Documentation

Libertés N°30

SOMMAIRE :

L’éthique du Groupe d’action royaliste.
Nos raisons pour la Monarchie.
DOSSIER – À NOS FRÈRES D’ALLIANCE.
Lettre à Erin.
Saor Alba – Écosse libre.
Francophonie et frères d’Alliance
Mondialisation et destruction de la santé.
La destruction des statues assyriennes.
La Corporation ou la Patrie du travailleur.
Devant l’hypocrisie républicaine
Le soleil de Fontenoy. Quand la France dominait l’Europe

 

La Corporation ou la Patrie du Travailleur

La liberté de l’ouvrier dans l’ancienne France, sa dignité et son bien-être, sont attestés par l’organisation du travail au Moyen-âge. Là encore, la monarchie favorisa l’émergence de corps libres. Ceux-ci s’organisèrent dans les communes libérées et codifièrent leurs us et coutumes que l’autorité royale homologua dans le magnifique Livre des Métiers d’Etienne Boileau en 1268…
En entrant dans la Communauté par la porte de l’apprentissage, le jeune ouvrier y rencontrait tout d’abord des devoirs de diverse nature, mais il y trouvait aussi des droits, c’est-à-dire des coutumes ayant force de loi ; c’était là son livret et son code. Soumis à l’autorité du maître, mais placé en même temps sous l’aile maternelle de la maîtresse et bénéficiant des conseils du premier valet, il avait déjà, sans sortir de la maison patronale, de très-sérieuses compensations. Au dehors, les garanties se multipliaient ; il se sentait plus fort encore ; membre d’une Communauté ouvrière qui était quelque chose par elle-même et qui comptait dans le vaste syndicat des Corporations, il se savait appuyé, défendu, et il l’était en effet, comme l’homme d’Eglise se sentait soutenu par l’Evêque, l’homme de loi par le Parlement, et le clerc par l’Université.
De son patron, l’homme de travail allait hiérarchiquement aux Jurés de la Corporation, puis au prévôt de Paris et aux grands officiers de la couronne, maîtres et protecteurs de certains métiers ; enfin il pouvait remonter jusqu’au Roi lui-même, chef suprême de cette société féodale où le travail avait su se faire une place.

Présentation corporation2

(suite…)

Libertés N°29

SOMMAIRE :

Libertés.
La France ne peut pas rester inactive
face au drame irakien.
Bouvines 1214-2014.
Voyage en Grèce.
La question sociale aujourd’hui en France.
La république n’est pas la France.
Big Brother et résistance.
Quand la république méprise la Bretagne et son histoire.
Notre éthique d’action.
Périple à Bouvines.
Le temps est peut-être venu…

Ce nouveau numéro de l’ASC prend dorénavant le titre de « LIBERTES ». Celui-ci est le résultat d’une nouvelle maquette comme d’une nouvelle destination. Il sera désormais l’outil de communication afin de présenter ce pourquoi nous travaillons et oeuvrons. Notre démarche est différente des autres groupes, nous ne sommes pas des royalistes nostalgiques ou « ringards ». Nous considérons, comme hommes libres, que toute autorité est une contrainte mais qu’il faut pour la vie sociale, un minimum d’ordre. Que nos libertés essentielles et retrouvées ne peuvent fleurir qu’avec un minimum d’Etat. Que le principe de subsidiarité assure la dimension pleine et entière de la citoyenneté, que les Grecs anciens ont définie dans l’Antiquité. L’empirisme organisateur comme méthode d’analyse historique démontre que le gouvernement s’y approchant le plus fut incarné en France par la Monarchie. Nos préoccupations autonomistes et régionalistes furent protégées par nos rois fédératifs. Les rois furent aussi les protecteurs de l’Economie comme du social, du Livre des Métiers d’Etienne Boileau jusqu’aux lois sociales demandées par les catholiques royalistes après la révolution, en passant par la défense des corps de métiers par Louis XVI et la Lettre sur les Ouvriers du Comte de Chambord. La famille a besoin de protection pour assurer les générations, qui porteront les espérances de la Francophonie. L’histoire montre un canevas d’attitudes affectives constantes entre Peuple et Rois. L’Ecologie ne peut être envisagée que par un gouvernement ayant la durée pour agir, alors que trouver de mieux que des lys comme symbole humaniste… Bref l’histoire donne les enseignements et les expériences. L’esprit et l’intelligence, telles des grilles de mots croisés définissent une logique imparable, quant aux solutions essentielles de la survie et de la reconstruction. Le système nommé « République » a échoué sur tous les domaines essentiels que nous venons d’énumérer. Après plus de 200 ans d’existence, il n’en reste rien, à la différence de la Monarchie, plus neuve après 1000 ans. Hors de toute polémique, c’est un constat que nul ne peut contredire aujourd’hui. Alors reprenons ce fil, cette aventure, retrouvons nous en dehors de nos divergences, sommes toutes ridicules en rapport à l’essentiel. Il sommeil en nous, cet appel au retour du Roi, laissons le renaître !

Frédéric Winkler

 

Un Roi pour la France sinon…

J’ai décidé de publier cette brochure en accord avec Paul avec qui je distribue la soupe populaire aux pauvres appelé « Soupe du Roi ». Pourquoi cette brochure ? Parce que ces quelques pages expliquent très bien ce pourquoi le Groupe d’Action Royaliste (GAR) existe. Nous avons la même démarche et la même volonté : éclairer les citoyens sur la solution de nos maux, en bref, comment s’en sortir.
Cette brochure reprend la constitution naturelle de notre France qui remonte dans la nuit des temps. C’est ce que Aristote définissait déjà en disant que le plus équilibré des systèmes était « la démocratie dans la commune, l’aristocratie dans la province et la monarchie dans l’Etat. »
Je remercie Paul de nous avoir autorisé à publier son analyse, qui contribue largement à l’éveil des Français vers les libertés sous le Roi.

F. Winkler

AVERTISSEMENT :

La rédaction des pages qui suivent est, pour l’essentiel le résultat d’une réflexion strictement personnelle. Le parti-pris de politique-fiction que j’ai adopté m’a donné beaucoup de liberté au risque de friser ou d’atteindre l’utopie.
J’en prends l’entière responsabilité.

Paul Turbier

De la révolution antifrançaise à la république antisociale

« Ces quelques pages permettent d’avoir une idée du mal profond qui mine notre société. Ce mal était en formation depuis bien longtemps avant 1789…
Ce document est un cahier d’étude devant servir à la compréhension et la formation de ceux qui veulent comprendre et agir pour demain. Cela ne remplace pas la lecture complète de l’ouvrage en question mais permet par raccourci d’en avoir les textes principaux afin d’aller à l’essentiel… »

Frédéric Winkler
Notre Jour Viendra – Tiocfaidh àr là

Extraits du livre de René Sédillot,
« Le coût de la révolution française »
commenté par Frédéric Winkler

Action Sociale Corporative N°28

SOMMAIRE :

Page 3 et 4 : Documentaire : Histoire de la Législation sociale
Page 5 à 10 : TOUJOURS AVANCER NE JAMAIS RENONCER
– Page 5 et 6 : Matérialisme ou essentiel ? – Par Durandal
– Page 6 et 7 : La révolution intégrale – Par Frédéric Winkler
– Page 7 et 8 : Il n’y a de honte qu’à se soumettre – Par Augustin Debacker
– Page 8 et 9 : Libérer la parole royaliste – Par Augustin Debacker
– Page 9 et 10 : Vivre libre ou mourir – Par Frédéric Winkler
Page 11 à 14 : Le fossé entre riches et pauvres n’a jamais été aussi grand – Par Marc Vandepitte
Page 15 à 18 : Adolf Hitler était un homme de gauche
Page 19 et 20 : Regard sur l’Europe : La pauvreté en Europe – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 20 à 21 : L’Union européenne, une « machine à punir » qui ne fait plus rêver – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 21 à 22 : Un bref résumé des propos royalistes sur l’Europe – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 22 et 23 : Consommer responsable – Par Claire
Page 24 et 25 : L’enseignement du Docteur Paul Carton – Par Frédéric Winkler
Page 25 et 26 : Histoire de la Forêt française – Par Mauricette VIAL-ANDRU
Page 27 : Le corporatisme au service du producteur

Action Sociale Corporative N°26

SOMMAIRE :

Page 3 et 4 : Documentaire : Histoire de la Législation sociale
Page 5 à 12 : FAIRE SA REVOLUTION INTERIEURE – Par Frédéric Winkler
– Page 12 et 13 : Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite – Par Augustin Debacker

Page 14 et 15 : Travail du dimanche et emploi : illusions et réalités – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 16 et 17 : Les portiques de l’injustice fiscale en Bretagne – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 18 : Une taxe maladroite et sans légitimité – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 19 et 20 : La colère bretonne contre l’erreur fiscale de trop de la République- Par Jean-Philippe Chauvin
Page 21 : Dernier adieu à Guy Steinbach – Par Joseph Durandal et Jean-Philippe Chauvin
Page 22 : Les raisons d’un échec, les moyens d’une victoire – Par Romain Lasserre
Page 23 : La république contre le Catholicisme – Par Frédéric Winkler
Page 24 et 25 : Urbanisme – Par Frédéric Winkler
Page 25 : De la réfection politique à la réforme sociale – Par Augustin Debacker
Page 26 : Histoire de la Forêt française – Par Mauricette VIAL-ANDRU

Action Sociale Corporative N°25

SOMMAIRE :

Page 3 et 4 : Documentaire : Histoire de la Législation sociale
Page 5 à 11 : LES RAISONS DE NOTRE COMBAT – Par Frédéric Winkler
– Page 12 et 13 : Pour une politique d’autonomie – Par Frédéric Winkler
– Page 14 et 15 : Les raisons de notre combat – Par Augustin Debacker
Page 16 et 17 : La Monarchie sociale : ses raisons d’être – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 18 : Violence de l’oligarchie – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 19 : République, Monarchie et politique étrangère – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 20 et 21 : La révolte fiscale qui vient… – Par Jean-Philippe Chauvin
Page 22 et 23 : Urbanisme – Par Frédéric Winkler
Page 24 et 25 : La Monarchie, combien ça coûte ?
Page 26 : Histoire de la forêt – Par Mauricette VIAL-ANDRU

Discours prophétique d’Albert de Mun

Albert de Mun 3« Voilà dans quelle pensée je monte à la tribune, et, je n’ai pas besoin de le dire, l’esprit bien libre de toutes les arrière-pensées qui, dans un débat parlementaire, peuvent toucher aux intérêts ministériels, dans lesquels nous n’avons rien à voir. Mon intention est de parler pour la Chambre et pour le pays qui nous entend, plutôt que d’interpeller un ministère. Messieurs, la question qui s’agite ici est bien plus profonde dans ses sources, bien plus vaste dans ses conséquences, que ne pourrait l’être une crise passagère, si grave, si violente qu’elle pût être : ma conviction, c’est qu’il se fait dans le monde, à l’heure où nous sommes, par l’effet d’un ensemble de causes morales et matérielles, un grand mouvement social, une évolution profonde ; et que, de la manière dont ce mouvement sera conduit, des transformations qui sortiront de ce trouble général dépendront la paix et la prospérité des nations civilisées.

La question est de savoir si tous ceux qui ont intérêt à la conservation sociale, – et je n’en excepte naturellement personne, – sauront à temps se réunir et s’entendre, non pas pour se coaliser dans une infructueuse résistance, mais pour diriger, pour conduire la réforme économique devenue nécessaire, ou si cette réforme inévitable se fera définitivement sans eux et contre eux. Voilà la question : il n’y en a pas de plus haute dans l’ordre politique, je n’en connais pas qui mérite à un plus haut point de fixer l’attention des hommes d’État ; elle a un nom : c’est la question sociale. On a dit qu’il n’y en avait pas, qu’il n’y avait que des questions sociales ; je crois qu’on s’est trompé, il y en a une qui résume toutes les autres : c’est celle dont je parle ici. Tout récemment, dans un article frappant sur l’enchérissement de la vie, un écrivain de la Revue des Deux Mondes la définissait par l’effort instinctif des multitudes pour amoindrir la misère et pour alléger le travail. J’accepte la définition, bien que je ne la trouve pas complète, parce qu’elle met en lumière l’aspect principal et le plus saisissant de la question. Amoindrir la misère et alléger le travail ! Eh ! bien, Messieurs, si, me plaçant à ce point de vue, je cherche à me rendre compte des causes générales de la crise qui nous agite, la première chose qui me frappe, c’est que ce n’est pas une crise française, mais une crise internationale. (Très bien ! très bien ! sur divers bancs.)

Les nations modernes sont en souffrance, et la maladie chronique qui les épuise, – j’ai déjà exprimé cette idée, et je ne cesserai de la répéter, parce que je la crois fondamentale, c’est l’excès de la concurrence. Depuis un siècle, des doctrines nouvelles se sont levées sur le monde, des théories économiques l’ont envahi, qui ont proposé l’accroissement indéfini de la richesse comme le but suprême de l’ambition des hommes, et qui, ne tenant compte que de la valeur échangeable des choses, ont méconnu la nature du travail, en l’avilissant au rang d’une marchandise qui se vend et s’achète au plus bas prix. L’homme, l’être vivant, avec son âme et son corps, a disparu devant le calcul du produit matériel. Les liens sociaux ont été rompus ; les devoirs réciproques ont été supprimés ; l’intérêt national lui-même a été subordonné à la chimère des intérêts cosmopolites, et c’est ainsi que la concurrence féconde, légitime, qui stimule, qui développe, qui est la nécessaire condition du succès, a été remplacée par une concurrence impitoyable, presque sauvage, qui jette fatalement tous ceux qu’elle entraîne dans cette extrémité qu’on appelle la lutte pour la vie.

Dans ce combat à outrance, l’abaissement du prix de revient est devenu la grande nécessité, la grande préoccupation des producteurs. Comme, dans toute entreprise industrielle, les frais généraux ne varient guère, il a fallu, pour arriver à cet abaissement du prix de revient, augmenter sans cesse la production, cette surproduction, favorisée de toutes manières par tous les développements de l’industrie moderne, par toutes les forces nouvelles que le génie de l’homme arrache à la nature, par la vapeur, par l’électricité, par l’outillage toujours perfectionné, cette surproduction a eu ce corollaire immédiat : l’excès du travail. Je ne voudrais rien dire Messieurs, qui dépasse la mesure, je ne voudrais pas aller au-delà de ce qui est juste et légitime ; mais je ne puis m’empêcher d’insister là-dessus, parce que c’est le point capital, celui qui touche directement à la condition de l’ouvrier : on a abusé du travail, et des forces de l’homme »

Albert de Mun, 25 janvier 1884
Député royaliste légitimiste sous la 3ième république, élu à l’Académie française au premier tour le 1er avril 1897, cousin d’Élisabeth de Gramont, duchesse de Clermont-Tonnerre, fondateur en 1901 de l’Action Libérale Populaire.

Ce texte est remarquable et prophétique. Il montre bien que la nature du mal qui nous ronge profondément est toujours la même en dépit de deux guerres mondiales, de révolutions, de millions de morts et de l’inversion de toutes les valeurs. La conclusion est claire: la civilisation purement matérialiste fait fausse route depuis la Révolution française ; elle est une voie sans issue.
Notre dernière chance est de le comprendre maintenant avant qu’il ne soit trop tard…

Olivier Tournafond