Tirée des correspondances diplomatiques de l’écrivain Joseph de Maistre, cette pensée peut paraître quelque peu déroutante au premier abord. Nombre de royalistes la délaisse, n’osant s’en approcher de peur d’y découvrir quelque vérité dérangeante, quelque leçon qui laisserait un arrière-goût désagréable de rappel à l’ordre… Pourtant, en prenant la peine de s’y intéresser de plus près, cette maxime apparaît comme un repère dans notre lutte royaliste, et bien plus encore : elle nous guide dans notre engagement comme un phare pour les navires perdus.
Car de cette maxime découle une évidence ignorée de bien des royalistes : le rétablissement de la monarchie en France n’est pas le précurseur, mais bien l’aboutissement d’une longue lutte contre la pourriture morale de notre Nation. Joseph de Maistre avait compris que le Roi de France ne remonterait sur le trône qu’au moment où une Nation unie et forte l’y appellerait. Pas avant.
Et c’est bien là que le bât blesse ! Car la France n’est plus que l’ombre de ce qu’elle a été… Rongée par l’hédonisme et l’individualisme républicains, pourrie par l’arrivisme et l’égoïsme, pétrie de dogmes odieux et pervertie par un grand nombre d’ idéologies nauséabondes, notre Nation souffre et semble parfois proche d’une extinction prématurée… Cette vision, volontairement pessimiste, doit nous rappeler combien notre combat peut être rude et difficile : nous ne luttons pas contre des personnes, mais bien contre un système pervers, contre la décrépitude de notre Nation entamée il y a plus de 220 ans !
En premier lieu, à l’arrivisme et l’égoïsme républicains, les royalistes doivent opposer l’humilité et la charité. Cicéron écrivait dans son ouvrage De officcis que « le désir de gloire arrache la liberté d’âme vers laquelle doit tendre tous les efforts des hommes magnanimes». Et ce à quoi Saint Thomas d’Aquin ajouta « que le propre d’une âme vertueuse est de mépriser la gloire pour le maintien de la justice »… On ne peut espérer rétablir des valeurs morales et sociales si l’on ne les applique même pas à notre personne ! La haine, l’aigreur et la violence n’ont pas leur place dans notre combat…
En second lieu, à la division et l’individualisme républicains, les royalistes doivent opposer leur unité. Or, aujourd’hui, nombre de royalistes se complaisent dans des querelles stériles, dans des luttes haineuses et gratuites qui n’ont d’autres conséquences que d’affaiblir le peu de force qui reste du royalisme aujourd’hui. Saint Thomas d’Aquin disait « qu’une force est d’autant plus efficace qu’elle est unie »… Cette absence totale d’unité explique à elle seule les inéluctables désastres que subissent les trop rares initiatives royalistes.
Il faut comprendre que la chute de la France vient principalement de l’éclatement des individus, de l’isolement de ces derniers face aux difficultés quotidiennes. La structure familiale, véritable clé de voûte de la Nation, explose sous les coups de butoirs de l’individualisme républicain. Alexis de Tocqueville écrivait dans son ouvrage De la Démocratie en Amérique : « Tant qu’a duré l’esprit de famille, l’homme qui luttait contre la tyrannie n’était jamais seul, il trouvait autour de lui des clients, des amis héréditaires, des proches. […] Mais quand les patrimoines se divisent, où placer l’esprit de famille ? »
Aujourd’hui la république cultive cette culture de mort, persévère dans sa macabre quête de destruction de la famille. Implicite et indicible, cette volonté d’annihilation n’en est que plus perverse et odieuse. Royalistes, notre combat passe d’abord et avant tout dans la préservation de ce cadre familial, qui selon Tönnies, représente l’unité insécable de toute Nation, le pilier sur lequel repose toute l’unité d’un pays.
Royalistes, cette maxime de Joseph de Maistre doit nous rappeler que l’unité et la vertu doivent être les piliers de notre engagement et de notre combat. Royalistes, cherchons d’abord à ébranler ces dogmes individualistes et hédonistes, à détruire cette pourriture morale qui mène inexorablement la France vers les abîmes de l’histoire, à redonner à notre Nation son unité et des repères sociaux et moraux. L’avènement du Roi n’en sera que la suite logique et grandiose !
« Le Bien et le Salut d’une multitude réside dans le maintien de son unité » Saint Thomas
Augustin Debacker







« C’est l’histoire d’un lieu nommé « Le pays des Souris ». Le pays des Souris était un lieu où vivaient et jouaient tous les petits rats, où ils naissaient et mouraient. Ils vivaient de la même manière que vous et moi. Ils avaient même un parlement et tous les 4 ans ils avaient une élection. Ils se rendaient aux urnes et votaient. Certains se faisaient même conduire en chariot, un avantage qu’ils n’obtenaient que tous les 4 ans, pour être exact. Comme vous et moi. Et à chaque élection, tous les petits rats prirent l’habitude d’aller aux urnes et d’élire un gouvernement. Un gouvernement constitué d’énormes et gros chats noirs. Maintenant, si vous pensez que c’est étrange que les souris élisent un gouvernement de chats, observez l’histoire du Canada durant les 90 dernières années et vous verrez qu’eux ne sont pas plus stupides que nous. Je n’ai rien contre les chats noirs. Ils étaient de bons compagnons. Ils conduisaient leur gouvernement avec dignité. Ils promulguaient de bonnes lois.
Mort à la gueuse ! A bas la gueuse ! Sus à la gueuse ! Voilà les slogans que l’ont pouvait entendre jadis de la bouche des royalistes à l’époque des débuts du combat contre-révolutionnaire. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare d’entendre ou de lire cette expression de « Gueuse » pour définir la république de la part de nombreux royalistes voulant rester fidèle à ce qui leur semble être encore une injure. Pourtant avec du recul, et en faisant le bilan de ces deux siècles de république, il est très difficile de voir à travers marianne, l’image d’une gueuse proprement dite ! Sachant d’autant plus, que dans l’esprit des gens, l’expression « gueuse » aurait plus tendance à définir la France pauvre en général. Ceux qui parlent de la « France d’en bas » si chère à Raffarin, sont forcément au dessus du peuple, bref une sorte d’élite : la fameuse France dite d’en haut !