y a été associée dès la première minute, que sa remontée fulgurante par la vallée du Rhône a obligé les Allemands à évacuer tout le midi et tout le Massif central sous la pression de la Résistance. »

Et en effet, de Gaulle commémora le débarquement de Provence le 15 août 1964 !

Les hommes politiques de la cinquième république aimant souvent se qualifier de gaullistes devraient y réfléchir à deux fois avant de participer à ces commémorations du 6 juin 44 dans une ambiance totale de soumission aux Etats-Unis !
Dans cette histoire, seuls les soldats américains qui participèrent à ce débarquement méritent tout notre respect et nos hommages. Ces soldats qui ne firent qu’obéir, ont fait preuve d’un sacrifice exemplaire et d’un courage à toute épreuve. Qu’ils reposent en paix dans les vastes cimetières de Normandie, loin de leur patrie qu’ils ont quittée pour toujours…
Néanmoins nous n’oublions pas non plus la vision qu’ils avaient de la France et des français :
Joe Weston, un journaliste du magazine Life, écrivait en 1945 : « La France est un gigantesque bordel habité par 40 millions d’hédonistes qui passent leur temps à manger, boire et faire l’amour. » En 1945, pour les GI, la France était « un gigantesque bordel» où l’on pouvait violer les femmes.
Comme l’explique le quotidien allemand Die Welt, les soldats américains sont vite passés aux yeux des Français du statut de libérateurs à celui d’occupants :
«Les Américains sont devenus encombrants lorsque leur argent, leurs bas en nylon et leurs cigarettes ne suffisaient plus à faire oublier l’humiliation d’être à nouveau livrés au bon vouloir d’un vainqueur.»
De nombreux viols ont été commis. (Environ 3500…) C’est ce drame que mettra en évidence l’écrivain Yann Queffélec dans son roman « Les Noces barbares ».


L’historienne américaine Mary Louise Roberts, professeur à l’université du Wisconsin-Madison lors d’une interview par l’Express sur son livre « What Soldiers Do » expliquait que : « En épluchant la presse militaire, en particulier le magazine Stars and Stripes, on réalise que toute l’expédition américaine en Normandie a été vendue aux soldats comme une formidable opportunité sexuelle. […] L’état-major américain a besoin de trouver un stimulant basique et efficace qui encourage ces jeunes hommes à débarquer sous les balles à Omaha Beach. C’est pourquoi on a sexualisé à outrance l’enjeu de la future bataille sur le sol français. »
Voilà donc ce que doit être pour nous le débarquement du 6 juin 44 ! Ce débarquement est avant tout le symbole de notre défaite face à l’envahisseur allemand. Car malgré le courage et la combattivité de nos soldats, la troisième république, depuis la guerre de 14-18, n’avait fait qu’affaiblir un peu plus chaque jour la France, et plonger cette dernière dans les épreuves de l’occupation. De cette honte qui succéda à la défaite de la bataille de France de 1940, il y aura aussi la honte de devoir attendre qu’un pays étranger vienne nous délivrer de l’envahisseur, en étant lui-même envahisseur ! C’est le prix à payer de notre déclin depuis 1789 et même avant…

Les américains méprisaient d’ailleurs les français pour ça. Dans son interview Mary Louise Roberts disait : « Les témoignages et les lettres des soldats sont clairs : ils méprisent ces hommes qui, à leurs yeux, se sont montrés incapables de repousser les Allemands en 1940 et de libérer eux-mêmes leur pays. Ainsi, la vision des femmes tondues horrifie les Américains et confirme leur verdict : si des Françaises ont couché avec l’ennemi, c’est parce que leurs hommes, trop faibles, n’étaient pas « maîtres chez eux ». Leur vengeance sur les femmes n’en apparaît que plus minable. »

Quoi qu’il en soit, même si nous sommes assez critique envers de Gaulle, sur sa résistance à distance et sur bien des points encore, force est de constater qu’en ce qui concerne sa considération des américains, il avait vu juste. Nous ne pouvons que le féliciter d’avoir su tenir tête face à l’adversaire américano-britannique dans les épreuves difficiles de ce second conflit mondial.
La France sortait déjà épuisée, saigné à blanc (voir nos vidéos sur le sujet) des conséquences dramatiques de la guerre de 14. Il fallait affronter une nouvelle fois l’envahisseur germain, d’une cruauté sans limite, mue par son idéologie sortie de la pensée totalitaire des idéologues des « Lumières », qui essaimeront d’ailleurs toutes les dictatures modernes…


Arrêtons-nous un instant afin d’imaginer ce que fut la souffrance des hommes et encore une fois, plus encore celle des femmes et des enfants, broyés dans ces temps d’horribles malheurs de ce XXème siècle et on ose nous parler de l’époque noire du monde médiéval ! Il est vrai que l’Eglise alors imposait aux rudes hommes médiévaux : le respect des femmes et des enfants, comme des petits et souffrants, comme l’imposait alors le respect, la justice et l’honneur de nos racines chrétiennes. Dieu le veult, disait-on alors, on est loin des massacres de masse du XXème siècle dit démocratique, où des villes entières ont disparues…
Il ne tient qu’à nous d’en tirer leçon et de faire en sorte que l’histoire ne se répète pas dans ce domaine-là ! La seconde guerre mondiale fut l’objet d’une double invasion pour notre pays. Et face du clan des Ja et du clan des Yes, nous ne défendrons que la France seule ! A ce jour, après la victoire allié, notre pays a subit une incroyable invasion culturelle américaine. C’est malheureusement le prix à payer de notre « libération » ! Cette domination américaine, François Mitterrand l’avait lui-même avoué vers la fin de sa vie. Il disait :
« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »
« Le Dernier Mitterrand » de Georges-Marc Benamou

Tôt ou tard, il faudra entamer cette désaméricanisation de notre pays, mais point de crainte, elle se fera naturellement, lorsque nous aurons retrouvé les valeurs qui constituent notre identité. Cette richesse oubliée comme en devenir représente ce qui fit la spécificité française, dans notre vie quotidienne. Nous n’avons pas besoin des américains pour élaborer et développer notre culture et notre Civilisation. C’est par manque de référence, soumission et inculture que nous copions l’identité des autres. C’est en redécouvrant nos racines oubliées que nous nous retrouverons la dignité perdue. Notre langue est riche de ses écrivains, dramaturges, poètes et paladins comme de ses peintres, inventeurs et scientifiques. Nous avons 2 000 ans d’histoire, de tradition et de coutumes sur nos épaules, base même de nos origines celtiques, franques, nordiques comme Gréco-romaines. Nous avons baigné nos racines au soleil de la culture grecque où chante encore le poète de l’Iliade. Nous avons connu l’âge d’or du XIIIème siècle comme du XVIIIe siècle, de cette société raffinée où il faisait si bon vivre disait Talleyrand, parlant de douceur. Nous avons eu nos martyrs et nos Saints, qui dorment sous nos pieds et dont le sang irrigue notre terre. Nous avons connu la Chevalerie et son éthique, nous avons eu de grands Rois, et répandu pendant des siècles une foi inébranlable, adoucissant les excès « barbares » de nos nouveaux alliés et amis. Nos ancêtres ont construit des cathédrales, et divers monuments ancestraux qui parsèment notre territoire, aux couleurs multicolores, dont les pointes semblaient toucher le ciel. Notre art culinaire est devenu une véritable science de la table. Notre savoir vivre, de renommée mondiale comme l’est l’art du respect dans la courtoisie des dames. Nous possédons une langue nationale puisant sa richesse dans le grec, le latin et le celte, sans oublier nos diverses langues régionales. Alors non messieurs les américains, nous n’avons pas besoins de vous pour développer et édifier notre civilisation. Votre puritanisme, votre messianisme ainsi que vos réussites financières, ne nous intéressent pas !

Même si nous vous aimons bien en rappelant que de nombreux Français, vous libérèrent un jour de l’oppression anglaise.
Même si nous fîmes aussi une partie de votre histoire et nombreux de nos frères, blancs et rouges dorment aujourd’hui dans vos cimetières, nous n’acceptons pas de leçon, de la part d’un peuple qui extermina nos frères Amérindiens.
Notre France, si affaiblit soit-elle, vous regardera toujours avec panache, du haut de ses deux millénaires d’Histoire et aidera les peuples dans la souffrance pour garder leurs libertés, comme elle vous aida à obtenir la vôtre !

Notre Jour Viendra !

P-P Blancher et Frédéric Winkler