La trinité infernale de notre déclin :

Cette vidéo a pour objectif de montrer que la révolution ne fut pas un évènement spontané. Elle puise son origine dans l’anthropocentrisme des humanistes de la Renaissance. La Réforme quant à elle, instituera la libre pensée et le système républicain. La critique faite contre le protestantisme dans cette vidéo, est une critique de ce que fut le protestantisme à l’époque de son émergeance en France au XVIè siècle. Il ne s’agit nullement d’une attaque contre les protestants vivant paisiblement leur foi à ce jour.

 

La trinité infernale de notre déclin :

Renaissance, Réforme et Révolution, trois mots qui raisonnent à nos oreilles comme étant ceux de l’époque moderne. Nous allons analyser ce que renferment ces trois termes comme mettre en évidence ce qu’ils incarnent et le poison qu’ils contiennent…

    « Ces fameux « 3 R » sont la marque de la Révolte, du Refus, du Rejet, du Ressentiment, … de l’Homme face à Dieu, de la créature face à son Créateur. Ces trois évènements théologico-politico-historiques forment comme des repères, et sont autant de ruptures, de cassures, et de fractures dans la longue durée de l’Histoire humaine. » écrivait Christophe Lacroix dans « Ripostes au politiquement correct » Tome 3 – p 36

Le XVe et le XVIe siècle sont des périodes de transition entre l’époque Médiévale et les Temps Modernes, plus communément appelées Renaissance. Le terme de « Renaissance » en tant qu’époque a été utilisé pour la première fois en 1840 par l’historien Jean-Jacques Ampère dans son Histoire littéraire de la France avant le XIIe siècle. « Le terme même de « Renaissance » ne peut se comprendre que dans un sens « révolutionnaire », où l’héritage du christianisme doit être remplacé par une « renaissance » de l’Homme, affranchi et délesté de tout l’apport de 15 siècles de culture et civilisation chrétienne. » écrivait Christophe Lacroix dans « Riposte au politiquement correct » Tome 3 – p 37

La Renaissance se caractérise par une série de changements politiques, économiques, sociaux et intellectuels. C’est durant cette période qu’apparaît le mouvement humaniste. Mais cet humanisme à contrario de l’humanisme chrétien, place l’homme et les valeurs humaines au centre de la pensée. Ce que l’on appel plus couramment l’anthropocentrisme, contraire à la pensée chrétienne.

Les conséquences de cette pensée ne se font pas attendre. Des représentations anthropomorphiques de Dieu apparaissent déjà au début de la Renaissance. Il n’y a qu’à regarder comment Michel-Ange représenta Dieu dans la Chapelle Sixtine dans sa très célèbre « Création d’Adam », sous les traits d’un vieil homme aux allures d’un Zeus antique, les éclairs en moins. Ce qui, pendant des siècles, aurait été considéré comme blasphématoire, Dieu étant au-dessus du monde matériel, on ne peut donc le représenter sous les traits d’un homme fait de chair et de sang, en dehors de son incarnation : Jésus Christ. Mais Michel-Ange faisait déjà partie, à cette époque, d’une génération admirant et préférant se tourner vers l’art et l’enseignement antique. La Réforme, la découverte des Amériques comme l’afflux d’or arrivant, poussa les européens à se focaliser un peu plus sur le monde matériel. Mais malheureusement, cet attrait du monde matériel ne sera pas sans conséquences…

René Guénon dans « Orient et Occident » commençait son premier chapitre « Civilisation et progrès » en ces termes :

« La civilisation occidentale moderne apparaît  dans l’histoire comme une véritable  anomalie : parmi toutes celles qui nous sont connues plus ou moins complètement, cette  civilisation est la seule qui se soit développée dans un sens purement matériel, et ce développement monstrueux, dont le début coïncide avec ce qu’on est convenu d’appeler la Renaissance, a été accompagné, comme  il devait l’être fatalement, d’une régression intellectuelle correspondante ; nous ne disons pas équivalente, car il s’agit là de deux ordres de choses entre lesquels il ne saurait y avoir aucune commune mesure. Cette régression en est arrivée à un tel point que les Occidentaux d’aujourd’hui ne savent plus ce que peut être l’intellectualité pure, qu’ils ne soupçonnent même pas que rien de tel puisse exister ; de là leur dédain, non seulement pour les civilisations orientales, mais même pour le moyen âge européen, dont l’esprit ne leur échappe guère moins complètement. »

Comment une telle période fut-elle possible ? Comme nous l’avons dit, la Renaissance succède directement à l’époque médiévale. Et plus exactement à l’après-guerre de Cent-Ans, les vicissitudes de celle-ci ont engendré une période trouble ayant considérablement affaiblit la civilisation chrétienne en France. A tel point que le français de l’an 1500 n’avait déjà plus rien à voir avec celui de l’an 1400. Phénomène que l’on peut observer également avec la période du XXème siècle en comparant le français de l’an 1900 avec celui de l’an 2000. Le constat est sans appel, une rupture entre ces deux générations s’est faite. Rupture qui ne fut possible qu’avec les désastres des deux guerres mondiales, les révoltes comme mai 68, ainsi qu’un régime politique assez faible et irresponsable pour accélérer la chute.

Mgr Henri Delassus dans « La conjuration antichrétienne » précise comment l’esprit humaniste a pu s’implanter dans les esprits :

 « Elle se produisit dans une époque de relâchement, d’affaissement à peu près général de la vie religieuse, période lamentable dont les caractères sont, à partir du XIVe siècle, l’affaiblissement de l’autorité des papes, l’invasion de l’esprit mondain dans le clergé, la décadence de la philosophie et de la théologie scolastique, un effroyable désordre dans la vie politique et civile. C’est dans ces conditions que l’on mettait sous les yeux d’une génération intellectuellement et physiquement surexcitée, maladive sous tous les rapports, les déplorables leçons contenues dans la littérature antique. » p29

 

Plus loin il précise également :

« Les inventions nouvelles, l’imprimerie, la poudre, le télescope, la découverte du Nouveau-Monde, etc., venant s’ajouter à l’étude des œuvres de l’antiquité, provoquèrent un enivrement d’orgueil qui fit dire : la raison humaine se suffit à elle-même pour gouverner ses affaires dans la vie sociale et politique. Nous n’avons pas besoin d’une autorité qui soutienne ou redresse la raison. » Et cinq siècles plus tard nous subissons encore les conséquences de cette logique !

Henri Delassus met également en évidence les liens entre chaque évènement de cette trinité infernale qu’est la Renaissance, la Réforme et la Révolution :

« La civilisation renouvelée du paganisme agit d’abord sur les âmes isolées, puis sur l’esprit public, puis sur les mœurs et les institutions. Ses ravages se manifestèrent en premier lieu dans l’ordre esthétique et intellectuel : l’art, la littérature et la science se retirèrent peu à peu du service de l’âme pour se mettre aux gages de l’animalité : ce qui amena dans l’ordre moral et dans l’ordre religieux cette révolution qui fut la Réforme. De l’ordre religieux, l’esprit de la Renaissance gagna l’ordre politique et social avec la Révolution. Le voici s’attaquant à l’ordre économique avec le socialisme. C’est là qu’il devait en venir, c’est là qu’il trouvera sa fin […] » -p33

Comme nous l’avons cité précédemment, la Renaissance qui n’est que l’avorton de l’après-guerre de Cent-ans, va également accoucher de son propre avorton : la Réforme.

Sous prétexte de corriger les abus, le moine apostat Martin Luther (1483-1546) se livra à des déclamations violentes contre la religion catholique. En fait, il ne fit que poursuivre ce qui avait été commencé avant lui par l’humaniste et théologien Erasme de Rotterdam. Ce dernier dans son célèbre « Eloge de la folie » imprimé en France en 1511, dénonça ouvertement les abus de la religion catholique, de l’Eglise et de ses fidèles. Entre autre les « indulgences » et le rôle trop important de l’argent au sein de l’Eglise. Dénonciation qui annonçait déjà les critiques qui seront formulées par Luther quelques années plus tard…

Néanmoins, Erasme restera fidèle à la religion catholique et s’opposera à Luther dans son Traité du libre arbitre (1524)

C’est donc de Martin Luther que naîtra le protestantisme, à savoir donc une réforme religieuse, que l’on peut dater à partir de 1517. Sans Luther, il n’y aurait pas eu de guerres de Religions, pas de guerre civile anglaise, pas de démocratie parlementaire, pas de révolution bourgeoise-capitaliste, pas de Prusse impérialiste, comme naturellement, pas d’Etats-Unis d’Amérique de langue anglaise et de foi réformée. Un autre réformateur ayant adhéré aux thèses de Luther, Jean Calvin se réfugia à Bâle, où il commença à écrire son œuvre majeure : L’Institution de la religion chrétienne, qui sera éditée en 1536 en latin. Luther et Calvin, les deux principaux doctrinaires du Protestantisme, flétrissent vigoureusement les usuriers, mais Calvin a changé une mentalité, un état d’esprit : celui qui faisait de l’argent un sujet de mépris quasi-total.

La Réforme (surtout la Réforme calviniste) va, de ce fait, changer les doctrines économiques. En Angleterre, pays où triomphera un jour l’Economie libérale, la lecture de l’Ancien Testament répandue partout apprend aux hommes que Dieu promet longue vie et prospérité au juste (les Quakers, les Puritains verront, dans le succès économique, un signe de l’élection divine).

De la grange de Wassy à l’Edit de Nantes en passant par la Saint Barthélémy, c’est huit guerres qui saigneront et affaibliront considérablement la France sur une période de plus de trente ans, de 1562 à 1598.

Le protestantisme va briser considérablement l’unité de la Religion chrétienne en France, et il faudra tout le génie d’un Henri IV pour mener à bien une politique de redressement du Royaume.

Mais au final de ces désastres, le protestantisme ne s’implantera pas pleinement en France mais nous retrouverons contre nous des protestants émigrés lors des conflits européens ou en Amérique !

« Le protestantisme avait échoué ; la France, après les guerres de religion, était restée catholique. Mais un mauvais levain avait été déposé en son sein. Sa fermentation produisit, outre la corruption des mœurs, trois toxiques d’ordre intellectuel : le gallicanisme, le jansénisme et le philosophisme. Leur action sur l’organisme social amena la Révolution, second et bien plus terrible assaut porté à la civilisation chrétienne. » Henri Delassus dans « La conjuration antichrétienne » p51

En plus des « trois toxiques » cités par Mgr Delassus, nous pourrions en citer un quatrième ayant fait son apparition en Angleterre au début du XVIIIe siècle : la Franc-Maçonnerie.

Les fondateurs de cette maçonnerie, société de pensée, société spéculative, sont James Anderson, pasteur de l’Église presbytérienne écossaise et Jean-Théophile Desaguliers, pasteur anglican, fils d’un pasteur huguenot, natif de La Rochelle.

La franc-maçonnerie pourrait-on dire est quelque part la fille naturelle du protestantisme. En France, elle fut un refuge pour les protestants que l’on appelait aussi huguenots. Il y aurait tant à dire sur le rôle de la Franc-maçonnerie en France pour ce qui est de la destruction de la civilisation chrétienne. C’est d’ailleurs lors d’un congrès maçonnique tenu à Francfort en 1785 que la mort des Rois Louis XVI et Gustave III de Suède fut votée à l’unanimité selon les dires de deux témoins présents entre autres : M. de Reymond, inspecteur des postes, et M. Maire de Bouligney, président du Parlement de Besançon.

Car il ne faut pas oublier que le protestantisme n’était pas seulement une Réforme religieuse. Les huit guerres fratricides que la France avait subit depuis l’avènement de Luther et Calvin, ne furent pas exclusivement la conséquence d’une simple querelle dogmatique sur la Religion chrétienne. Le protestantisme portait en lui également les germes de tout un système politique s’opposant au régime monarchique en place. En 1574 le calviniste François Hotman fit paraître en français son ouvrage le plus important écrit en réaction au massacre de la Saint-Barthélemy. Il s’agit de Franco-Gallia (La Gaule Française) sorti en latin en 1573. Cet ouvrage est en quelque sorte le premier « programme politique » protestants, dans l’éventualité d’une accession au pouvoir. Ce « programme politique » expose l’idée d’un système de démocratie. Il y propose une monarchie élective et affirme que la couronne de France n’est pas héréditaire mais élective et que le peuple a le droit de destituer ou de créer des rois. Entendons-nous bien sur la notion de peuple, celui-ci ne s’exprimant que lorsqu’il va dans le sens désiré de ces manipulateurs de foule. Il suffit de voir ce qu’il s’est passé durant la Révolution, le peuple profondément royaliste fut massacré pour mettre en place coûte que coûte le nouveau système : « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », disait Saint Just. Il y a dans cette conception de la société tous les ingrédients des pires dictatures.

Franco-Gallia eut un retentissement énorme chez les huguenots. La ville de la Rochelle fut d’ailleurs, après les libertés d’actions qu’offrit l’Edit de Nantes, un véritable bastion protestant. Au point que cette ville était devenue un Etat dans un Etat avec pour modèle la cité de Genève, c’est-à-dire une république ! République qui fut d’ailleurs proclamée par Jean Calvin lui-même en 1541 ! Le constat est là : la logique politique issue du protestantisme rejette toute notion de pouvoir royal tel qu’on le concevait depuis toujours en France. Ce qui est dans la parfaite logique du rejet des papes d’ailleurs, bref de toute autorité légitime… Le concept est simple la seule autorité admise reste celle de cette minorité déguisée en volonté générale afin d’assurer à quelques-uns tous les pouvoirs, autrement plus excessifs et étendues que le pire des rois… Ce qui explique qu’en septembre 1567, à Meaux les protestants tentèrent sans succès d’enlever la famille royale, Charles IX et Catherine de Médicis, donnant pour conséquence, la seconde guerre de Religion. (1567-1568)

Pierre Waldeck-Rousseau, ancien ministre de la IIIème république, confirmera lui-même ce lien existant entre république et protestantisme. Il disait au pasteur de Saint-Etienne en 1904 : « Il existe une entente naturelle entre le régime républicain et le culte protestant, car l’un et l’autre reposent sur le libre examen ».

Et en effet, si la réforme religieuse n’avait pu aboutir en France, c’est la réforme politique qui saura s’imposer dans le cadre de la révolution de 1789. C’est ce qui faisait dire au vieux maître de Martigues : « la Révolution, qui n’est que l’œuvre de la Réforme reprise et trop cruellement réussie… »

S’il est totalement faux de dire que la France est née en 1789, comme aime à le rappeler certains révolutionnaires, il n’en demeure pas moins qu’UNE France est bel est bien née cette année-là ! Mais c’est une France n’ayant plus rien à voir avec celle d’avant 1789. C’est une autre société qualifiée de « moderne » qui s’est octroyée le nom de France, et qui n’aura de cesse de détruire la civilisation chrétienne forgée depuis 13 siècles au baptême de Clovis vers 496 apr. J-C.

Faisons une parenthèse pour préciser que la guerre d’Amérique entre Français et Anglais dura quelques 100 ans, appelée « French and Indian War », parce que nous avions la grande majorité des Nations Amérindiennes avec nous. Il y aurait tant à dire sur le déchaînement de haine des puritains contre nous les « Papistes » : « Nous pouvons considérer comme antichrétiens nos voisins du Canada, car ils professent les principes de l’Eglise de Rome, que nous, protestants, tenons pour l’Antéchrist.» (Nathaniel Appleton, A Sermon Preached October 9.Being a Day of Public Thanksgiving, Boston 1760)… Nous étions traités en démons comme nos frères rouges qui en paieront après notre défaite, le lourd tribut du sang dans l’extermination programmée tant humaine que culturelle. Les Acadiens le savent bien aussi, lorsqu’ils furent déportés en 1755, dans des conditions épouvantables rappelant les pires moments de l’histoire humaine. Cela aussi s’oublie pour le « prêt à penser » sélectif, mais s’il fallait continuer encore, sur les agissements de cette haine religieuse. Nous rappellerions les persécutions (XVI et XVIIe siècle) et la famine d’Irlande (XIXe siècle), comme le traitement honteux envers les partisans des Stuarts (anglais, écossais, irlandais) lors de l’éventualité d’un débarquement français pour libérer l’Angleterre de la Couronne Allemande du Hanovre (1744)…

Bref ces champions de la tolérance dressaient des bûchers à Salem et continuent encore aujourd’hui à vouloir distribuer des leçons au monde. Que l’on comprenne bien, nous ne parlons pas ici d’amis protestants pratiquant chrétiennement leur foi, nous parlons de lobbies puissants qui sèment la mort sur leurs chemins…

Il y aurait tant à dire aussi sur ce rejeton de la Réforme qu’est la Révolution de 1789 faussement qualifiée de « française ». Pour faire plus simple et plus court, laissons la parole au prêtre théologien Mgr Gaume qui a su parfaitement cerner ce que fut cette révolution :

 

« Si, arrachant son masque, vous lui demandez : qui es-tu ? Elle vous dira :

Je ne suis pas ce que l’on croit. Beaucoup parlent de moi et bien peu me connaissent. Je ne suis ni le carbonarisme… ni l’émeute… ni le changement de la monarchie en république, ni la substitution d’une dynastie à une autre, ni le trouble momentané de l’ordre public. Je ne suis ni les hurlements des Jacobins, ni les fureurs de la Montagne, ni le combat des barricades, ni le pillage, ni l’incendie, ni la loi agraire, ni la guillotine, ni les noyades. Je ne suis ni Marat, ni Robespierre, ni Babeuf, ni Mazzini, ni Kossuth. Ces hommes sont mes fils, ils ne sont pas moi. Ces choses sont mes œuvres, elles ne sont pas moi. Ces hommes et ces choses sont des faits passagers et moi je suis un état permanent.

Je suis la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble. Je suis la proclamation des droits de l’homme sans souci des droits de Dieu. Je suis la fondation de l’état religieux et social sur la volonté de l’homme au lieu de la volonté de Dieu. Je suis Dieu détrôné et l’homme à sa place (l’homme devenant à lui-même sa fin). Voilà pourquoi je m’appelle Révolution, c’est-à-dire renversement… »

Mgr Gaume, La Révolution, Recherches historiques, t. I, p. 16 et 17

Faisons maintenant un bilan global de ce que fut cette sanglante révolution :

– C’est 2 millions de morts entre la Révolution et L’empire

– La démographie française écroulée

– Cette catastrophe équivaut aux pertes françaises des deux guerres mondiales, alors que la France avait 27 millions d’habitants en 1789.

– Invasions de notre territoire dès 1792, 1814, 1815, alors que la France n’avait plus connu d’invasion ennemi sur son territoire depuis Louis XIV, et Louis XV y rajouta la Lorraine et la Corse en ne perdant que quelques centaines d’hommes…

– Guerres civiles, massacres, guillotine pour les suspects, port obligatoire de la cocarde, carnages et populicide en Vendée, où femmes et enfants furent jetés vivants dans des fours, devant lesquels le général Amey, instigateur de cette pratique, disait « que c’était ainsi que la République voulait faire cuire son pain. » Les noyades de Nantes avec Jean-Baptiste Carrier, où les « mariages républicains » consistaient à dévêtir puis à lier par couple hommes et femmes avant de les noyer dans la Loire. La Révolution c’est aussi les fameux pontons de Rochefort où des prêtres catholiques qui ne voulaient pas prêter serment à la constitution civile du clergé, ont été regroupés et internés en vue d’être déportés vers les bagnes de Guyane.

Sans oublier la création de tanneries de peaux humaines. Saint-Just, dans son rapport du 14 août 1793 à la Commission des moyens extraordinaires, écrivait : « On tanne à Meudon la peau humaine. La peau qui provient d’hommes est d’une consistance et d’une bonté supérieure à celle du chamois. Celle des sujets féminins est plus souple mais elle présente moins de solidité. » Trois tanneries de peaux humaines ont été identifiés, aux Ponts de Cé (près d’Angers), à Étampes et à Meudon. A la fête de l’Être Suprême plusieurs députés en portèrent des culottes. Voilà comment étaient traités au nom de la Liberté comme des Droits de l’Homme, ceux qui préféraient rester fidèle à la foi de leurs ancêtres et nous parlons du peuple. La persécution religieuse fut terrible dans toute la France, rappelons aussi la déportation de village au Pays Basque, en terre du Labourd, sans oublier le « Pays de Soule » et la « Basse-Navarre »… Faut-il aussi rappeler les sinistres « colonnes infernales » du général Turreau sillonnant la Vendée et exterminant tout sur leurs passages de façon totalement injustifié. Comme en ce jour du 28 février 1794, aux Lucs sur Boulogne, où plus de 500 personnes dont 110 enfants âgés de moins de 7 ans furent massacrés, au son des paroles de la Marseillaise préconisant qu’un sang impur abreuve leurs sillons ! Mais Turreau, Amey et leurs acolytes, ne faisaient qu’obéir aux décrets d’extermination votés les 1er août et 1er octobre 1793 par la Convention elle-même ! Il ne s’agissait nullement d’actes criminels isolés et imprévus comme voudrait nous le faire croire certains. Mais au contraire, une véritable volonté politique parfaitement délibérée et répondant à la logique révolutionnaire de régénération du peuple français.

La révolution c’est aussi la période de la terreur avec son tribunal révolutionnaire.

Sur le nombre total de guillotinés : 31% étaient des ouvriers ; 28% des paysans et 20% des marchands.

Soit prêt de 80% étaient des « petites gens », et on ose nous parler d’une révolution du peuple, par le peuple et pour le peuple… Vaste mensonge !

Nous n’en finirions pas de tout énumérer. Lire à ce sujet, « Le coût de la révolution française » et « Le coût de la Terreur » de René Sédillot. Sans oublier bien évidemment les œuvres de l’historien Reynald Sécher.

On le voit bien, la révolution de 1789 ne fut pas un évènement spontané dans le déroulement logique de notre histoire. Elle fut l’aboutissement d’un travail de « sape » entamé dès l’après-guerre de Cent-Ans. Son moteur principal fut l’anthropocentrisme aboutissant au culte de l’Homme abstrait avec sa charte des Droits de l’Homme extirpant toute notion de devoir et niant Dieu. La Réforme avait divisé les français en deux camps fratricides, la Révolution accentuera cette division et s’offrira comme Saint Barthélémy l’épisode encore plus sanglant des Guerres de Vendée…

Mais cette révolution accouchera elle aussi de son propre avorton incarnant en quelque sorte le 4ème R de notre déclin : la République !

Et c’est malheureusement cinq républiques qui se succèderont sur deux siècles dont trois successives en à peine un siècle. A ce jour nous subissons le joug de la cinquième. La république est la phase terminale de la destruction de notre civilisation chrétienne ouvrant la voie à l’avènement d’un Nouvel Ordre Mondial et du règne messianique d’une république universelle. Le révolutionnaire Anacharsis Cloots, dans son ouvrage « La république universelle » publié en 1792, écrivait page 7 : « le genre humain vivra en paix lorsqu’il ne formera qu’un seul corps, la nation unique. » Et la mise en place de cette « nation unique » passera obligatoirement par la destruction des nations forgées depuis des siècles, aux diverses richesses des civilisations que nous connaissons actuellement dans le monde. Tout cela dans un seul but, la manipulation des hommes en niant leur intelligence comme leurs libertés réelles et tout pouvoir de décision, les transformant en robot, cette angoisse de Bernanos. Faire du monde un immense marché d’êtres numérotés au profit des manipulateurs d’argent, où les femmes vendraient leur ventre…

Face à cette trinité de notre déclin qui est avant tout la trinité du monde moderne matérialiste soumis au règne de l’argent, nous opposons la Sainte Trinité de la foi catholique. Ce déclin ne fut possible qu’avec l’affaiblissement de la foi de nos ancêtres au fil des siècles succédant à la Guerre de Cent-ans.

Face aux évènements futurs que nous subirons, suite à l’avènement de ce Nouvel Ordre Mondial totalitaire enfanté par les 3R, il nous faudra toute la force des valeurs de la Croix du Christ ainsi que le pouvoir des Lys pour que le soleil de l’humanisme chrétien puisse briller à nouveau sur notre Patrie, ou libertés, indépendance et grandeur rimeront avec France. Nous savons que le naturel triomphera des nuées matérialistes, notre force reste dans l’entente de nos liens communautaires et nous vaincrons…

Notre jour viendra !

P-P Blancher et Frédéric Winkler