Nos activités

Banquet Camelots le 18 juin 2017 :

Dans la grande tradition royaliste des Camelots du Roi et
dans une ambiance festive et de chants…

Vous êtes tous conviés, ainsi que vos familles et amis,
à un Banquet des Camelots et Volontaires du Roi du Groupe d’Action Royaliste
le Dimanche 2 avril 2017

Retenez la date et confirmez votre présence à contact@actionroyaliste.com pour l’organisation.
Le lieu sera précisé
ultérieurement…

« SIT TIBI COPIA SIT SAPIENTIA FORMAQUE DETUR INQUINAT OMNIA
SOLA SUPERBIA SI COMITETUR »

Rassemblement Henri IV 2017 :

“Je veux qu’il n’y ait si pauvre paysan en mon royaume qu’il n’ait tous les dimanches sa poule au pot.”
Henri IV

Cette phrase emblématique du règne d’Henri IV, nous rappelle pourquoi nous étions ce dimanche, drapeaux flottants au vent, sur le pont neuf pour commémorer ce grand roi.
Cet homme qui n’était pas destiné à régner ne s’est pas contenté de promettre une vie meilleure ; il l’a fait. Il a mis en place une politique sociale, osons le dire ‘’révolutionnaire et moderne’’ ; il s’est mis au service des français et non de l’argent. Un prince proche de son peuple, désintéressé, traditionnel mais non conservateur, motivé par le seul bien commun ; qui pourrais honnêtement attribuer ces qualités à nos dirigeants ?
Claire Colombi était parmi nous comme le Prince Charles Emmanuel de Bourbon Parme qui nous a fait l’honneur de sa présence. Devant la statue du premier des Bourbons il nous a remercié d’être venu. C’est en toute simplicité qu’il a prononcé ces quelques mots, humblement, honnêtement, sans arrière-pensées électorales ; comme un vrai prince de France. Car le roi et son peuple ne font qu’un.
Force est de constater que la république a réussi à s’affubler des mots ‘’démocratie’’, ‘’politique sociale’’, ‘’modernité ‘’ et cherche bien à garder le monopole idéologique de ces termes. Surtout dans cette période d’élections présidentielles où la supercherie n’en apparait que plus flagrante. Querelles partisanes, intérêts financiers, népotisme, misère sociale grandissante, promesses non tenues ,… telle est la triste réalité républicaine. Les français n’ont plus confiance en la politique ni en l’avenir.
Cette cérémonie est donc d’autant plus forte de sens en ce temps instable : « En l’absence d’héritier, gardons l’héritage », l’héritage des vraies valeurs : le désintéressement, l’esprit de service, l’honneur, l’amour du vrai et du beau qui elles sont immuables et ne changent pas de cap à chaque nouveau jeu de chaises musicales ministérielles. Le roi Henri IV est une des grandes figures de ces valeurs que nous défendons, mais il y en a eu tant d’autres dans notre histoire. Ramener la paix et rendre la prospérité à un pays plongé depuis près de 40 ans dans la guerre civile : quel exemple ! Quel message d’espérance aussi !

Au diable guerres,
Rancunes et partis !
Comme nos pères
Chantons en vrais amis,
Au choc des verres
Les roses et les lys.

Discours de Jean-Philippe Chauvin devant la statue de Henri IV :

La leçon politique du roi Henri IV

Dimanche 2 avril, comme chaque année depuis 2008, le Groupe d’Action Royaliste rendait un hommage à la fois historique et très politique au roi Henri IV devant sa statue du Pont Neuf, en présence d’une trentaine de personnes et de nombreux touristes intrigués par les drapeaux multicolores des régiments de la Monarchie d’Ancien régime. Après Frédéric Winckler, président du G.A.R., et avant Mgr Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, j’ai, selon la formule consacrée, prononcé quelques mots, que je livre ici à la lecture. Le texte est parfois un peu différent des paroles effectivement entendues, car le passage de l’écrit à l’oral entraîne parfois quelques coupes ou, à l’inverse, quelques rajouts… Voici, en somme, la version originale telle qu’elle est apparue sous le crayon…

Devant la statue équestre du roi Henri IV, ce n’est jamais une simple commémoration que nous devons faire, c’est un rappel de l’histoire et un appel politique.
Henri IV, qui deviendra le « bon roi Henri » avant même sa mort et sa postérité populaire, a renoué les fils de l’unité française et a permis la réunion des Français alors divisés par tant de guerres civiles, religieuses et politiques tout à la fois. Ce n’était pas une mince affaire, mais il a pu mener cette œuvre parce qu’il a assumé la charge de roi, de ce roi qui n’était pas un suzerain, ni le premier des nobles ni le premier des catholiques, mais bien plutôt, fondamentalement, par son statut de roi de France peu à peu reconnu après son sacre de Chartres, le souverain, le roi de tous les Français, y compris de ses adversaires d’hier et de ceux du moment…
Cette position de hauteur institutionnelle n’est pas la plus facile et elle aurait pu lui donner le vertige. Mais l’on ne choisit pas de devenir roi : c’est le destin ordonné, c’est l’ordre d’une succession dynastique, un ordre forgé jadis et source de légitimité malgré les contestations et les jalousies.

Roi, Henri IV a su réunir autour de lui ceux qui l’aimaient et ceux qui ne l’aimaient pas : miracle de la Monarchie, comme le disait Thierry Maulnier !
Roi, il était la France et on le suivait pour cela, on l’écoutait pour cela : sa parole, ferme, était celle d’un souverain, père et arbitre, et elle portait et, surtout, tranchait, garde du dernier mot…
Roi, il n’était pas un Créon de passage, il était une Antigone qui, du sommet de l’État, sait l’importance de la justice et de l’honneur, ces vertus qui motivent les hommes et les ordonnent au Bien commun.
Roi, il n’était pas le candidat ou l’homme d’un parti : il n’était pas de l’un ou de l’autre, il était au-dessus et, même, au-delà des partis. « La Monarchie n’est pas un parti », répétait à l’envi le comte de Paris du XXe siècle…

C’est bien cette situation de hauteur et de service qui manque tant aujourd’hui, République oblige : car la République, qu’on le veuille ou non, c’est la querelle des féodaux, plus vive encore en période de présidentielle. Quand les arguments des candidats s’affrontent, quand les promesses s’accumulent, quand les postures s’affichent, ce n’est pas la France qui peut en sortir grandie ou réconfortée.
Un président élu, souvent par la peur et par défaut ces dernières décennies, n’est pas un roi : il peut en imiter les gestes, il peut mimer, même, la Monarchie mais tout cela reste la République ; à l’heureux élu président, il manquera toujours le temps, car cinq ans, c’est bien court, comme le remarquait il n’y a pas si longtemps le philosophe Michel Serres. De plus et contrairement au roi, le président sera toujours l’élu d’une partie des Français contre les autres, et on le lui reprochera souvent, malgré tous ses efforts qui peuvent être, reconnaissons-le, méritoires et louables, mais épuisants et souvent inutiles.
Quoique le président élu fasse, la République, par principe, sera toujours la division politique jusqu’au sommet de l’État : la République, c’est la « soustraction permanente », les gagnants moins les perdants…

Henri IV, lui, nous a montré que si la Monarchie n’est pas toujours facile, elle est, d’abord, l’addition des uns et des autres, quelles que soient leurs opinions, leurs positions et leurs antagonismes. Elle est l’unité par le haut qui permet la diversité à tous les étages.
Elle n’a pas vocation à tout régler, ni à créer un « homme nouveau », mais la Monarchie est ce régime capable d’oublier les fautes des uns ou des autres pour ne valoriser que leurs qualités et leurs énergies, comme l’a prouvé Henri IV et tant de nos rois, avant et après lui.
En ces temps de longue et dure querelle présidentielle, Henri IV nous rappelle que l’union des Français autour de l’État et du pays est toujours possible, au-delà des divergences d’opinion ou de sensibilités. Et c’est la Monarchie qui est le meilleur moyen de cette union nécessaire pour affronter la rudesse des temps qui sont et de ceux qui viennent.
Pour que vive la France, dans la paix, la concorde et le libre débat, oui, encore une fois et quatre siècles après le règne d’Henri, reprenons le vieux cri du pays : Vive le Roi !

Jean-Philippe Chauvin

Rassemblement Henri IV :

« Il y a pire que la mort, il y a la perte de l’espoir »

Arthur , Roi des Bretons

L’événement que nous fêtons bientôt depuis 10 ans est hautement symbolique. il dépasse l’univers restreint des royalistes car il s’adresse à tout Français. Au delà de toute commémoration qui n’est pas sans valeur, c’est à l’histoire de la France éternelle que nous faisons appel. Le Groupe d’Action Royaliste n’est rien d’autre qu’un outil au service d’une cause, que l’analyse politique, culturelle, écologique, sociale et économique comme historique, impose par le retour des Lys. Ce n’est pas un choix romantique mais le résultat de longues analyses aboutissant à ce que notre sang comme nos mémoires nous soufflent dans ces temps de confusion. Thierry Maulnier disait que c’était la dernière chance de la liberté, nous le voyons de jour en jour… Aussi chacun peut venir à cet événement, au delà de n’importe quelle appartenance politique car le Roi , c’est l’union comme le rassemblement, la communauté française éternelle ! Il reste des places au banquet qui suit et vous y retrouverez l’ambiance qui manque tant en ces temps d’individualisme et de « prêt à pensée » larmoyant. Nous sommes les hommes du panache, dans l’esprit et l’ombre du grand Cyrano ! Henri IV fut le rassembleur en des temps de guerre civile. Il montra l’exemple de la politique mené avec deux ministres opposés pour reconstruire la France. Il reste dans l’imagination populaire celui de la « Poule au pot » pour les pauvre, donc roi sociale par excellence, demandons à nos pauvres d’aujourd’hui ce qu’ils en pensent ! Nos équipes qui donnent à manger aux pauvres peuvent en témoigner (« Association Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades » ou la Soupe du Roi). Voyez combien finalement le message est actuel !

Notre Jour Viendra !


Frédéric Winkler

Banquet Camelot le 2 avril 2017 :

Dans la grande tradition royaliste des Camelots du Roi et
dans une ambiance festive et de chants…

Vous êtes tous conviés, ainsi que vos familles et amis,
à un Banquet des Camelots et Volontaires du Roi du Groupe d’Action Royaliste
le Dimanche 2 avril 2017

Retenez la date et confirmez votre présence à contact@actionroyaliste.com pour l’organisation.
Le lieu sera précisé
ultérieurement…

« SIT TIBI COPIA SIT SAPIENTIA FORMAQUE DETUR INQUINAT OMNIA
SOLA SUPERBIA SI COMITETUR »

Les royalistes sociaux contre les délocalisations de Whirlpool :

Une fois de plus et malgré la proximité d’une élection présidentielle, sans doute aussi parce que la perspective de la victoire d’un Macron ou d’un Fillon n’effraye guère les investisseurs et les spéculateurs, une multinationale délocalise l’activité de son usine française vers un pays à bas coût salarial : cette fois, c’est la Pologne qui est choisie, non pour les qualités mêmes de ses ouvriers (qui, d’ailleurs, ne sont évidemment pas en cause), mais parce que leurs salaires sont beaucoup plus « compétitifs », ce simple qualificatif montrant bien que cette stratégie industrielle n’est rien d’autre que la mise en concurrence de tous contre tous, et non la volonté de faire travailler, là où ils sont, des femmes et des hommes. Ici, ce n’est pas le travail qui compte et qui est valorisé, et encore moins ceux qui travaillent, mais le simple enjeu financier, la spéculation même…

Cette fois, c’est Whirlpool, multinationale de l’électro-ménager dont le siège social trône aux Etats-Unis, qui délocalise et, dans la foulée, ferme sa dernière usine basée à Amiens, ville déjà fortement frappée par la fermeture, il y a quelques années, de l’usine de production de pneumatiques Good Year. Alors que l’ancien directeur s’était toujours opposé à la délocalisation de son usine, au prix d’une rude politique de réduction des coûts, son départ à la fin de l’année dernière a fait tomber le principal obstacle à la désindustrialisation du site amiénois. Désormais, la délocalisation totale de l’usine est annoncée pour l’an prochain et les 290 derniers salariés d’un site qui en comptait encore 1.300 au début des années 2000 seront condamnés au chômage ou à la « reconversion » souvent peu valorisante et, même, dépréciative…

Dans le même temps, les favoris de la prochaine présidentielle (du moins ceux du moment…) nous parlent de la mondialisation, de la « nécessaire adaptation » à celle-ci et semblent passer par « pertes et profits » les salariés, désormais véritables variables d’ajustement de l’économie, et traités comme telles.

La légèreté avec laquelle sont considérés et traités les travailleurs d’Amiens est choquante et me choque, profondément : elle est néanmoins révélatrice d’un système économique et de pensée qui se traduit aussi par une forme de « dépolitisation » de nos sociétés, c’est-à-dire une émancipation (que certains rêveraient totale) de la sphère de décision économique à l’égard de la politique et des décisions de l’Etat… C’est la logique de « 1791 », celle qui préside au décret d’Allarde et à la loi Le Chapelier : un libéralisme qui libère l’Argent en proclamant la « liberté du travail » qui, en définitive, n’est ni celle des travailleurs, ni celle du travail au sens noble du terme mais seulement la liberté pour ceux qui en ont les moyens de faire travailler, au profit de l’Argent et de ceux qui le possèdent, sans se reconnaître aucun devoir à l’égard de ceux qui n’en ont pas ou de ceux qu’ils font travailler pour qu’ils leur en rapportent plus encore.

Le refus de la direction de Whirlpool d’écouter les inquiétudes et les recommandations du gouvernement français en dit long sur cet état d’esprit franklinien qui anime les entrepreneurs libéraux (sans avoir besoin d’être « néo » ou « ultra »). C’est aussi l’occasion de réfléchir à une nouvelle organisation des liens entre l’argent-moyen et le travail, au sein des entreprises et de notre société : en refusant l’étatisme, qui est l’esclavage pour l’Etat-Moloch et sa techno-bureaucratie, et en contestant le libéralisme qui prône une liberté indexée sur l’argent et oublie celle des plus faibles, l’on peut ouvrir la voie à une autre économie, moins « sauvage » et plus humaine, plus civilisée, dans laquelle la convivialité, les qualités et le travail bien-fait peuvent s’épanouir et permettre à chacun de trouver sa place dans le cadre d’une société équilibrée et juste.

C’est pour ouvrir à ces réflexions et combattre les mauvaises attitudes et habitudes des multinationales parfois oublieuses de leurs devoirs sociaux que les Royalistes sociaux du Groupe d’Action Royaliste ont affiché samedi des affiches dénonçant la délocalisation de Whirlpool et prônant la Monarchie sociale et corporative, nécessaire à l’établissement et à la garantie de la justice sociale et à l’exercice, par les travailleurs, de leurs libertés professionnelles effectives.

Jean-Philippe Chauvin

Hommage à Louis XVI :

En ce 21 Janvier 2017, multiples sont les messes et les diverses commémorations militantes qui se tiennent dans l’ensemble du pays. Cet évènement n’est donc pas du ressort exclusif de la capitale puisque d’une année sur l’autre, de jeunes royalistes ou simples sympathisants n’hésitent plus à organiser de leur propre chef une cérémonie, un hommage, une oraison funèbre. Et bien qu’improvisées, on voit ces initiatives se développer en province à la ville comme à la campagne. Il reste que le rassemblement à la teneur des plus symboliques reste, pour des raisons évidentes, celui qui se tient annuellement à Paris, sur la place de la concorde.

C’est là que le roi fut lâchement assassiné le 21 janvier 1793, au terme d’un procès odieux dont le verdict n’avait que pour but de dégager la voie pour le nouveau régime meurtrier qui plaçait alors ses pions. Il n’est cependant pas question de se lancer dans un tel débat ici. Ce n’est ni dans la volonté ni dans les habitudes et encore moins dans l’intérêt du Groupe d’Action Royaliste de se focaliser uniquement sur des faits passés. Aussi, il était temps pour nous d’agir dans un esprit de renouveau, sans occulter ce qui fait les racines mêmes de la France et l’œuvre de nos rois. Ainsi, quel autre endroit que la basilique de Saint-Denis aurait pu avoir autant de légitimité en ce 21 Janvier fort de nos recueillements ? C’est sur ce lieu que s’est porté le choix d’une délégation du G.A.R, où environ 700 personnes se sont rassemblées dès midi dans un froid glacial, mais avec une force de conviction qui fait chaud au cœur. C’est en présence de Louis Alphonse de Bourbon et son épouse que se sont succédés des chants religieux d’une grande qualité, un plaidoyer pour le « roi martyr » suivi de la lecture de son testament. Un ultime recueil dans la crypte de la basilique a enfin clôturé la cérémonie. A la fois nécropole royale, dernière demeure des plus illustres bâtisseurs de nos provinces, gardien de leur intégrité et celle de ses peuples, à la fois chambre forte et dernier témoin d’un passé illustre, peut-on raisonnablement penser qu’un trait d’union entre ce dernier, notre présent et notre avenir est hors de portée ?

La réponse est définitivement non. Que faut-il retenir d’une telle journée ? Déjà, entendons-nous là-dessus, le choix du lieu ne s’est pas basé sur un critère humain en la personne de monseigneur le duc d’Anjou, mais bien sur la portée symbolique des lieux. Au G.A.R nous respectons toutes les préférences mais celles-ci se doivent d’être personnelles. Nous sommes donc au service de l’idée royale et non pas pour tel ou tel prétendant. Ensuite, si une lecture religieuse des évènements a bien évidemment été mise en avant ici, n’oublions pas que de solides garanties en matière de politique, d’économie, d’écologie, de vie civile et j’en passe, ne peuvent être stables et surtout durables en l’absence d’un régime royal digne de la France et de ses peuples. Et avant que la République ne fasse à notre tour de nous des martyrs de son incompétence, pour que vive la France…

VIVE LE ROI !

Julien

Adieu Claire Séverac :

Cette fin d’année fut endeuillée par la perte de Claire Séverac, une amie et voisine de quelques lieu, avec laquelle j’aimais partager quelques discussions autour de repas. Elle dénonçait depuis des années les scandales des trusts pharmaceutiques mais pas seulement, comme les agissements du nouvel ordre mondial en matière de manipulations des populations civiles.

Que ce soit des curieuses traînée blanches (Chemtrails) et des produits toxiques dont nous recevons les effets, le temps détraqué, les catastrophe météorologiques, les mutations génétiques, expériences de la CIA sur des individus, manipulations mentales, armes bactériologiques, implants sur tissus humains, néo-particules, bref un monde de robots qui se prépare dan la naïveté absolue des peuples !

Claire a étayé ses recherches de documents déclassifiés de l’armée, de rapports d’experts comme de scientifiques, bref un mensonge bien plus grand que l’on ne peut imaginer, l’ère du transhumanisme et l’eugénisme est à notre porte !

Tout cela évidemment sous couvert de bons sentiments « humanistes » alors que le but est de réduire manifestement le nombre d’êtres vivants dans le monde…

Claire venait du monde artistique, elle a vécu une période de sa vie avec David Soul (Starsky et Hutch), duos avec Charles Dumont, Donna Summer, Emmylou Harris. Elle fit de nombreux ouvrages sur lesquels nous reviendrons. Nous l’avons avec plaisir accueillie lors de notre Banquet de janvier 2016, où elle nous parla de ses dernières investigations, au revoir Chère Claire.

Intervention de Claire Séverac lors du Banquet Camelots du 31 janvier 2016 :

 

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La Monarchie est-elle une grande chose morte ? (partie 2) Quand la République s’inspire de la Monarchie…

La France vit actuellement en République : cela paraît indéniable si l’on se réfère, non seulement au titre de l’État, à son affirmation d’être une République et de sa répétition rituelle, faite d’habitudes et de commémorations qui rappellent l’histoire du régime républicain ou qui lui sont rattachées, de façon parfois abusive d’ailleurs : le cas de 1789, par exemple, pourrait bien lui être disputé, comme le feront d’ailleurs les « monarchiens » (monarchistes constitutionnels et centristes) de ce temps et les partisans du roi Louis-Philippe ensuite, les uns et les autres se référant à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen rédigée par les monarchistes Mounier et La Fayette (et dénoncée, en 1793, par les républicains Saint-Just et Robespierre…). En revanche, sa gêne (dans le meilleur des cas) à l’égard de certains événements historiques nationaux, comme la commémoration de Bouvines en 2014, est révélatrice d’une volonté de ne pas remettre en cause le mythe de Valmy, plus « républicainement correct »…

Tous les candidats à la prochaine présidentielle font aussi profession de foi républicaine, avec quelque ambiguïté parfois, et « les valeurs de la République » sont régulièrement et automatiquement évoquées dès qu’un problème surgit, véritable « mantra » gouvernemental et politicien : il n’est pas sûr que cela soit vraiment rassurant ou suffisant au regard des défis contemporains.

En somme, qui n’est pas républicain aujourd’hui ? Mais, en fait, il y a une confusion, voulue et entretenue depuis Jules Ferry, entre République et France, et certains qui parlent République pensent, d’abord, France, mais sans l’avouer explicitement, par peur d’être mis au ban des institutions et de toute espérance ministérielle ou présidentielle.

Et pourtant ! La Cinquième République garde (ou renouvelle ?) la marque de la Monarchie, dans ses institutions comme dans ses pratiques, et si l’on voulait pousser plus loin, elle reprend de la Monarchie, sans l’avouer, ce qui peut lui donner quelques racines, quelques évidences, voire quelque légitimité : cela était déjà vrai avec la Troisième République qui, dans ses livres d’histoire pourtant si peu neutres et véritablement « stato-républicains », valorisaient certains aspects de feue la Monarchie d’avant 1789. Ainsi, Saint Louis n’était pas renié, ni le « bon roi » Henri IV et sa « poule au pot », le qualificatif de « bon » étant sans doute le moyen de distinguer de ses prédécesseurs et successeurs (Henri III et Louis XV étant particulièrement dévalués dans les cours de la Troisième), ceux-ci servant de repoussoirs pour montrer les « dangers » de la Royauté. Le statut accordé à Louis XIV était ambigu : si la Troisième République voulait bien en recueillir la gloire et les territoires conquis (en particulier l’Alsace, sous le joug allemand de 1870 à 1918), elle en dénonçait le Pouvoir absolu avec des grimaces de dégoût, au risque de commettre un impair sur la nature même de la Monarchie louisquatorzienne…

La Cinquième République a été, souvent, longtemps et encore aujourd’hui si l’on écoute MM. Mélenchon et Devedjian, considérée comme une sorte de « monarchie » présidentielle ou républicaine, et son fondateur comparé au roi-soleil par le célèbre dessinateur Moisan (du Canard enchaîné). La Gauche, dans le même temps du paroissien de Colombey-les-deux-églises, manifestait pour la « défense de la République » avant que, à son tour, elle s’installe dans le trône élyséen sous les traits des deux François, MM. Mitterrand et Hollande, le premier sachant, comme le général de Gaulle, ce qu’il devait à la tradition monarchique, ce qui lui valut d’être surnommé « le dernier des capétiens », comme si, depuis, nous étions rentrés dans une sorte de « régence sans fin »…

Ainsi, la Monarchie a-t-elle inspirée la Cinquième République : quel destin pour une « grande chose morte » supposée ! Certes, ce rôle particulier et éminemment symbolique ne suffit pas pour faire de ce qui reste une République une Monarchie pleine et entière, « à la française », c’est-à-dire royale, héréditaire, politique. En paraphrasant Pierre Boutang, l’on pourrait dire que la Cinquième est une « Semble-Monarchie » tout comme l’État républicain n’est, surtout actuellement, qu’un « Semble-État » : n’est-ce pas mieux que rien, ou est-ce encore pire, il peut y avoir débat.

C’est d’ailleurs cette apparence de Monarchie qui fournit à l’État actuel une certaine aura et une place particulière dans le concert des nations et de leurs relations : à l’étranger, on sait (et on voit) qui dirige, au sens politique, la France et son État, et lorsque le Chef de l’État n’assume pas son rôle de « monarque », la France paraît absente de la scène mondiale, ou trop dépendante des grandes puissances contemporaines (États-Unis ou Allemagne, entre autres). Si le Président oublie son statut particulier et que son élection n’est rien d’autre, en définitive, qu’une « acclamation » (au sens médiéval du terme) chargée d’une confiance populaire (qui peut être aussi une menace), une sorte de pacte qui rappelle le sens du sacre royal, le « pays réel » lui coupe la tête (électoralement parlant, bien sûr), en se fondant le temps d’une élection dans le « pays légal ». Ce n’est pas d’être « trop monarque » qu’on lui reproche (même si c’est souvent le discours tenu par les politiques), mais de ne pas l’être assez : de ne pas être le garant de la justice (qu’elle soit politique ou sociale, ou simplement « morale ») comme l’était saint Louis sous le chêne de Vincennes ; de ne pas être l’arbitre suprême, ou d’oublier ses devoirs d’État à l’égard du pays comme de ses citoyens…

M. Hollande s’est voulu un « président normal », mais c’est quand il exerce (pour de bonnes ou mauvaises raisons, là n’est pas la question) son droit de grâce, d’essence royale et reliquat (selon quelques magistrats agacés) de l’Ancien régime, « survivance monarchique » selon les partisans de la République des juges, qu’il est écouté et compris, à tort ou à raison, des Français : n’est-ce pas la confirmation que la Monarchie, ou au moins son esprit, reste, d’une certaine manière, bien ancrée dans l’inconscient collectif national ?

(à suivre)

Jean-Philippe Chauvin