Religion

Gloire aux Cristeros 1926-2026

Si la révolution de 1789 est un fait connu dans notre histoire, l’opposition à ce mouvement, souvent désignée sous le terme de contre-révolution, demeure moins explorée. Seuls ceux qui se réclament de cette contre-révolution s’efforcent de promouvoir la lutte qu’elle représente et les solutions possibles qu’elle incarne pour le redressement de notre nation. En France, la contre-révolution a pris la forme d’une lutte pour Dieu et le Roi, incluant la France en la personne de ce dernier. Les Royalistes en France ont été, depuis la révolution jusqu’à nos jours, les représentants de la lutte contre-révolutionnaire, dont la défense des principes se manifeste dans la sauvegarde de l’héritage en l’absence de l’héritier. Nous pourrions également mentionner la défense de la religion catholique en l’absence d’un pape digne de ce nom.

Si l’on admet que la fureur révolutionnaire ne fut pas un fléau qui toucha seulement la France, il faut alors se dire que le combat contre-révolutionnaire n’est pas non plus au seul crédit de la France. Fer de lance de la réaction anti-révolutionnaire avec ce que l’histoire désigne comme la Guerre de Vendée, beaucoup de pays ont eu également leurs combattants contre-révolutionnaires luttant face à ce fléau, destructeur des nations et des identités, qu’est l’idéologie révolutionnaire. Nous avons souvent parlé des armées blanches de Russie face aux armées rouges, ainsi que de ses grands hommes qui en furent les commandants, comme Alexandre Koltchak, Roman von Ungern-Sternberg, Vladimir Kappel, Anton Dénikine, Piotr Wrangel, etc.

Mais, il est un combat contre-révolutionnaire qui doit être porté à la connaissance du plus grand nombre, au même titre que les guerres de Vendée ou la guerre civile russe ! Ce combat-là ne se distingue quasiment en rien de ce que l’on a connu en France de 1793 à 1796. Ses seules différences sont géographiques et temporelles. Nous ne sommes pas en Europe au XVIIIᵉ siècle. Nous sommes sur les terres de Miguel Hidalgo au début du XXᵉ siècle ! Ce combat-là, cette guerre civile dont nous allons parler, c’est, comme l’a formulé si justement le journaliste Robert Vallery-Radot, une nouvelle Vendée qui se lève au pays des Incas ! (Même s’il s’agit des Aztèques ! ) C’est celle des Cristeros du Mexique !

Nous sommes au début du XXᵉ siècle, en 1926 plus exactement. Le Mexique est sous l’autorité d’un certain Plutarco Elías Calles, devenu président des États-Unis du Mexique depuis le 1ᵉʳ décembre 1924. Calles était un franc-maçon anticlérical fanatique. Une sorte de Robespierre à la sauce Lénine. Le Mexique, à cette époque, était constitué de 95 % de catholiques ruraux. Calles fit voter des lois portant atteinte à la religion catholique. Pour répondre à ces mesures, la Ligue Nationale de Défense de la Liberté Religieuse organise des actions de désobéissance civile. Deux millions de Mexicains signent une pétition demandant l’abolition des lois anticatholiques.

Face au refus du pouvoir, une insurrection éclata. De 1926 à 1929, le peuple mexicain, privé de sacrements et du droit de culte, prend les armes pour défendre les droits du Christ-Roi rappelés par le pape Pie XI dans l’encyclique Quas Primas. Cette guerre aura pour nom : Guerre des Cristeros ou Cristiada ! Le général Enrique Gorostieta Velarde fut l’un des chefs charismatiques les plus célèbres de l’insurrection. Des prêtres dénudés, émasculés, dépecés du haut en bas, crucifiés face à leurs paroissiens réunis. Des enfants de 14 ans fusillés ou pendus pour avoir fait leur communion solennelle en public. Des paysans fauchés à la mitrailleuse lourde pendant qu’ils récitaient l’Angélus. Des étudiants battus à mort parce qu’ils portaient une médaille de la Vierge autour du cou… etc. Cette guerre des Cristeros, qui fut l’équivalent mexicain de nos Guerres de Vendée, avait fait près de 30 000 victimes chez les Cristeros.

GAR

16 mars 1185, Baudouin IV de Jérusalem :

C’est un 16 mars 1185 que le jeune roi Baudouin IV de Jérusalem s’éteint à 24 ans. À 17 ans, il écrase avec ses preux (1 contre 20) l’immense armée de Saladin (Salâh ad-Din) à Montgisard le 24 novembre 1177. René Grousset écrivait : « Le règne du malheureux jeune homme ne devait donc être qu’une longue agonie. Mais une agonie à cheval, face à l’ennemi… dans le sentiment de la dignité royale, du devoir chrétien et des responsabilités de la couronne en ces heures tragiques… » 

Michel le Syrien, dans ses chroniques, ajoute : « Quand le Dieu qui fait paraître sa force dans les faibles inspira le roi infirme… Il descendit de sa monture, se prosterna la face contre terre devant la Croix et pria avec des larmes. À cette vue, le cœur de tous ses soldats fut ému. Ils étendirent tous la main sur la croix et jurèrent de ne jamais fuir et, en cas de défaite, de regarder comme traître et apostat quiconque fuirait au lieu de mourir ». En 1183, c’est sur une civière qu’il affronte encore Saladin qui, effrayé à la vue de Baudouin, fuit… Seule la maladie (lèpre) qui fut enterrée là où le Christ fut mis en croix…

Notre jour viendra !

Victoire de Baudouin IV de Jérusalem :

Le jeune roi Baudouin IV rongé par la lèpre fait face avec ses cinq cent chevaliers à une marée humaine de Sarrasins conduite par Saladin : « L’évêque de Bethléem éleva dans ses mains la Vraie Croix et la présenta à ceux qui allaient verser leur sang pour la liberté du royaume…Baudouin, que cette chevauchée à bride abattue avait épuisé, parut tellement affaibli que ses soldats succombèrent un instant au doute. « Mais le Dieu qui fait paraître sa force dans les faibles, écrit Michel le Syrien, inspira le roi infirme. Le reste de ses troupes se réunit autour de lui. Il descendit de sa monture, se prosterna la face contre terre devant la croix et pria avec des larmes. A cette vue le cœur de tous ses soldats fut ému. Ils étendirent tous la main sur la croix et jurèrent de ne jamais fuir et, en cas de défaite, de regarder comme traître et apostat quiconque fuirait au lieu de mourir. Ils remontèrent à cheval et s’avancèrent contre les Turcs qui se réjouissaient pensant avoir raison d’eux. En voyant les Turcs dont les forces étaient comme une mer, les Francs se donnèrent mutuellement la paix et se demandèrent les uns aux autres un mutuel pardon… » (P. Aubé, dans Baudouin IV de la chevalerie à la sainteté). Ce sera ce 25 novembre 1177 pour Saladin une défaite cuisante et la plus grande victoire des Croisades en Terre Sainte et en ce jour, reste en nos mémoires cette « geste des Francs » et une pensée pour nos frères d’Orient dans la souffrance, notre Jour viendra !

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TRADITION ET MODERNISME

« Tout l’avilissement du monde moderne, […] vient de ce que le monde moderne a considéré comme négociables des valeurs que le monde antique et le monde chrétien considéraient comme non négociables. »
Charles Péguy

Faisons dans un premier temps une comparaison entre trois générations de Français. Un de 1814, un autre de 1914 et un dernier de 2014. Observons ce qu’était le Français en 1914. C’est loin d’être une erreur que de constater que le Français issu de la société du début du XXè siècle aurait parfaitement pu se reconnaître dans celle de 1814. La société française durant le siècle qui sépare ces deux années avait très peu changé. On a affaire à une France rurale et traditionnelle dans la majorité. Un Français de 1914 propulsé en 1814 aurait pu aisément avoir des conversations avec les Français de cette époque. Les us et coutumes, les traditions et la pratique religieuse sont, dans l’ensemble, restés intacts malgré les divers changements de régimes et les guerres jalonnant ce siècle. Il n’aurait pas été pleinement dépaysé et aurait pu aisément faire sa place dans cette France de 1814, sans aucun problème. Maintenant, faisons un comparatif mais cette fois-ci entre un Français de 2014 avec celui de 1914. Imaginons donc un Français de 1914 propulsé dans le futur et évoluant dans la France de 2014. Que verrait-il en comparaison de son époque ? Il verrait une France devenue essentiellement urbaine et où la paysannerie est réduite à son strict minimum. Il verrait des églises vides, des centres commerciaux pleins et de la publicité partout. Il verrait les Français enfermés chez eux devant la télé ou Internet et ne communiquant le plus souvent qu’avec des téléphones portables. Il verrait un peuple devenu excessivement individualiste et surtout très consommateur et matérialiste. Il constaterait l’américanisation de la société, s’abreuvant de films, séries et musiques américaines, mangeant au mac do, buvant du coca, et parlant un jargon mi français mi anglais. Il constaterait l’hégémonie de l’automobile devenue envahissante, ainsi qu’une pollution devenue excessive en comparaison de 1914. Il verrait un peuple déraciné ou les us et coutumes ancestrales ont quasiment toutes disparu, faisant place aux « gay pride » ou « techno-parades » et autres stupidités de ce monde moderne. Il verrait les problèmes des cités et l’absence d’autorité du gouvernement face aux divers problèmes que rencontre la société de 2014. Il verrait des familles instables avec un taux de divorce particulièrement élevé. Sans oublier les mariages entre homosexuels… et la liste est encore malheureusement bien longue !

(suite…)

Pas de reconquête sans le Sacré Coeur :

« Le mal est religieux, la révolution est religieuse, le remède est religieux, nous ne guérirons que religieusement. » Ainsi s’exprimait le sociologue Antoine Blanc de Saint-Bonnet.

Si vous retirez à la France ses édifices religieux tels que les églises, les chapelles, les cathédrales, les croix et les calvaires dans les campagnes, ainsi que ses villages baptisés du nom d’un Saint ou d’une Sainte, ses expressions linguistiques empruntées à la Bible, ses universités, ses prêtres, son patrimoine artistique,… etc. Que reste-t-il ? Tout sauf la France !

Les différentes républiques qui se sont succédé ont systématiquement cherché à détruire ou à restreindre le pouvoir de l’Église catholique en France. En procédant de la sorte, la république a rendu les Français étrangers dans leur propre pays ! Par conséquent, si l’idéologie révolutionnaire identifie la religion catholique comme un obstacle à son oeuvre de destruction, ne devrions-nous pas considérer celle-ci comme une solution possible face aux défis contemporains auxquels nous sommes confrontés ?

Faire de la politique, s’engager dans le militantisme est certes une chose indispensable, cependant, si l’on reconnaît la religion comme étant le pilier essentiel de toute civilisation, ne devrions-nous pas également inclure le combat pour le règne et la gloire du Christ-Roi ?

La France ne se réduit pas à un territoire, une population et un passé historique, elle possède également une identité spirituelle caractéristique. Ne serait-ce pas le fait d’avoir négligé cette dimension religieuse qui explique nos échecs ou notre manque d’efficacité dans le combat contre-révolutionnaire ?
Politique d’abord ? Oui ! Mais, « en Nom Dieu ! »

La belle France de Jadis

Voici le dernier livre sortie de Frédéric Poretti sur la belle France de Jadis ! Disponible dès maintenant dans la biliothèque du GAR :

Voici une étude approchant la vie de nos ancêtres durant l’Ancien Régime. Il est indispensable de comprendre son histoire pour être en mesure de bâtir un avenir solide. Ce passé est continuellement falsifié ou mal enseigné par un système ayant beaucoup promis et qui, finalement, est bien usé. Vous comprendrez comment vivaient vos ancêtres, combien ils étaient dignes. Vous verrez que loin de vivre l’enfer, malgré les fléaux naturels vécus, leur quotidien était rhythmé par le respect des traditions et des coutumes héritées des ancêtres. Ceux-ci étaient conscients des lois de la vie empêchant bon nombre de conflits interminables qui sont notre lot quotidien. Une certaine démocratie existait et les votes étaient nombreux. La femme avait son mot à dire comme participait, loin des clichés d’aujourd’hui. Même si tout est relatif et non idyllique, il reste un enseignement à extraire, une réflexion, une voie. À travers ces lignes, vous comprendrez pourquoi ceux qui prétendent nous gouverner ont intérêt à obscurcir le passé de nos ancêtres, car la comparaison pourrait être cruelle. Il faut toujours se reporter aux textes, aux faits, aux actes notariés, aux accords, édits et contrats. La quête de la vérité à travers l’analyse des faits permet d’éviter les fantasmes, les mensonges et les excès idéologiques, ouvrant ainsi la voie à une vision plus claire de notre histoire.
Notre jour viendra !

Un très belle fête de la Nativité du Christ-Roi à toutes et à tous !

Luc 2,1-14

Sans repentance : L’origine des Croisades :

Alors que la tentative d’invasion de l’Europe de la part des arabo-musulmans, au VIIIè siècle, ne suscite aucun émoi de la part de la « bien-pensance », l’épisode des Croisades, qui n’a, comme nous allons le voir, rien à voir avec une volonté d’invasion, devient étrangement un acte de barbarie inacceptable.

Pour mieux comprendre le phénomène des Croisades, il faut d’abord se plonger dans l’histoire du peuple arabe, et plus précisément, sur ce qui s’est passé en Arabie au VIIè siècle de notre ère. Au tout début de ce siècle, un prédicateur mecquois du nom de Muḥammad (Mahomet en Occident) s’était donné pour mission d’imposer aux divers peuples d’Arabie, une nouvelle religion : l’Islam. Se présentant comme le messager d’un Dieu unique, Allah, Mahomet réussit tant bien que mal, et parfois même au fil de l’épée, à imposer sa religion, mettant ainsi fin au polythéisme alors en vigueur à cette époque sur les terres d’Arabie. Son œuvre achevée, le prophète Mahomet fit de l’Islam la troisième grande religion monothéiste, après le Judaïsme et le Christianisme, dans la tradition abrahamique. Tous les enseignements de cette religion furent inscrits dans un livre sacré, le Coran.

(suite…)

Un autre regard sur le « Moyen-Âge » :

Nouvel épisode du « Science VS Fiction », cette fois-ci consacré au Moyen Âge. Quand la fiction représente le Moyen Âge, c’est souvent pour représenter une époque sale et barbare. Mais ces temps étaient-ils si obscurs ? On a posé la question à Justine Breton, docteure en littérature médiévale à l’Université de Reims. Pour Explore Media, elle analyse l’hygiène dans « Les Visiteurs », les combats dans « House of the dragon » ou bien encore l’image des sorcières dans « Monty Python : Sacré Graal ».

EXTRAITS :

00:00 Introduction
00:31 House of the Dragon
01:35 Monty Python : Sacré Graal !
03:10 Les Visiteurs
04:21 Game of Thrones
05:20 Les Visiteurs
06:42 Kaamelott
07:58 Le Roi
08:51 Kingdom of Heaven
10:04 Le Dernier Duel