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Archive écologiste royaliste :

Alors qu’une récente étude de trois chercheurs états-uniens et mexicain évoquent l’accélération de la sixième extinction de masse des espèces animales sur la Terre, étude sur laquelle il nous faudra revenir et qui appelle des réactions appropriées qui, pour l’heure, ne viennent pas ou restent trop timides, y compris en France malgré la bonne volonté de nombre d’associations et de particuliers, et malgré les tentatives de M. Hulot, il n’est pas inutile de rappeler qu’il n’y a sans doute pas d’écologie constructive ni efficace sans la prise en compte par le politique de cet enjeu vital qu’est la préservation de la nature et de ses différents éléments : c’est ce que, très tôt et malgré la priorité donnée alors à d’autres problématiques, quelques royalistes ont compris et développé à travers des articles et des réflexions dont il n’est pas inutile, en définitive, de rappeler les termes, non seulement pour alimenter les archives du royalisme mais surtout pour en tirer quelques leçons et en montrer toute l’actualité, parfois de toute éternité…

 

Ainsi, au début 1971, le Bulletin d’AF Reims, supplément local de la revue royaliste étudiante AFU (AF-Université, anciennement Amitiés Françaises Universitaires, fondée en 1955 et disparue en 1973), publiait en première page un grand article titré « L’environnement », article qui résume la pensée écolo-royaliste avant même que le mot d’écologie ne connaisse le succès qu’on lui reconnaîtra ensuite et que Jean-Charles Masson ne théorise, dans les colonnes du mensuel Je Suis Français, publié par l’Union Royaliste Provençale dans les années 1970-1980, la notion de « l’écologisme intégral ». Cet article mérite d’être reproduit intégralement, avec quelques commentaires (en notes), et en rappelant bien qu’il n’est pas écrit aujourd’hui, mais il y a 46 ans…

 

« Environnement est, ô combien, le terme à la mode ; traduction directe de l’américain, il rassemble en un seul vocable tout ce qui a trait au milieu naturel en relation avec la société humaine. La préservation de ce milieu naturel est indispensable à la survie de l’homme. Le combat pour la défense de l’environnement est le nôtre ; il s’intègre parfaitement dans notre contestation globale du système démo-libéral.

 

Pendant longtemps, les déchets industriels de toute sorte ont été déversés dans l’atmosphère, dans les cours d’eau, les océans, considérés comme des gouffres sans fond. Aujourd’hui, en bien des points du globe, ces poubelles sont pleines et commencent à déborder. Ainsi les grands lacs américains sont biologiquement morts. L’émotion provoquée par le désastre du Torrey Canyon (1) n’a pas empêché la plupart des pétroliers à vidanger leur soute en pleine mer (2). Des milliers d’espèces animales et végétales ont disparues au cours de ces dernières années (3). Les insecticides utilisés par milliers de tonnes se révèlent être de puissants poisons (4). Les emballages en plastique qui font fureur aujourd’hui ne sont pas réintégrables dans le cycle naturel et continueront à flotter sur les océans pendant des millénaires (5). Tout ceci n’est guère réjouissant et conduit en général le lecteur non informé aux limites de l’angoisse. Essayons d’analyser le problème d’une façon scientifique. On distingue à la surface de la terre deux mondes différents : tout d’abord la biosphère antérieure à l’homme qui est capable de se suffire à elle-même et d’absorber ses propres déchets ; d’autre part, la technosphère bâtie par l’homme qui vit en parasite de la biosphère dont elle se sert à la fois comme source de nourriture et comme dépotoir. Or le délai nécessaire à la transformation des équilibres naturels s’exprime en unité géologique ; la biosphère mourra empoisonnée bien avant de pouvoir « digérer » la technosphère. Pour éviter cette issue fatale, il est nécessaire de favoriser sans retard l’action des mécanismes régulateurs existants et d’arrêter la pollution. Plus précisément, les sources d’énergie propres (nucléaire (6), hydraulique, solaire etc. (7)) doivent être totalement substituées à celles qui conduisent à augmenter le pourcentage de gaz carbonique dans l’atmosphère (8) ; les forêts doivent être reconstituées dans l’état du début de notre ère ; toutes les productions humaines (plastiques, etc.) doivent être biodégradables, c’est à dire pouvoir réintégrer le cycle naturel de transformations. »

 

Non, vous ne rêvez pas : c’est bien en 1971 que ces lignes ont été écrites et publiées dans la presse royaliste ! Considérez, en les relisant lentement, le temps que la République a fait perdre à la nécessaire préservation de l’environnement, de notre environnement français en particulier… Et que l’on ne nous dise pas, une fois de plus, que l’on ne savait pas ou que rien n’avait été vu, ni proposé comme remèdes : la simple reproduction de cet article royaliste prouve à l’envi que le souci environnemental, souci éminemment politique, était bien présent, en particulier dans les milieux royalistes « traditionalistes »…

 Jean-Philippe Chauvin

(à suivre)

Le Moyen-âge, par la médiéviste Marguerite Gonon.

Docteur ès lettres, ingénieur au CNRS, élève de Marc Bloch et de Lucien Febvre, la médiéviste Marguerite Gonon fut de l’école des Annales, pour qui l’histoire est celle des gens du peuple et des jours ordinaires. Ses travaux d’historienne ont pour cadre la province de son Forez natal.

Dans ce film elle nous entraîne dans la nuit magique des monastères bénédictins, sur les traces de ceux qui ont défriché la terre, creusé les étangs, bâti les chapelles romanes.
Elle nous livre une mine d’informations sur la vie quotidienne, les moeurs, les relations sociales, découvertes qui remettent en question la vision simpliste que nous avions de la société médiévale.
Lorsqu’elle descend au fond des cryptes romanes, sa connaissance de l’histoire s’efface devant l’émotion que suscite en elle la mémoire de cette époque où le sacré maintenait les êtres dans la communauté.

 

 

Réalisateur : Jean-Michel Barjol
Intervenant : Margueritte Gonon (Historienne, Médiéviste, ingénieur au CNRS)
Genre : France – Religions
Durée : 52 minutes
Pays : France

La chaine YouTube d’ Imineo Documentaires

Les reines au Moyen-Âge – partie 1

Dans ce premier volet consacré aux reines du Moyen Âge, j’aimerais me concentrer sur la période qui va de la fin du Ve siècle au milieu du IXe siècle. Avant de parler des reines, il me semble utile de faire un petit récapitulatif de l’histoire générale de cette période.

Le dernier empereur romain, Romulus Augustule, est déposé en 476 : c’est la fin de l’empire romain d’Occident (celui d’Orient perdure jusqu’en 1453). Divers royaumes sont alors constitués suite à ce que l’on a pendant longtemps appelé les invasions barbares (j’en parlais au début de cet article) : au début du VIe siècle, on trouve en Espagne les Wisigoths et les Suèves ; l’Italie est occupée par les Ostrogoths ; la France actuelle est partagée entre les Francs et les Burgondes.
   Le royaume burgonde est progressivement envahi par les Francs. Le royaume wisigoth absorbe celui des Suèves avant de disparaître brutalement en 711, lorsque les Arabes débarquent dans la péninsule ibérique. Après la mort du roi ostrogoth Théodoric en 526, les armées de l’empereur d’Orient tentent de s’emparer de l’Italie ; le peuple des Lombards en profite pour s’installer et établir un royaume indépendant.
   On assiste à une sorte d’unification sous Charlemagne. Charlemagne est le deuxième roi de la dynastie des Carolingiens, qui a remplacé celle des Mérovingiens à la tête des Francs. Il mène une politique de conquête et envahit le royaume lombard. Il étend le royaume des Francs et rétablit l’empire en Occident.

La reine, épouse du roi

Ce très rapide aperçu est évidemment incomplet mais devrait suffire à comprendre le cadre général dans les zones évoquées : Espagne, France, Italie majoritairement ; j’exclue les royaumes anglo-saxons où les épouses de roi n’ont pas de statut particulier avant le milieu du IXe siècle. Dans ces espaces, la reine se définit avant tout comme l’épouse du roi : c’est par son mariage que la reine acquiert son statut de regina. Le mot latin regina (reine) suggère un office spécialisé : les autres épouses d’aristocrates ou de grands dignitaires n’ont pas de nom spécial, l’épouse d’un comte n’est pas encore une comtesse. Le seul autre nom comparable est celui d’abbatissa, abbesse, qui existe déjà. Ces termes suggèrent que les reines et les abbesses ont un statut particulier par rapport aux autres femmes.

Mais il n’existe pas qu’un seul type de reine, et toutes les épouses de rois ne sont pas reines, en partie à cause de la non-monogamie des rois, notamment mérovingiens. Il existe des débats entre les historiens pour savoir si les Mérovingiens sont polygames (s’ils ont plusieurs femmes en même temps) ou s’ils pratiquent la monogamie sérielle (une seule femme à la fois, mais en série, avec facilités pour répudier une épouse et en prendre une autre). Quoi qu’il en soit, dans les deux cas, il faut souligner la précarité de la position de la reine : son statut ne dépend que de sa relation avec le roi, de sa bonne entente avec lui, et de la naissance d’un fils, qui contribue immanquablement à un renforcement de sa position. Ajoutons en outre qu’une mère de roi peut exercer sur son fils, si celui-ci est jeune à la mort de son père, une influence importante, ce qui est une opportunité de pouvoir. Cela ne fonctionne toutefois que dans le royaume mérovingien et carolingien, où la succession se fait en général de père en fils (avec partage du royaume entre les différents fils) : dans les royaumes ostrogoths, wisigoths et lombards, la royauté ne se transmet pas toujours héréditairement.

La condition sociale de la reine joue aussi dans sa position : si une reine est elle-même issue d’une famille royale, sa position est d’emblée plus solide que celle d’une concubine ou d’une épouse issue d’une basse condition. Par exemple, la reine Brunehaut, qui épouse le roi mérovingien Sigebert en 566, a une position plus assurée que celle de sa « rivale » Frédégonde, de condition servile, qui est l’épouse de Chilpéric, frère de Sigebert (j’en avais parlé ici). En général, les épouses de basse extraction, courantes au VIe siècle, n’ont pas le statut de regina. Mais même quand elle est issue d’une souche royale, la position de la reine n’est pas assurée : il n’est pas rare que l’alliance entre sa famille d’origine et celle de son époux soit de courte durée et que l’épouse, si elle n’a pas d’héritier, soit renvoyée chez son père. C’est ce que fait Charlemagne avec l’une de ses épouses, la fille du roi des Lombards Didier. Au cours du IXe siècle, les rois carolingiens épousent principalement des filles d’aristocrates, pour s’assurer de leur fidélité.

Le rôle de la reine

Avant le début du IXe siècle, le rôle de la reine n’est pas clairement défini par les textes : c’est surtout à partir des années 810 que des textes évoquent le rôle, semi-officiel, de la reine. Mais dès l’époque mérovingienne, on sait que la reine a un rôle important dans la représentation de la royauté : dans un monde où le pouvoir passe par le langage visuel, où la richesse des parures exprime la puissance de ceux qui les portent, la reine se distingue par ses vêtements en tissus précieux. A partir du IXe siècle, et peut-être avant, les reines ont des activités textiles importantes et font don de leurs productions dans des échanges diplomatiques ; elles sont aussi en charge de la « décoration » du palais et de l’apparat, chargé d’exprimer la majesté royale. Il n’est pas rare que le couple royal soit mis en scène et que la reine participe aux cérémonies et aux banquets, où elle incarne aussi, par la richesse de ses ornements, la puissance de son époux. La reine se doit aussi, dans ce cadre, de se comporter de manière exemplaire : elle sert de modèle aux membres du palais.

La suite de l’article sur « Le bureau d’Aspasie »

2000 ans d’histoire en 150 pages :

 

UN CONDENSÉ ILLUSTRÉ D’HISTOIRE CHRONOLOGIQUE

Parce qu’il est illusoire de comprendre le présent et d’affronter l’avenir sans connaître son passé, parce que l’Histoire devient plus attrayante lorsqu’elle se lit comme une histoire, nous avons relevé le défi d’en contenir toute la richesse au sein de 150 pages. Expliquant l’Histoire de France aux petits et aux grands en renouant avec la présentation chronologique, ce récit va à l’essentiel, retraçant les événements les plus marquants ayant façonné la France.

Orné de 77 illustrations, véritables scènes évoquant le fait emblématique de chaque règne, ce précis complet se révélera indispensable pour devenir incollable et garder aisément en mémoire 2000 ans d’Histoire. Il s’appuie sur le travail revu, corrigé et complété, de la maison d’édition Aubert et Cie mené entre 1842 et 1845, et nous transporte des Gaulois jusqu’à 1900.

UN PRÉCIS CONSTRUISANT LA FRANCE SOUS VOS YEUX

Vous assisterez à la naissance de la France, plongerez au cœur de ce temps où les chefs de l’Etat s’exposaient délibérément en première ligne lors des nombreuses batailles émaillant notre Histoire, comprendrez comment les provinces indépendantes, réunies par les rois successifs au fil des siècles à la couronne de France par alliances, legs ou conquêtes, ont fait ce qui aujourd’hui compose notre nation, pénétrerez l’esprit des hommes ayant conçu nos lois et construit pas à pas nos institutions.

À l’heure où, par égard pour une France dont nous ne sommes que les éphémères dépositaires, l’École devrait irréprochablement s’acquitter de sa mission de transmission de notre passé, au lieu de malmener la chronologie des faits et personnages, de gommer les hauts faits d’armes incarnés par nos héros historiques et d’occulter l’enchaînement des événements passés qui ont forgé la France, ce manuel vise, à sa manière, à enrayer ce qui constitue un véritable « crime contre l’Histoire », sciemment perpétré en toute impunité par les instances dirigeantes d’un pays au destin atypique que d’aucuns, malfaisants, voudraient vendre à l’encan.

UN VÉRITABLE MANUEL QUI RAVIRA PETITS ET GRANDS

Du baptême de Clovis à l’avènement de Napoléon, en passant par la victoire de Bouvines, Jeanne d’Arc levant le siège d’Orléans ou encore François Ier armé chevalier par Bayard à Marignan, puisse ce récit vivant et limpide de l’Histoire de France satisfaire du simple curieux jusqu’à l’érudit, et donner à chacun le goût d’en savoir et d’en comprendre davantage !

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L’Histoire facile
150 pages pour tout savoir

L’Histoire cohérente
Un récit clair car chronologique

L’Histoire attrayante
Des gravures pour fixer les événements

Gloire à Louis XVI

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C’était en dix sept cent quatre vingt treize, le 21 janvier très exactement, soit 223 ans à compter d’aujourd’hui, nous, Français, Gens de France, mais plus particulièrement Sans Culottes, avions commis le régicide ! Un premier crime abominable que nous continuerions par l’assassinat de la mère et l’enfant : Louis XVI, Marie-Antoinette, Louis XVII le dauphin. Parricide, matricide, infanticide, l’horreur absolue, perpétrée par nos ancêtres déculottés !!!

Et nous français d’aujourd’hui, abusés par notre classe politique, qui nous fait voir la vie en rose, en sommes fiers, et nous le fêtons ! C’est comme si nous nous enorgueillissions d’avoir crucifié Jésus ou brulé Jeanne d’Arc ! En ces temps de repentir, où nos politiques pleurent des larmes de crocodiles honteux de leurs grandes dents et de leur cuir dur. Ils pourraient mettre à l’ordre du jour de rétablir la vérité sur l’ignominie de l’odieux assassinat de notre Roi Louis XVI !

Demain, des messes seront célébrées en hommage à Louis XVI pour se souvenir de ce funeste 21 janvier 1793. Le pays se meurt d’avoir assassiné son Roi, père du Peuple et sa Famille. Aujourd’hui encore nous tuons « La Famille » symbole de l’ordre ancien. Le pouvoir est en déshérence et la France se délite et se meurt. Certes la France est un grand pays, par sa taille et par son histoire, son héritage est grandiose, mais les temps actuels que nous vivons ne sont plus dignes de notre prestigieux passé et augurent un sombre avenir. Nous ne sommes ni nostalgiques ni passéistes, bien au contraire, nous ne sommes tournés que vers l’avenir, comme les Rois Mages ; le Ciel et l’étoile guident nos pas. Hérode n’était plus crédible, aussi les Rois Mages ne l’ont pas écouté, Dieu avait parlé en leur cœur et ils savaient ce qu’ils avaient à faire… Et nous aussi, Gens de France, nous savons !

Le besoin de royauté est latent, la Famille Royale de France est là, prête à servir la France ; ce qui peut paraître impensable, inimaginable, incongru est on ne peut plus simple et réalisable dès demain, sans bouleversement majeur ni révolution sanglante. Il suffirait d’y croire, d’espérer et de réaliser…Osons retrouver notre audace en pensée et en action !

Guy Adain

« Je me demande si l’erreur initiale de la France, ne date pas de l’exécution de Louis XVI »

Raymond Poincarré

Joyeuses fêtes de Noël à tous !

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Criez de joie à notre Dieu,
Il est notre secours.
Dans l’allégresse,
acclamez le Seigneur Dieu vivant et vrai.

Voici le jour que le Seigneur a fait,
jour d’allégresse et jour de joie :
car l’enfant bien-aimé
nous a été donné
et il est né pour nous en chemin
et il a été déposé en une crèche;
il n’y avait pas de place à l’hôtellerie.
Gloire à Dieu, Seigneur au plus haut des cieux
et sur la Terre paix aux hommes de bonne volonté

Saint François d’Assise

A la santé de Guy Steinbach !

Ce matin, nous sommes allés rendre visite à un de nos grands anciens disparu : Guy Steinbach
L’événement fut organisé par Quentin, nous avons trinqué à sa santé dans l’esprit des Camelots du Roi, au Whisky tourbé d’Écosse : Tiocfaidh àr là, notre jour viendra !

Tombe Guy

Devant tombe Guy

Paroles d’un Roi :

Voici présenté ci-dessous le manifeste du 9 octobre 1870 du comte de Chambord. Des paroles qui sont d’une incroyable actualité, on imaginerait presque un discours équivalent pour de la situation actuelle de la France, de la part de nos chers Princes d’aujourd’hui…. En espérant que ces quelques lignes puissent les inspirer :

Français !

Comte-de-Chambord-chevalVous êtes de nouveau maîtres de vos destinées.
Pour la quatrième fois depuis moins d’un demi-siècle, vos institutions politiques se sont écroulées, et nous sommes livrés aux plus douloureuses épreuves.

La France doit-elle voir le terme de ces agitations stériles, source de tant de malheurs ? C’est à vous de répondre.
Durant les longues années d’un exil immérité, je n’ai pas permis un seul jour mon nom fût une cause de division et de trouble, mais aujourd’hui qu’il peut être un gage de conciliation et de sécurité, je n’hésite pas à dire à mon pays que je suis prêt à me dévouer tout à son bonheur.

Oui, la France se relèvera si, éclairée par les leçons de l’expérience, lasse de tant d’essais infructueux, elle consent à rentrer dans les voies que la Providence lui a tracées.
Chef de cette Maison de Bourbon qui, avec l’aide de Dieu et de vos pères, a constitué la France dans sa puissante unité, je devais ressentir plus profondément que tout autre l’étendue de nos désastres, et mieux qu’à tout autre il m’appartient de les réparer.

Que le deuil de Paris soit le signal du réveil et des nobles élans. L’étranger sera repoussé, l’intégrité de notre territoire assurée, si nous savons mettre en commun tous nos efforts, tous nos dévouements et tous nos sacrifices.

Ne l’oubliez pas ; c’est par le retour à ses traditions de foi et d’honneur, que la grande nation, un moment affaiblie, recouvrera sa puissance et sa gloire. Je vous le disais naguère : gouverner ne consiste pas à flatter les passions du peuple, mais à s’appuyer sur leurs vertus.

Ne vous laissez plus entraîner par de fatales illusions. Les institutions républicaines, qui peuvent correspondre aux aspirations de sociétés nouvelles, ne prendront jamais racine sur notre vieux sol monarchique.

Pénétré des besoins de mon temps, toute mon ambition est de fonder avec vous un gouvernement national, ayant le droit pour base, l’honnêteté pour moyen, la grandeur morale pour but.

Effaçons jusqu’au souvenir de nos dissensions passées, si funestes au développement du véritable progrès et de la vraie liberté.

Français, qu’un seul cri s’échappe de notre coeur : Tout pour la France, par la France et avec la France !

Henri d’Artois, duc de Bordeaux, comte de Chambord (1820-1883)